‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 329 sur 1261 · DUR · texte numérisé non relu

DUR

DUREAU DE LA MALLE (J.-B.-René) , traducteur, né à Saint-Domingue en 1742, mort en 1807, vint étudier à Paris. Possesseur d’une brillante fortune, il se consacra tout entier aux lettres; 11 débuta par la traduction des Bienfaits de Sénèque, 1776; traduisit Tacite , 1793, 3 vol. in-8 (réimprimé en 1808 et 1816), et Salluste, 1808; il avait entrepris la traduction de Tile-Live quand il mourut. Sa traduction de Tacite a passé pour la meilleure jusqu’à la publication de celle de M. Burnouf. Dureau de la Malle avait été nommé membre du Corps législatif en 1802 et de l’Institut en 1804.

DUREGUM ou turicum, auj. zurich.

DUREN, Marcodurum s ville des Etats prussiens (prov. Rhénane), à 15 kil. S. E. de Juliers, sur la Rôtir; 8,500 liai). Draps, couvertures, etc. Aux environs, forges, papeteries. Charlemagne y tint deux champs-de-mai , 775 et 779. Elle devint ensuite ville impériale. Duren fut prise et incendiée par Charles-Quiut, 1543. Les Français la prirent en 1794, et la gardèrent jusqu’en 1814; elle fit pendant ee temps partie de l’empire français , et fut comprise dans le dép. de la Roër.

DURER (Albert), artiste célèbre, né à Nuremberg en 1471, mort en 1528, se distingua également comme peintre et comme graveur, perfectionna la gravure sur cuivre et sur bois, et inventa, selon quelques uns, la gravure à l’eau-forte. Il parcourut les Pays-Bas, visita Venise, Vienne, obtint la faveur des empereurs Maximilien I, Charles-Quintetde Ferdinand, qui employèrent fréquemment ses talents. Ses ouvrages sont nombreux ; on estime surtout parmi ses tableaux ; Adam et Ève, une Adoration des Mages , le Christ sur la croix environné d'une gloire. 11 a laissé un Traité des proportions du corps humain, 1525, traduit en français par L. Meigret, 1557, et a enrichi de ses dessins plusieurs ouvrages, tels que l’Arc triomphal et le Char triomphal de Maximilien, 1522; la Passion de J.-C., 1510; l’ Apocalypse, V Histoire de la vierge Marie, 1511. On admire dans les œuvres d’A. Durer une vérité parfaite; mais elles manquent quelquefois de grâce.

DUR ESN EL (J .-Fr. du bellay) , abbé de Sept- Fontaines, né à Rouen en 1692, mort à Paris en 1761, a traduit en vers Y Essai sur la critique et l’ Essai sur l'homme de'Pope, 1730 et 1737. 11 fut membre de l’Académie Française et de celle des Inscriptions.

DURFÉ. Voy. urfé (d’).

DURFORT, anc. fam.de Guyenne, tiraitsansdoute son nom de Durfort près de Sorèze (Tarn). Les princ. branchessontcellesdeDurasetdeLorges. V. cesnoms.

DURHAM, Dunelmum, ville d’Angleterre ch.-l. du comté de Durham, à 418 kil. N. de Londres, sur la NVear; 20,000 hab. Évêché, belle cathédrale gothique. Air très salubre. — Durham passe pour avoir été bâtie 70 ans avant la conquête romaine. — Le comté de Durham, situé au N. de l’Angleterre, sur la mer du Nord, entre ceux d’York au S., de Northumberland au N., a 71 kil. sur 44, et 412.000 hab. Riche et fertile au S., rocailleux et marécageux à 10. Chevaux, bétail eslimé; mines de houille, de fer et de plomb. Industrie métallurgique très active.

durham, comté de la Nouv.-Hollande, dans la Nouv. -Galles méridionale, entre 32°-32° 36’ lat. S. et 148° 3 -150° 15’ long. E.

DUR1A, nom commun à deux rivières delà Gaule Cisalpine, toutes deux affluents du Padus : l’une au S., dite Daria major (auj. Dora Baltea) , qui s’unissait au Paitus , au N. O. d 'Industria (Casai) ; l’autre au lN., dite Daria minor (auj. Dora riparia , ou simplement Dora) ; celle-ci se jetait dans le fleuve près d 'Augusta Taurinorum (Turin).

DUR1US, fleuve d’Hispanie, auj, le duero.

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