‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 332 sur 1261 · WURTEMBERG · texte numérisé non relu

WURTEMBERG

eberhard (Jean-Auguste), philosophe allemand, né à Halberstadt en 1739, mort en 1809, fut d'abord pasteur d’une petite paroisse auprès de Berlin,maiss'étantaliénéses coreligionn. par ues écrits qu'ils regardaient comme peu orthodoxes, il quitta le ministère, accepta une chaire de philosophie à Halle et ne s’occupa plus que de philosophie et de littérature. On a de lui: Nouvelle Apologie de Socrate, 1772, où il examine la doctrine reçue sur le salut des Païens ; Théorie des facultés de penser et de sentir , mémoire couronné, 1776 ; Morale de la Raison, 1781; Théorie des Belles-Lettres , 1783; Histoire de la philosophie, 1787 ; Dictionnaire des synonymes allemands, 1795-1802, ouvrage très estimé; Esprit du christianisme primitif, 1807, et quelques écrits polémiques dans lesquels il combat Kant et Fichte. Eberhard avait adopté les doctrines de Leibnitz. Il passe pour un des meilleurs écrivains de son temps. Il était membre de l’Académie de Berlin.

EBERSBERG, bourg des Étals autrichiens (archiduché d’Autriche), à 23 kil. N. O. de Steyer, sur la Traun. Il s’y livra en 1809 une bataille où les Français défirent les Autrichiens.

EBERSDORF, ville d’Allemagne, dans la principauté de Reuss-Lobenstein-Ebersdorf, à 3 kil. N. de Lobenstein; 1,200 hab.

ebersdorf (kaiser’s), ville de3 États autrichiens (archiduché d’Autriche), à 9 kil. S. E. de Vienne; 1,100 hab. Beau château, caserne; école de botanique ; industrie. Napoléon y eut son quartier-général en 1809.

EBERT (Frédéric-Adolphe), bibliographe allemand, né en 1791, près de Leipsick, mort en 1834 à Wolfenbuttel, fut successivement bibliothécaire de la ville de Leipsick (1806), des ducs de Brunswick à Wolfenbuttel (1822), du roi de Saxe à Dresde (1825). On lui doit des ouvrages utiles sur la bibliographie, dont le principal est intitulé : Dictionnaire bibliographique général, Leipsick, 1821-1830, 2 vol. ln-4, ouvrage fondamental, qui a élevé à la hauteur d’une véritable science l’étude de la biblio-

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a mS,S* quelques écrits historiques.

, *îPir?GEN’ vîlle<™ roy. de Wurtemberg (cercle de la borêt-Noire), à 14 kil. S. E. de Bahlingen ; 4,000 hab. Bas, draps, étoffes de laines et de char’ peaux, teintureries.

EBION, chef de3 Ebionites. Voy. ëbionites.

EBIONITES, hérétiques qui parurent pendant le Ier siècle de notre ère , et qui , selon saint Epiphane, eurent pour chef un Juif, nommé Ebion, disciple de Cérinthe et stoïcien. Suivant Origène et Eusèbe, leur nom dérive d’un mot hébreu qui signifie pauvre. Ces hérétiques, qui diffèrent peu des Nazaréens, niaient la divinité de J.-C., les écrits des apôtres, et n’admettaient que l’Evangile de saint Matthieu, qu’ils avaient altéré. Aux préceptes de la religion chrétienne, ils mêlaient les pratiques du mosaïsme : les premiers Ebionites eurent une morale sévère, mais, dans la suite, ils se livrèrent & des excès infâmes. C’est contre Ebion et Cérinthe que saint Jean composa son Evangile.

EBLANA, ville d’Hibernie, auj. Dublin.

EBN, mot arabe qui veut dire fils. Voy. ben.

EBOLI, Eburi, ville du roy. de Naples (principauté Citér.), à 26 kil. S. E. de Salerne; 5,000 hab.

EBOLI (la princesse d’). Voy. perez.

EBORA, ville d’Hispanie (Lusitanie), auj. EVORA.

EBORACUM, auj. York, ville de la Bretagne romaine , dans la Flavie Césarienne, capitale des Brigantes et de toute la province. Septime-Sévère et Constance-Chlore y moururent ; Constantin y fut proclamé auguste (306).

EBRE, Iberus des anciens, Ebro en espagnol, fleuve d’Espagne, naît à Fontibre dans la province de Santander, à 5 kil. O. de Reynosa; arrose la Vieille-Castille, la Navarre, l’Aragon, la Catalogne, passe à Miranda, et près de Logrono et de Tudela, arrose Saragosse, Mequinenza, Mombayo, Tortose; reçoit à gauche l’Aragon, le Gallego, la Sègre, à droite le Xalon, le Guadalope, et tombe dans la Méditerranée par 40° 38’ lat. N., après un cours de 500 kil. environ.

EBRE1CHSDORF, village des États autrichiens (archiduché d’Autriche), à 10 kil. N. E. d’Ebenfort. Château. Manufactures d’étoffes de coton qui occupent plus de 15,000 personnes.

EBREU1L, ch.-l. de canton (Allier), à 9 kil. O. de Gannat, sur la Sioule ; 2,300 hab.

EBRODUNUM, ou EBERODUNENSE castrum, ville de la Gaule (Alpes Maritimes), auj. embrun.

ebrodunum, ville de la Gaule Transalpine, aqj. yverdun (Suisse).

