‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 312 sur 1261 · DION · texte numérisé non relu

DION

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ce prince, fut exilé par son fils Denys le Jeune , aui pleines de fruits et d où s’échappaient des serpents était jaloux de ses vertus et de son crédit; rentra dans i apprivoisés ; on y voyait des Silènes , des Faunes, Syracuse à la tête des mécontents, 357 av. J.-C., et ( ^ hallophores ou hommes portant un phal-

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y fut revêtu de l’autorité souveraine. 11 périt quatre ans après, assassiné par l’Athénien Callippe qu’il avait comblé de bienfaits. Sa vie a été écrite par Plutarque et par Cornélius Népos.

dion chrysostôme, c.-à-d. Bouche d'or , ainsi surnommé à cause, de son éloquence, rhéteur grec, né à Pruse en Bithynie, se fit admirer à Rome sous Néron et ses successeurs. Consulté par Ves^sien, qui venait d’être proclamé empereur, il l'engagea, mais vainement, à rétablir la république. 11 se vit impliqué sous Domitien dans une conspiration, et se réfugia dans le pays des Cètes où il resta longtemps ignoré. A la nouvelle de la mort de Domitien, l’armée campée sur les bords du Rhin était sur le point de se révolter ; Dion, qui se trouvait dans le camp, déguisé en mendiant, se fait aussitôt connaître, harangue les troupes et fait proclamer Nerva. 11 jouit de la faveur de ce prince et de Trajan. Il reste de lui 80 discours, d'un style simple et élégant. Ils ont été pub.p P. Morel, gr.-lât., Par., 1604; Reiske,Leips., 1784; Emperius. Rrunsw., 1844. Bréquignyen atraduit trois dans ses Vies des orateurs grecs, 1751-62.

dion cassius, historien grec, fils de Cassius Apronianus (consul en 19 1), et descendant du précédée par sa mère, né à Nicée vers 155 , remplit les pl

lus, emblème de la fécondité de la nature. DiONYSIKNNE (période). Voy. denys-le-petit.

DiONYSIUS (c.-à-d. qui est consacré à Bacchus), forme grecque du nom de Denys. Voy. denys.

DIONYSÜS, Dionysos , nom grec de Bacchus. Voy. BACCHUS.

DIOPHANTE, mathématicien grec, natif d’Alexandrie, vivait à une époque Incertaine (selon les uns sous Néron, selon d’autre3 sous Anlonin ou même sous Julien). 11 est regardé comme l'inventeur de l’alg^bie. Nous avons sous son nom le traité le plus ancien de cette science; il ne nous reste que les six premiers livres de cet ouvrage qui en avait treize. Ils ont été publiés, gr.-lat., avec des notes de Bachet, Fermât, etc., Toulouse, 1670, et traduits en français par Simon Stévin et Gérard, 1625.

DIOSCORE, patriarche d’Alexandrie, succéda à saint Cyrille en 444 et adopta les principes d’Eutychès. Il soutint cette hérésie dans le faux concile d’Éphèse, en 449, connu sous le nom de brigandage d'Éphèse. De retour à Alexandrie, il osa excommunier le pape saint Léon ; mais l’année suivante il fut déposé dans un concile de Constantinople. Le concile général de Chalcédoine, tenu en 451, le déposa de l’épiscopat et du sacerdoce, et l’empereur

hauts emplois sous les règnes de Commoae, Perti- Marcien l’exila à Gangres en Paphlagonie, où il

aax, Alexandre-Sévère ; fut sénateur, consul (229), gouverneur en Asie-Mineure et en Afrique. Il renonça aux affaires vers 235 et se retira à Nicée pour s’y livrer à l’étude. Il avait composé entre autres écrits une Histoire romaine depuis l’arrivée d’Enée en Italie jusqu’à l’année de son consulat, en 80 livres. 11 ne nous en reste 4ue 19 (36e à 54e), et quelques fragments. On supplée au reste par l’Abrégé de Xiphilin. M. Morelli a retrouvé quelques fragments dns livroc 6*»» et 66e (Rassano, 1798b Le? meilleures éditions de Dion Cassius sont celles de Rob. Étienne, Par., 1548, in-f.; de Reimar, gr.-lat,., Hambourg, 1750-52, 2v. in-f., etdeF. -G. Sturzius,Leips., 1824-25, 8 v. in-8. Il a été trad. en lat. parXylander, Bàle, 1558, in-fol., et en français par Cl. d’Eroziers, Paris, 1542, in-fol.M. Grosen avaitentreprisunenouvelle trad. franç., mais, des 8 vol. in-8 dont elle de

mourut l’an 458.

