DIX
plaine basse et humide des États-Unis (Virginie et Caroline septentrionale), a 49 kil. sur 15. Cinq grandes rivières en sortent. Genévriers, cyprès, cèdres, chênes, pins gigantesques.
DISNA, ville de la Russie d’Europe (Minsk), à 177 kil. N. de Minsk , sur une rivière de même nom.
DISON, ville de Belgique (Liège), à 5 kil. N. O. de Verviers: 3,000 hab. Fabriques de draps.
DISPARGUM, ancienne ville du pays des Tongres ou de la Thuringe (selon qu’on lit Tungri ou Thuringi dans les sources), est ou un fort aux environs de Nimègue, ou le village de Diesbourg dans F ex-comté de Henneberg. C’est de là, dit-on, que partit Clodion pour envahir le nord de la Gaule.
D1SSEN, ville de Hanovre, à 18 kil. S. E. d’Osnabrück; 1,800 hab. Aux environs se trouvent le» belles salines de Rothenfeld.
D1SSENTERS. Voy. non-conformistes.
DISSENTIS, village de Suisse (Grisons), à 52 kii. S.-O. de Coire, dans la vallée du Rhin, à 1,300 mètres au-dessus de la mer; 1,100 hab. Célèbre abbaye fondée au vu* siècle par Sigebert, bénédictin écossais. Les abbés de Dissentis étaient princes d'empire et présidents de la diète de la Ligue-Grise. Les Français brûlèrent le bourg et l’abbaye en 1799.
DISTRICT FÉDÉRAL, nom donné, dans les républiques fédératives de l’Amérique, au territoire qui contient la capitale générale de la fédération , sans appartenir à aucun état particulier. C'est ainsi qu’aux Etats-Unis Washington et son territoire forment le district fédéral, qu’on nomme aussi district de Colombie. Voy. COLUMBIA j MEXICO, GUATIMALÀ, RIO-DE-LA-PLATA.
DITHMAR, évêque de Mersebourg, né en 976, fut d’abord moine au couvent de Bergen, puis évêque, en 1009. Il eut à soutenir de longues guerres avec les margraves de Misnie. On lui doit une Chronique de l'histoire d'Allemagne , en 8 livres, qui s’étend de 876 à 1018 et comprend les règnes de Henri I, Othon I , II et III et Henri IL Elle a été publiée par Reineccius, 1 580, et par Leibnitz dans son recueil d’écrivains pour l’histoire de Brunswick. Wagner l’a réimprimée en 1807, Nuremberg, in-4.
DITHMARSES (pays des), Ditmarsia , petite contrée de l’Allemagne septentrionale (Holstein), entre l’Elbe et l’Eyder, le long de la mer du Nord, occupe 40 kil. sur 25, et a pour villes principales Meldorf et Luden. Les Dithmarses, quoique nominalement soumis à l’empire d’Allemagne, ont presque toujours vécu indépendants. Leur pays a fait successivement partie du comté de Stade, du duché de Saxe (1144- 1180), de l’archevêché de Brême (contre lequel ils se révoltèrent pour se donner à l’évêché de Sleswig). En 1474, Christian 1, roi de Danemark, obtint de l’empereur Frédéric III la réunion du Holstein, du Sleswig et du pays des Dithmarses en un duché relevant de la couronne de Danemark ; mais bientôt les Dithmarses se révoltèrent; le roi de Danemark Jean 1 leur fit en vain la guerre (1500); le roi Frédéric II fut plus heureux et les soumit en 1559, à l’aide des ducs de Holstein : le pays alors fut partagé entre le duché de Holstein et le Danemark, qui enfin le réunit tout entier en 1773.
DITTERS DE D1TTERSDORF (Charles), compositeur allemand, né à Vienne en 1739, mort en 1797, montra dès l’âge de 7 ans sa vocation pour la musique, et acquit sur le violon un talent extraordinaire. I) parcourut l’Allemagne, accompagna Gluck en Italie, résida plusieurs années à Berlin et à Vienne, et se lia avec Haydn. Ses principaux ouvrages sont : les Métamorphoses d’ Ovide, composées de 15 symphonies, Vienne, 17 85, et des oratorios d Isaac, de David, de Job et d’ Esther ; ce dernier passe pour son chef-d’œuvre. L Histoire de sa vie, par lui-même, a été publiée par son fils, Leipsick, 1801, in-8.
DIÜ, Bçconus , île de la mer des Indes, côte du
3>IXS — 499 — DJ Ali
Guzzerat, .par 68° 45’ long. E., 20° 43’ lat. N., a pour ch.-l. une ville de même nom, qui a été bâtie par les Portugais. Elle a 4,000 hab. — L’île Diu renfermait jadis le temple le plus riche de l’Hindoustan, temple que pilla en 1025 Mahmoud le Gaznévide. Les Portugais la prirent en 1535. En 1670 la ville qu’ils y bâtirent fut pillée par les Arabes de Maskat et elle ne s’est jamais relevée depuis.
D1UM, auj. Katrina , ville de Macédoine, sur le golfe Thermaïque, au S. d’Haliacmon. — Ville d’Eubée,sur la côte N. O., auj . Agia. — Ville de Palestine, près du torrent de Jabok, dans la Décapole.
dium promontorium, cap de l’île de Crète, sur la côte septent., auj. cap Sossclo.
DIVE, riv. de France, naît dans le dép. de la Vienne, sépare ce dép. de celui des Deux-Sèvres, et se jette dans la Thoué à Saint-H ippoly te, après un cours de 65 kil.
D1VES, riv. de France, arrose les dép. de l’Orne et du Calvados, et se jette dans la Manche après un cours de 88 kil.
dives, Dfiva ou Diva, bourg du dép. du Calvados, sur la Dives à 19 kil. O.dePont-l’Evêque;400 hab. Petit port, où s’embarqua Guillaume le Conquérant. DIYILINO, v. de Russie, la même que déoulina. ,
DIVIO, ville de Gaule, auj. dijon.
D1Y1TIAC, Divitiacus, chef des Ëduens, et membre du collège des Druides, était lié avec César et Cicéron. 11 introduisit le premier les Romains dans la partie des Gaules où il commandait, et rendit de grands services à César dans sa guerre contre les Belges.
DI VODURUM, ville de Gaule, auj. metz.
D1VONA, ville de Gaule, auj. cahors.
DIX (conseil des). Voy. conseil des dix.
DIX DROITURES OU DIX JURIDICTIONS (figUC des). Voy. GRISONS.
dix mille (retraite des), retraite célèbre que fit à travers l’Asie-Mineure, sous la conduite de Xénohon, un corps de 10,000 Grecs qui avaient comattu à Cunaxa pour Cyrus-le-Jeune (401 av. J.-C.). Après la défaite et la mort de ce dernier, Cléarque, qui commandait les Grecs, refusa de déposer les armes et commença la marche pour retourner en Grèce ; mais le troisième jour, il fut mis à mort par trahison dans une conférence qu’il eut avec le satrape Tissapherne. Les Grecs , réduits au désespoir, allaient se rendre, lorsque Xénophon, qui n’était encore que simple officier se mit à leur tête. Après mille fatigues et des dangers inouïs, il les conduisit jusqu’à Chrysopolis où ils s’embarquèrent. Xénophon nous a laissé, dans son Anabase , le récit de cette admirable retraite.
DIXAN, ville d’Afrique, danslcroy.de Tigré (Abyssinie), à 88 kil. N. E. d’Axoum, par 14° 60’ lat. N., 37° 18’ long. E. Centre d’un grand commerceentre le Dar-Four et Massouah, sur la mer Rouge.
DIXCOVE, JSjouma dans la langue des indigènes, établissement anglais sur la côte du roy. d’Ahanta, à 60 kil. S. O. de Cape-Coast-Castle.
PIXMCDE, Dixmuuden en flamand, ville de Belgique (Flandre occid.), sur l’Yser, à 13 kil. S. E. de Fûmes; 2,600 hab. Savon, raffineries de sel.