EBR01CUM, ville de la Gaule, dans la Lyonnaise 2e, auj. évreux.

EBROIN, maire du palais sous les roisneustriens Clotaire III et Thierry III , dès l’an 659, se rendit odieux par sa cruauté. Après la mort de Clotaire, il mit Thierry sur le trône (670) ; mais la haine qu’on avait pour le ministre rejaillit sur le roi. On donna la couronne à Childéric II, et Ebroin fut renfermé dans le monastère de Luxeuil. Il s’échappa de sa prison à la mort de Childéric, forma un parti, fit assassiner Leudesic, que Thierry, remonté sur le trône, avait créé maire du palais, et eut l’audace de supposer à Clotaire III un fils, qu’il fit couronner sous le nom de Clovis III; il saccagea les provinces qui refusaient de reconnaître ce fantôme de roi, et força enfin Thierry à lui remettre la charge de maire du palais. L’Aquitaine se détacha dès lors de la France, et l’Austrasie, refusant de le reconnaître, se nomma deux maires du palais; il les vainquit à Leucofao. Peu après (681), il fut tué par Hermanfroi , seigneur qu’il avait dépouillé de ses biens. Ebroin eut saint Ouen pour ami, et persécuta saint Léger.

EBURA ou AUTURA,riv. de Gaule, auj. I’egrb.

ebura, ville d Hispanie, auj. evorà.

EBURONES, peuple de la Belgique ancienne,

ECHA — 536 — ECHI

occupait & peu près le Liégeois actuel. Ayant égorgé une légion romaine et 5 cohortes au milieu (le la paix, ils furent exterminés par César qui ensuite établit les Tongres dans leur pays.

EBUROV1CÈS (aulerci). Voy. aulerques.

eburovices , dit aussi Mediolanum , ville de Gaule (Lyonnaise seconde), auj. evreux.

EBURUM, ville de Germanie, auj. olmutz.

EBUSUS, une des îles Baléares, auj. iviça.

ECBATANE, auj. Hamadan? grande ville de l’Asie ancienne, capitale de la Médie, vers le centre, au pied du mont Oronte (Elvend) , et au S. O. de la mer Caspienne, fut, selon les historiens grecs, bâtie vers 705 av. J.-C., par Déjocès ; selon la Bible, elle aurait été fondée vers l’an 600 par Arphaxad (Phraorte), roi des Mèdes, contemporain de Nabuchodonosor. En 561, Ecbatane , où régnait alors Astyage, tomba au pouvoir de Cyrus, et elle ne fut bientôt plus qu’une capitale secondaire. Les rois de Perse venaient y passer l’été. Darius vaincu s’y réfugia (331) ; mais Alexandre y arriva bientôt après lui , et y trouva d’immenses richesses. Parménion fut assassiné à Ecbatane. La ruine de cette ville commença sous les Séleucides , qui la dépouillèrent de toutes ses richesses et détruisirent ses principaux monuments. Aujourd’hui il n’en reste rien, et l’on n’est même pas d'accord sur son emplacement. — lly avait dans la Perside une Ecb. (auj. Guerden ?) , dite Ecb. Magorum , parce qu’elle renfermait un collège célèbre de Mages ; et une troisième dans la Syrie, au pied du mont Carmel; c’est auj. Caïffa.

ECCELIN I , surnommé le Bègue , seigneur do Romano, est le chef d'une maison qui posséda de grands biens dans la Marche Trévisane, et qui joua un rôle important aux xne et xm* siècles, pendant les guerres des Guelfes et des Gibelins. Après avoir accompagné en 1147 Conrad III dans une croisade et s’y être signalé par ses exploits , Eccelin I obtint le souverain pouvoir dans Vicence , qu’on croit être sa patrie. 11 entra dans la ligue Lombarde, et combattit Frédéric Barberousse, puis fit alliance avec ce prince, 1175. Il mourut vers 1180.

eccelin il, dit le Moine , flls du précédent, succéda à son père dans le gouvernement de Vicence. Ayant été chassé de celte ville par la faction des Guelfes ( 1194), il se mit à la tête des Gibelins , s’allia avec ceux de Vérone et de Padoue, et combattit à outrance les Guelfes , à la tête desquels était le marquis d’Est. Il finit par rentrer dans Vicence avec le secours de l’empereur Othon IV , qui lui donna le titre de vicaire impérial. Il partagea en 1215 ses états entre ses enfants, et se retira dans un cloître, ce qui le fit surnommer le Moine.

Il mourut en 1235.

eccelin ni, dit. le Féroce , fils du précédent , lui succéda en 1215, se mit à la tête des Gibelins , et s’étant allié avec l’empereur Frédéric II, s’empara du pouvoir à Vérone, à Vicence, à Padoue, à Brescia. Il commit dans les villes soumises à ses lois des cruautés qui surpassent l’imagination. Le pape Alexandre IV prêcha en 1256 contre ce tyran une croisade dans laquelle entrèrent les Guelfes, et à la tête de laquelle se mit le marquis d’Este son ennemi. Après avoir quelque temps résisté, Eccelin finit par succomber et fut blessé mortellement au pont de Cassano en 1259. Après sa chute, Albéric son frère, qui régnait à Trévise, fut mis à mort avec toute sa famille.

