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DEÇA

DAWES (Richard) , philologue anglais (1708- 1766), était maître de l’école de Newcastle-upon-Tyne. On a de lui des Miscellanea critica , 1745 et 1781, qui renferment de savantes critiques sur les classiques ffrecs. Il eut de vives querelles avec Bentley.

DAWLISH, ville maritime d’Angleterre (Devon), à 15 kil. S. d’Exeter; 3,000 hab. Bains de mer très fréquentés.

DAX ou ACQS, Aquce Augustœ ou Tarbellicce , ch.-l. d’arr. (Landes), sur l’Adour, à 62 kil. S. O. de Mont-de-Marsan ,• 4,776 hab. Murs flanqués de tours, château-fort, pont hardi. Cathédrale. Sources hermales (dont une est à 70° centigr.). Cabinet de minéralogie et de fossiles. Commerce actif en vins, grains, jambons dits de Bayonne, etc. Ane. évêché. — Jadis le ch. -1. des Tarèe/Zi en Novempopulanie; elle appartint ensuite aux différents maîtres de l’Aquitaine. Après l’expulsion des Anglais au xve siècle, Dax revint à la France. Patr. de Borda. S. Vincent de Paul naquit à Pouy, lieu voisin de Dax. — L’arr. de Dax a 8 cant. (Castets, Montfort, Peyrehorade, i ouillon, Soustons, Saint-Esprit., Saint-Vincent-deiirosse, plus Dax), 107 communes, et 101,126 hab.

dax (vicomté de), un des quatre vicomtés des Landes en Gascogne. Voy. landes.

DA YAKS ou DAYAS, peuple aborigène de l’île de Bornéo, se trouve répandu dans toute l’étendue de cette île, et spécialement au S. et à l’O., où il forme ^68 états de Grand et de Petit- Dayak. On suppose que ce peuple, qui paraît supérieur aux Malais, est la souche des habitants des îles de la Polynésie.

DEA, ville de la Gaule Viennaise, auj. DIE.

DEAL, ville d’Angleterre (Kent), à 22 kil. S. E. de Cantorbéry, sur la Manche; 7,000 hab. Cette ville est comptée au nombre des Cinq-Ports {Voy. ce mot); cependant elle n’a pas de port proprement dit ; elle n’a qu’un mouillage, qui du reste est sûr et très fréquenté. Château-fort , tours , batteries. César débarqua aux environs de cette ville lors de sa première descente en Angleterre.

DEBA, ville de l’Empire chinois (Thibet), par 77° 42’ long. E., 31° 11’ lat. N., se divise en trois parties ; le collège du Lama et de ses prêtres, le souvent des femmes et la ville proprement dite. On remarque parmi beaucoup d’autres temples et d« mausolées le temple de Narayana. Grand commerce

DEBA. v. d’Asie. V, aintab.— v. d’Esp. V. devà.

DEBELLOY, poète tragique. Voy. belloy (de).

DÉBONNAIRE (Louis), oratorien, docteur de Sorbonne, et ardent janséniste, né près de Troyes, mort à Paris en 1752. On a de lui : Parallèle de la morale des Jésuites et de celle des Païens , Troyes, 1726, in-8 ; Examen critique , philosophique et théologique des convulsions , 1733, in-4 ; Levons de la sagesse, 1737, 3 vol. in-12; Traité historique et polémique de la fin du monde , etc., 1737, 2 vol. in-12; la Religion chrétienne méditée, etc., 1745, 6 vol. in-12; L'Esprit des lois quintes s encié, 1751, 4 vol. in-12; Règle des devoirs, 1758, 4 vol. in-12.

DÉBORA, prophétesse juive, gouverna le peuple hébreu comme juge pendant 40 ans (1396-1356 av. J.-C.). C’est sous son administration que Barach délivra les Juifs de la captivité dans laquelle les retenait Jabin, roi des Chananéens (1392); après la victoire, eile chanta le beau cantique qui se trouve dans la Bible et qui porte son nom.

DEB-RADJA. Voy. boutan.

DEBRAUX (Paul-Emile), chansonnier, né en 1798 à Ancerville (Meuse), mort en 1831 , fut quelque temps bibliothécaire à l’Ecole de Médecine. On lui 'oit nombre de chansons populaires et nationales qui eurent une grande vogue et qui ont été réunies par Béranger (1835, 3 vol. in-32). On connaît surtout les chansons : la Colonne, le Prince Eugène , U Mont- Saint- Jean.

DEBRECZlN,v. de Hongrie, ch.-l. du Bihar, à 60 k

Grand -Yaradi ii : 45,000 hab Grande et P Bâtie. Industrie active et variée: imprimeries, fabriques de savon, lainages dits guba. Prise par les Turcs en 168-1. Ville lib. dep. 1715. — Lesenv.,dansun

rayon de près de 100 kil., forment des landes stériles.

DEBROSSE (Jacques), architecte du xvi» siècle mort vers 1630, bâtit pour Marie de Médicis le pa' iais du Luxembourg. On lui doit aussi le portail de l’église Saint-Gervais, l’aqueduc d’Arcueil, etc.

DE BROSSES (Charles), premier président au parlement de Bourgogne, né à Dijon en 1709, mort en 1777, cultiva les lettres avec distinction tout en remplissant ses fonctions avec zèle. On a de lui des Lettres sur Herculanum, 1750 : c’est le premier ouvrage qui ait été publié sur ce sujet; une Histoire des navigations aux terres australes , 1756; une Dissertation sur les Dieux Fétiches, 1760; un Traité de la formation mécanique des langues, 1765, ouvrage précieux pour les étymologistes : c’est le plu* important de ses écrits; Y Histoire du vu* siècle de la République romaine, 1777; dans cet ouvrage, auquel l’auteur consacra beaucoup de temps et de recherches, il se proposa de suppléer à la grande histoire de Salluste que nous avons perdue, et pour cela il traduisit tous les morceaux qui nous restent de cet auteur, jusqu’aux plus petits fragmenta, et les enchâssa dans son travail. De Brosses fut reçu àl’Ac. des Jnsc.en 1758.Onapub.en l’an vm et en 1 836 ses Lettres d' Italie {écrites en 1739). De Brosses eutdes démêlés avec Volt., qui l’empêcha d’entrer à l’Ae. fr.

DE BRY (Théodore), graveur et libraire, né à Liège en 1661 , mort en 1623 , est surtout connu pour avoir publié la collection dite des Grands ei Petits Voyages de ÜeBry, intitulée : Peregrinationes in Jndiam orienialemel Indiam occidenlalem, Francfort* sur-le-Mein, 1 590-1634, 25 part, in-fol., avec figures.

de bry (Jean), r.é en 1760 à Vervins (Aisne), m. en 1834, fut successivement membre de l’Assemblée législative, de la Convention et du Conseil des Cinq- Cents, se signala par un ardent républicanisme, et fît partie des comités de Sûreté générale et de Salut public. Nommé en 1797 plénipotentiaire à Rastadt, avec Bonnier etRoberjot, il échappa par miracle au massacre dont ses deux collègues furent victimes (28 avril 1799), et vint demander vengeance de cet attentat. Sous l’Empire, il fut préfet du Doubs e‘ du Ba«-Rhin et se montra bon administrateur. Exilé en 1816, il ne rentra en France qu’en 1N3(Î

DEBURE, famille de libraires de Paris, qui a’esl fait un nom dans la bibliographie. Les plus aonntis sont : Guillaume-François Debure, né à Paria en 1731, mort en 1782. On a de lui : Musœum lypographicum, seu Collectio in qua omnes fere libri rarissimi... recensentur, 1765, in-12, tiré seulement à 12 exempl. et publié sous le nom de G. F. Rebude ; Bibliographie instructive, ou Traité de la connaissance des livres rares et singuliers, 1763-1768, 7 vol. in-8; et plusieurs Catalogues de bibliothèques que l’on recherche pour la manière dont ils sont rédigés. — Guillaume Debure, cousin-germain du précédent, 1734-1820, libraire de l’Académie des Inscriptions, membre de la commission des monuments pendant la révolution. Il s’est surtout recommandé aux bibliophiles, ainsi que ses deux fils, J. -J. et Marie-Jean D., par d’excellents catalogues, parmi lesquels on remarque ceux des Bibliothèques du duc de La Vallière , de Randonde Boisset, duducdT Aumont, de d’ Holbach.