DIX-SEPT PROVINCES, nom donné parfois à la Gaule au iv® siècle, parce qu’elle était alors répartie en 17 provinces. Voy. gaule.
dix-sept provinces, nom donné quelquefois aux possessions de l’empereur Charles-Quint en Allemagne. Voici les noms de ces provinces : Franche- Comté, Flandre, Artois, Matines, Anvers, Hainaut, Namur, Brabant, Limbourg, Luxembourg, Hollande, Zélande, Gueldre (avecZutphen), Utrecht, Over-Yssel, Frise, Groningue (avec Drenthe). Carnbray y fut joint plus tard. Les 17 prov. furent disjointes par la trêve d’Anvers (1609), et formèrent alors deux masses : les 7 Provinces-Unies, quis’étaientren-
dues indépendantes (Hollande, Zélande, ütrecht, Gueldre, Over-Yssel , Groningue et frise); les 10 provinces catholiques qui restèrent à la monarchie espagnole tout en relevant de l’Empire. De ces 10 provinces catholiques, 9 étaient au N. de la France et formaient les Pays-Bas ( Voy. pays-bas), la 10® était la Franche-Comté, qui depuis 1674 fut occupée par la France.
DJ. Pour les mots qui commencent ainsi, et qui ne seraient pas ci-après, cherchez G et J.
DJABBALPOUR, Jubbulpoor chez les Anglais, ville de l’Inde anglaise (Calcutta), ch.-l. du district actuel de Gandouana, par 23° lat. N. et 77° long. E,
DJAFAR; Voy. giafar.
DJAFFERABAD, ville de l’Inde, tributaire des Anglais, dans l’ancien Guzzerat, à 44 kil. N. E. de Diu. Jadis très commerçante. — Autre ville de l’Inde, dans les états du Nizam, à 40 kil. de Djalnapour, par 20° 3’ lat. N., 74° long. E.
DJAFNA, ch.-l. de la presqu’île de Djafnapatam, à l’extrémité septentr. de l’île de Ceylan, à 300 kil. N. de Colombo ; 5,000 hab. Forteresse. Djafna se divise en ville blanche et ville noire (celle-ci est la plus peuplée). Draps communs, calicots, etc. ; orfèvrerie, joaillerie, ébénisterie.
DJAFNAPATAM (presqu’île de), est la portion la plus saine et la plus peuplée de l’île de Ceylan: elle a 7 1 kil. sur 22. Le sol est fertile et produit beaucoup de riz et de tabac. On y nourrit beaucoup de bestiaux et de volailles.
DJ AG AS, peuple de la Nigritie. Voy . cassanges.
DJAGGATHAI, deuxième fils de Gengis-Khan. donna son nom à l’un des empires formés à la mort du conquérant ; il était, compris entre l’empire du Kaptchak au N. O., le royaume de Cachemire au E., l’empire de Delhy et le pays des Beloutchii au S., les Mongols de Perse à 10. Villes : Kachgar et Aksou. Auj. le nom de Djaggathaï s'applique encore à une partie du Turkestan.
DJAGGERNAT ou JAGERNAUT, Djagannatha e n Banskrit , Pouri des indigènes, ville de l lnde anglaise (Orissa), dans le district de Kourda, à 480 kil. S. O. de Calcutta, par 81° 25’ long. E., 19° 49’ lat. N., près de la mer et du lac de Chilka, sur une branche du Mahanaddy ; 30,000 hab. permanents. Temple immense où l’on vient en pèlerinage de toutes les parties de l’Inde; 1,200,000 pèlerins s’y rendent annuellement, et l’on prélève sur eux des sommes qui montent à plus de 22 millions de francs. Jadis beaucoup de fanatiques se faisaient écraser dans les fêtes solennelles sous les roues du char sacré qui portait la statue de Vichnou, ou se livraient volontairement aux plus affreuses tortures; mais ce zèle a beaucoup diminué depuis que ce pays est sous la domination anglaise.
DJA1GHAR, Jaughur, ville maritime de l’Inde anglaise (Bombay) , sur la côte du Konkan , à 250 kil. O. de Bedjapour. Commerce considérable de sel, poivre et chanvre.
DJAINAS, sectaires hindous établis dans le Décan, ont un temple célèbre dans le Kanara. Leur doctrine a de l’analogie avec celle des Bouddhistes.
DJALAOUAN, une des 6 prov. principales de la confédération des Béloutchis, entre le Saraouan au N., le Lous au S., les monts Brouhies à l’E., a pour capit. Zourri ou Zehri.
DJALEM, fleuve de l’Inde. Voy. djelem.
DJALLONKADOU , contrée presque déserte de la Nigritie occid., entre la Gambie et le Sénégal, se divise en 2 prov., Kullo et Gadou. Villes principales, Manna, Sousita. Montagnes, forêts ; riv. principale, le Falémé.
DJ ALLOUN, Jalloun , ville de l’Inde, dans le Bundelkand, par 26° 10’ lat. N., 76° 53’ long. E. Grande et bien peuplée. Commerce de coton.
DJALNA, Juulna , ville forte de l’Inde, dans les
ar
DJEB — 500 — DJES
états du Nizam, ch.-l. du district de Djalnapour, à 63 kil. E. d’Au^engabad.
DJ AM BAR A ou J AM BAR A, état de l’Afrique centrale, au N. 0. des monts Lupata et à l’O. de la capitainerie-générale de Mozambique, le long du Mangoza. Commerce d’ivoire.
DJAMNAH, ville de l’Inde. Voy. djomnah.
DJAMY (Abd-al-Rahman), poëte célèbre de Perse, né en 1414 dans le Kborasan, mort en 1472, fut appelé à la cour du sultan Abou-Saïd, et y fut nommé pacte royal. Les plus remarquables de ses nombreux îuvragea sont : la Chaîne d'or; Solaman et Absal; le Rosaire des justes, etc.; Jusuph et Suleika, poëme traduit par Chézy, Paris, 1807; des fables, traduites parLanglès, 1788. La Bibliothèque du Roi à Paris possède un Recueil des œuvres de Djamy.
DJANAGAR ou SORETH , Jaunagur , ville de l’Inde indépendante, dans le Guzzerat, par 21° 20’ lat. N., 67° 50’ long. E., fait partie de la principauté de Baroda, et est le séjour d’un radjah.
DJAN1K, ville de la Turquie d’Asie (Sivas), à 200 kil. N. O. de Sivas, est le ch.-l. d’un livah qui s’étend le long de la mer Noire, entre les pachaliks d’Anatolie et de Trébizonde. Pays montagneux et humide ; beaucoup de grains et de chanvre.
DJANKSEYLON. Voy. djonkseylon.
DJANLAH. Voy. ascalon.
DJAPAN, ville de l’île de Java, à 35 kil. S. O. de Sourabaya. On voit dans une forêt voisine les ruines de l’ancienne Medang-Kamulan.
DJAPARA, ville de l’île de Java, ch.-l. d’une prov. de même nom, qui comprend le promontoire de Morea; 53 kil. sur 40; 104,000 hab.
DJAR (el). ville de l’Arabie (Hedjaz), sur la mer Rouge, à 62 kil. S. O. d'Yambo, sur la route de Médine à La Mecque. On croit que cette ville est la même que Y Aziongaber dont parle l’Écriture.
DJAROUN, ville d’Iran (Fars), à 106 kil. S. E. de Chiraz, par 51° 51* long. E., 28° 16’ lat. N. ; 4,000 hab. Murailles en ruines. Djaroun a beaucoup souf- 7ert de divers tremblements de terre.
DJARRA, ville d’Afrique, dans le roy de Ludamar (Sénégambie) , à 67 kil. O. de Benauen. Grand aommerce, surtout en Bel.
DJATS. Voy. RADJEPOUTES.
DJAVANA ou DJOAVA, viHe de l’île de Java, à 80 kil. N. E. de Samarang, et à 3 kil. de la mer; ch.-l. de province.
DJAVAT, ville de la Russie d’Asie (Chirvan), sur le Kour, près de son confluent avec l’Aras, à 62 kil. S. de Nouveau-Chamakié.
DJÉANGIR. Voy. géangir.
DJÉBAIL, pluriel du mot arabe Djebel. Voy. djebel.