ECCLESHALL, ville d’Angleterre (Stafford), à 11 kil. N, O. de Stafford; 4,300 hab.

ECCLÉSIASTIQUE (état). F. église (état de l’).

ECHARD (Laurent), historien anglais, né en 1 67 1 , mort en 1730. On a de lui : Histoire romaine depuis la fondation de Rome jusqu’à Auguste , 1699, continuée jusqu’à Constantin, 1707, traduite en franç. par Daniel del à TWne et Guyot Desfontaines, 1728

et 1729, 6 vol. in-12; Histoire ecclésiastique jusqu a Constantin , 1712, 2 vol. in-fol. ; Histoire d’Angleterre depuis l’invasion de J. César jusqu’à la fin du règne de Jacques Ier, 1707, 1 vol. in-fol., continuée jusqu’à la révolution en 2 vol. in-fol., 1718. C’était la meilleure histoire d’Angleterre avant que Hume eût publié la sienne. On lui doit aussi un Dictionnaire géographique publié sous le titre de l'Interprète du nouvelliste , qui a servi de modèle à celui de Vosgien.

ECHELLENS1S (abraham). Voy. abraham.

ÉCHELLES (les), bourg des États sardes, à 1$ kil. S. O. de Chambéry; 1,200 hab. Ce lieu ne pouvait communiquer jadis avec Chambéry qu’en escaladant à l’aide d’échelles un rocher qui l’en séparait ; d’où son nom. En 1670, Charles-Emmanuel II , duc de Savoie, y fit percer une route pour faciliter les communications.

échelles du levant. On nomme ainsi les ports de la Méditerranée orientale, soumis à la domination ottomane et dans lesquels les Européens ont des comptoirs et font commerce. Les principaux sont: Constantinople, Salonique, Smyrne, Alep , Chypre , Alexandrie , etc. — On dit aussi quelquefois les Echelles de Barbarie en parlant des porti de l’Afrique septentr. — Cette expression doit, diton, son origine aux degrés appuyés sur les môles des ports de ces places et au bas desquels les vaisseaux uennent décharger les passagers et les marchandises. Selon d’autres , ce mot vient du terme maritime faire escale (ou échelle), c’est-à-dire, s’arrêter à différents ports sur la route avant de parvenir à sa destination et n’y arriver pour ainsi dire que par échelons, parce que les marins provençaux qui, depuis les croisades, se rendent dans le Levant, ont l’habitude de visiter successivement cha-

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EC H E N OZ-L A-M Ë LIN E , village du dép. de la Haute-Saône , près de Vesoul ; 900 hab. Vastes grottes où l’on trouve des ossements en partie antédiluviens.

ECHEV1N, en latin scabinus, du vieux mot allemand scheben , qui s’écrit auj. schceppe, et qui signifie juge, savant. Marculfc, qui écrivait vers 660, fait le premier mention des échevins comme assesseurs du comte et de son viguier ou lieutenant dans le jugement des causes. Sous les Carlovingiens, on voit les échevins rendre la justice dans les plaids ou assemblées publiques ; ils sont élus par les notables des villes, confirmés par le roi et soumis à l’inspection des commissaires royaux ( missi dominici). A partir de la 3e race, les échevins ne sont plus que des officiers de justice seigneuriale , choisis et nommés par les grands feudataires ; une partie même de leurs fonctions judiciaires passa entre les mains des baillis , et dans beaucoup d’endroits les échevins ne furent plus que des officiers municipaux, conseillers du maire de ville. Les échevins de Paris étaient les assesseurs du prévôt des marchands et siégeaient avec lui à l'hôtel-de-ville. La révolution de 1789 abolit les échevins et transporta leurs attributions aux maires et aux conseils municipaux.

EGHIDNA, monstre moitié femme et moitié serpent, produit par Chrysaor, issu lui-même du sang de Méduse. Du commerce de ce monstre avec Jyphon naquirent Cerbère, 1 Hydre de Lerne, la Chimère de Bellérophon, le Sphinx de Thèbes, le lion de Némée et plusieurs autres monstres.

ECHINADES, auj. Curzolaires, îles de l’Adriatique, sur la côte del’Acarnanie, vis-à-vis de l’embouchure méridionale de l’Achéloüs : il y en avait 9 suivant Pline, et 5 suivant Ovide. Un bras du fleuve Achéloüs s’étant desséché , les îles Ëchinades se joignirent au continent. On y voit aujourd’hui, sur une étendue de 20 kil. de long et 10 de large, cinq villages nommés Gouria , Milo , Agouri , Magerla,

ECKII

Néochori. Selon la fable, les Ëchînades étaient d’anciennes nymphes qui furent transformées en îles pour s’être attiré le courroux d’Achéloüs. — On étendait aussi quelquefois le nom d’îles Échinades aux trois îlesTaphiennes ou Téléboïdes, situées entre Leucade et la côte.

ECHIQUIER (Cour de 1’) , Court of exchequer , cour de justice en Angleterre qu’on croit avoir été instituée par Guillaume-le-Conquérant, est chargée d’administrer les revenus de la couronne et de juger tous les cas litigieux nés de la perception des impôts. Son nom vient du tapis dont on couvrait jadis la table de travail et sur lequel étaient figurés plusieurs compartiments qui représentaient un échiquier et qui servaient à classer les diverses espèces de monnaies.