DECAN ou DEKKAN, c.-à-d. en sanscrit Sud, les Dachinabades des anciens, partie méridionale de l’Inde en-deçà du Gange ; est borné au N. par le Nerbedda et le Kattack. qui le séparent de i’Hindoustan, et ne se termine au S. qu’au cap Comorin comme la péninsule elle-même. Il se divisait jadis en Dècan septentrional , qui comprenait le Kandeich, ï’Aurengabad, le Bedjapour, l’Haïderabad, le Bider, le Berar, le Gandouana, l’Orissa, les Grcars septeniiv

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DEÇU

et en Décati méridional , où se trouvaient le Kanara, la Malabar, le Kotchin, le Travancore, le Koïmbetour, le Karnatic, le Salem ou Barramahal, le Maïssour et le Balaghan. Cette immense contrée forma longtemps un état particulier; elle fut conquise au xvne siècle par Àureng-Zeyb, et après la mort de ce prince, elle se partagea en un nombre infini de t’ petites principautés. Aujourd’hui les Anglaisont réuni une partie du Décan à leurs possessions immédiates; le reste forme un roy. tributaire qui se divise en cinq grandes soubabhies ou vice-royautés, savoir : Haïderabad, Bider, Bérar, Aurengabadet Bedjapour, qui ont pour ch.-l. : Ilaïderabad, Bider, Ellichtpour, Aurengabad et Sakkar . On désigne collectivement ces cinq vice-royautés sous le nom des Cinq Draviras. Les Gourjanas, les Mahrattes et Telingas sont les prin<. ind igènes du Décan. 11 compte en v. 50,000,000 d’hab. — Le Décan mérîd. est aujourd’hui le Karnatic .

DECAPOLE, c.-à-d. dix villes , nom que portaient deux districts de l’Asie antérieure soumis aux Romains, l’un en Palestine et en Célésyrie, l’autre en Cilicie et en Isaurie. Ces districts comprenaient sang doute dans l’origine dix villes seulement ; mais le nom et le nombre de ces villes ont souvent varié. ( Les villes principales de la Décapole de Palestine étaient Philadelphie, Gadara, Gérasa, Canatha, Damas. — La pentapole de Ravenne devint une décapole au commencement du vin* siècle.

DÈCE, Cneus Messius Decius Trajanus Optimus , empereur romain, né près de Sirmium en Pannonie dans un rang obscur, était gouverneur de la Mésie pour Philippe-l’Arabe, lorsque ses soldats le proclamèrent empereur, l’an 249. Philippe vint lui livrer bataille près de Vérone ; Dèce le tua de sa propre main. Après avoir remporté plusieurs avantages sur les Goths qui avaient envahi l’empire , il périt, au bout de deux ans de règne , dans un combat contre ces barbares. Quelques historiens disent que ce fut par la trahison de Gallus, un de ses lieutenants, qui lui succéda. Dèce est surtout célèbre par une terrible persécution qu’il ordonna contre les Chrétiens et qui commença dès la première année de son règne (c’est la 7e persécution ). Malgré ses cruautés, le Sénat romain ne rougit pas de lui dé cerner les surnoms d ’Optimus et de Trajanus .

DÊCEBALE , roi des Daces, fit avec succès la guerre à Domitien, mais fut vaincu parTrajan. Désespéré de ses revers, il se donna la mort, l’an 105.

BÉCÉLIE, Decelium , auj. Biala-Castro , c.-à-d. château blanc ? ville d’Attique, au N. O. de Marathon. Décélie acquit de l’importance dans la guerre du Pélopbnèse les Spartiates la fortifièrent -H4 &y. ^'npfinu.Snhlls menaçaient Athènes.

DEC EM i AGI ville de la Gaule Belgique, auj. WEU7.E TM-eu rth e) . 1 ’ J

BGCEM V1RS, magistrats qui furent créés à Rome lan 451 av. J.-C., pour rédiger un code de lois, étaient au nombre de dix (d’où leur nom). On suspendit en les créant toutes les autres magistratures

nL°n fT <î°njaJun Pouvoir absolu. Les décemvirs d/ 'eur autorité avec beaucoup de

ÆSeÏÏgmvlîtetahT !?"• 30us ,lk lilres’

■ ttjéter "es lois n» ii ♦ X tat)Ies d airain. Pour coinrtén, n.of <mCOre lannée »nivaato des

de Virginie, que son père immola pour la soustraire aux violences d’Appius Claudius, fit éclater les mécontentements. L’armée, puis Rome se révoltèrent; on abolit le décemvirat , on emprisonna les décemvirs, et l’on rétablit les consuls (449). — On donnait aussi à Rome le nom de décemvirs à des magistrats subalternes admis au conseil du préteur. Leur fonction principale était de présider aux ventes à l’enchère nommées subhasiationes.

DECENT1US MAGNUS, frère de l’usurpateur Magnence, fut fait césar par son frère en 351, et eut le commandement des troupes dans les Gaules ; mais ayant appris la mort de Magnence , que Constance venait de battre, il se pendit à Sens, en 353.

DECIATES, peuple de la Gaule Narbonnaise, occupait la partie S. O. du dép. du Var.

DEC1DAVA , ville de Dacie , où fut enterré Décébale, dernier roi des Daces; c’est auj. déva.

DECISION, cap de l’Amérique russe , forme f'extrémité méridionale d’une île située au N. de l’archipel du Prince-de-Galles, par 56° 2’ lat. N. et 136° 12’ long. O. Vancouver le nomma ainsi parce qu’après l’avoir découvert, il crut avoir décidé la question du passage par le N. O.

DECIUS MUS (P.), consul romain, avait , l’an 343 av. J.-C., sauvé Cornélius Cossus, qui pétait laissé enfermer par les Samnites dans les gorges de Satricule. Deux ans après, dans une bataille qu’il livra aux Latins avec le consul Manlius Torquatus, il se dévoua aux dieux infernaux afin d’assurer la victoire aux Romains, et se jeta au milieu des rangs ennemis où il périt percé de coup3. — Il eut un fils et un petit-fils qui, dit-on, imitèrent son dévouement, le premier dans une bataille livrée aux Gaulois et aux Samnites, l’an 295 av. J.-C.; le second dans la guerre contre Pyrrhus, 279 av. J.-C. decius (Cn. Messius), empereur. Voy. dèce. DEC1ZE, Decetia, ch.-l. de c. (Nièvre), dans une fie de la Loire, à 28 kil. S. E. de Ne>ers ; 3,195 hc Houille, forgps. Pat. de Guv Coquille, de Saint-Just.

DECKENDORF ou DEGGENDORF, ville murée de Ravière (B.-Danube), à 49 kil. N. O. de Passau, sur le Danube ; 2,600 hab. Commerce de toiles.

DEGRÉS (Denis), amiral français, né à Château- Vilain (Haute-Marne) en 1765, mort en 1320, s’engagea dans la marine à 14 ans, et passa par tous les grades jusqu’à celui de vice-amiral. Après la'défaite d’Aboukir, où il commandait l’escadre légère, il revenait à Toulon avec le Guillaume Tell , lorsqu’il fut rencontré par une escadre anglaise ; il ne se rendit qu’après une glorieuse défense. 11 fut ministre de la marine de 1802 à 1815. Napoléon l’avait fait duc.

DÉCRÉTALES, recueil des lettres écrites par les papes en réponse aux questions qui leur étaient adressées par des évêques ou de simples particuliers. Au vme et au xe ., des compilateurs iosé èrent dans <;e recueil des lettres qui exagéraient la puissance des papes : on les connaît sous le nom de Fausses Décrétales. Parmi les recueils des Décrétales, il faut ûter celui de Gratien connu sous le nom dé Décrett formé en 1 151, et le code supplémentaire que Grégoire IX fit rédiger par le dominicain Raimond de Pennafort, et qu’on appelle Extra, c.-à-d. hors du Décret de Gratien. Il se compose de cinq livres, que Bôniface VI 11 augmenta d’un sixième, connu sous le nom de Sexte.

