DUCA
DUBR1S, ville de la Bretagne anc., auj. Douvres.
DUBUAT NANÇAY (L.-G.), historien et écrivain politique, né en 1732 dans une petite ville de Normandie, mort en 1787, fut élève du chevalier Folard, auprès duquel il puisa une rigidité de principes qui ne l'abandonna jamais. Après avoir été ministre de France à Dresde et à Ralisbonne , il quitta les affaires , se fixa en Allemagne , et s’y maria. Ses principaux écrits sont : Les Origines, ou l'ancien gouvernement de la France, de l' Allemagne, de l'Italie, etc., La Haye, 1757, et une Histoire ancienne des peuples de l'Europe, Paris, 1772, 12 vol. On regrette que ces ouvrages, fort savants d’ailleurs, soient écrits avec peu de méthode et d’élégance.
DUC (de dux, général). L’origine de ce titre remonte aux premiers temps de l’empire romain. On voit sous l’empereur Probus, en 276, le titre de dux porté par les généraux d’armée et bientôt après par les proconsuls et les préteurs. Au vie siècle les ducs sont chargés du gouvernement des provinces, avec des pouvoirs civils et militaires; on comptait 13 ducs dans l’empire d’Occident, et 12 dans celui d'Orient. L'invasion des Barbares permit à la plupart des ducs de se rendre indépendants dans leurs gouvernements : tels furent les ducs des Bavarois et des Alemani. En France, dès le vin* siècle, Eudes, duc d’Aquitaine, transmit le premier son duché à 6es descendants, et au xe siècle, sous les derniers Carlovingiens , tous les ducs avaient érigé en principautés héréditaires les gouvernements qui leur (étaient confiés. Sous les Capétiens la puissance territoriale des ducs diminua à mesure que grandit le pouvoir royal, et le titre de duc finit par n’être plus qu’une dignité. On distinguait les ducs et pairs, qui siégeaient au parlement; les ducs héréditaires, et les ducs à brevet, dont le titre n’était point transjmissible. Une ordonnance de Charles IX, rendue en 1566, établit que las duchés héréditaires seraient réversibles à la couronne à défaut de mâles.
DUCANGE (Charles dufresne), historien etglossateur, né à Amiens en 1 6 1 0, mort en 1688, fut trésorier de France à Amiens, puis vint se fixer à Paris (1668), pour se livrer tout entier à ses recherches savantes. On a de lui : Glossarium médité et infimœ latiniiatis, 1678, 3 vol. in-foL, avec un supplément de Carpentier, 1766, 4 vol. in-fol.; Glossarium medice et infimœ grœcitatis, 1688, 2 vol. infol., ouvrages indispensables pour la lecture des écrits du moyen âge; Histoire de Constantinople sous les Empereurs français , 1657, in-f°, faisant suite à YHist. de la conquête deVille-Hardouin. il aété l’édit, d’ouvr . précieux pour les études historiq. : Hist. de S Louis par Joinville, 1668, in-fol. ; Hisioria Byzantina , 1680, in-fol.; Zonaras, 1686, 2 vol. in-fol. Ilaenoutre laissé un grand nombre de manuscrits qui se trouvent à la Bibliothèque royale. Le Glossarium lati nilatis a été abrégé par Adelung. MM. Didot en donnent une nouv. édit, refondue, 1840-50, 8 v. in-4.
DUCANGE (Victor), romancier et auteur dramatique, né en 1783 à La Haye, mort en 1833, était fils d’un secrétaire de l’ambassade française en Hollande.
Il obtint sous l’empire un emploi dans le ministère du commerce, mais ayant perdu cette place à la Restauration, il s’adonna à la littérature; il fronda dans ses écrits les abus de l’ancien régime qu’on voulait faire revivre, et s’attira par là de perpétuelles vexations. Ses principaux ouvrages sont: Valentine ou le Pasteur d’Uz'es, 1821, où il flétrit les massacres de 1815 (il subit pour ce livre 7 mois de prison) ; Léonide ou la Vieille de Surène, 1825 ; la Luthérienne ou la Famille morave, 1827, et Trente Ans de la vie d’un joueur, mélodrame fait en commun avec le pseudonyme Dinot , et qui a eu une vogue prodigieuse.
DUCAS, famille grecque qui fournit plusieurs empereurs à Constantinople, Voy. Alexis v, Constantin xi, jeapi iii, etc.