ECHIQUIER (îles de 1*) , ou îles BASSES, îles de l’Océan Pacifique, au nombre de 30 environ ; très dangereuses par les récifs qui les environnent ou les lient, et leur donnent l’aspect d’une table d échiquier: la plus méridionale est par 143° 30’ long. E., 1° 40’ lat. S. Elles furent découvertes par Bougainville en 1768.

ECHO , nymphe de la suite de Junon, fille de 1 Air et de la Terre, servit Jupiter dans ses amours, en amusant la déesse par de longs discours lorsque le dieu était avec une de ses maîtresses. Junon, s’en étant aperçue , l’en punit en la condamnant à ne plus parler sans qu’on l’interrogeât, et à ne répondre qu’en répétant les derniers mots des questions qu’on lui ferait. Echo s’éprit du beau Narcisse, mais elle en fut dédaignée.

ECHREF, ville d’Iran. Voy. achraf.

ECHTERNACH ou EPTERNACH , Andethanna, ville du grand-duché de Luxembourg, à 17 kil. S. E. de Diekirch ; 4,000 hab. Linge de table; fabrique de porcelaine.

EC1JA, Astigis , puis Colonia AugustaFirma,\ ille d’Espagne (Séville), sur le Xénil, à 40 kil. S. O. de Cordoue ; 35,000 hab. Place ornée de portiques ; jolie promenade. Chaleur brûlante, qui a fait nommer cette ville le Poêle de l'Espagne. Beaucoup d’industrie.

ECKARTSBERGE , ville des États prussiens (Saxe), à 40 kil. S. O. de Mersebourg , au milieu de trois montagnes ; 1 ,040 hab. On trouve du bleu de Prusse naturel dans une montagne des environs.

ECKARTSHAUSEN (Charles d’), éerivain allemand, né au château d’Haimbhausen en Bavière, 1752, mort à Munich en 1803 , était fils naturel du comte Charles Haimbhausen , par la protection duuel il fut nommé conseiller aulique, puis censeur e la librairie, 1780, et enfin conservateur des archives de Bavière, 1784. Il a publié un grand nombre d’écrits; le plus connu est un petit traité de théologie mystique intitulé : Dieu est l'amour le plus pur , 1790. Letouvrage, qui sous une formechrétienne cache un pur déisme, eut un grand succès en Allemagne ; il a été traduit dans presque toutes les langues.

£,CKERNFOERDE, ville du Danemark, à 1 kil. S. E. de Sleswig, sur la Baltique; 2,900 hau. Port, chantiers de construction. Commerce actif.

ECKHARD, en latin Eccardus (J .-George), historien , né en 1674 dans le duché de Brunswick, mort en 1730, fut successivement professeur d'histoire à Helmstædt , et bibliothécaire de Hanovre après Leibnitz; il quitta secrètement cette dernière ville, et se rendit à Cologne où il abjura le luthéranisme. Il obtint ensuite à Wtirtzbourg , par le crédit du pape, les charges de conseiller épiscopal, d’historiographe, de bibliothécaire. On a de lu» un grand nombre d’ouvrages, entre autres : Leges Francorum et Ripuariorum , Francfort, 1720, infol.; Origines Habsburgo-Austriacœ, Leipsick, 1721, in-fol. ; Historia genealooica principum Saxotiiœ su~ perioris . JUi-JVi. ’ Corpus historiœ medii cçVi,a

ECOS

tempore Caroïi Magnï usque ad finem sœculi AT 1723, 2 vol. in-fol. ; C ornmentarii de rebus Franciat orientalis, 1729, 2 vol. in-fol.; De Origine Germant rum , migrationibus ac rebus gestis, Guettingue, 1750 in-4. On lui doit en outre des recherches étymolo^ giques et la publication des Collectanea etymologica de Leibnitz. — Plusieurs autres savants moins connus ont porté le nom d’Eckhard ou d’Eckhart.

ECKHEL (Joseph-Hilaire), antiquaire, de l’ordre des Jésuites, né en 1737 , dans l'Autriche supérieure, mort en 1798, fut nommé directeur du cabinet des médailles de Vienne, et professeur d’antiquités; il embrassa toutes les parties de la numismatique , et publia sur ce sujet plusieurs ouvrages dont le principal est le grand traité De Doctrina nummorum , en 8 vol., publiés à Vienne de 1792 à 1798. Les médailles y sont distribuées dans l’ordre des villes qui les ont fait frapper.

ECKMUHL, vlge de Bavière, cercle de la Regen, sur la Grande-Laber , à 19 kil. S. de Ratisbonne. Napoléon y remporta sur les Autrichiens, le 22 avril 1809, une victoire éclatante à laquelle Davoust prit la part la plus glorieuse ; il reçut en récompense le titre de prince d’Eckmühl.

ECLECTIQUES (du mot grec eklego, choisir). On nomma d’abord ainsi des philosophes d’Alexandrie qui, pour se composer un système, avaient choisi dans chacune des sectes de philosophes grecs ce qui leurparaissaitieptussage. Potamou et Arnmouius Saccas fur. les premiers (au ne s. de J. -C.) .Cette secte, qui s'attacha surtout à la conciliation de Platon et d’Aristote, donna bientôt naissance au nouveau platonisme, avec lequel on la confond ordinairement, mais à tort. — On a depuis étendu le nom d’éclectiques aux philosophes qui dans tous les âges ont tenté de fondre eu de concilier les divers systèmes.