DECUMATES agri, à peu près le Brisgau actuel, territoire situé à l’angle S. O. de la Germanie, limitrophe de la Germanique lre en Gaule, entre le ISicer (aujourd’hui le Necker) et le Rhin, était ainsi nommé par les Romains, parce qu’au ni* siècle on y établit des vétérans comme proprié"

1 onvoquèrent dIik ni in reUr ProPr1e autorité; ils ne ! taires et colons, à la seule charge de payer au trér èrent d’une garde 6 ni e s^naÉ s'entou- ' soi* la dîme ( dccimam partem ) du revenu,

tes les plaintes comme aéA;+tUSe’ et étouffèrent tou - j DECURIE, division civile chez les Romains, for-

tieuses. La mort tragique mait le dixième de la centurie et ae composait de

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dix hommes dans l’origine , loPsque la centurie était ' de cent hommes. Mais ie nombre des citoyens qui formaient une centurie ayant augmenté dans la \suite, la décurie s’accrut dans la môme proportion. fiLVoy. centurie.) — Le chef d’une décurie était (nommé dècurion.

DÉDALE, personnage fabuleux, natif d’Athènes, est célèbre comme mécanicien et comme statuaire. Il inventa, dit-on, le vilebrequin, la scie, la hache, les mâts et les voiles des vaisseaux. Ayant tué par jalousie son neveu Talus ou Perdix, qui promettait de le surpasser un jour, il fut exilé par l’aréopage et se retira dans l’île de Crète. Là il bâtit, par les ordres de Minos, le fameux Labyrinthe ; mais ayant favorisé les amours criminelles de Pasiphaé, épouse de Minos, ce

DEFOE (Daniel), auteur du Robinson, né à Londres vers 1663 , mort en 1731 , était fila d’uc boucher et exerça lui-même l’état de bonnetier; nais entraîné par son goût pour la politique et là ittérature , il ne s’occupa guère que d’écrire. Appartenant au parti des Whigs et des Non-Confornistes, il combattit dans plusieurs pamphlets virulents le gouvernement impopulaire de Jacques II, et prépara de tout son pouvoir la révolution de 1688. 11 jouit de quelque faveur auprès de Guillaume d’Orange , et obtint alors des emplois lucratifs. Mais sous le règne moins libéral de la reine Anne, il fut condamné en 1704 au pilori et à la prison par le parlement pour avoir écrit contre l’intolérance de l’église anglicane. Il publia de sa prison

prince l’enferma lui-même dans oet édifice avec son fils ! fa Revue, ouvrage périodique qui eut un grand débit,

Icare. Il fabriqua, pour s’échapp r, des ailes formées de cire et de plumes d’oiseaux, et traversa ainsi les airs avec son fils ; Icare étant tombé dans la mer, Dédale arriva seul à Cumes en Italie, il y bâtit un temple à Apollon; de là il passa en Sicile, où Gocalus, roi de la contrée, le reçut d’abord très bien ; mais ensuite, craignant que Minos ne luidéclarâf la guerre, il le fit tuer. — Les Grecs ont donné depuis le nom de Dédale à plusieurs artistes habiles.

DEE, nom commun à plusieursriv.de la Grande- Bretagne, dont les deux principales sont situées, l’une dans le pays de Galles (Mérioneth) ; elle passe à Ch ester et se jette dans la mer d’Irlande (c’est l’ancienne Reva ou Seteia); l’autre en Eoosse: elle sort du mont Gairntoul, coule au S. sous le nom de Burn

(701-1713. Rendu à la liberté, il fut employé par le gouvernement à travailler à l’union de l’Ecosse ;t de l’Angleterre et réussit dans cette mission. Mais de nouveaux pamphlets lui ayant attiré de nouvelles disgrâces, il se dégoûta de la politique et ne s’occupa plus que de littérature ; il publia dans les quinze dernières années de sa vie plusieurs ouvrages fort originaux qui obtinrent pour la plupart beaucoup de succès ; l'Instituteur de famille, 1715, qui eut une vingtaine d’éditions; la Vie et les aventures de Robinson Crusoé, 1719, que tout le monde a lu ; la Vie du capitaine Simjleton : Histoire de Duncan Campbell, de Molly Flanders, du colonel Jack , de Roxane ; Mémoires d’un cavalier, 1720-24; Histoire politique du Diable , 1726 ; Système, de

de Garchary, et tombe dans la mer du Nord près Mag ie, 1729. Le Robinson Crusoé a été traduit d’Aberdeen (à laquelle elle donne son nom), après ians toutes les langues; la première traduction 150 kil. de cours. C’est la Devana des anciens. française, par St-Hyacinthe et Van Effen, a paru DEE (J.), astrologue et illuminé, 01s d’un mar-;idès 1720 ; la plus récente et la pins fidèle est celle chand de vin de Londres, né en 1527, mort en': qu’a publiée madame Tastuen»! 835, 2 vol. in-8. 1607, avait des connaissances étendues en mathé- ! DErORlS (J .-P.), bénédictin de la congrégation de matiques et en astronomie, mais donna dans les ’5t-Maur, né à Montbrison en 1732, décapité à Paris rêveries de l’astrologie, de la cabale et de la magie, 3n 1794, continua les Conciles des Gaules, et publia r chercha la pierre philosophale, et prétendit avoir Réfutation d’un nouvel ouvrage de J. -J. Rousseau des entretiens avec les esprits malias. 11 parcourut (l 'Emile) , 1762, in-8 ; Réponse à la lettre de l’Europe avec un fourbe nommé Kelly, s’inlrodui- Rousseau à M. de Beaumont, 1764, 2 vol. in-12 ; sit auprès de plusieurs souverains, tels que la reins 'Exposition de la doctrine de l'Église sur les vertus Elisabeth, l'empereur Rodolphe, Etienne, roi de' chrétiennes, 1776, in-12. Il a continué la belle édi- Pologne; jouit d’un moment de faveur, puis se fitition de Bossuet commencée par Lequeux, 1772 et chasser, et mourut dans la misère. Il a écrit de 1564 années suivantes.

ià 1591 un grand nombre d’écrits où sont consignées I DEGNIZL1 , ville de la Turquie d’Asie (Anatolie), fies folies. Méric Casaubon a donné un recueil de ses/ à 22 kil. S. O. de Koutaïeh, sur une petite rivière

^œuvres, Londres, 1659. On a publié à Londres la même année une Relation fidèle du commerce de Dee avec les esprits. — Son fils, Arthur Dee, a aussi écrit sur la philosonhie hermétique.

DEFEND ERS, association politique qui se formd en Irlande après la victoire de la Boy.ne (1670) remportée par Guillaume 111 d’Orange, et dont le but était de défendre les droits des Catholiques opprimés. Elle était opposée à la faction des Oorgislt» Elle joua un grand rôle dans les soulèvements de 1798 et de 1803. Le aioai de Defenders est auj. tombé dans l’oubli, mais l'association dite de U- Justice, dont O'Connell est actuellement le chef, n’est autre chose que les Defenders d’autrefois.

DEFENESTRATION de pragwe, no,m donné & un acte de violence exercé par les états de Bohême contre les gouverneurs impériaux Slavata et Martiniz, et leur secrétaire Fabricius (1618). L’empereur Mathias avait mal accueilli les réclamations dts états au sujet de la liberté religieuse ; ceux-ci

qui parut être le Lycus des anciens. Petit château; vignobles aux environs. Avant 1705, elle était très importante, mais à cette époque un tremblement de terre fit périr 12,000 de ses habitants.

DECO, bourg des États sardes, à 21 kil. S. d’Acqui, sur la Bormida. Victoire de Bonaparte sur les Autrichiens, 15 avril 1796.

