‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 33 sur 1261 · ALLE · texte numérisé non relu

ALLE

nombreux ouvrages de théologie et de philologie, dans lesquels on trouve plus d’érudition que de critique. Les plus importants sont : De Ecclesiœ occidenlalis et orientulis perpétua consensione , Col., 1648 ; De patria Horneri, Lugd., 1640, in-8. 11 a publié plusieurs ouvrages grecs, entre autres une dissertation d'Eustalhe d’Antioche sur l' Eugastrimylhe, à laquelle il a ajouté des recherches curieuses.

ALLAUCH (B.-du-Rh.), à 8 k. N. E. de Marseille.

ALLECTUS, aventurier breton, dans le IIIe siè cle, s’attacha à Carausius, général romain, qui avait usurpé la pourpre dans la Grande-Bretagne ; il devint son lieutenant, puis son meurtrier: il prit la pourpre à son tour, 294 , mais il fut vaincu et tué 3 ans après dans une bataille que lui livra Asclépiodote, général de Conslance-Chlore.

ALLEGANY ou ALLEGHANY (monts) ouAPALA- CHES, grande chaîne de mont, de l'Amérique N., dans les États-Unis, s’étend dans une longueur de 180 myriamètres depuis les confins do FAiabama et de la Géorgie jusqu’à Femboucnure du Saint- Laurent. Elle est remarquable par ses ramifications en un grand nombre de chaînes parallèles (jusqu'à C en Virginie), et se divise en 2 groupes : l’oriental ( montagnes Bleues, montagnes Vertes, montagnes Blanches), et l’occidental, qui porte le% noms de monts do Cumberland au S. et d’Allegany proprement dits au N.

allegany, riv. des États-Unis, sort du N. de la Pensylvanie, coule au N. O., puis au S. O., se joint au Monongahéla à Pittsburg et forme avec lui l’Ohio. — Plusieurs comtés et districts des États-Unis se nomment de même Allegany.

ALLEGEANCE (serment d ). On appelle ainsi le serment de fidélité que les Anglais prêtent à leur roi, et par lequel ils se lient à son égard en échange de la protection que le roi leur accorde. Ce nom d’allégeance vient d’arf legem, suivant les conditions. Ce serment fut introduit en Angleterre en 1606, par Jacques I, après la eonsp. des Poudres.

ALLEGRA1N (Christophe-Gabriel), sculpteur, né en 1710, fils d Étienne Allegrain, paysagiste, fut sculpteur du roi et membre de l’académie. On admire scs statues de Vénus, de Diane et de Narcisse qui sorti placées au musée du Louvre. M. en 1795.

ALLEGRE, ch.-l. de cant. (ll.-Loire), à 22 kil. N. O. du Puy, près d’une montagne.

ALLEGR1 (Grégoire), conqtosiieur de musique sacrée, né à Rome, mort en 1640, est auteur d’un Miserere qu’on ne chaulait qu'à Rome dans la chapelle Sixline le vendredi saint, et dont il était défendu, sous peine d excommunication, de donner copie; mais la défense fut éludée par Mozart, qui, après l’avoir entendu deux fois, le nota sans rien omettre. Il se trouve dans la Collection classique de M. Choron, Paris, 1810.

allegri, dit le Corrège. Voy. corrége.

ALLEMAGNE, Deutschland en allemand, Germania chez les anciens. On désigne sous ce nom assez vague une vaste contrée située au centre de l’Europe et qui est bornée au N. par la mer Baltique, le Danemarck et la mer du Nord; à l’O. par la Hollande, la Belgique, la France et la Suisse; au S. par l’Italie et la Méditerranée; à l’E. par la Turquie, la Hongrie et la Pologne, et qui se trouve entre 3° 3- 6° long. E., et 46°-54° lat. N. Elle comprend à peu près tous les peuples qui parlent allemand et qui taisaient partie du ci-devanl empire germanique. Dans un sens plus précis, le nom d Allemagne ne s’applique qu’aux pays qui entrent dans la Confédération germanique actuelle. Ainsi déterminée,