DJEBEL, Gebel ou Gibel , mot arabe qui signifie montagne, entre dans la composition d’un grand nombre de noms. Pour les mots qui ne seraient pas ici, cherchez Gibel ou le mot qui suit Djebel.
djebel ou djebaïl, ville murée de la Syrie (Tripoli), à 53 kil. S. de Tripoli ; 2,000 hab. , Druzes et Maronites. Port. Fort où réside l’émir des Maronites. Ëglisechrétienned’architecturebyzantine. Cette ville est l'ancienne Dyblos. Les Arabes s'en emparèrent sous le califat d’Omar; les Chrétiens la prirent en 1100 et la conservèrent pendant les croisades. On l’appelait alors Gebelel ou Bersabée. Elle tomba ensuite au pouvoir des Turcs et enûn des Egyptiens. Les Anglais l’ont enlevée au pacha d Égypte en 1840.
djebel, province de l’Arabie centrale, dans leNedjed, par 28° 20-29» 30’ lat. N. et 41» 10-42» 20’ long. E. Vastes plaines arides habitées par des Bédouins. C’est de ce pays que sont sortis les Wahabites.
DJEbel-el-kamarou koiimr. Foi/.LUNE^monlsdela).
Djebel-nour , c.-à-d. mont de la lumière , mont. d’Arabie (Hedjaz), près de La Mecque. C’est laque 1 ange Gabriel, selon les Musulmans, apporta le premier chanitre du Coran à Mahomet On y vovait une
célèbre chapelle, qui fut détruite par les Wahabitee,
djebel-selseleh , Sitsihs , montagnes d’Égypte, voisines de Koum-Ombou, et dont les vastes* carrières ont fourni ces blocs énormes qui ont servi aux constructions colossales de Thèbes.
djebel-soghair, île du golfe Arabique, à GO kil. de la côte de l’Yémen, par 14° lat. N., 40° 10’ long. E. ; 26 kil. du N. au S., el autant de l’E. à l’O.
djebel-tar, Combusta , îlot volcanique de la mer Rouge, à 70 kil. de la côte d’Yémen ; par 39° 25’ long. E., 15* 30’ lat. N. — djebel-tor. V. tor.
DJEBOU (lac), en Afrique. Voy. dibbie.
DJEDDAI1 ou G1DDAH, ville d’Arabie (Hedjaz), à 97 kil. 0. de La Mecque, sur la mer Rouge; 5,000 hab. Elle est regardée comme le port de La Mecque. Port sûr et très fréquenté avant les conquêtes des Wahabites. Elle a été le ch.-l. d’un des quatre pachaliks turcs de l’Arabie. Consulat Français.
DJE1NAGAR. Voy. djeypolr.
DJELALABAD, nom commun à deux villes de l’Afghanistan , dont la plus importante est ch.-l. du Séistan; elle est située sur un canal dérivé de l’Helmend . à 400 kil. de Kandahar, par 31° 58’ lat. N., 59° 50’ long. K. ; 2.000 maison^. Saccagée en 1842 par les Angl. à la suite du désastre de Kaboul.
DJ ELAL-EDDIN V. mélik-chah.
DJELALPOUR, Jelalpoor des Anglais, ville de l’Inde indépendante, dans l ’état fédératif des Seikhs, à 142 kil. N. O. de Lahore.On croit que c’est dans ses environs qu’eut lieu la célèbre bataille entre Alexandre et Porus. — Plusieurs autres villes de l’Inde portentle nom de Djelalpour; une d'entre elles est située dansla présid. deCalcutta, à 30kil.de Kal pi; elle donne son nom au district anglais de Dakka-Djelalpour.
DJELASORE, Jalassoor des Angiais, ville de i’Inde anglaise (Calcutta) , dans l’ancien Bengale , et dans le district actuel de Midnapour , à 65 kil. S. de Midnapour.
DJELEM ou BIIIOL , Hydaspes , riv. de l’Inde, une des cinq grandes rivières du Pendjab, dans le pays des Seikhs, sort des monts Himalaya , dans la province de Cachemire, traverse le roy. de Lahore, et se jette dans le Tchenab à 130 kil. N. E. de Moultan, après un cours de 660 kil.
CJEM, riv. d'Asie. Voy. emba.
DJEMALABAD, ville de l’Inde anglaise (Madras), dans l’ancien Kanara, district actuel du Kanara, par 13° 3’ lat. N., 73» 5’ long. E. Elle est défendue par un fort bâti par Tippou-Satb.
DJEMCH1D, ancien roi de la Perse ou Iran , de la race des Pischdadiens, est regardé comme le père de la civilisation en Perse : il régnait à une époque fort incertaine : selon les uns vers l’an 1890, selon les autres vers 800 av. J.-C. 11 agrandit Istakhar (Persépolis), inventa plusieurs arts et forma plusieurs institutions utiles. 11 fut détrôné par l’usurpateur Zohak, venu d’Arabie, et laissa un fils, Féridoun, qui remonta dans la suite sur le trône. Le règne de ce prince est mêlé de fables. — Les Grecs ont changé son nom de Djemchid en celui d’Achémènes et ont donné le nom d'Achéménides aux rois de Perse qu’ils regardaient comme ses descendants.
DJEMNAH, riv. de l’Inde. Voy. djomnah.
DJ ENGI S-KHAN. Voy. GENGts-KHAN.
DJENNY , Jenne des Anglais, ville de l’Afrique centrale, capitale du Bas-Bambarra, sur le Djoliba à 220 kil. N. E. de Ségo, a 10,000 hab. Grand commerce d'esclaves et poudre d’or. Elle a été visitée par Caillié en 1828.
DJESR-ERKENÉ , ville de la Turquie d’Europe (Roumélie) , sur l’Erkené et la Maritza, à 31 kil. S. d’Andrinople. Beau pont.
DJESSALMIRE, Jesselmere des Anglais, principauté de l’Inde, dans la partiede l'ancien Adjmir habitée parles Radjepoutes, est comprise dans les domaines médiat* de la Compagnie des Indes» et a pour
DJIO — 5
ch.-l. une ville de même nom, à 130 kil, N. O. de Bikanir.
DJESSORE, Jessore , district de l’Inde anglaise, borné à l’E. par les districts de Dakka-Djelalpour et de Bakergandj, au N. par le (lange, au S. par le golfe de Bengale, et à 10. par l’Hougly. Ch.-l., Morlay.
DJEYPOUR ou DJE1NAOAR, Jaypoor des Anglais, ville de l’Inde anglaise, dans le pays des Radjepoutes, ch.-l. d'une princi}>auté de même nom, par 26° 64' lat. N., 73° 20' long. E. ; 60,000 hab. Belle et bien bâtie. Fabriques de drap, de tissus de coton. Commerce considérable, surtout en chevaux. — La principauté de Djeypour est située dans le Guzzerat, dont elle coupe la partie S. E.; elle est bien arrosée, très fertile et très riche ; 220 kil. sur 102; 700,000 hab.
DJË7.AYR (eyalet ou pachalik d’ al— ), e.-à-d. pachalik des îles. Voy. capitan-pacha (gouvern. du).
DJËZ1REH ou DJEZÉRET-EL-OMAR, ville de la Turquie d'Asie (Diarbekir) , dans une île du Tigre, par 39° 50’ long. E. , 37° 23’ lat. N. Ch.-l. d’une principauté kourde héréditaire.
djézireh (al), contrée d’Asie. Voy. àlgézireh.
DJEZZAR (Ahmed), pacha de Saint-Jean-d’Acre et de Saïde, né au commencement du xvm® siècle en Bosnie. Vendu comme esclave en Egypte . il s'éleva successivement du rang de simple Mamelouk à la dignité de gouverneur du Caire. Nommé ensuite pacha de Saint-Jean-d'Acre, il se rendit indépendant. Il régnait en souverain sur la Syrie lors de l’expédition des Français en Égypte. Enfermé dans Saint- Jean-d'Acre, il y soutint un siège mémorable, où la [fortune de Bonaparte éprouva son premier échec. Pjezzar mourut très vieux en 1804. il était d’une rruauté extraordinaire , ce qui lui a mérité le surnom de Djezza. (boucher).
J DJIA-LAONG. souverain de l’empire d’Annam,
! dit aussi Ngai-en-Chouiig. Voy. annam.
DJ1DDI ou DJ EL) I D , riv. de l'état d’Alger, sort de l’Atlas, sépare le pays de Zab d'avec la province de Constantine, et tombe, après un cours de 400 kil., dans le lac Melgig.