DIOSCOR1DE (Pedanius) , médecin grec, natif d’Anazarbe en Cilicie, et qui vivait dans le ieï siècle de notre ère, a laissé six livres sur la Matière médicale, qui sont la source la plus abondante pour les connaissances botaniques des anciens. Les meilleures éditions de cet ouvrage sont celles des Aides, Venise, 1518 ; deMarcellus Vergilius, Cologne, 1529, gr.-Iat.;deSprengel,Leips., 1828, 2 v. in-8. 11 a été commenté de la manière la plus étendue par Matthiole, Venise, 1554, et traduit en français par Mart. Mathée, Lyon, 1559.

DIOSCORIDIS insula , île de la mer Erythrée, dans le golfe Avalites , auj. socotora.

DIOSCURES, c.-à-d. enfants de Jupiter , surnom de Castor et Pollux ; on le donne aussi à Hercule DIOSCURJADE, depuis Sebastupolis ou Soteno -

?ait se composer, il n’eu a paru que 4. — Dion Cas -jPolis> auJ- Isçwr ou hkuriah, ville de la Colchide, ius est en général exact; ou lu) reproche cependant 6Ur Punt-Euxin. Elle doit son nom aux Dioscures,

quelque partialité, notamment contre Sénèrpie DIONE, mère de Vénus, était fille de l’Océan et de Télhys ; c’est d’elle que Vénus reçut le surnom de Dionée, que lui donnent les poètes.

DION1S (P.), chirurgien et anatomiste, fut médecin de la reine (femme de Louis XIV), du dauphin et de plusieurs princes du sang; il professa l’anatomie et la chirurgie au Jardin des Plantes, et mourut en 1718. On a de lui ; Anatomie de l'homnu suivant la circulation du sang, 1690; Cours de chirurgie , 1707, Traité des accouchements, 1718.

dionis du séjour (Achille-Pierre), géomètre, de l’Académie des Sciences, né à Paris en 1734, mort en 1794, était conseiller au parlement, membre de l’Académie des Sciences. On a de lui : Traité les courbes algébriques (avec Goudin), 1756, in- 1 2 ; Recherches sur la gnomonique et les rétrogradations des planètes, 1761, in-8 ; Traité analytique des mouvements apparents des corps célestes, 1 774, 2 vol. in-4 ; Essai sur les comètes en général, etc., 1775 ; Essai sur les disparitions périodiques de l'anneau de

Castor et Pnllux, qui y abordèrent, sous la conduite de Jason. lors de l’expédition des Argonautes.

DIOS- GVOR, ville de Hongrie (Borsod), à 53 kil. O. deTokai; 4,000 hab. Fruits, bonsvins.Eauxthermales.

D10SP0L1S, c.-à-d. ville de Jupiter , nom commun à plusieurs villes anciennes dont les principales sont : 1° Diospolis, dans la B. -Égypte, au S. de Mendès, et la même que Panephysis , suivant d’Anville; — 2° Diospolis, en Judée, à l’E. de Joppé, dite aussi Lydda, auj. Ludel ou Loddo ; — 3° Diospolis Magna, dans la H.-Égypte, la même que Thèbe» {Voy. thèbes) ; — 4° Diospolis parva, dans la Haute- Égypte, au N. O. de Tentyra, auj. Hou ou How.

DI PH ILE, poêle comique grec, né à Sinope, contemporain de Ménandre, qui florissait vers l’an 300 av. J.-C., avait composé cent comédies, dont il ne nous reste que de très courts fragments dans les recueils de G. Morel et de Grotius. Plusieurs de ses pièces ont été imitées par Térenee et par Plaute, notamment dans les Adelphes, la Casina et le Rudens. D1PPEL (J.-Conrad), théologien et chimiste allo-

grec Dionysos). Ges fêtes se célébraient avec magnificence à Athènes. On y faisait des pro- pûmus Protestantium, qui lui fit beaucoup d’ennemis, cessions où I on |>ortait d’immenses vases remplis de D,ég°ûté de ,a théologie, il s'occupa de médecine et vin et couronnés de pampre, des corbeilles d’o/ > d alchimie, et mena une vie errante et persécutée,

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résidant tantôt en Allemagne, tantôt en Hollande ou en Suède. Au milieu de ses extravagances, il flt quelques découvertes utiles, entre autres celle de l’huile animale qui porte son nom, et du bleu de Prusse. 11 a laissé 70 ouvrages, auj. tous oubliés.