* — DüCR
ducas (Michel) , issu de la famille impériale des Ducas, et contemporain delà prise de Constantinople par Mahomet II, a écrit l’histoire de l’empire d’Orient depuis Jean Cantacuxène jusqu’à la chute de l’empire. Cette histoire a été publiée au Louvre en 164S in-fol., et fait partie de la Byzantine; elle a été traduite en latin par Boulliau, et en français par le président Cousin.
DUCASSE (J. -B.), marin, né dans le Béarn vers 1650, mort en 1715, se distingua de bonne heure par son intrépidité, fut nommé en 1691 gouverneur de St-Domingue, devint chef d’escadre et lieutenant-général des armées navales. S'étant mis à la tète des flibustiers de St-Domingue, il fit beaucoup de mal aux Anglais, et battit l'amiral Benbow, 1701.
DUCATO, Leucate promont., cap situé à l’extrémité mérid. de l’île Sainte-Maure (îles Ioniennes), par 38° 32’ lat. N., 18° 13’ long. E. Voy . leucate.
DU CERCEAU (le Père), jésuite, né à Paris en 1670, se fit remarquer de bonne heure par son talent pour la poésie et pour le théâtre, composa plusieurs pièces qui furent jouées dans les collégei des Jésuites, fut produit à la cour et devint précepteur du prince de Conti. Il fut tué par son élève qui le frappa involontairement en maniant un fusil, 1730. On a du P. Du Cerceau des poésies latines, publiées en 1705, sous le titre de Carmina varia-, des poésies françaises (fables, contes, épîtres, épigrammes) , souvent réimprimées , et dont la meilleure édition est de 1785 ; des comédies, parmi lesquelles on remarque Grégoire ou les Incommodités de la grandeur , et dont le recueil a été publié en 1803, 3 vol. in-12 ; une Histoire de Thamas Kouli-khan , 1728 et 1742 ; la Conjuration de Rienzi, laissée imparfaite, et achevée par le P. Brumoy, 1733, M. Péricaud a donné en 1828 une édition des Œuvres de Du Cerceau (théâtre et poésies), 2 vol. in-8.
du cerceau (androuet). Voy. androuet.
DUCEY, ch.-l. de cant. (Manche), surlaSelune, à 9 kil. S. E. d’Avranclies ; 1,700 hab.
DUCHASTEL. Voy. duchatel.
DU CIIASTELET (Gabrielle-Ëmilie le tonnelier de breteuil, marquise), fille du baron de Breteuil, femme célèbre par son esprit, née à Paria en 1706, morte en 1749, fut mariée jeune au marquis du Chastelet, lieutenant-général. Elle avait étudié le latin, l’anglais et l’italien, ainsi que les sciences physiques et mathématiques. Elle était liée avec les hommes les plus distingués de son temps, principalement avec Voltaire, qui passa plus, années près d’elle à Cirey. On lui doit des Institutions de physique, avec une Analyse de la philosophie de Leibnita, 1740, et une traduction des Principes de Newton, publiée après sa mort par Clairaut, 1.756, avec un éloge de l’auteur par Voltaire. On a publié en 1806 des lettres inédites de la marquise du Chastelet.
DUCHATEL (P.), Castellanus , né à Arc en Barrois vers 1480, mort en 1552, étudia à Dijon sous le savant Turell, et fut, dès l’âge de 16 ans, en état d’enseigner le latin et le grec. A la recommandation d’Erasme, il fut employé pendant quelque temps à Bâle comme correcteur d’inmrimerie; puis il se mit à voyager, visita l’Italie, l’Egypte, la Palestine, la Syrie, la Grèce. A son retour, il fut présenté par le cardinal Du Bellay à François I qui, goûtant son esprit, le prit en affection, le nomma son lecteur ordinaire, l’éleva aux sièges de Tulle, de Mâcon, d’Orléans (1551), et en fit enfin son grandaumônier. Il jouit d’un grand crédit et s’en servit pour favoriser les lettres. Il était très tolérant et protégea tant qu’il le put Robert Estienne et Dolet. duchatel (tanneguy). Voy. tanneguy.
DUCHATELET. Voy. duchastelet.
DUCHÉ DE VANCY, poète, né à Paris en 1668, mort en 1704, était fils d’un gentilhomme de la chambre du roi JJ x?iut à madame de Maintenon et