ÉCLUSE (l’), fort de France, dans le dép. de l’Ain , à 27 kil. S. O. de Gex, commande la route de Genève à Lyon , mais est dominé par les montagnes qui l’avoisinent. Ce fort, qui appartenait jadis aux ducs de Savoie, fut cédé à la France en 1601 ; il fut plusieurs fois pris et repris par les Autrichiens et les Français en 18 14 et en l8io.

écluse (l’), Sluus en hollandais, ville du roy. de Hollande (Zélande), à 25 kil. S. de Middelbourg, sur la mer du Nord ; 1,200 habitants. Port. Célèbre bataille navale où les Anglais défirent la flotte franc. (1 340). Les Franç. repi n eut la v. en 1647 et 1794.

EQLUSE (l’) , Clusius , botaniste. Vog. l’ecluse.

ECNOME , auj. monte di Licata ou Monteserrato, montagne de Sicile, sur la côte S., est célèbre par la victoire navale que Régulus et Vulso remportèrent près de là sur les Carthaginois 1 an 257 av. J.-C.

ÉCOLAMPADE. Voy. oecolampade.

ÉCOLESCHRETIENNES(Frèr.des)T.DOCTRiNE.

ECOMMOY , ch.-l. de cant. (Sarthe) , à 20 kil. S. E. du Mans ; 2,800 hab.

ËCORCHEURS , nom sous lequel on a souvent désigné ces bandes d’aventuriers qui au xv® siècle désolaient une partie de l’Europe de concert avec les Pastoureaux, les Maillolins , les Routiers, les Cabochiens, etc. Les Écorcheurs exercèrent principalement leurs ravages dans le Hainaut, en 1437, lors de la révolte des Pays-Bas contre le duc de Bourgogne. Leur nombre, dit Mézeray , s éleva jusqu à 100,000, et les meilleurs capitaines ne craignirent pas de se mettre à leur tête; Villandras , Chabannes, comte de Dammartin, le bâtard d Armagnac, etc., sont les plus connus de leurs chefs. On leur donnait le nom ù' Ecorcheurs, soit parce qu ils dépouillaient leurs captifs jusqu à la chemise , soit parce que plusieurs d’entre eux avaient exercé la profession de boucher ou d'écorcheur de bêtes.

ECOS, ch.-l. de canton (Eure), à 12 kil. N. E* de Vernon ; 400 hab.

ECOSSE , en anglai» Scotland , Caledon/'. chez

ECOS

ECOS

les anciens, Scotia en latin moderne, un des trois roy. unis qui forment l’empire britannique, et l’un des deux roy. compris dans l’île appelée Grande- Bretagne, occupe toute la partie septent. de cette île et est situé entre 54° 39 -58° 37’ lat. N., et 4° 9’- 8°-27’ long. O. L’Ecosse a pour bornes au S. l'Angleterre dont elle est séparée par une ligne allant du N. E.au S. O., depuis l’embouchure de la Tweed jusqu’à celle du Sark, dans le golfe de Solway ; à l’E. la mer du Nord ; au N. et à l’O. l’Océan Atlantique. L’Ecosse du N. au S. a 400 kil., et de l’E. à l’O. 245 kil. dans sa plus grande largeur. Un grand nombre d’îles l’entourent au N. et à l’O., et en dépendent, savoir : les trois grands archipels des îles Hébrides, Oreades et Shetland : les îles Skye , Ram, Coll, Tiree, Mull, Lay, Jura, Bute, Arran, etc., etc. Sa population, évaluée en 1 82 1 à 2,093,456 habitants, s’élevait en 1855 à 2,920,086, Capit., Edimbourg. L'Ecosse se divise en 33 comtés, savoir :

Au N.,

Ab S.,

Comtés.

Capitales.

Orkney,

Kirkwall.

Caithness,

Wick.

Sutherland,

Dornoch.

Ross,

Tain.

Cromarty,

Cromarty.

Inverness,

Inverness.

L, Argyle,

Inverary.

Bute,

Rothsay.

Nairn,

Nairn.

Elgin ou Murray,

Elgin.

Banfï,

Banff.

Aberdeen

New-Aberdeen.

Mearns ou Kincardine,

Stonehaven.

Àngus ou Forfar,

Forfar.

Perlh,

Perth.

Fife,

Cupar.

Kinross,

Kinross.

Clackmannan,

Clackmannan.

Stirling,

Stirling.

Dumbarton,

Dumbarton.

Edimbourg ou Mid-Lothian,

Edimbourg.

Linlithgow ou Wesl-Lothian,

Linlithgow.

Haddington ou

East-Lothian,

Haddington.

Berwick,

Greenlaw.

Renfrew,

Renfrew.

Ayr,

Ayr.

Wigton,

Wigton.

Lanark,

Lanark.

Peebles,

Peebles.

Selkirk,

Selkirk.

Roxburgh,

Jedburgh.

Dumfries,

Dumfries.

Kirkeudbright, Kirkcudbright.