I Allemagne se compose de 40 élats de fort inégalé grandeur, qui comptent 34,000.000 d hab. Voici le tableau de ces états avec leur popul. d’après les relevés les plus récents:

1° Pays autrichiens :archiduché d’Autriche, duchés

de SalzDOiirg, Styrie, Carinthie, Carniole, Frioul, Trieste, Tyrol, royaume de Bohême, margraviat de

Moravie, Silésie autrichienne ;

2° Pays prussiens : Brandebourg, Poméranie , Silésie prussienne , Saxe, Westphalie, prov. rhénane;

3° Pays hollandais : gr.-duché de Luxembourg , Limbourg ;

4° Pays danois : duchés de Holstein et Lauenbourg ;

5° Royaumes de Bavière,

6° — Wurtemberg,

7® — Hanovre,

8° — Saxe ;

9° Gr.-duehés de Bade,

Hesse,

Hesse électorale — Saxe-Weimar,

— Mecklembourg-

Sehwérin, 431,000

— Mecklembourg-

Strelilz, 77,000

— Holstein-Olden-

bourg ; 241,000

Duchés de Nassau, 337,000

. — Brunswick, 242,000

— Saxe-Cobourg-Gotha, 125,000

— Saxe - Meiningen -

Hildburghausen,

— Saxe-Altenbourg,

— Anhalt-Dessau,

— Anhalt-Bernbourg,

Anbalt-Kœthen ;

24° Princip. de Reuss-Greitz,

Reuss-Schleitz, Reuss-Lobenstein- Ebersdorf, 27,500

Schwartzbourg- Rudolstadt, 57,000

Schwartzbourg- Sondershausen, 48,000

Lippe-Detmold, 76,000

— Lippe-Schauen-

bourg, 26,000

— Waldeck, 54,000

— Hohenzollern-

Sigmaringen, 38,000

— Hohenzollern-

Hechingen, 15,000

— Lichtenstein, 6,000

— Hesse-Hombourg ; 21,000

Villes libr. : Francfort, 54,000

— Brême, 50,000

— Hambourg, 148,000

— Lubeck : 46,000

40° Seigneur, de Kniphausen, 2,859

Ces états sont disposés géographiquement de la manière suivante:

Au N., en allant de l’O. à l’E.: Oldenbourg, Kniphausen , Hanovre, Brunswick, Brême, Hambourg, Lubeck, Holstein (au Danemarck), Mecklembourg, Saxe prussienne, Brandebourg et Poméranie ( ces trois derniers à la Prusse).

Au miheu •• Luxembourg (à la Hollande), grandduché du Bas-Rhin (à la Prusse), Nassau, Francfortsur-le-Mein, Lippe , Waldeck , Hesse, Schwartzbourg, Reuss , Anhalt, duchés et roy. de Saxe.

Au S.: Bade, Wurtemberg, Hohenzollern , Bavière, Lichtenstein, Bohême, Etats autrichiens.

Quelques-uns de ces états ont leurs possessions coupées en plusieurs morceaux et disséminées dans diverses parties de l’Allemagne.

L’empire d'Allemagne se divisait autrefois en 10 cercles. H. -Saxe, B. -Saxe, Westnhalie. Souabe, Bavière, Autriche, H.-Rhin, B. -Rhin, Francouie, Bourgogne. Cette division instituée en 1512 par

1 emn. Maximilien, se maintint jusqu’à lafrndu 18*?.