DJ1GELL1 , gigeri, Igilgilis des anc., v. de l’état d'Alger (prov. de Constantine), à 100 kd. N. O. de Constantine, à l’entrée du golfe de Bougie. Petit château-fort. Les Français s’emparèrent de cette ville en 1664 ; ik Font occupée de nouveau en 1839.
DJIHAN (Chah). Voy. chah.
DJ1HOUN, dit aussi Arnou, Amou-Daria, l'Obus desanciens, un des plus grands lleuves de l’Asie intérieure, naît pa,r 69° 30’ long. E., 38° 26’ lat. N., dans les Hautes-Aljres du Belour, sous le nom de Zourab , reçoit le Badakchan, le Kafernihan, le Toupalak , le Golam , le Termedz-roud ; arrose les villes de Termedz, Tchardjou, Khiva; se divise dans le khanat de Khiva en 2 bras et en une foule de canaux, et se perd dans la mer d'Aral après un cours de 1,600 kil. On présume que le cours du Djihoun a changé et qu’il se jetait autrefois dans la mer Caspienne. — L’ancien Pyrame , dans l'Asie-Mineure (Adana) , qui tombe dans le golfe de Seanderoun après un cours de 200 kil., se nomme aussi Djihoun.
DJIMILLAfi, Gemellæ , appelée aussi en latin Cuiculum, ville d'Algérie, à 1 1 1 kil. S. O. de Constantine. Ruines romaines, bel arc de triomphe. Les Français y ont établi un camp retranché en 1839.
DJINGH1Z-KMAN. Voy. GENGIS-KHAN.
DJINNS, ou GEN, ou GIN’NES, démons de l’antique religion des Arabes et des Persans, sont des êtres d’une nature étherée, dont les uns sont malfaisants et le» autres protecteurs de l'homme. Les Perses modernes en font des génies femelles et les disent maudits par Salomon.
DJINTIAH, district de l'Inde. Voy. gentiah.
DJIOUMOU, ville de l'Inde septentrionale, par 72° 12' long. E., 32° 66' lat. N. Principal entrepôt des châles de Cachemire.
)i — DJOU
DJ1RDJEII ou GYRGEH, ville delà Haute-Egypte sur la rive occidentale du Nil, par 29° 36’ long. E. 26° 26’ lat. N., jadis capitale de la H.-Égypte, et auj. ch.-l. du dép. de Djirdjeh; 7,000 hab. Industrie, commerce. Aux environs, se trouve le village de Menchiei-el-N èdè où l’on voit les ruines de Ptolémaïs.
djirdjeh (abou-), ville de la Moyenne-Égypte. Voy
ABOU-DJIRDJEH.
DJIZEH, Gyzeh, Ghizeh , ville de la Moyenne- Égypte, sur le Nil, vis-à-vis du Caire, est le ch.-l. du dép. de Djizeh. Elle est remarquable par le voisinage des grandes Pyramides. Cette /ille est regardée par quelques voyageurs comme la ville la plus agréibie de l'Egypte.
DJOBLÀ, ville d’Arabie (Yémen), à 40 kil. N. de Gaas; 1,200 maisons. Assez jolie ville. Une partie des habitants sont Juifs.
DJÜCJAKARTA, Youngjacarta, bschukschukarta, etc., ville de I île de Java, ch.-l. de la résidence ou province de ce nom , à 400 kil. S. E. de Batavia et à 22 kil. de la mer; 80,000 hab. Palais avec fossé, muraille, artillerie. C'est dans ce palais que réside le prince ou sultan de Djocjakarta qui dépend des Hollandais. L’état de Djocjakarta compte 600,000 hab.
DJOHORE, petit état de la presqu'île de Malacca, vers l'extrémité, a pour ch.-l. Djohore, à 200 kil. S. E. de Malacca.Gutta-percha. — Etatpuiss. jadis, auj, faible et dépeuplé, il dépend des Anglais; aux xvi* et xvii* siècles ilavaitdépendu des Portugais. Djohore fut fondée par ceux-ci en l6il.
DJOL1BA ou NIGER, grand fleuve de l’Afrique intérieure, sort du versant septentrional des monts Kong, au N. de la Guinée, et se dirige d’abord de 10. à l’E. en faisant un grand circuit pendant lequel il prend divers noms; arrose les états de Bammakou, Yamina, Ségo, Djenny; traverse le lac Dibbii ou Djebou, puis se détourne brusquement et court vers le S. Il entre alors en Guinée où il se divise en un grand nombre de bras, dont les trois principaux, le vieux et le nouveau Calabar, et la rivière de Noun, forment un grand delta, puis il se jette dans l’Océan Atlantique par plusieurs embouchures. — Le cours de ce fleuve a été longtemps mal connu. Les anciens paraissent en avoir soiq>çonné l’existence; ils lui donnaient le nom de Niger; les Arabes, qui le connaissaient en partie, le nommaient le Nil des Nègres. Les modernes crurent longtemps que ce fleuve allait se perdre dans le lac Tchad; d’autres s’imaginaient qu’il allait se réunir au Nil; les découvertes récentes de Clapperton, de Caillé et de Llander nous ont enfin appris le véritable cours du Djoliba, et ont confirmé I hypothèse de Reichard, qui dès 1803 proclamait l’identité du Niger et dq tl.de Guinée.- — Le Djoliba se nomme aussi houarra.
DJOMNAH, Jurnnuh des Anglais, Jomanes des anciens, rivière de l’Hindoustan, sort des mont» Himalaya, par 76° long. E., 30° 38’ lat. N.; traverse les prov.de Delhi, Agra, Ailahabad, et baigne les trois villes de même nom ■ reçoit le Tchambal, le Betouah, la Kiane, et joint le Gange »ous les murs d’Allaha» bad. Cours, 1,360 kil.
DJONKSEILON ou SELANGA, Junkseilon des Anglais, île voisine de la péninsule de Malacca, est très importante par sa position et ses riches mines d’étain. Elle dépend de l'établissement siamois de Pangah, situé dans la péninsule. Très florissante avant l’invasion des Birmans en 1810, elle était presque déserte en 1824.
DJORHAT, Jorhaui des Anglais, ville de l’Inde Transgangétique anglaise, dans l’ancien roy. d Assam, dont elle était en dernier lieu la capitale.
DJOUANPOUR, ville de l’Inde anglaise (Calcutta), dans l ancien Ailahabad, ch.-l. d’un district, à 66 kil. N. ü. de Benarès, sur le Goumti. Beau pont, murailles, fort. Belles ruines.
DJOUBAN , tuteur du jeune Behader-khaiv . roi
DOjBB — 502 - DODO
mogol de la Parce, épousa la sœur de ce prince, 1 323, mais bientôt après il se révolta contre lui. Abandonné de sou armée, il fut tué par un traître. — C'est de lui que descend la dynastie des Djoubaniens qui régnadans l'Irak (de 1335 à 1359) et dans le Khoraçan Mp 1336 à 1378).
DJOULAMERK, principauté kourde de la Turquie d’Asie, qui occupe la partie méridionale du pachaiik de Van. Elle est nominalement soumise à l’empire ottoman, mais de fait elle est à peu près indépendante. Ch.-l., Djoulamerk, à 93 kil. S. de Van.
DJOUNYR ou SO UN UR, Jooneer des Anglais, ville de l'Inde anglaise (Bombay), dans l’ancien Aurengabad, par 71° 60’ long. E., 19° 12’ lat. N. Ruines d’édiûces turcs taillés dans le roc. — Le district de Djounyr est situé à l’E. de la chaîne des Chattes occident. ; il a pour ch.-l. Pouna, et est arrosé par un nombre inflni de rivières dont les principales sont la Bima, la Pouna et la Moula.
DJOUR1A , Jooria des Anglais , ville de l’Inde médiate, dans le Guzzerat, sur le golfe de Katch, à 220 kil. E. d’Ahmedabad, par 68® 10’ long. Ë. , 22° 37’ lat. N. Bon port, grand commerce. Détruite en partie par un tremblement de terre en 1819.
DJOWAR, Jowaur des Anglais, ville de l’Inde anglaise (Bombay), dans l’ancien Aurengabad, ch.-l. d’un district de même nom, par 71° 20’ long. E., 19° 56’ lat. N. — Le district de Djowar, qui occupe une grande partie du Konkan septent., est borné au N. par le Guzzerat, et à l’O. par la mer d’Oman : il est arrosé par la Veytarnah et la Souria, le Styx des mythologues hindous.