DEGUERLE ( J.-N.-Marie) , littérateur, né en 1766 à Issoudun (Indre), mort à Paris en 1824, était censeur du collège Louis-le-Grand. 11 cultiva avec succès la poésie légère et publia plusieurs pièces estimées : Éloge des perruques , etc. (sou* le nom supposé du docteur Akerlio ), Paris, an vu (1799), in-12; la Guerre civile , imitation libre de Pétrone (en vers français), imprimé avec texte latin en regard, an vif, in-8 ; et une traduction de YÉnèide, Paris, 1825, 2 vol. in-8, ouvrage posthume. Il a aussi composé un grand nombre de poésies fugitives.

DEGUIGNES (Jos.) savant orientaliste, né en 1720 à Pontoise , mort en 1800, étudia les langues

se présentèrent en armes au château du Hradchine orientales, spécialement le chinois, sous Formont; à Prague, résidence des gouverneurs impériaux; et fut nommé en 1744 secrétaire-interprète pour les commeces derniers, qui ne pouvaient sans un ordre langues orientales, en 1752 membre de l’Académie de l’empereur satisfaire à leurs demandes, implo- des Inscriptions, en 1757 professeur de syriaque au raient un délai, ils les jetèrent par les fenêtres ; collège de France, et garde des antiques du Louvre mai? tous trois échappèrent à la mort, quoiqu’ils en 1769. Ses principaux ouvrages sont: Histoire eussent été précipités d’une grande hauteur. Cet des Huns , des Turcs , des Mogols et autres Tarâvénement fut le signal de la guerre le Trente- Ans. tares, etc., 1756-1758, 5 vol. m-<4; Mémoire dans

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lequel on prouve que les Chinois sont une colonie égyptienne , 1 7 G9 ; ce système, établi fort ingénieusement par l’auteur, a été fortement attaqué et paraît aujourd’hui abandonné.

DEHLI, ville de l’Inde. Voy. DELHI.

DÉ1DAM1E, fille de Lycomède, roi de Scyros, fut aimée d’Achille, caché à la cour de Scyros sous des habits de femme ; il la rendit mère de Néoptolème.

DEINSE, ville de Belgique (Flandre orient.), à 20 kil. N. E. de Cou rtray; 3,000 hab. Commerce de toiles, grains, bière et bestiaux. Les Normands la ravagèrent en 880. Philippe IV, roi d’Espagne, l’érigea en marquisat en faveur de Diégo de Guzman, qui la vendit à Florent de Mérode en 1632.

DÉIPHOBE, sibylle de Cumes. Aimée d’Apollon dans sa jeunesse, elle lui avait demandé de vivre autant d’années qu’elle tenait de grains de sable dans ses mains, mais elle oublia de demander une jeunesse inaltérable. Quand Énée vint en Italie elle avait 700 ans. C’est elle qui le guida aux Enfers.

déiphobe, Deiphobus , prince troyen,filsde Priarn et d’Hécube, épousa Hélène après la mort dePâris. Il fut poignardé pendant son sommeil par Ménélas, qu’Hélène elle-même venait d’introduire dans sa maison.

DEIR, ville de Nubie, sur le Nil, par 22° 24’ lat. N. Dattes très estimées. Grand commerce d’esclaves. Édifice taillé dans le roc et qu’on a pris pour un temple d’Osiris.

DEIR-EL— KA MAR OU DALIL-KAMAR , C.-à-d. maison de la lune, ville de Syrie (Acre), à 90 kil. N. E. d’Acre ; 1,800 hab. Aux environs, château-fort, résidence de l’émir des Druzes. — Voy. der.

DE1R1E, roy. fondé par les Angles dans la Grande- Bretagne au vr siècle, fut réuni à celui de Bertticie en 547, et forma le roy. de Northumberland , un des sept de l’Heptarchie anglo-saxonne.

DEJANIRE, fille d’OEnée, roi d’Etolie, fut épousée par Hercule qui en eut Hyllus. Le centaure Nessus, qui la portait pour lui faire traverser le fleuve Événus, ayant voulu l’enlever, Hercule tua le ravisseur en lui lançant une flèche empoisonnée. Avant de mourir, Nessus donna à Déjanire sa tunique teinte de ion sang empoisonné, comme un talisman propre à ramener son époux s’il était infidèle. Quelque temps après, Hercule s’ étant attaché à lole, fille d’Euryte, roi d’OEchalie, Déjanire voulut faire l’essai de la tunique fatale , mais le poison qu’elle contenait fit mourir le héros dans des souffrances cruelles. Déjanire se tua de désespoir.

DEJAURE (J. bedenc), poëte dramatique, né en 1761, mort à Paris en 1799, a donné de 1789 à 1798 dix-huit pièces, comédies, opéras, opéras-comiques, qui, pour la plupart, ont eu du succès, entre autres : Lodoïska , musique de Kreutzer, 1791; la Dot de Suzette , comédie en un acte, mêlée d’ariettes, musique de Boïeldieu , 1798 ; Montano et Stéphanie, opéra en 3 actes, musique de Berton, 1799.

DEJEAN (J.-Franç., comte), général du génie, né en 1749 à Castelnaudary dans le Languedoc, mort à Paris en 1824 , fut chargé de différentes missions sous le consulat, et reçut en 1802 le portefeuille de la guerre, qu’il conserva jusqu’en 1809. A la première restauration il adhéra au gouvernement de Louis XVill , et fut nommé pair de France ; mais ayant accepté de Napoléon, pendant les Cent-Jours, de nouveaux emplois , il fut , au retour des Bourbons, éloigné de toutes fonctions publiques. Néanmoins il entra en 1819 à la Chambre des pairs, où il siégea jusqu’à sa mort.

DÉJOCÈS, fut d’abord juge des Mèdes, puis se fit nommer roi et régna 43 ans (de 733 à 690 selon les uns, de 7 10 à 657 selon d’autres). Il fonda Ecbatane.

DEJOTARUS, tétrarque, puis roi de Galatie, était allié des Romains et avait embrassé le parti de Pompée. César le dépouilla de ses états, mais il les lui rendit bientôt. Dans la suite, son petit-fils, Castor

l’accusa d’avoir conspiré contre le dictateur ; mais Cicéron le défendit dans un discours éloquent, qui nous est parvenu, et le fit acquitter. Déjotarus mourut très âgé, vers l’an 42 av. J.-C.

DEKEN (Agathe), femme auteur, née en 1741 à Amsterdam, morte en 1804, a publié en société avec madame Wolff-Bekker, de 1780 à 1789, grand nombre d’ouvrages en vers et en prose, écrits en hollandais. Les plus estimés sont : Sara Burgerhart , La Haye, 1782, 2 vol. in-8, trad. en franç. à Lausanne; Histoire de Wilhem Leevend , ibid., 1784-1785, 8 vol. in-8; Recueil de fables, ibid., 1784, 1 vol. in-8. Agathe Deken et madame Wolff sont regardées comme ayant créé le roman hollandais.

DEKKAN (roy. de). Voy. dëcan.

DELA BORDE, delachambre, etc. V. laborde, etc,

DELACOUR, DELACROIX. V. lacour, lacroix.

DELAFORGE (L.), médecin de Saumur, paitisan de Descartes, publia en 1664 le Traité de l homme; ouvrage posthume de Descartes, en y ajoutant des notes instructives. Il a donné lui-même un Traité de l'âme et de son union avec le corps, d" après les principes de Descartes, en latin, 1666, ouvrage estimé.

DELAMALLE (Gaspard-Gilbert), avocat, né en 1752, mort en 1834, jouissait déjà avant la révolution d’une grande réputation, et plaida avec succès un grand nombre de causes importantes, surtout dans des affaires de librairie. Napoléon le nomma en 1808 conseiller de l’université et conseiller d’état à la section de législation. On a de lui, entre autres ouvrages, un Essai d’institutions oratoires , 1816 et 1822, 2 vol. in-8 , ouvrage indispensable à ceux qui se destinent au barreau ; et quelques traités de jurisprudence.

DELAMALLE (DUREAU-). Voy. DUREAü.

DELAMARCHE (Ch.-Fr.), géographe, né en 1740, mort en 1811, acquit en 1786 le fonds de Robert de Vaugondy, et fit aux traités classiques de géographie des amé i orations qui rendirent longtemps ses ouvrages populaires. On estime surtout son Traité de la sphère et de Cusage des globes, 1790.

delamarche (Olivier). Voy. la marche.