D1PP0LD1SWALD, ville du roy.de Saxe (Misnie), i 18 kil. S. de Dresde; 1,400 hab. Carrières.

DIR, ville du Kaboul, à 210 kil. N. E.de Kaboul, est le lieu principal de la région de Laghman, et la résidence du khan des Joussofeï.

DIRCÉ, seconde femme de Lycus, roi de Thèbes, flt enfermer dans une prison Antiope, que Lycus avait répudiée pour l’épouser; mais Jupiter délivra Antiope qui bientôt donna le jour à deux fift, Amphion et Zéthus; ceux-ci devenus grands tirent mourir Lycus, et attachèrent Dircé à la queue d’un cheval indompté, qui l’emporta sur des rochers où elle fut mise en pièces. Les dieux, touchés de son malheur, la changèrent en une fontaine qui porta son nom et qui coulait près de Thèbes.

DIRECTOIRE, nom donné en France au pouvoir exécutif qui, d’après la constitution de l’an m, devait régir l’état, conjointement avec le Conseil des Cinq-Cents et celui des Anciens. 11 fut installé le 4 novembre 1795 (13 brumaire an iv). Le Directoire se composait de 5 membres, nommés par les deux Conseils; il se renouvelait par cinquième d’année en année, et ses membres ne pouvaient être réélus; il nommait les ministres, les généraux en chef, mais l’initiative en fait de mesures gouvernementales et législatives appartenait au Conseil des Cinq-Cents; les directeurs pouvaient seulement l’inviter à prendre un objet en considération. Les premiers directeurs furent La Reveillère-Lepeaux, Letourneur, Rewbell, Barras et Carnot (ce dernier nommé en remplacement de Siéyès qui refusa). Ceux qui furent nommés après eux sont : Barthélemy (20 mai l797,ou l«r prairial an v), Merlin de Douay, François ne Neufchàteau , Treilhard, Roger-Ducos, Gohier et enfin Moulin \rlu 24 fructidor an v au 30 prairial an vu). Le Directoire fut une époque de gloire pour nos armées, et un moment de repos intérieur après la tourmente révolutionnaire. Toute l’histoire militaire de ce temps est dans les noms de Bonaparte, de Kléber, de Desaix, deMasséna, de Moreau. A l’intérieur, le travail du Directoire a particulièrement tendu à rapprocher peu à peu les intérêts, à éteindre ses passions et les haines, à asseoir le nouveau gouvernement sur des bases stables, mais sans employer de moyens odieux et criminels. Cependant on ne tarda pas à accuser les Directeurs d’incapacité. Après avoir subi quelques révolutions intérieures ( Voy. fructidor, prairial), le Directoire fut renversé par le général Bonaparte, dans la célèbre journée du 18 brumaire an vin (9 nor. 1799). Il comptait.4années d’existence. L’époque du gouvernement dictatorial fut signalée par une corruption générale dans les mœurs.

DIRSCHAU, Tciewo en polonais, ville des États prussiens (Prusse), sur la Vistule, à 22 kil. N. E. de Stargard; 2,000 hab. Navigation active.

DIS, nom donné par les poètes à Pluton.

D1SAPPOINTMENT (archipel du), groupe d’îles

île l’Océan Equinoxial, par 142° 39’ long. O-, 14° 5’ lat. S. Découvert en 1765 par le commodore Byron qui n’y put pas aborder (d’où le nom qu’il lui donna). — Une île de l'archipel de Magellan , par 27° 15’ lat. N., 137° 10’ long. E., porte le même nom.

DISCORDE, divinité malfaisante. Jupiter l’exila des cieux, parce qu’elle ne cessait d’en brouiller les habitants. Piquée de n’avoir point été invitée aux noces de Thétis et de Pélée, la Discorde jeta au milieu des déesses la pomme fatale, cause de cette fameuse contestation dont Pâris fut le juge. Les poètes lui donnent une chevelure hérissée de serpents et attachée par des bandelettes sanglantes.

D1SMAL-SWAMP (c.-à-d. triste marais), vaste

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