DLUGOSZ (Jean), dit aussi Longinus, historien polonais, né à Brzeznice en 1415, d’une famille noble, prit une part importante aux affaires du royaume, fut chargé de plusieurs missions diplonatiques, fit le voyage de Palestine, fut nommé à ion retour archevêque de Lemberg , et mourut à Cracovie en 1480, avant d’avoir été consacré. On a de lui plusieurs ouvrages dont le plus remarquable est intitulé : Historiée Polonicœ usque ad annum 1480 libri XIII , Leipsick, 1711, 2 vol. in-fol.
DMITRI. Voy. dimitri et démétrius.
DM1TROV, ville de la Russie d’Europe (Moscou), à 66 kil. N. de Moscou; 3,200 hab. Draps, porcelaine, tanneries. Cette ville fut fondée en 1 154 ; elle a plusieurs foisaervi d' apanage à des princes russef et a été souvent ravagée par la guerre et par la peste.
DNIEPR ou DNIEPER, Dunapris ou Borysthenes, rivière de la Russie d’Europe, sort du gouvernement de Smolensk, arrose les gouvernements de Mohilev, de Minsk, de Tchernigov, de Pultawa, d’Iékatérinoslav, de Kherson, de la Tauride, et tombe dan3 la mer Noire par une large embouchure dite golfe du Dniepr. Son cours est d’environ 1,600 kil. Il reçoit de nombreux afiluents, dont les principaux sont : la Bérézina et le Pripetz à droite ; à gauche, la Desna et le Psioul.Son cours est embarrassé par des blocs de granit et des bancs de craie qui donnent naissance à plusieurs cataractes. Le Dniepr n’a qu’un pont, celui de Kiev; encore s’enlève-t-il au commencement de l’hiver. Ses eaux sont très poissonneuses.
DNIESTR ou DNIESTER, Hamster ou Tyras, ivière de la Russie d’Europe, sort des monts Krapacs en Galicie, coule d’abord au N., puis au N. E., et ensuite au S. E.; passe à Sambor, Halicz, Mariampol, Zaleszczyski , Mohilev, et tombe dans la mer Noire au-dessous d’Ovidiopol, après avoir reçu le Sered, la Podharca, le Reout. Cours, 660 kil.
DOBAROA, Coloe, ville d’Abyssinie, à 110 kil. N. d’Axoum, était très florissante il y a trois siècles, et passait pour la clef du pays du côté de la mer.
DOBBERAN, Dobranum, bourg du grand-duché de Mecklembourg-Schwérin, à 68 kil. N. E. de Sehwérin, à 4 kil. de la mer Baltique; 1,500 hab. Église où sont les tombeaux des anciens ducs de
Mecklembourg. Aux environs, bains de mer. C« bourg doit son origine à un ancien couvent de l’ordre de Cîteaux.
DOBOKA, comitat de la Transylvanie, dans le pays des Hongrois, est borné au N. par le district de Bistrilz, au S. par le comitat de Klausenbourg'. et à 10. par celui de Krasna ; il a 160 kil. sur 16, et environ 13,600 familles. Ch.-l., Szek.
DOBRZYN, nom commun à deux villes de la Russie d’Europe (Pologne), l’une à 28 kil. N. O. de Plock, 1,500 hab.; l’autre à 30 kil. N. O. de Lipno ; 1,200 hab.
DOBSINA, Dobschau en allemand, ville des Etats autrichiens (Hongrie), dans le comitat de Gœmœr, à 22 kil. N. O. de Rosenau ; 4,000 hab. Mines de fer, cuivre, cobalt. Forges et fonderies.
DOCE, riv. du Brésil, naît dans la prov. de Minas- Geraës, et tombe dans l’Atlantique par 42° 11’ long. O., 19° 36’ lat. S., après un cours de 400 kil.
DOCTRINAIRES. Voy. doctrine chrétienne (Pères de la).
DOCTRINE CHRÉTIENNE (Pères de la) ou DOC¬ TRINAIRES , congrégation religieuse fondée en 1692 par César de Bus, à Avignon, et qui se consacra exclusivement dans l’origine à l’instruction des enfants du peuple dans les campagnes; elle accepta depuis des collèges et eut des établissements florissants. Une fraction des Doctrinaires, ayant refusé de faire des vœux, se sépara en 1619 de César de Bus et se réunit aux Oratoriens. — César de Bus forma aussi une eongr. de filles de la Doclr. ( Ursulines ).
doctrine chrétienne (Frères de la), ou plus exactement Frères des Écoles Chrétiennes , religieux non ecclésiastiques, institués à Reims, en 1681, par J. -B. de La Salle, chanoine de cette ville, pour enseigner gratuitement aux enfants du peuple les éléments de la religion et de l’instruction primaire. Cet ordre fut approuvé en 1724 par Benoît XIII. 11 a pris en peu de temps une très grande extension, surtout en France, où réside le supérieur général. Les frères portent une grande robe de bure noire e-t un chapeau à cornes ; ils doivent vivre dans le silence et la retraite, tout entiers à leur vocation. On les désigne souvent dans le peuple sous le nom de Frères ignorantins , ou simplement sous eelui de Frères. Cet ordre a survécu à la suppression des autres ordres religieux, et il rend encore les plus grands services k l’éducation. Voy. la salle et saint yon
DODD (Guillaume), écrivain anglais, né à Bournu (Lincoln) en 1729, reçut les ordres et devint chapelain du roi et précepteur du fils du comte de Chesterfield. Entraîné par des passions déréglées à des dépenses au-dessus de sa fortune, il fit une fausse lettre de change au nom de Chesterfield et fut pendu (1777). 11 a composé plusieurs écrits en vers et en prose qui ont eu du succès; le plus estimé est: Pensées écrites en prison , qu’il rédigea dans les jours qui précédèrent son supplice.
DODDR1DGE (Philippe), théologien anglais non conformiste, né à Londres en 1702, mort à Lisbonne en 1751, a surtout travaillé pour l’enfance. Il est auteur de plusieurs ouvrages, dont les principaux sont : Sermons sur l'éducation des enfants, 1732 ; Sermons aux jeunes gens , 1735; Sermons divers, 1736, traduits en français par Bertrand de Genève; i Interprète des familles , paraphrase de l’Écriture, 1739-56; la Naissance et les progrès de la religion dans [âme, traduit en français par Vernède, Bâle, 1754, in-8 ; Cours de lectures sur différents sujets, 1763, traduit en français, Liège, 1768, 4 vol. in-12.
DODOENS (Rembert) ou DODONÆUS, savant hollandais, né dans la Frise en 1617, cultiva avec succès l’astronomie, la médecine et surtout la botanique ; fut médecin des empereurs Maximilien il et Rodolphe II, et mourut à Leyde en 1686. On distingue dans le nombre de ses ouvrages : Frumen*
MER — 503 — JDOHN
torum et leguminum historia , Anvers, 1566, in-8; J Florum et coronariarum odoratarumque herbarum historia , 1568, in- 1 2 ; Purgantium radicum , herbarum historia , 1574, in-8; Stirpium hisloriæ libri XXX, 1516, in-fol. (traduit en français par L’Ecluse, sous Le titre à' Histoire des plantes, Anvers, 1557, in-fol.); Medicinalium observationum exempta tara, 1585, in-8; Historia vilis , 1580. 11 travailla en commun avec L’Ecluse (Clusius) etLobel.
DODONE, Dodona (auj. Heloni-Mon, bourg au S. E. de Castrissa), ville d’Ëpire, en Chaonie, au pied du Tomarus, au milieu de vastes forêts, était le sanctuaire du culte pélasgique, et avait un oracle de Jupiter, l’un des plus célèbres comme des plus anciens de la Grèce. Les prophéties étaient rendues par un chêne , nommé Y arbre fatidique ; la prêtresse interprétait tantôt le bruissement des branches, tantôt le son rendu par des vases de cuivre suspendus à l’arbre sacré, tantôt le chant des colombes cachées dans son feuillage. Pendant un temps les réponses furent données au moyen d’une source sacrée.