DELAMBRE (J.-Bapt.-Joseph), astronome, membre de l’Académie des Sciences et de l’Institut, né en 1749 à Amiens, ne commença à étudier l’astronomie qu’à l’âge de 36 ans, et eut Lalande pour maître. 11 débuta par la construction des tables d’Uranus (planète récemment découverte par Herschell), et publia plusieurs Mémoires qui firent faire de grands progrès à la science. Il fut nommé en 1792 membre de l’Académie des Sciences, et fut chargé la même année avec Méchain de la mesure de la méridienne de France ; il mesura l’intervalle entre Dunkerque et Rhodez, et fut occupé de cette opération jusqu’en 1798. 11 entra au Bureau des Longitudes 1795), fut nommé en 1802 inspecteur-général des tudes, succéda en 1807 à Lalande dans la chaire d’astronomie au collège de France, devint trésorier de l’université en 1808 , et membre du conseil royal de l’instruction publique en 1814. Il fut privé de cette dernière place en 1815, et mourut le 18 août 1822. Il était depuis plusieurs années secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences pour les science* mathématiques. Ses principaux ouvrages sont : Base du système métrique , 1 8 1 0 ; Abrégé d’astronomie, etc., 1813, in-8, flg. ; Traité complet d’astronomie théorique et pratique, 1814, 3 vol. in-4, fig. ; Histoire de /' astronomie, en 3 parties ( ancienne , moderne, et du moyen âge), 1817, 5 vol. in-4, etc.

DELANDINE (Antoine— François), littérateur, né à Lyon en 1756, mort en 1820, était bibliothécaire de sa ville natale. Il publia en 1788 une Histoire des États généraux, et fut envoyé à l’Assemblée constituante en 1789 ; il s’y montra opposé aux républicains. Arrêté dans les montagnes du Fore*, il fut incarcéré à Lvon. et ne sortit de prison qu’aprês

DELE

le 9 thermidor 1794. Il se livra depuis tout entier à la littérature. On a de lui : Bibliothèque des historiens de Lyon, 1787 ; Tableau des prisons de Lyon , 1797, et une 8e édition du Dictionnaire de Chaudon, en 13 vol. in-8,Lyon, 1804 (cette édit, est augm. de 4 vol.) ; il y a donné les art. relatifs àlaRévolution.

DELANNEAU, DELATOUR. V. lanneau, latour.

DELAUNAY (Mlle). Voy. staal (la baronne de).

DELAUNAY (jourdan) , gouverneur de la Bastille sous Louis XVI, défendit cette forteresse contre le peuple de Paris au 14 juillet 1789. Etant tombé entre les mains du peuple, il fut massacré.

DELAWARE (lord), gouverneur de la Virginie sous Jacques 1, rendit à cette colonie les plus grands services. On a depuis donné par reconnaissance son nom à une rivière et à, un Etat de l’Union.

DELAWARE, riv. des Etats-Unis, naît dans l’état de New-York, coule au S., et se jette dans la baie de Delaware après un cours de 270 kih, dont 180 navigables. Elle sépare la Pensylvanie des états de New-York et de New-Jersey.

delaware, un des États-Unis de l’Amérique septentr., par 77» 16 -78° long. O., 38° 27’- 39* 50’ ’at. N., dans une presqu'tle, a pour bornes au N. la Pensylvanie, à i’O. et au S. le Maryland, à i’E. la riv. et la baie de Delaware; env. 155k. sur 40 ; 78,085 h. en 1840, 00,616 en 1855 ; ch.-l., Dover. Trois comtés, jvent, iNewcastie et Susse*, soi pat, cnmat tempéré. Beaucoup de marais; quelques districts très-fertiles, superbes pâturages; mines exploitées. — Ce pays fut occupé dès 1623 par les Hollandais ; les Suédois y formèrent en 1627 un établissement, la Nouv. -Suède; la guerre s’étant allumée entre les deux peuples en 1651, les Suédois furent expulsés. Les Anglais dépossédèrent à leur tour les Hollandais en 1664 : leur roi Charles II donna la colonie h son frère (Jacques II) , qui la vendit en 1682 à W. Penn. Ce pays prit une part active à la guerre de l’indépendance : c’est sur son territ. qu’eut lieu la bat. de Brandywine (1777). Erigéen État libre dèsl776, il sedonnaune constitut. en 1792. — L’État tire son nom de la riv. de Delaware, ainsi nommée de lord Delaware ( V . ci— dessus), qui a aussi laissé son nom à plus, comtés des États-Unis.

delaware (baie de), bras de mer entre les états de Delaware et de New-Jersey ; 17 kil. sur 44. (Voy. les deux articles qui précèdent.)

. delaware-et-chesapeak (canal de) , dans les Etats-Unis, traverse l’isthme qui unit l’état de Delaware au continent ; 22 kil. de long.

delaware, nation indienne de la famille lennape, autrefois très nombreuse ; occupait une partie de la Pensylvanie, du New-Jersey et de New-York, sur les bords de la Delaware. Par le traité de Sainte-Marie en 1818, on les a transportés au nombre de 1,000 sur les bords de l’Arkansas, h l’O. du Mississipi.

DELDEN, ville de Hollande (Over-Yssel), à 10 kil. S. d’Almelo ; 3,900 hab. Jadis commerçante.

DELEBOE, médecin. Voy. sylvius.

DLLËMONT, Delsberg en allemand, ville de Suisse (Berne), à 48 kil. N. de Berne, sur la Sorne; 1,320 hab. Château, jolis édifices. Horlogerie, toiles peintes, blanchisseries. Délémont est le ch.-l. d’un bailliage qui dépendait jadis de l’évêché de Bâle et qui a fait partie du dép. français du Il.-Rhin jusqu’en 1815.

DELEUZE (J.-Ph.-Fr.), aide-naturaliste, puis bibliothécaire du Muséum d’histoire naturelle , né à Sisteron en 1753, mort en 1 835, est surtout connu par son lèle pour la propagation du magnétisme animal. Il avait des connaissances également étendues dans les (lettres et dans les sciences, et y joignait des qualités morales qui le firent universellement aimer et respecter. On a de lui une Histoire critique du magnétisme animal, 1813, 2 vol. in-8 (réimprimée en 1819), et plusieurs autres écrits sur le même objet. Il a traduit les Amours des plantes de Darwin, 1799,

DELH

les Saisons de Thompson, 1801, et a donné en 1810 Eudoxe , ou Entretiens sur l’étude des sciences, excellent guide pour l’étudiant.

DELEYRE (Alex.), littérateur, né aux Portet» près de Bordeaux en 1726, mort à Paris en 1797, étudia chez les Jésuites et fut d’abord d’une dévotion outrée ; il fit ensuite profession d’incrédulité, et se lia avec les philosophes ; il publia une Analyse de la philosophie de Bacon , 1755, ouvrage élégamment écrit, mais dans lequel l'analyste mêle trop souvent ses idées à celles de l’auteur ; le Génie de Montesquieu , 1758 ; V Esprit de Saint-Evremond,l’IQi, et plusieurs articles dans Y Encyclopédie. 11 eut pour protecteur le duc de Nivernais, et fut nommé par son crédit bibliothécaire du duc de Parme. A la révolution, il fut envoyé à la Convention par le dép. de la Gironde, et s’occupa surtout dans cette assemblée d’instruction publique.

DELET, ville de Hollande (Hollande mérid.), à 13 kil. N. O. de Rotterdam ; 14,000 hab. Murs flanqués de vieilles tours ; canaux ; belle place du Marché ; église neuve dont la tour a 100 mètres de haut (cette tour renferme les mausolées de Guillaume d’Grange, assassiné en 1584, ainsi que ceux de Grotius et de Leuwenhœk) ; hôtel-de-ville, dit Prinsenhof; grand arsenal, école militaire, etc. Faïenceries, fabriques de draps et lainages jadis en renom. — Delft fut fondée, dit-on, en 1074, par Godefroy-le- Bossu, duc de la Basse-Lotharingie. C’est la patrie de Gérard Van Loon, de Leuwenhœk, de Grotius, etc.