L’Allemagne offre un grand nombre de montagnes : les principales sont les ramifications des Alpes connues sous les noms d'Alpes Rhétiennes, Noriques ; viennent ensuite les monts Erzgebirgeet Krapacks. Tout le pays se trouve partagé en deux grandes régions naturelles : la Haute et la Basse-Allemagne, la lre au S. et à 10., la 2e au N. et à TE.; ces deux régions sont séparées par les mont, de l’Erzgebirge et du Thuringerwald. L'Allemagne est arrosée par un grand nombre de cours d’eau dont les principaux sont le Rhin, l’Ems, le Weser, l’Elbe, l’Oder, te Danube, et elle renferme un grand nombre de mines, où se trouvent beaucoup de richesses métalliques, fer, cuivre, étain, plomb, bismuth, cobalt, argent, mercure, etc. Le pays est fertile; on en tire des chevaux estimés pour leur force, surtout dans le Mecklembourg, le Holstein, la Frise. Tous les genres d’industrie et de commerce y sont très florissants, principalement l’ébénisterie, l’orfèvrerie, l’horlogerie, la librairie (foire de Leipsick), la fabrication des jouets, etc. La littérature, qui pendant longtemps n’avait été qu’imitative, a pris un grand essorau xvni'siècle. Klopstock, Lessing, Wieland, Kotzebue, Schlégel, Schiller, Goethe, sont les grands écrivains dont se glorifie l'Allemagne; elle compte également d’éminents philosophes, tels que Leibnitz, Kant, Schelling; enfin, pour la philologie, la critique, les langues, les antiquités, les Allemands sont sans rivaux. Le catholicisme , le luthéranisme et le calvinisme se partagent les diverses contrées de l’Allemagne. L’Autriche, le roy. de Bavière, le grand-duché de Bade, les principautés de Hohenzollern et de Lichtenstein professent la religion catholique ; les églises luthérienne et calviniste dominent dans le reste ; depuis quelque temps, ces deux églises se sont réunies sous la dénomination commune d'église évangélique. Les Calvinistes purs ne comptent plus qu’un petit nombre de partisans. Le nombre de ceux qui professent le judaïsme peut s’élever à 300,000; il faut y ajouter quelques Mennoniles, des frères Moraves et plusieurs autres sectes peu importantes.

Histoire. Longtemps connue sous le nom de Germanie, cette vaste contrée fut, après l’invasion des Barbares et la destruction de l’empire romain, partagée entre une foule de peuples indépendants (Àlemani , Francs, Saxons, Slaves, Avares, etc.), jusqu’au moment où Charlemagne les soumit et les incorpora à son empire. Mais après la mort du conquérant (814), tous ces éléments divers, forcément réunis, tendirent bientôt à se séparer, et le traité de Verdun, signé en 843 par les fils de Louis-le-Débonnaire, donna naissance au royaume de Germanie (qui reconnut pour roi Louis, dit le Germanique, troisième filsde Louis-le-Débonnaire), ainsi qu’à ceux d’Alémanie et de Bavière qui peu après se fondirent avec le précédent sous le nom commun d’Allemagne. Définitivement séparée de la France et de l’Italie après la déposition de Charles -le- Gros , en 887, l’Allemagne fut encore quelque temps gouvernée par des princes carlovingiens, Arnoul de Cannlhie et Louis !V, dit l’Enfant, 887-91 1. Mais à l’extinction de cette famille, la monarchie devint élective ( Voy . électeurs), et la couronne fut conférée à Conrad 1, duc de Franconie. Henri 1 l’Oiseleur succéda à celui-ci en 919, et fut le chef de la maison de Saxe, qui donna cinq souverains à l’Allemagne, et renouvela, en la personne d’Othon-le-Grand, l’empire de Charlemagne, 962-973. A partir de ce règne, la couronne impériale, qui avait été alternativement portée par des rois de France, d’Allemagne et d’Italie, appartint exclusivement à l’Allemagne, qui prit dès lors le titre de saint-empire romain de la nation allemande. La maison de Saxe réunit à l’empire la Lotharingie, la Bohême et l’Italie. A la maison de Saxe succéda celle «Je Fra: CODie, 1024^1125, qui ajoute L