DODSLEY (Robert), littérateur et libraire anglais, né en 1703 à Mansfleld (Nottinghamshire), mort en 1764, avait été d'abord laquais et commença à se faire connaître par un petit recueil en vers intitulé: la Muse en livrée , qui lui concilia l’estime de Pope. On a de lui en outre: la Boutique de bijoux, 1735, traduit en 1767 ; le Roi et le Meunier de Mansfield, 1736 , farce qui eut un grand succès, traduite avec plusieurs autres de ses pièces par Patu, 1766: Cléone, tragédie, 1758; l'Économie de la vie humaine, 1748, traité de morale en style oriental, plusieurs fois traduit en français, et des Fables en vers qui ont été
ariflaj trnrl ni fpa
DODWELL (Henri), né à Dublin en 1641, mort en 1711, se livra avec ardeur aux sciences ecclésiastiques , quoiqu’il fût laïque. Il se lia étroitement avec Lloyd, évêque de Saint- Asaph; fut nommé *n 1688 professeur d’histoire à Oxford, et se üt bientôt destituer pour avoir refusé le serment d’allégeance. On a de lui de savantes dissertations sur saint Cyprien, saint Irénée, Sanchoniathon; des notes sur Velléius Paterculus, Xénophon, Denys d Halicarnasse ; une belle édition des Petits Géographes grecs, Oxford, 1698, etc. ; mais il est surtout connu par de hardis paradoxes qui l’engagèrent dans de vives disputes avec Clarke, Norris, Baxter, Burnet. C’est ainsi qu’il soutenait que l’âme était mortelle de sa nature, et que l’immortalité lui était conférée par un don de Dieu et par le ministère des évêques ; que lee quatre Évangiles avaient été rédigés du temps de Trajan, etc. — Son ûls aîné, Henri Dodwell, publia en 1742 un pamphlet anonyme intitulé : le Christianisme non fondé en preuves , où il attaquait la révélation, tout en affectant du zèle pour le christianisme. — William Dodwell, frère du précédent, né en 1709, mort en 1788, entra dans le cierge anglican et devint archidiacre de Berks. On a de lui une Libre Réponse aux Libres Recherches du docteur Middleton, et un grand nombre de Sermons, parmi lesquels s’en trouve un contre le livre de son frère, le Christianisme non fondé, etc.
DOEBELN, ville du roy. de Saxe, à 12 kil. E. de Leisnig, dans une île de la Mulde; 4,200 hab.
DOEMITZ, ville du grand-duché de Mecklembourg-Schwérin, au confluent de l’Elbe et de l’Eide, à 60 kil. de Schwérin ; 1,700 hab. Châleau-fort, écluse pour inonder les approches. Distilleries, brasseries, fabrique de tabac.
DOER1NG (Georges-Chr.-Guillaume Asme), poète allemand et auteur fécond, naquit à Cassel (Hesse) en 1789, et mourut en 1833. On lui doit 2 drames: Cervantes, 1809, et Albert-le-Sage, 1825: 4 tragédies : Posa et le Fidèle Eckert, 1822; Zénobie, 1823; le Secret du tombeau, 1824; une foule d’opéras, la plupart réunis dans les Nouvelles dramatiques (1831),
plusieurs Romans et nouvelles en prose et en vers. Il fournit aussi un grand nombre d’articles aux journaux littéraires de l’Allemagne, et fonda luimême deux journaux, l’Iris, en 1816, et le Kaléidoscope, en 1819.
DOESBURG, ville de Hollande (Gueldre), à 13 kil. S. de Zutphen, au confluent du Vieux et du Nouvel- Yssel ; 2,400 hab. Prise par Louis XIV en 1672.
ÜOFRINES, dites aussi Alpes Scandinaves, chaîne de montagnes qui traverse dans toute sa longueur la péninsule Scandinave en séparant la Norwége de la Suède, et en formant la ligne de partage des eaux entre la Baltique et la mer du Nord. Elle prend successivement du N. au S. les noms de Kiœlenûeld, Langüeld, Dovertield, SogneÛeld, Hardangerüeld, Jongletield. Sou point culminant, le Sneehoetlan (ou bonnet de neige), a 2,548 mètres. Les Dofrinessont les montagnes les plus riches de l’Europe en mines de fer et de cuivre. On y trouve aussi du plomb, de l’arsenic, du cobalt et de l’argent.
DOGADO, ancienne prov. de l’État de Venise, éiait située entre la Polésine au S., le Padouan h l’O., le T révisai; au N., et l’Adriatique à l’E. Elle comprenait quantité de petites îles réunies sous le nom de lagunes de Venise, savoir : les nombreux îlots qui forment la ville de Venise, plus Giudeca, St-George, St-Rasmo , Malamocco etc. , et un peu de terre ferme. Venise en était le ch.-lieu.
DOGES. On appelait ainsi le premier magistrat de plusieurs républiques italiennes, particulièrement de Venise et de Gênes. A Venise, le doge avait pour attributions principales : de décider la guerre ou la paix, de commander les armées, de nommer aux fonctions civiles et ecclésiastiques, de présider le sénat; mais il ue pouvait prendre aucune résolution sans l'assentiment du Conseil des Dix. La monnaie était frappée au nom du doge , mais non à ses armes; il ne pouvait choisir une épouse ailleure qu’4 Venise; il devait aussi en entrant en charge se fiancer avec l’Adriatique, usage qui faisait sans doute allusion à l’empire que Venise avait sur les mers. Le premier doge fut Paulucci Anafesto (697), et le dernier Ludovico Marini qui était en exercice lorsque la république de Venise fut conquise par les armes françaises (1797). Les doges vénitiens les plus célèbres sont les Dandoio, les Faliero, les Tiepolo et les Gradenigo (Voy. ces noms). — A Gênes, la dignité de doge fut créée en 1339 et fut d’abord conférée à vie; le doge devait être de famille plébéienne et de la faction gibeline. Parmi ces doges perpétuels nous citerons les noms de Guarco, Montaldo, Fregoso et Adorno. En 1528 André Doriachangea la forme du gouvernement : il fit décréter qu’on élirait un nouveau doge tous les deux ans et qu’il serait choisi parmi les familles aristocratiques; ce doge devait en outre partager le pouvoir avec un conseil de 400 membres choisis dans la noblesse. Les Spinola, les Doria, les Grimaldi, les Impérial! , les Durazzo, les Balbi, les Pallavicino, etc., sont les plus célèbres de ces dernierg doges. Gênes cessa d’avoir des doges en 1797, lors de l’occupation de cette république par les armées françaises.
DOGGER-BANK , banc de sable de la mer du Nord , entre l’Angleterre , la Hollande et le Danemark, par 54° 10 -67° 23’ lat. N. et 1° 21’ -4° 17' long. E., est fort étendu. Il est très fréquenté pour la pêche de la morue. Il s’y livra un célèbre combat naval entre les Hollandais et les Anglais, le 5 août 1781.
DOGNACZKA, bourgde Hongrie (K rasso), à 12 kil. S. de Boksan. Aux environs, mines d'argent, fer, plomb, cuivre.
DOHNA (comtes de), ancienne et illustre famille d’Allemagne , originaire de la Gaule Viennoise (Dauphiné), fut transportée en Allemagne par Gharlemagne (806), pour défendre les frontières de l’empire contre les WendeB. Elle tire son nom du chà-
DOLC
teau de Dohna ou Donye, situé à quelques kil. S. E. de Dresde. Le titre de burgrave était héréditaire dans cette maison. Elle a produit un grand nombre de personnages distingués. Les principaux sont : Fabien, burgrave de Dohna, né en 1560, mort en 1622; il fut le compagnon d’enfance d’Albert, premier duc de Prusse, parcourut la France et l'Italie, puis entra au service de Jean-Casimir, compte palatin, qui le chargea de plusieurs missions, et reçut le commandement d'un corps de troupes allemandes envoyé au secours de Henri IV, roi de France. De retour en Prusse, il reçut de l’électeur de Brandebourg, Jean- Frédéric, le titre de grand-burgrave du duché de Prusse, 1604. — Acace, burgrave de Dohna, neveu du précédent, né en 1581. Après un voyageen France, il fut nommé gouverneur du fils de l'électeur palatin, et fut, dans la suite, chargé de plusieurs missions diplomatiques parson élève, Frédéric V, électeur palatin et roi de Bohème. Après les désastres de ce prince, Dohna se retira en Prusse, où il mourut en 1647. — Dideric, burgrave de Doh na, né en 1681, mort en 1 620. Il entra au service de Maurice de Nassau, général des Provinces-Unies, passa à celui de l’électeur de Brandebourg, puis rejoignit son frère Acace à la cour de Frédéric V. 11 possédait parfaitement les langues latine, française, espagnole et polonaise. — Frédéric, bourguemestre de Dohna, de la famille des précédents, acheta, en 1667 la seigneurie de Coppet en Suisse, reçut le droit de bourgeoisie à Berne, et occupa une place dans le grand-conseil de ce canton. 11 donna pour précepteur à ses trois fils le célèbre Bayle. — Alexandre, comte de Dohna, feld-maréchal des armées prussiennes, premier ministre d’état de Frédéric 1 et Frédéric-Guillaume 1er: il avait été gouverneur de ce dernier. 11 mourut en 1728.