DELFTSHAYEN, ville maritime de Hollande, à 3 kil. S. O. de Rotterdam et à 8 kil. S. de Delft, dont elle est regardée comme le port ; 2,600 hab. Caboe, pêche du hareng; chantier de construction. )ÈLFZ1L, ville forte de Hollande (Grœningue), *ui l’Ems, à 25 kil. N. E. de Grœningue; 3,100 hab. Bon port. Fortifiée par Gohorn.

PELGADO (cap). Voy. gado.

DELHI ou DEHLI, ancienne prov. de l’Hinaoustan, entre le Lahore au N., l’Agrah au S., l’Aoude au S. E., le Moultan au S. O. Ce pays a 500 kil. sur 270, et compte environ cinq millions d’habitant3; il est arrosé par le Gange et la Djomnah ; le sol est très fertile. Le Delhi a été le centre de la monarchie des grands Mogols; aujourd’hui il appartient presque en entier aux Anglais et forme 6 districts de la présidence de Calcutta (Delhi, Bareily , Morabad, Saharanpour , Merout et Harriana) ; le reste est désigné sous le nom de Sirhind , et appartient à des princes ou à des seikhs, vassaux de h Angleterre. Pattialah, Ladiana, Thanesar en sont les villes principales.

Delhi, primitivement Indra- Pi ast' ha (c.-à-d. demeure d'Indra ), ch.-l. du district de Delhi , dans la présidence actuelle de Calcutta, et jadis capitale du roy. du Delh,i et de toute la monarchie des grands Mogols, à 1,300 kil. N. O. de Calcutta, sur la rive droite de la Djomnah, par 28° 42’ lat. N., 74° 46’ long. E. Cette ville a eu, dit-on, près de 2,000,000 d’habitants, elle en compte encore de 2 à 300,000. Quoique déchue, elle a de superbes édifices, notamment la Djema-mesdjid ou grande mosquée. A Delhi résident Akbar 11 , l’héritier nominal des grands Mogols, et un agent anglais chargé de surveiller ce prince. — L’origine de Delhi est inconnue ; des souverains hindous y régnèrent jusqu’en 1193; elle fut ensuite possédée par des princes afghans ou patans. Tamerlan prit et pilla Delhi en 1398. Elle ne se releva qu’en 1631, époque où Chah-Djihan en fit de nouveau le siège de l’empire. Très florissante sous le règne d’Aureng-Zeyb, Delhi commença à déchoir à la mort de ce prince. Elle fut prise et inondée de sang en 1739 par Nadir à la tête des Persans, en 1760 par les Mahrattes; le premier pillage valut, dit-on, aux vainqueurs plus de tOmilliardsde francs. Les Anglaiss’enêmparèrent

DEL h

une 1 re fois en 1761, une 2e en 1603, et l’ont gardée depuis. Insurgée en 1857, mais réduite la môme année.

DEL1LLE (Jacques), poêle didact., né près de Clermont en 1738 , était fils naturel d’un avocat au présidial de Clermont. 11 fut successivement professeur d’humanités à Amiens, puis au collège de la Marche à Paris, et obtint enfin la chaire de poésie latine au collège de France. Il donna en 17G9 une traduction des Géorgiques qui fut reçue avec une admiration universelle et qui le plaça dès lors au premier rang des traducteurs en vers. Il fut reçu à l’Académie française en 1774. Il publia en 1782 son poëme des Jardins , qui eut aussi beaucoup de succès. En 1784, il accompagna Choiseul-Gouflier dans son ambassade à Constantinople , et en visitant le beau sol de l’Asie et les ruines de la Grèce , il conçut le plan du poëme de l' Imagination. Ruiné par la révolution, il s’éloigna de Paris, alla d’abord passer un an à Saint-Dié en Lorraine, puis parcourut la Suisse, l’Allemagne, l’Angleterre, marquant son séjour dans chaque pays par quelque œuvre nouvelle. Il revint en France en 1802, s’y maria, reprit sa chaire au collège de France, publia plusieurs ouvrages, fruit de son exil, et mourut en 1813, travaillant au poëme de la Vieillesse. Il était depuis plusieurs années affligé d’une cécité complète. On refuse généralement à Delilie le génie et l’invention , mais on le met au premier rang pour l’art de la versification et pour le talent descriptif. Outre les Géorgiques (1769), et les Jardins (1782), on a de lui: V Homme des Champs, 1 800 ; un Dithyrambe sur l'immortalité de l'âme , 1802 ; la Pitié, 1803 ; une traduction en vers de VÉnéide, 1 804, et du Paradis Perdu, de Milton, 1805 ; V Imagination , 1806; les Trois Règnes de la Nature, 1809; la Conversation, 1812; des Poésies fugitives ; une traduction de Y Essai sur l'Homme , de Pope , 1821 , posthume. Les œuvres de Delilie ont été publiées par Miehaud , 1824, 16 vol. in-8, et par le libraire Léfèvre , avec notes, 1833, 1 vol. grand in-8. On les a réunies en un seul vol. compacte dans le Panthéon littéraire. Delilie porta quelque temps le titre d'abbé parce qu’il possédait 1 abbaye de Sl-Séverin; ii parait même certain qu'il était, dans les ordres; mais il ne suivit pas la carrière ecclés. et même se maria à la Révolution.

DELISLE (Guillaume) , géographe du roi , né à Paris en 1675, mort en 1726 , publia un grand nombre de cartes bien préférables à toutes celles qu’on avait alors. Il entra en 1702 à l’Académie des Sciences, et fut chargé d’enseigner la géographie à Louis XV encore enfant. Outre ses cartes, on a de lui un Traité du cours des jleuves. Delisle est le premier qui ait réformé toute la géographie d’après le» observations modernes des voyageurs et des astronomes. — La famille de Delisle a produit plusieurs autres savants: Claude Delisle, père du précédent, qui a laissé plusieurs ouvrages d’histoire et de chronologie; Joseph -Nicolas, frère cadet de Guillaume, astronome distingué , professeur au collège de France, qui eut pour élèves les astronomes Lalande et Messier.

delisle de sales (J. -B. isoard , dit) , écrivain médiocre, né à Lyon en 1743 , mort à Paris en 1816 , se lia avec les philosophes et publia un grand nombre d’écrits dont les plus connus sont: Philosophie de la nature, 1769, 4 vol. in-8 (porté à 10 vol. dans une 7* édition, 1804): cet ouvrage fut poursuivi et brûlé au Châtelet ; Philosophie du bonheur, 1796 ; Mémoire en faveur de Dieu , 1 802 ; Histoire des Hommes (avec Mercier), 1781 et années suivantes, 52 vol. On l’a surnommé le Singe de Diderot. Il a cependant combattu le matérialisme et l’athéisme.

DEL1UM, ville de Béotie, vis-à-vis de l’île de l’Eubée, au S. E.d’Aulis. Il s'y livra une bataille entre les Thébains et les Athéniens, l’an 424 av. J.-C.

BELLE, Daitenried en allem., ch.-l. de cant.

DELO

(Iïaut-Rhin) , à 17 kil. S. E. de Béfort, au pied du rocher qui portait un château détruit par les Français en 1674 ; 800 hab.

DELLYS, ville de l’état d’Alger (prov. de Constan tine), à 75 kil. E. d’Alger, sur la Méditerranée, près du cap Bengut. Teinturerie. Beaucoup de pirates jadis. Occupée par les Franç. en 1844. Del lys a été bâtie sur les ruines de l’ancienne Rusucurru.

DELME, ch.-l. de cant. (Meurthe), à 12 kil. N. O. de Château-Salins; 450 hab.

DELMENHORST, petite ville du duché d’Oldenbourg, à 31 kil. S. E. d’Oldenbourg, sur la Delme ; 1,500 hab. Chef-lieu d’un cercle de même nom.