L’Écosse offre les aspects les plus variés. Les indigènes la divisent en hautes terres (highlands) et basses terres (lowlands). Au N., elle est hérissée de montagnes stériles et couvertes de bruyères; au S., elle s’étend en plaines fertiles et labourables. Le centre est traversé de l’O. à l’E. par la chaîne des Tnonts Grampians. Toute la côte occidentale se compose de nombreuses presqu’îles, les eaux de l’Océan ayant pénétré fort avant sur tous les points et ne s’ étant arrêtées qu’au pied des montagnes. De là un grand nombre de golfes, dont les plus remarquables sont : le golfe de Solway et de Clyde, les baies de Wigton et de Lu'ce. Sur la côte orientale on trouve aussi la baie de Sinclair, les golfes de Dornoch, Cromarty et Murray, la baie de St-Andrews et le golfe de Forth. L’Écosse a beaucoup de [

rivières; les principales sont : la Spey, la Dec, l’Esk, le Tay, le Forth, la Clyde, la Tweed, l’Aman et le Liddal. Les lacs ou lochs sont nom-breus.Un grand canal, dit Calédonien , faitcommuniq. les 2 mers. Climat froid. Ou trouve dans les montagnes des mines de plomb, de fer, d’antimoine et de houille, de riches carrières de marbre, des agates, du cristal de roche. L’agriculture y est très avancée ; les prairies et le flanc des montagnes offrent de nombreux pâturages qui nourrissent beaucoup de troupeaux et particulièrement des moutons à laine très fine. L’industrie est très florissante , principalement dans les basses terres. L’Écosse possède quatre universités renommées ; celles d'Édimbourg, de Glasgow, de St-Andrews et d’Aberdeen. Les habitants de l’Ëcosse parlent trois sortes de langues , l’anglais , le dialecte écossais

Î dialecte anglo-saxon), et la langue erse ou gaélique, religion presbytérienne est la religion du pays. Histoire. Les premiers habitants de l’Ecosse appartinrent sans doute à la race celtique. Les Romains n’étendirent leurs conquêtes que dans la partie méridionale de F Écosse act uelle, alors habitée par les Calédoniens. Agricola (vers l’an 85 de J.-C.) repoussa les indigènes jusqu’aux golfes de Forth et de Clyde ; Adrien (120) les contint par une muraille qui allait de la Tyne au golfe de Solway. Vingt aiîs plus tard, sous le règne d’Antonin, on construisit une autre muraille qui joignit le Forth à la Clyde, et la contrée située au S. de cette muraille, prit bientôt après le nom de Valenlia; enfin en 207, Septime Sévère construisit un nouveau mur encore plus au N. Les Scots, qui venaientd’lrlande, et les Pietés, peuple d'origine gothique, occupèrent ensuite l’Écosse septentr. Ces peuples firent des incursions dans le N. de la Bretagne, d’abord contre les Romains, puis, après le départ de ceux-ci, contre les Bretons. Au IXe siècle (833) Kenneth 11 Maoalpin réunit sur sa tête les deux couronnes des Pietés et des Scots, et devint ainsi véritablement le premier roi de l’Écosse. Les historiens écossais comptent avant oe prince 66 rois, dont le premier, nommé Fergus, aurait régné env. 350 ans av. J.-C.; mais l’existence de ces rois est fabuleuse jusqu’à Fergus II, qui monta sur le trône 4 10 ans après J.-C. Le christianisme avait pénétré en Écosse dès le vie siècle. Au xie siècle, sous le règne de Malcolm III (1047-1093), qui avait épousé une princesse saxonne, beaucoup de Saxons, fuyant la dominatio/i de Guillaume-le-Conquérant, se retirèrent en Écosse ; ils adoucirent les mœurs encore sauvages de9 habitants. L’an 1286, à la mort d’Alexandre III , l’antique race des rois d’Écosse s'éteignit , et après diverses révolutions, pendant lesquelles les Bruce, les Bailleul et les Stuart se disputèrent la couronne, ces derniers finirent par triompher (1370). Pendant ces querelles intérieures, l’Angleterre tenta plusieurs fois de réunir l’Ëcosseà son empire; mais la victoire de Robert Bruce à Bannockburn (ISl^i) la contraignit à différer l’exécution de ses projets. Jacques 1 essaya de mettre un. frein au pouvoir et à l’orgueil des grands barons ; mais il fut assassiné par eux (1 437). Jacques II , son fils (1437-1460) continua avec succès l’œuvre de son père; mais Jacques III, qui lui succéda, ne réussit qu’à exciter un soulèvement général dans lequel il fut vaincu et tué (1488). Jacoues IV, en épousant Marguerite, fille de Henri VII, roi d’Angleterre, acquît à ses descendants le droit de prétendre au trône d’Angleterre: il périt, en combattant les Anglais, à la bataille de Flodden (1513). Jacques V épousa Marie de Guise, et resserra par ce mariage les liens qui unissaient l’Écosse à la France, depuis longtemps son alliée. Sousson règne, commencèrentles troubles delaRéforme, prêchée d’abord par Hamilton (1527), puis établie, souslenom de Presbytérianisme, patrie fougueuxKnox.ManeStuartjfilledg.Tacq.Vjfianeéeau

