‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 335 sur 1261 · KG Y P · texte numérisé non relu

KG Y P

EGYP

fécondateur ; 5° Pan-Mendès , principe mâle, et Hephœstobu.a ou Athor , principe femelle, qui son les auxiliaires de F ta générateur ; 6° Fr é ou Pi-re ou Osiris, le soleil ; 7° Pi-Joh , ou fsis , la lune Parmi ces huit grands dieux primitifs, il faut surtout remarquer K nef, Fia et Fré, qui sont les trois jieux démiurges ou créateurs par excellence. On les désigne sous le nom générique de Khaméfis. Viennent ensuite douze dieux célestes désignés sous le nom général de Cabires , savoir : six dieux mâles qui suivent le soleil ; ce sont : Rempha (Saturne), Pi- Zéous (Jupiter), Ertosi ou Artès (Mars), Surol (Vénus), Pi-Hermès (Mercure), Imuthès (Esculape) ou le ciel des étoiles; et six dieux femelles: la Lune , l’ Éther, le Feu, l’Air, Y Eau et la Terre ou Rhèa. A ces dieux se rattachent 3G5 dècans ou démons pour chacun des jours de l’année. Enfin au troisième rang se placent les dieux terrestres, issus tous deRhéa. Les principaux sont : un second Osiris, génie du bien ; Horus ou Haroéri, fils du soleil ; Typhon, génie du mal ; une seconde Isis, et Nephihys. On connaît encore : Anubis à la tête de chien; Thotn ou Hermès; Busiris, Bubasiis, le grand Serapis, etc., auxquels ii faut joindre le crocodile, l’hippopotame, le chat, l’ibis, les bœufs Apis, Mnévis et des plantes ou légumes que l’on adorait dans plusieurs des villes de l’Égypte.

Le gouvernement de l’Égypte fut d’abord purement théocratique. Ce ne fut guère qu’après les invasions successives des Éthiopiens et celles des rois pasteurs que la monarchie, devenue héréditaire, resta en partage aux guerriers. Tous les Égyptiens étaient partagés en quatre castes : la caste sacerdotale, qui possédait un tiers des terres labourables; la caste des guerriers, qui possédait le second tiers (le troisième appartenait au roi) ; la caste des artisans, dont les plus estimés étaient les bateliers du Nil ; enfin la caste des paysans, qui ne possédaient rien en propre, mais prenaient à ferme les terres des prêtres et des guerriers, ou faisaient paître les troupeaux de ces deux castes. Celte division par castes subsista jusqu’aux Ptolémées; il était défendu à tout Égyptien d’essayer de sortir de la condition où le sort l’avait placé et d'exercer un autre métier que celui de son père. Pour maintenir le peuple dans la dépendance, les prêtres et les rois se réservèrent le monopole de toutes les sciences ; ils fermaient avec le plus grand soin aux étrangers l’entrée de l’Égypte et éloignaient leurs sujets de toute entreprise commerciale. Les Égyptiens employaient une écriture toute particulière, les hiéroglyphes , qui représentaient les choses mêmes (V. ce nom). Les sc. mathématiques et physiques , la géométrie surtout , avaient fait d’assez grands progrès chez eux; les arts, quoique assez développés, ne produisaient encore que des statues sans vie et sans mouvement. L’architect. a un caractère gigantesque : elle a exécuté des œuvres colossales et indestructibles, tellesque ces pyramides, ces obélisques, qu’on admire encore aujourd'hui.

Histoire. L’Egypte fut un des premiers pays du monde à se civiliser, et son origine se perd dans la nuit des temps. On ne sait si la civilisation y fut indigène ou si elle vint de Méroë, dans l’Éthiopie. Ce qui est certain, c’est que l’Égypte méridionale fut peuplée la première , et fut même habitée à une époque où le Delta était encore couvert par les eaux de la mer. Le premier roi dont l’histoire fasse mention est Ménès ; les calculs les plus modérés le font régner vers l’an 2460 av. J.-C. A cette époque et longtemps encore après lui, l’Égypte formait plusieurs états distincts qui avaient chacun des princes indépendants; ainsi depuis Ménès jusqu’à Mœris (24 50-1990), 330 rois, formant 18 dynasties, régnèrent $' multanément pour la plupart dans Thèbes, Tins, Eléphantine, Memphis, Héraclée, Diospolis, Xoïs et Tanis ; ce n’est qu’à partir de la 18e dynastie que l’Égypte paraît avoir été réunie sous un seul gouverne¬