DOIL, riv. de France. Voy. authion.
D01RE BALTËE, Dora Baltea des Italiens, Duria Major des anciens, riv. d’Italie, qui prend sa source au pied du Petit— St— Bernard, arrose Aoste et Ivrée, et tombe dans le Pô entre Grescenti no et Brusasco, après 176 kil. de cours. — Elle a donné son nom à un dép. de l’empire français dont Ivrée était le ch.-l.
DO ire ripaire , Dora Biparia des Italiens, Duria Minor des anciens, riv. d'Italie, au S. de la précédente, sort du versant oriental des Alpes Cottiennes, traverse la province de Suse, et va grossir le Pô un peu au-dessous de Turin après 120 kil. de cours.
DOKKUM, ville de Hollande (Frise), à 19 kil. N. E. de Leeuwarden, à 9 kil. de la mer, à laquelle elle communique par un large canal ; 3,200 hab. Patrie de l’astronome Gemma Frisius.
DOL, ch.-l. de canton fllle-et-V’ilaine), à 6 kil. S. E. de St-Malo; 3,990 h. Ane. évêché. Coll. Cidre.
DOLABELLA (P. Corn.), gendre de Cicéron, embrassa pendant la guerre civile le parti de César, servit sous ce général à Pharsale , à Thapse et à Munda. Il fut successivement tribun, consul (44 av. J.-C.), et gouverneur de Syrie. Après la mort de César, il fut dépouillé de son gouvernement par Cassius, et s’en vengea en faisant périr Trébonius, gouverneur de. l’Asie Mineure, et l’un des meurtriers du dictateur. Déclaré pour ce meurtre ennemi de la république, il s’enferma dans Laodieée, et y fut assiégé par Cassius, qui le réduisit à se donner la mort, l’an 43 avant J.-C. Dolabella était très petit : Cicéron, le voyant un jour ceint d’une épée fort longue, lui dit plaisamment ; « Qui vous a donc attaché à cette épée? »
DOLCE ou DOLC1 (Carlo), peintre italien, né à Florence en 1616, mort en 1686, excellait surtout dans le portrait. On lui doit aussi plusieurs tableaux très estimés , entre autres : Jésus-Christ dans le jardin des Oliviers , qu’on voyait au musée du Louvre avant 18)6; Hèrodiade portant la tête de saint Jean - Baptiste ; une Sainte Cécile ; Jésus -Christ bénissant le vain: la Vierge allaitant Noire-Sei -
DOLG
gneur. Ce dernier a été gravé par François Bartolozzi
DOLE , Dola Sequanorum ej Didattium , ch -I d’arr. (Jura), près du Doubs et sur le canal du Rhfc au Rhône, qui y prend son origine, à 47 kil. N. de Lons-le-Saunier; 10,187 hab. Belle église de Notre- Dame, b. collège (jadisaux Jésuites). Produitschimimuos; mécaniques hydrauliques, etc Quelques restes de monnmenls romains. — Dôle est très ancienne; elle éf ut la cap il. de la Franche-Comté a^ant Besançon, et eut tin parlement, et une univer«it ,-él., créée en 1422. Charles-Quint la fortifia en 1530 ; le prince de Condé l’assiégea vainement en 1636, mais LouisXIT la prit et la démantela en 1674, et transféra le siège du gouvernement à Besançon.— L’arr. de Dôle a 9 cantons (Chaumergy, Chaussin, Chemin, Dampicrre, Gendrey, Montbarrey, Montmirey-le-Château, Rochefort, plus Dôle), 156 comm., et 74,640 hab.
dôle (la), un des plus hauts sommets de la chaînedu Jura, est située en Suisse (pays de Vaud), à 26 kil. N. de Genève, 1,690 mètres au-dessus du niveau de la mer; de cette hauteur, on voit le Mont- Blanc et toute la chaîne des Alpes, depuis le Saint- Gothard jusqu’au mont Cenis.
DOLET (Etienne), savant du xvie siècle, connu surtout par sa fin déplorable, naquit à Orléans en 1509, île parentsdistingués. Il futdans sa jeunesse secrétaire d’ambassade à Venise, puis étudia la jurisprudence à Toulouse, où il se fit, par son humeur turbulente, des querelles avec le parlement. Vers 1534 , il s'établit imprimeur àLyon. Il s’attira dans cette ville de nouvelles difficultés par son caractère satirique et par la publication d’ouvrages entachés d'hérésie. Deux fois mis en prison, il fut bientôt relâché ; maisayantdonné lieu à de nouvelles plaintes, il fut incarcéré une 3* fois. La Sorbonne le condamna comme hérétique, et François 1er, qui l’avait d’abord protégé, l’ayant abandonné, il fut amené de Lyon à Paris pour y subir le supplice : il fut pendu, puis brûlé en place Maubert (1546). On dit que, voyant le peuple attendri, il fit lui-mème ce vers en allant au supplice
Non dolet tpte Volet , ted pia turba dolet.
Son crime était, selon les uns, d’avoir professé l’athéisme, selon les autres, de s’être montré favorable aux opinions de Luther. Ses principaux ouvrages sont: Commentarii linguœ latinœ , Lyon, 1 536- 1538, 2 vol. in-fol . ; Formula: latinarum locutionum, 1539; De Imilaiione Ciceroniana, 1636 et 1540, où il combat Érasme. Il a aussi laissé des poésies latines et françaises fort médiocres, des traductions de Platon, de Cicéron, des pamphlets de circonstance, dont un sur son second emprisonnement, intitulé : Second Enfer d' El. Dolet , 1544, et un autre où il demande qu 'il soit loisible de lire l’Écriture en langue vulgaire , qui fut brûlé.
DOLGELLY , ville d’Angleterre (principauté de Galles), dans le comté de Merionetli, à 44 kil. S. E. de Caernarvon ; 4,000 hab. Lainages et drap grossier,
DÜLGOROUKI (princes), illustre famille russe, qui fait remonter son origine à saint Vladimir et à Burik, tige des grands-ducs de Russie. Son nom, qui signifie longue main, fut porté pour la première fois, au xne siècle, par Georges, 8e fils de Vladimir Monomaque. Elle a fourni un grand nombre de généraux et d’hommes d'état distingués nous citerons^ Jacques Fedorovitch Dolgorouki, ne en 1639, mort en 1720, qui fut en 1687 chef de la première ambassade russe envoyée en France et en Espagne. Rentré en Russie, il combattit d’abord contre les Turcs, puis contre le roi de Suède, Charles XII, qui le fit prisonnier à Narwa. Après dix ans de captivité, il larvinl à s’échapper et revint à Saint-Pétersbourg,
1 fut nommé sénateur en 1702 et se distingua dans cette charge par sa franchise et par la fermeté avec laquelle il sut résister aux volontés souvent despotiques de Pierre-le-Grand. — Iwan, prince de Dolgorouki, petit-neveu du précédent, s'empara de
DOLQ — 505 — DOMB
1 esprit de Pierre II, czar de Russie, avec lequel il avait été élevé, et Ût exiler Menzikoff; à l’avénement de l’impératrice Anne, il fut envoyé lui-même en Sibérie avec sa femme, et quelques années après (1738), il fut mis à mort avec la plus grande partie de sa famille sur les plus faibles soupçons. — Parmi les membres de cette famille qui survécurent à ce tragique événement, nous pouvons mentionner Yasili Dolgorouki , général en chef sous Catherine 11, qui força les lignes de Pérékop en 1771 et mérita le nom de Krymski [>our avoir conquis la Crimée ; — et Iwan-Mikaïlovitch Dolgorouki, né en 1764, moii en 1824, qui s’est distingué comme poète et à qui on doit des odes, des épitres philosophiques et des satires. Ses œuvres complètes parurent sous ce titre: Etat de mon âme, ou Poésies du prince J.-M. Dolgorouki, Moscou, 1819.