royaume d’Arles aux possessions de l’empire, et se signala surtout par ses démêlés avec le saint-siège. La maison de Souabe ou de Hohenstaulen monta ensuite sur le trône; elle vit d'abord Conrad 111 et Frédéric- Barherousse porter la puissance impériale à son plus haut degré, 1138-1190; mais les suc- ,cesseurs de ces princes, attaqués à la fois par leurs vassaux et par les papes, et fréquemment déposés, tombèrent dans l’affaiblissement le plus honteux. Leur règne fut troublé par les guerres continuelles des Guelfes et des Gibelins. A la mort de Conrad IV, commença le grand interrègne, 1254-1273, qui livra l’Allemagne à l’anarchie. Rodolphe de Habsbourg, 1273-1291, rétablit un peu par sa vaillance l’autorité de la couronne impériale; mais sous ses successeurs immédiats et sous les princes de Bavière et de Luxembourg, on vit s’accroître de jour en jour le pouvoir des grands feudataires et des électeurs de l’empire. Leurs droits furent publiquement sanctionnés par la fameuse bulle d Or ( Voy . bulle), donnée par Charles IV en 1356. En 1438, Albert de Habsbourg fut élu empereur et devint le chef de la célèbre maison d’Autriche , qui a conservé l’empire jusqu’à nos jours. Charles-Quint, quatrième souverain de cette maison, fut élu en 1 5 1 9 et releva glorieusement la puissance des empereurs ; il combattit avec succès contre François I, et donna pendant quelque temps la prépondérance à l’Allemagne. Ferdinand, son frère, régna avec sagesse, et après lui il ne survint aucun changement important en Allemagne , jusqu’au règne de Ferdinand 11, sous lequel commença la guerre de trente ans, 1618-1648 , qui eut pour résultat l’abaissement de l’Allemagne, la suprématie de la France et la confirmation de la religion luthérienne. Les règnes de Léopold l, de Joseph 1 et de Charles VI furent remplis par de longues guerres contre Louis XIV et Louis XV. La mort de Charles VI, 1740, donna lieu à la guerre de la succession d’Autriche, qui assura la couronne à l’époux de Marie-Thérèse, fille de Charles VI, et plaça ainsi sur le trône la maison de Lorraine en la personne de François I. EnOn, en 1806, l’empire d’Allemagne cessa d’exister par l’abdication de l'empereur François II, qui neconserva que ses états héréditaires et prit le titre d’empereur d’Autriche. La plus grande partie des petits états qui composaient auparavant l'empire d'Allemagnese réunirent alors, avec le titre de Confédération du Rhin , sous la protection de l’empereur Napoléon. C’étaient.

Les royaumes de Bavière,

"Wurtemberg,

Saxe,

Westphalie ;

Les grands-duchés de :

Francfort,

Bade,

Berg et Clèves, Hesse-Darmstadt, Wurtz bourg, Saxe-Weimar ;

Les duchés de ; Saxe-Gotha, Saxe-Meiningen, Saxe-H ildburghausen,

Hohenzollern - Hechingen,

Hohenzollern-Sigmarin-

gen,

Isen bourg-Birsf ein, Lichtenstein,

La Layen,

A n h a 1 1- Be r n bou rg, Anhalt-Kœthen, Anhalt-Dessau, Lippe-Detmold, Lippe-Schauenbourg, Reuss-Ebersdorf, Rcuss-Greilz, Reuss-Lobenstein, Reuss-Schleitz,

Saxe-Cobou rg-Saal feld, Sch wartzbourg- Rudol-

Mecklembourg-Schwé-

rin,

Mecklembourg-Strelitz;

principautés de :

Nasaau-Csingen, Nassau-Weilburg,

stadt,

Sch wartzbourg - Son dershausen,

Waldeck,

Lubeck, avec le duché de Holstein-Oldenbourg,

Les événements de 1815 modifièrent cet état de ehoses : à la Confédération du Rhin on substitua la Confédération germanique , modelée sur la première et dont le protectorat fut rendu à l’empereur d’Autriche, qui ne reprit pas néanmoins le titre d’emne-

reur d’Allemagne. (Pour les états qui font partie de la Confédération germanique, Voy. ci-dessus.)