DELMINIUM, auj. Do uv no ? capitale de la Dalmatie ancienne, au S. E. de Salone et au N. O. de Narona. Prise-en 155av.J.-C.parSejp.Nas.Corculum

DELOLME (J.-L.), publiciste, né à Genève en

1740, mort en 1806, exerça d’abord la profession d’avocat, dans sa patrie , puis voyagea pour étudier la constitution de divers états. 11 se fixa en Angleterre où il resta presque jusqu’à la fin de sa vie, composant des écrits politiques ou écrivant dans les journaux. Malgré son mérite il mena une vie misérable, ce qu’il dut à sa passion pour le jeu et le plaisir ; il ne fréquentait que la société la moins relevée. Il est surtout connu par le traité de la Constitution d'Angleterre, 1771, en français, traduit en anglais, 1775, et souvent réimprimé. C’est l’ouvrage le plus propre à faire connaître le gouvernement de l’Angleterre et à montrer sa supériorité sur les autres gouvernements aiors existants.

DELORME (Philibert) , célèbre architecte français, né à Lyon vers le commencement du xvi® siècle, mort à Paris en 1577 , étudia en Italie, et fui attiré à Paris en 1537 par le cardinal du Bellay, qui le fit connaître à la cour de Henri II. Delorme donna pour ce prince les plans des châteaux d’Anel et de Meudon , et plus tard , pour Catherine de Médicis, ceux de la cour des Valois à Saint-Denis, et du palais des Tuileries, dont il fut nommé gouverneur. Il a laissé quelques écrits sur son art, entre autres un traité intitulé : Nouvelles Inventions pour bien bâtir et à petits frais, Paris, 1561. 11 a donné son nom à une espèce de couverture en charpente qu’il avait inventée.

delorme (Marion) , céleb. courtisane, née en H>i5, à Chiions en Ch unpagnesuiv. Dreux du Radier, àBlois, d’après des’ -xherch. récent., d’une fam. bourgeoise, eut pour remier amant le poëte Desbarreaux , et après lui Cinq-Mars, le duc de Buckingham, ainsi que bien d’autres jeunes seigneurs de la cour. Le roi Louis XIII lui-même fut un des premiers à lui offrir ses hommages. Elle se lia avec Ninon de Lenelos, et partagea avec elle les suffrages de tout ce que Paris avait de plus galant et de plus spirituel. Après l’arrestation des princes de .Gondé et de Conti pendant les troubles de la Fronde , elle fut sur le point d’être arrêtée elle-même; mais sa mort, qui survint inopinément, empêcha l’exécution de l’ai rèt( 1650). Selon u ne version romanesque, elle ne serait point morte à cette époque, mais elle aurait fait répandre le bruit de sa mort, afin de fuir plus aisément : le jour de son convoi, disent les partisans de cette opinion, elle partit pour l’Angleterre et y épousa un riche lord. Devenue veuve, elle retourna en France avec une somme de 100,000 francs; mais elle lut attaquée sur la route de Paris par des voleurs, et resta la femme du chef de la banue. Elle redevint veuve au bout de quatre ans; épousa un procureur fiscal, nommé Lebrun, à Gy en Franehe-Gomté ; perdit ca nouvel époux après un mariage de 22 ans ; vint alors habiter au Marais à Paris, où elle fut volée par des domestiques infidèles, ce qui la réduisit à une profonde misère. Les uns la font mourir en 1706, les autres prolongent son existence jusqu en

1741, ce qui lui donnerait 126 ans. Tallemaut des

DELE — 475 — DEMA

Réaux, son contemporain, la fait mourir à 39 ans et ’ donne sur sa mort des détails qui ne peuvent laisser aucun doute. La vie singulière de cette femme a fourni à MM. Dumcrsan et Pain le sujet d’une pièce représentée en 1804 au Vaudeville sous le titre de la Belle Marie , et à M. Victor üugo l’idée du drame intéressant de Marion Delorme.

DÉLOS, auj. Sdilo ou Diliy une des Cycîades, au N. de Naxos, était consacrée à Apollon et à Diane. Suivant la fable, Neptune la fit sortir des eaux pour que Latone, poursuivie sur terre et sur mer par la jalousie de Junon, trouvât enfin un asile où elle pût mettre au monde ses deux enfants. On n’enterrait point les morts à Délos, on les transportait dans l’île de Rhénée qui en était voisine. Tous les 5 ans les Athéniens envoyaient à Délos une théorie ou députation sacrée. — Sur la côte O. de l'île de Délos était une ville du même nom. — Darius et Xerxès avaient respecté Délos pendant les guerres médiques, mais les généraux de Mithridate la ravagèrent entièrement; depuis ce temps elle est restée fort pauvre; elle est auj. inhabitée.

DELPECH (Jacques-Matthieu), savant médecin, né à Toulouse en 1772 , mort assassiné en 1832, fut nommé en 1812 professeur de chirurgie clinique à Montpellier , et rivalisa pendant 20 ans avec les professeurs les plus célèbres. 11 a publié un grand nombre d’ouvrages importants, uont les principaux sont: Précis des maladies réputées chirurgicales ,

3 vol. in-8, 1815; Chirurgie clinique de Montpellier , 1823 ; Orlhomorphie par rapport à l’espèce humaine , 1829; Mémorial des hôpitaux du Midi, 1831.

DELPHES, Delphi, auj. Castri , ville de la Phocide, an peu à l’O. , construite sur la pointe S. O. du mont Parnasse, fut d’abord nommé Pytho, du serpent Python, tué, dit la fable, par les flèches d’Apollon, sur le lieu même qu’occupa depuis la vilie. Les anciens regardaient Delphes comme une ville sacrée et la plaçaient au centre de ia terre. Son temple et son oracle d’Apollon la rendirent célèbre dans tous les pays habités par des Grecs. (Voy. pythie.) Les villes grecques, et même les princes étrangers, envoyaient â Delphes de riches présents, ou y mettaient leurs trésors en dépôt , en les plaçant sous la protection du dieu. Aussi les richesses de cette ville tentèrent-elles souvent la cupidité. Pendant la guerre sacrée (de 355 à 345 av. J.-C.), Philomèle, Onomarque, Phaylle, Phalèque les enlevèrent presque toutes pour défrayer la guerre. L’an 278 av. J.-C., les Gaulois, conduits par Brennus, marchèrent sur Delphes, qui ne fui préservée que par la déroute qu’ils éprouvèrent au passage du mont Parnasse.

DELPHINATUS, nom latin du dauphine.

DELPH1NO , Delphinium , port de la Turquie d’Asie, sur la côte orientale de l’île de Chio. A 9 kil. de ce village s’élève le mont Epos , sur lequel Homère, au rapport des anciens , venait réciter ses Yers. Cet endroit porte encore aujourd’hui le nom d 'École-d' Hom Ire .

DELRIEU(E.-J .-Baptiste), auteur dramatique, né en 1760, mort en 1836, fut d’abord professeur de rhétorique à Versailles. 11 a composé une foule de pièces : tragédies, comédies, drames, opéras, mélodrames, il a tout tenté. Sea meilleurs ouvrages sont : le Jaloux malgré lui, comédie en un acte, et Axtaxerce, 1808, tragédie en 5 actes, où il a imité les meilleures scènes de1 Métastase ; Démétrius, 1815; Léonide, 1836. On a encore de lui des Couplets en l’honneur de la Montagne, 1793, et une Ode sur la naissance du roi de Rome, 1811.

DELR10 (Mart.-Ant.), savant jésuite, né à Anvers en 1551, mort en 1608. 11 remplit d’abord de hautes fonctions publiques, fut sénateur au conseil de Brabant et vice-chancelier ; mais dégoûté des affaires par les guerres civiles, il se fit jésuite et enseigna les saintes lettres à Douay, à Liège, en Styrie,

à Salamanque, à Louvain. Il a donné des notes estimées sur C. Solin, 1572; Claudien, 1572; Sénéque le tragique, 1574, et 6 livres de Disquisitiones magicœ, 1599, ouvrage où il montre une grande crédulité.

DELTA du nii., grand territoire triangulaire, compris entre les deux bras du Nil dits branches Canopique et Agathodémon, et la Méditerranée ; un autre bras, l’Athribitique, le divisait en Grand-Delta à l’O., et Petit-Delta à l’E. Ce nom avait été donné au pays à cause de sa ressemblance avec la lettre grecque A. — Par suite, on a donné le nom de Delta à plusieurs localités situées de même entre les 2 bouches extrêmes d’un grand fleuve, et quelquefois aussi à la Basse-Égypte tout entière.