D'OLIVET. Voy. olivet et fabre d’olïvet.
DOLLART (golfe de), golfe de la mer du Nord, à l'embouchure de l’Ems, entre les prov. de Groningue (Hollande) et de Frise orient. (Hanovre) ; il a de 30 à 35 kil. d’enfoncement sur 15 de large. 11 fut formé en 1277 par deux éruptions de la mer qui engloutirent 3) villages et 100,000 hab.
DOLLE (la), montagne de Suisse. Voy. dôle.
DOLLEREN , riv. de France, naît dans les Vosges, passe à Massevaux (H.-Rhin), et se jette dans 1111.
DOLLOND, famille d'opticiens anglais. Jean Dollond, né en 1706, mort en 1762, issu de réfugiés français, était d'abord fabricant de soie ; i) étudia seul les mathématiques, et ayant formé ses deux flls, Pierre et Jean Dollond, il se consacra avec eux à la fabrication des instruments de mathématiques et d’astronomie. Ils ont perfectionné les lunettes achromatiques, les télescopes réfringents et le micromètre.
DOLOMIEC, village du dép. de l’Isère, au N. O. et près de la Tour-du-Pin; 1,300 hab., donnait jadis son nom à un marquisat.
DOLOM1EU ( Déodat-Guy-Sylvain-Tancrède GRATET DE ) , géologue et minéralogiste français, né en 1750, au château de Dolomieu en Dauphiné, mort en 1801, membre de l’ Institut, ingénieur et professeur à l’École des mines et au Muséum d’histoire naturelle, a enrichi la science de différents ouvrages sur les substances volcaniques et. sur des questions soit générales, soit particulières, de géologie et de minéralogie. 11 parcourut à pied pour faire ses observations la plus grande partie de l’Europe, et visita Malte, le Portugal, !a Sicile, ia Calabre, l’Italie, le Tyrol, la France, les montagnes de la Suisse et de la Savoie, et l’Egypte pendant l’expédition française dont il üt partie, il était entré jeune dans lordre de Malte, mais il le quitta après y avoir éprouvé toutes sortes de tracasseries. Au retour de l’expédition d’Egypte, il fut jeté sur les côtes du royaume de Naples, et y subit pendant 21 mois la plus dure captivité. Les plus remarquables de ses ouvrages sont : la Philosophie minéralogique, Paris, 1802, in-8 ; Sur la nécessité d'unir les connaissances chimiques à celles de minéralogiste, dans le Journal des Mines , 1 7 97 ; Voyage aux îles de hipari , suivi d’un Mémoire sur une espèce de volcan d’air , et d’un autre sur la température du climat de Malle , Paris, 1783, in-8; Sur le tremblement de terre de la Calabre , Rome, 1784, in-8; Sur les îles Ponces et les produits volcaniques de l'Etna , Paris, 1788, in-8; Sur les volcans éteints du Val-di-Noto ; Sur un voyage à l'Etna en juin 1781, etc. (dans le Voyage de l'abbé de Si-Non), etc. Les minéralogistes ont donné en son honneur le nom de dolomie à une espèce de pierre calcaire.
DOLOPES, ancien peuple de la Thessalie, au S. O., tu pied du Pinde, et sur les confins de 1 Etolie et de l’Epire. Leur pays était traversé par 1 Achéloiis. ils Tinrent à Troie, sous la conduite de Phénix.
DOLORËS (NOSTRÀ-6ZNORA-DE-LOS), ville de la
Confédération mexicaine, à 35 kil. N. O. de Guanaxuato. G est là qu éclatèrent les premiers troubles qui amenèrent l’indépendance du Mexique (1810)
DOM ou DON, de dominus , seigneur, titre d honneur, usité en Espagne et en Portugal, ne s’appliquait d’abord qu’aux princes et aux seigneurs; il n'est plus auj. qu’une forme de politesse. — Ce nom est aussi appliqué aux religieux de certains ordres qui ne recevaient que des nobles, par ex. aux Bénédictins, aux Chartreux, etc. On dit qu’il fut primitivement porté par le pape, d’où il passa aux évêques et aux seigneurs, et enfin aux simples moines. Devant les noms de religieux, on écrit toujours dom.
DOMAIRON (L.), littérateur, né à Béziers en 1745, mort en 1807, fut professeur à l’Ecole Militaire depuis 1778 jusqu’à la révolution; devint au rétablissement des études professeur de belles-lettres, et principal à Dieppe, puis fut nommé inspecteur de l’instruction publique. On a de lui plusieurs ouvrages de littérature et d'histoire, dont les plus estimés sont : Principes généraux des Belles-Lettres , 1785, 2 vol. in-1 2, et 1802, 3 vol. in-12; les Rudiments de l'histoire , 1801, 4 vol. in-12.
DOMART, vilie de France. Voy. dommart.
DOMAT (Jean), savant jurisconsulte, né à Clermont en Auvergne en 1625, mort en 1695, fut avocat du roi au présidial de Clermont, et consacra toute sa vie à l’étude du droit. Le droit romain avant lui était un véritable chaos; il fit jaillir la lumière au milieu de cette obscurité, en replaçant les lois "'omaines dans leur ordre naturel, et en élaguant tout ce qui dang ces lois était absolument étranger à nos mœurs et à nos usages. Ses plus importants ouvrages sont : Lois civiles dans leur ordre naturel ; le Droit public ; I.egum dclectus. Ce rîer.i. n’est qu'un choix en latin des lois les plus usuelles renfermées dans les recueils de Justinien. Ces div. ouvrages ontété imprimésensemble, Paris, 1717, in-fol.; avec des additions d’Héricourt sur le droit public, Paris, 1724, 2 vol. in-fol.; avec les notes de Boucheul, Berroyer et Chevalier, 1744 2 vol.; et enfin avec le supplément de Dejouy, 1755-67 , et 1777 , 2 vol. infol.; iis or.t été réimprimés, en 4 vol. ln-8, 1828-30, par J. Rémy, avec les art. correspondants de nos codes. Domat était janséniste et grand ami de Pascal.
DOM BES(paysde), ancien paysde France, compris an nombre des pays savoyards du grand-gouv. de Bourgogne, entre la Bresse, le Lyonnais, le Beaujolais et le Maçonnais, formait une principauté qui, après avoir fait partie du roy. de Bourgogne, appartint aux maisons de Beaujcn, de Bourbon et d’Or'éans: capit», Trévoux. Ancien parlement (k Trévoux). — Etangs.
üOMBOU, ville du Sahara à 440 kil. S. E. de Bilma. On trouve aux environs d'immenses lacs salés qui sont peut-être le. Palus Chelomdes de Ptolémée
Û0M60VITZA, riv. de Valaehie, sort du mont Tamas en Transylvanie et se jette dans l’Ardjich.
DOMBROWSKl (Henri-Jean), général polonais, né près de Cracovie en 1755. prit les armes en 1791 pour défendre la Pologne, remporta plusieurs avantages sur les Russes et les Prussiens, mais fut néanmoins obligé de se réfugier en France (1796); il y forma une légion polonaise, et la commanda pendant 1 expédition d’Italie En 1806, après la victoire d léna, Dombrowski courut en Pologne, et y rassembla plus de 30.000 combattants, qui vinrent grossir l’armée française. 11 fut nommé commandant de la 3* division du grand-duché de Varsovie (1809), et repoussa les Russes qui avaient envahi 1» Pologne. En 1812, après avoir fait les plus grand» efforts pour couvrir la retraite de la grande armée, il ramena les débris de l’armée polonaise en-deçà du Rhin. En 1815, Dombrowhki fut nommé général de la cavalerie et sénateur palatin du nouveau royaume de Pologne; mais il ne jouit pas longtemps de ces nouvellea dignité» et mourut en 181 S,