ECOS — 539 — EDDA

dauphin de France (depuis, François II), lui succéda (1542). La vive opposition de cette reine à la réforme fut le premier germe des mécontentements qui dégénérèrent plus tard en révolte ouverte et qui la forcèrent de se réfugier en Angleterre auprès d’Élisabeth, sa cousine ; mais celle-ci, au lieu de lui prêter secours, la retint prisonnière, puis la fit mettre à mort (1587). Jacques, fils de Marie Stuart, lui succéda en Écosse sous le nom de Jacques VI, et après la mort d’Élisabeth, il devint en outre roi d’Angleterre, sous le nom de Jacques 1er (1603). L’Écosse conserva néanmoins son titre de royaume, son parlement et ses lois; ce ne fut qu’un siècle après (1707) que la reine Anne fondit les deux royaumes en une seule monarchie sous le nom de Grande-Bretagne. Rois d' Écosse depuis Fergus II (410-1625).

Fergus II, 410

Eugène II, 427

Dongard, 449

Constantin I, 453

Congall I, 469

Gonran, 501

Eugène III, 535

Congall II, 558

Kinnatel, 568

Aydan, 570

Kenneth I, 604

Eugène IV, 605

FerchardI, 622

Donald IV, 636

Ferchard II, 651

Malduin, 668

Eugène V, 688

Eugène VI, 692

Amber Ghelet, 702

Eugène VII, 704

Mordach, 721

Etwin, 730

Eugène VIII, 761

Fergus III, 764

Solvatius, 767

Anchaius , 787

Congall III, 819

Dongal, 824

Alpin, 830

Kenneth II, 833

Donald V, 857

Constantin II, 858

Eth, 874

Grégoire, 875

Donald VI, 892

Constantin III, 903

Malcolm I, 943

Indulf, 958

Duff, 967

Culen, 972

Kenneth III, 976

Constantin IV, 984 Grim, 985

Maleolm II, 993

Duncan I ou Donald VII, 1023

Macbeth, 1040

Malcolm III, 1047

Donald VIII, 1093-98 Duncan II, usurp. 1093-95 Edgar. 1098

Alexandre I, 1107

David I, 1124

Malcolm IV, 1153

Guillaume, 1165

Alexandre II, 1214 Alexandre III, 1249 (j Interrègne , 1286-1306) Robert Bruce I, 1306 David Bruce II, 1329 Edouard Baliol, 1332 David II (rétabli), 1356 Stuarts.

Robert II, 1370

Jean, dit RobertIII, 1390

Jacques I, Jacques II, Jacques III, Jacques IV, Jacques V, Marie Stuart, Jacques VI,

écosse (nouvelle-) ou acadie, presqu’île de l’Amérique du Nord (Amérique anglaise), entre 43° 30’-45° 54’ lat. N., et 63° 10-38° 30’ long. O., est bornée au N. O. par la baie de Fundy et le Nouveau-Brunswick , au N. par le golfe St-Laurent et les détroits de Northumberland et de Canseau, au S. E. ^ au S. O. par l’Océan Atlantique. Elle a 450 kil. sur 130, et près de 160,000 hab. En 1831 on y comptait 139,334 hab.; actuellement la population s’élève à 276,000 individus. Elle est divisée en dix comtés. Halifax est sa capit.; Annapolis (jadis Port- Royal), Liverpool, Shelburne, en sont les villes principales. De la Nouv.-Ecosse dépendent l’île du Cap- Breton et plusieurs petites îles voisines. — La Nouvelle-Ecosse fut découverte par Sebastien Cabot vers 1497; le Florentin Verazzani la visita en 1524 et l’appela Acadie, du nom que lui donnaient les indigènes eux-mêmes. Elle fut colonisée par les Français du Canada en 1598, et leur fut enlevée par les Anglais an 1666. Jacques I y avait envoyé une colonie d’Écossais dès 1622, mais en 1632, Charles 1 avait cédé tous ses droits à Louis XIII. Restituée un instant à la France par la paix de Breda en 1667, elle fut définitivement cédée aux Anglais par Louis XI V en 1 7 1 3.

ÉCOUCIIÉ, ch.-l. de cant. (Orne), sur l’Orne, à 9 kil. S. O. d’Argentan ; 1,600 hab.

ÉCOUEN, Escuina en latin mod., ch.-l. de cant. (Seine-et-Oise), à 18 kil. N. de Paris; 1,300 hab. Beau château, construit sous François 1 par Anne de Montmorency, et qui passa ensuite dans la maison de Condé. Napoléon y avait établi une maison pour l’éducation de 300 jeunes filles des membres de U Légion-d’ Honneur, dont la direction fut confiée à MeCampan (1807). En 1814, Louis XVIII réunit la maison d’Ecouen à celle de St-Denis, et rendit lo château aux Condé. Henri II rendit à Ecouen, en 1559, un édit qui punissait de mort les Protestants.

ECSED, ville de Hongrie (Szathmar), à 31 kil. N. O. de Szathmar. Près de là est un grand marais.

ÉCTHÈSE. Voy. héraclius.

ÉCUE1LLÉ, ch.-l. de cant. (Indre), sur l’Indroye, à 17 kil. de Châlillon-sur-Indre ; 1,100 hab.

ÉCURY-SUR-COOLE, ch.-l. de eant. (Marne), sur la Coole, à 7 kil. S. de Châlons-sur-Marne; 360 hab. Papeterie, papiers peints.