Constitution de l'Empire. L’empire d’Allemagne avait été, sous les Carlovingiens , une monarchie héréditaire. Lorsqu’après eux le pouvoir devint électif, l’élection se Gt d'abord par l’universalité des 6 nations composant le corps germanique (F rancs,Souabes, Bavarois, Saxons, Lotharingiens , Frisons). Plus tard elle appartint aux princes ou grands feudataires seulement (1 156) ; ensuite elle se concentra, d’abord par l’usage (1254), puis par une loi formelle (bulle d’Or, 1356), entre les mains de sept électeurs {Voy. électeurs). Dans l’origine le pape sacrait et couronnait l’empereur; mais Louis de Bavière décida, en 1 338, que cette cérémonie n’était point nécessaire et que l’empereur élu à la majorité des voix était empereur légitime en vertu même de cette élection. Pour assurer l’hérédité de la couronne dans leur maison, les empereurs firent couronner leurs successeurs de leur vivant; l’héritier présomptif prenait alors le titre de roi des Romains. Le premier roi de cette sorte fut Henri, fils de l’empereur Frédéric 11, etqui reçut ce titre en 1228. Le couronnement dans les derniers temps avait toujours lieu à Francfort-sur-le-Mein ; l'empereur y signait une capitulation qui fixait et limitait ses droits. Ces droits consistaient : 1° dans le pouvoir législatif que l'empereur exerçait conjointement avec les états ; 2° dans le pouvoir suprême judiciaire; 3° dans le pouvoir suprême en matière de fiefs ; 4° enfin dans celui de conférer des privilèges. Il devait convoquer les états généraux ou la diète, non seulement pour faire des lois, mais pour toutes les affaires générales de l’Empire, pour déclarer la guerre ou pour faire la paix, pour envoyer ou recevoir des ambassadeurs. Il devait même demander son consentement lorsqu’il s’agissait de la collation de bénéfices ou de fiefs importants, et spécialement pour les impôts, qui se composaient habituellement : l°des precaria (boden) indemnité allouée pour le service de l'Empire, l’entretien de la chambre impériale, la solde de l’armée et la défense du territoire ; 2° des domaines ; 3° des droits régaliens; 4° des corvées. Ces impôts ordinaires étaient inscrits au registre de l’Empire et portaient le nom de matricule. Les impôts extraordinaires étaient désignés sou? le nom de mois romains. Quant aux états, ils se composaient : 1° de membres ecclésiastiques, savoir, les princes ecclésiastiques électeurs, les archevêques et évêques, les prieurs, les abbés, le grand-maître de l’ordre Teutonique et celui de l’ordre de St-Jean; 2° de membres séculiers, savoir, les princes électeurs séculiers, les ducs, les princes, les landgraves, les margraves, les burgraves, les comtes et les villes impériales. Les affaires se traitaient dans trois collèges : le collège des princes électeurs , celui des princes, celui de» villes impériales. Chacun d’eux délibérait à part, et l'unanimité de leurs votes était nécessaire pour donner force légale à leurs dispositions, qui prenaient alors le nom de recès de l’Empire. Toutefois, quand les villes impériales n’accédaient pas aux propositions des deux autres collèges, on se bornait à en dresser procès-verbal , mais sans que cela eût d’autres conséquences. — Les lois fondamentales de l'Empire se composaient : 1° de ces recès de la diète; 2° de \ édit de paix perpétuelle (1495), qui défendait toute espèce de défi sous peine du ban impérial ; 3° de la bulle d'Or; 4° des capitulations des empereurs; 5° du traité de Passaw ou paix de religion (1552); 6° enfin de la paix de Westphalie (1648). — L’établissement de la confédération du Rhin (1806), en mettant fin à l’empire d’Allemagne, détruisit en même temps la constitution. Chacune des principautés de l’Allemagne devint entièrement indépendante pour son gouvernement intérieur, et l’unité de l’Allemagne n’exista plus que dans ses rapports avec l’étr^ber. Le même esprit présida à la formation

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