DELUC (J.-André), savant, né à Genève en 1727^ mort à Windsor en 1817, s’est surtout occupé de physique et de géologie, a parcouru presque toute l’Europe pour recueillir des observations, et s’est efforcé de faire cadrer ses découvertes avec le texte de la Genèse. Il passa une partie de sa vie en Angleterre, et fut nommé lecteur de la reine (1773). Ses principaux ouvrages sont : Théorie des baromètres et des thermomètres ; Nouvelles idées sur la mé « léorologie , 1786; Lettres à la reine d' Angleterre sur les montagnes et V- histoire de la Terre, 1778-80; divers Voyages géologiques, 1810.- 11 donna en 1801 un Précis de la philosophie de Bacon, dans le but de combattre Lasalle, traducteur infidèle du'philosophe anglais ; cet ouvrage est peu digne de lui. On doit à J. -A. Deluc des perfectionnements importants dans le baromètre, le thermomètre et l’hygromètre. — Son frère, Guillaume-Ant. Deluc, né à Genève en 1729, mort dans cette ville en 1812, s’associa à se3 voyages et à ses recherches géologiques.

de LUC (le comte), ambassadeur en Suisse et protecteur de J. -B. Rousseau. Voy. LUC (comte de).

DÉLUGE. Suivant la Genèse, le aéluge universel qui submergea toute la terre eut lieu l’an du m. 1656, 3308 av. J.-C. (2348 selon Usserius). Lew annales de la Grèce ont conservé le souvenir de plusieurs déluges partiels, dont les deux principaux sont ceux qui arrivèrent sous Ogygès ( 1822 av. J. -G.) . et sous Deucalion (1620) ; ce dernier inonda la Thessalie l’espace de trois mois.

DELVlNO ou DELONIA, ville de la Turquie d’Europe (Roumélie), dans l’ancienne Albanie, ch.-l. d’un, livah, à 64 kil. S. O. de Janina; 8,000 hab. — Le sandjak de Delvino répond à l’ancienne Chaonie ; il est traversé par les monts Sernèles et de la Chimère (montes Acroceraunii).

DEM A DE, orateur d’Athènes, qui de simple matelot s’éleva par son éloquence aux premiers em-

Çlois de la république. 11 fut fait prisonnier par hilippe à la bataille de Chéronée (338 av. J. -G.), sut se concilier l’estime du vainqueur par sa franchise et obtint sa liberté. Il resta depuis toujours attaché à la Macédoine, et fit prévaloir à Athènes les propositions les plus favorables au parti des Macédoniens; mais ayantplus tard trahi Antipater pour Perdiccas, il fut mis à mort par Cassandre, fils d’Antipater, vers l’an 319. 11 ne reste de lui qu’un seul discours, qui se trouve dans les Oratores grœci , tome IV, et dont l’authenticité n’est pas démontrée. DE MAISTRE. Voy. maistre (de).

DÉMARATE, Corinthien, chef de la famille dei Tarquins, fut chassé de sa patrie lors de l’usurpa" lion de Cypselus, et vint 1 an 658 av. J.-C. s établir à Tarquinies en Italie, où il eut un fils qu’il nomma Tarquin, et qui régna à Rome sous le nom de Tar» qu in- l’Ancien.

démarate, roi de Sparte, régna de 520 à 492, et fut exilé par les intrigues de son collègue Gléomène qui le fit passer pour bâtard. Il se réfugia à la cour de Darius. Ayant eu connaissance des projets du roi de Perse contre la Grèce, il en donna avis, dit-on,

DEME

à ses compatriotes. Lo franchise de scs discours ayant plusieurs fois irrité le grand roi, celui-ci le St mettre à mort.

DEMATTA, ville de l’état de Grèce (Argolide), à 17 kil. N. O. d’ Africa: bâtie sur l’emplacement de Trézène. Ruines nombreuses.

DEMAVEND. Voy. damavend.

DEMBEA, prov. du roy. de Gondar en Abyssinie, faisait jadis partie de l’Amhara : elle est très fertile. Gondar en est la eapitale.

DEMBEA (lac), dans l’état de même nom, à peu près au centre de l’Abyssinie, à 75 kil. S. O. de Gondar, par 12° lat. N.; il a 700 kil. de tour. Le Bahr-el-Azrek le traverse.

DÉMÉRARY ou DÉMERARA, riv. de la Guyane anglaise, tombe dans l’Océan Atlantique, un peu à l’E. de l’embouchure de l’Esséquébo.

Démérary, gouvern.de la Guyane anglaise, s’étend sur une longueur de 75 kil. environ, le long de l’Océan Atlantique, depuis l’embouchure de l’Abary à l’E. jusqu’à celle de l’Esséquébo, par 69° 71’- 61° 42’ long. O., 4° 10’ - 6° 50’ lat. N.; 30,850 hab., iont 75,000 esclaves. Ch.-l., Stabrœk. Sucre et autres denrées coloniales, beaucoup de bétail dans les savanes. — Les Hollandais occupèrent les premiers ce district, en 1740. Par le traité de 1814, la Hollande céda Démérary à l’Angleterre avec les établissements voisins de Berbice et d’Esséquébo.

DEMÉTES, Demetce , peuple de la Bretagne romaine, au »ud du pays de Galles.

DÉMETRIADE, Demetrias , ville de Thessalie, en Phthiotide, au S. O. de Cynoscéphales, sur le golfe Pélasgique, fut fondée par Démétrius Poliorcète, et devint la résidence des rois de Macédoine. Elle était très forte ; c’était une des clés du pays. — Une autre Démétriade, sur la côte de Phénicie, est auj. akkar.

DÉMÉTRIUS I, surnommé Poliorcète (c.-à-d. preneur de villes), ro\ de Macédoine, était üls d’Antigone, un des généraux et des successeurs d’Alexandre- 11 servit d’abord sous son père, conquit pour lui la Babylonie, la Carie, et prit Athènes, d’où il chassa Démétrius de Phalère ; mais il fut battu avec Antigone à la bataille d'ipsus (301 av. L-C.), et fut réduit pendant quelque temps à mener la vie d’un aventurier. Cependant, ayant rassemblé quelques troupes, il s’empara du Péloponèse, puis de la Macédoine, et s’y maintint de 295 à 287. Détrôné par Pyrrhus, il envahit l’Asie où régnait Séleueus ; mais celui-ci le prit (286) et le tint captif jusqu’à sa mort (283). Son surnom vient du grand nombre de v. qn’il prit.

démétrius il, roi de Macédoine, 242-232 av. J.-C., était üls d’Antigone Gonatai et petit-ûls du précédent. ïl üt la guerre aux Étoliens, aux Achéens, à Alexandre 11, roi d’Epire, et conquit la Cyrénaïque.

démétrius I, surnommé Soter (sauveur), roi de Syrie, fils de Séleueus Philopator, fut envoyé dans «a jeunesse en otage à Rome. 11 s’échappa de cette ville quelques années après la mort de son père, chassa Antiochus Eupator qui avait usurpé le trône de Syrie etse fit reconnaître roi (162 av. J.-C.). Il üt la guerre aux Juifs avec des succès variés, et eut à combattre Judas et Jonathas Macchabée; il conquit la Cappadoce. 11 fut détrôné et mis à mort par l'usurpateur Alexandre Bala que soutenait le roi d’Egypte, Ptolémée Philométor (149 av. J.-C,). 11 avait reçu le nom de Soter des Babyloniens , parce qu’il les avait délivrés de deux tyrans, Timarçue et Héraclide.

démétrius II, surnommé Nicator ( vainqueur ), roi de Syrie, de 144 à 125 av. J.-C., fils aîné de Démétrius Soter, épousa Cléopâtre, fille de Ptolémée VI, chassa, avec le secours de son beau-père,

1 usurpateur Alexandre Bala, et fit la guerre aux Parthes, mais il tomba entre leurs mains. Mithridate, leur roi, le traita avec douceur et lui fit pouser sa fille R odogune. Cléopâtre, sa première

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