ECUYER , de scutum , bouclier , était dans l’origine le nom d’un serviteur qui accompagnait un seigneur à la guerre et qui était chargé de porter son bouclier et ses armes. Le titre d’écuyer acquit une grande importance du temps de la chevalerie: c’était un degré à franchir avant d’obtenir le titre de chevalier. Dans les temps modernes, ce titre fut pris par une foule de nobles qui n’étaient ni comtes ni marquis, et qui voulaient se distinguer de la roture. — On donnait encore le nom d’écuyer à plusieurs officiers de la maison du roi , tels que : le grand-écuyer , chargé de la surveillance des équipages et des écuries ; Y écuyer cavalcadour , l 'écuyer de bouche , Y écuyer tranchant , etc. — En Angleterre, le titre d écuyer, esquire , n’est plus qu’un mot insignifiant que prend toute personne qui se qualifie de gentleman.

EDAM, ville de Hollande (Hollande-Nord), près du Zuyderzée, à 19 kil. N. E. d’Amsterdam ; 2,700 hab. Hôtel-de-ville, hôtel de l’amirauté, bourse, etc. Chantiers de construction, raffineries de sucre, huile de baleine. Ville importante jadis, mais très déchue. — Une autre Edam, île de l’archipel de la Sonde, près de la côte N. de Java, aux Hollandais, sert de lieu de déportation pour les malfaiteurs.

EDAY, une des Orcades, à 13 kil. N. O. de Stronsay: 12 kil. sur 5; 700 hab.

EDDA. On désigne sous ce nom deux livres ou codes religieux qui renferment la mythologie Scandinave. Le premier, qui est écrit en vers, fut composé en Islande, pendant le xie siècle, 50 ans environ après l’introduction du christianisme dans cette île, par Sœmund Sigfuson, dit le Sage , qui voulait conserver les débris des anciennes croyances de ses pères. Le deuxième, écrit en prose, ne date que du xne siècle. On le doit à l’historien Snorro Sturleson qui commenta l’Edda poétique, suppléant aux lacunes que présentait ce livre par un exposé plus complet des dogmes religieux de la Scandinavie. L’ancien Edda se compose de poésies mythologiques et de poésies héroïques. Les premières roulent sur la cosmogonie, l’histoire d’Odin, de Thor , de Freyr , de Balder , etc.; les secondes, sur les exploits des conquérants germains, tels que Vœlsung , Sigurd , Attle, etc. L’Edda en prose se divise en plusieurs parties ; la première contient toutes les légendes mythologiques et historiques; la deuxième, un long vocabulaire poétique; la troisième, la prosodie Scandinave. — Les manuscrits des Eddas sont conservés à Upsal et à Copenhague. Les textes originaux ont été publiés et traduits par Resenius et Finn Magnusen, à Copenhague; par Afzelius, à Stockholm. Mademoiselle Du Puget en a publié la traduction complète en français dans la Bibliothèque étrangère , Paris, 1839-40.

EDFO — 540 — EDIL

EDDYSTONE, récifs de la Manche, à 22 kil. S. O. de Plymouth, par 6° 35’ long. O., 50° 10’ lat. N. On y a construit un très beau phare.

EDEL1NCK (Gérard), graveur, né à Anvers en 1649, mort en 1707, fut attiré en France par les bienfaits de Louis XIV, qui lui accorda le titre de graveur du cabinet avec une pension. Ses estampes de la Sainte famille , d’après Raphaël ; de la Famille de Darius , de la Madeleine , du Christ aux anges , de Saint Charles Borromée , d’après Lebrun ; du Combat de quatre cavaliers , d’après Léonard de Vinci ; de la Vierge , d’après le Guide, et d’une autre Famille de Darius , d’après Mignard , sont regardées comme des chefs-d’œuvre.

EDEN, nom donné dans la Genèse au Paradis terrestre, lieu de délices où Dieu plaça Adam et Ève après la création, et que l’Ecriture compare à un vaste jardin. Eden en hébreu signifie délices. La question de savoir où était situé l’Eden a donné naissance aux opinions les plus diverses et les plus contradictoires. Origène et quelques hérétiques ont pensé que l’Eden n’a jamais existé sur la terre e que c’est une pure allégorie. On ne sait pas bien où était ce jardin délicieux : l’opinion la plus accréditée le place dans l’anc. Médie, entre le Phase, l’Oxus, le Tigre et l’Euphrate, qui représentent, à ce qu’on croit, les quatre fleuves dont parle la Genèse : le Phison, le Gihon, le Chidékel, et le Phrat.

EDEN, riv. d’Angleterre, tombe dans le golfe de Solway, à 10 kil. au-dessous de Carlisle. — Riv. d’Ecosse, se perd dans la baie de Saint-Andrews après avoir traversé le comté de Fife. — Autre riv. d’Ecosse, se jette dans la Tweed à 8 kil. au-dessous de Kelso.

EDER ou EDDER, Adrana, riv. d’Allemagne, naît à 10 kil. O. de Berleburg dans la Westphalie, traverse la Hesse - Darmstadt , la principauté de Waldeck, la Hesse Electorale, et se perd dans la Fulde, au S. O. de Cassel, après un cours de 130 kil.

EDERNEH, ville de la Turquie d’Europe. Voy.

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