ment. Parmi les rois qui forment les 16 premières dynasties, on compte 18 rois éthiopiens, ce qui suppose des invasions et même une conquête de l’Egypte par le peuple éthiopien. Sous la 17* dynastie, les hyesos ou rois pasteurs, venus de l’Arabie, envahirent l’Egypte sous la conduite de Salatis et y restèrent260 ans(500 selon Manéthon).Misphragmoutosis les chassa vers 2060. Dans la 18*dynastie, on distingue Mœris, Ucnoreus, îondateur de Memphis: Osymandias, dont Cambyse pilla le tombeau, orné d’un cercle en or ; Ramsès et enfin Aménophis, père de Sésostris. Sous le règne de ces princes, que la Bible appelle Pharaons, les Hébreux vinrent s'établir en Egypte ; Aménophis fut sans doute le Pharaon qui périt dans les eaux de la mer Rouge en marchant à leur poursuite. Sésostris ouvre la 1 9edyn.,v. 1 643 ou 1 565. Ce prince étendit au loin ses conquêtes et porta la terreur de ses armes jusque dans l’Asie-Mineure à l’ouest et dans les Indes à l’est. De retour dans ses états, il divisa l’Egypte d’une manière régulière et fit construire par la multitude de captifs qu'il avait ramenés avec lui d’immenses monuments. Il laissa le trône à son fils Phéron, à qui succédèrent , mais à de longs intervalles, Protée, contemporain de la guerre de Troie (1280) ; Chéops et Chéphrem, qui construisirent deux des grandes pyramides voisines du Caire; Mycérinus, à qui l’on doit la troisième; Asychis ou Bocchoris, célèbre par un code de lois. Tous ces princes doivent être placés depuis la ' 19e jusqu’à la 24e dynastie. C’est pendant cette période que furent élevés ces temples, ces pyramides, ces obélisques dont plusieurs sont encore debout; mais c’est aussi l’époque de la décadence de l’Égypto et des invasions étrangères. La 25e dynastie fut une dynastie éthiopienne : son fondateur est Sabacon. oui envahit l’Égypte vers 737 avant J.-C.: cette dynastie ne compte que 3 rois. Sétlios, prêtre de Yulcain, monta sur le trône de Memphis vers 713; mais son règne fut suivi d’une anarchie universelle qui n’eut de terme qu’au moment où douze des principaux Égyptiens se partagèrent d’un commun accord le territoire de l’Egypte ; ils y formèrent 12 états distincts, et régnèrent ainsi de 671 à 656. Alors Psammitichus , l’un d’eux, chassa ses collègues et finit par régner seul ; il commence la vingtsixième dynastie. Ce prince fut le premier qui permit aux Grecs l’entrée de l’Egypte. Parmi se3 successeurs on remarque Néchao, qui envahit la Judée sous le règne de Josias (617-601); Amasis, qui commença par être voleur (570-526), et Psamménit. Sous ce dernier, Cambyse, roi des Perses, soumit toute l’Égypte (525). Devenue province persane et partie de la 4e satrapie, l’Égypte se révolta trois fois (486, 461-456, 414-354), mais elle fut toujours remise sous le joug. De 414 à 354, pendant la 3e révolte, elle eut 8 rois indigènes. Alexandre soumit l’Égypte sans coup férir (332), et y bâtit Alexandrie. Après sa mort (323), l’un de ses généraux, Plolémée, fils de Lagus, en eut le gouvernement ; en 308, il prit le titre de roi , et sa postérité, connue sous le nom de dynastie desLagides, régna jusqu’à l’an 29 av. J.-G. A cette époque, Auguste, vainqueur d’Antoine et de Cléopâtre, réduisit l’Egypte en province romaine, la comprit parmi les provinces impériales , et la fit administrer par un préfet. L’an 364 de J.-C., elle fut attribuée à l’empire d’Orient , dont elle fit partie jusqu’à l’an 616. Les Perses s’en emparèrent alors et l’occupèrent un instant. Après eux, les Arabes l’envahirent sous la conduite d’Amrou, lieutenanl du calife Omar (638). En 869, Thouloun la ravit ainsi que la Syrie aux califes de Bagdad; mais ceux-ci la recouvrèrent vers 905. En 968 , Moez Ledinillah , 4' mahadi, s’en empara et y fonda le Caire, dont il fit le siège d’un 3e califat, ou califat des Fatimites. Celui-ci fut détruit en 1171 par bayou-

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bite Saladin, chef d’une dynastie nouvelle, qui fut remplacée en 1254 par les Mamelouks. Ces derniers formèrent deux dynasties, l’une des Baharites ou marins, et l’autre des Bordjites ou Circassiens. Pendant ce temps, la Syrie fut presque continuellement soumise aux sultans de l’Egypte. En 1517, les Mamelouks furent à leur tour assujettis par le sultan ottoman Sélim I, et depuis ils sont restés sous la dépendance de la Porte. L’expédition française d’Egypte, dirigée par Bonaparte, donna un moment les Français pour maîtres à ce pays (1798-1801) ; mais les efforts réunis des Anglais et des Turcs la leur enlevèrent. L’Egypte rentra dès lors sous la loi des Turcs, qui la firent administrer par un paciia. Depuis 1806, elle fut gouvernée par Méhémet-Ali, qui extermina les Mameluks , et qui, bien que n’ayant que le titre de pacha, joua ie rôle de souverain indépendant. Ce prince avait joint par conquête à son gouvernement la plus grande partie de la Nubie et quelques autres états de l’Afrique, une partie de l’Arabie, la Syrie, Chypre et Candie ; mais il s’est vu par suite des derniers événements réduit à ses états d’Afrique (1840-41). Méhémet-Ali a fait pour la civilisation des Orientaux des tentatives qui ont déjà été en grande partie couronnées de succès.

Souverains de l'Égypte.

lr* et 2* dynasties, -3e et 4* —

6*, 7* et 8*

9* et 10* —

11», 12* et 13e — 14* —

15*, 16* et 17*

Pharaons.

Thinite-Thébaines vers 2500 Memphites.

Eléphantile.

Memphites.

Héliopolites.

Thébaines.

Xoïte.

Thébaines.

Invasion des Ifycsos,

18«, 19*et20*dynasties, Thébaines,

Tard te, Bubastitc.

Tanite.

Saïte.

Ethiopienne,

Anarchie ,

Dodécarchie,

26* dynastie, Saïte.

Psammitichus,

Néchao ou Néchos,

Psammis,

Apriès ou Ophra,

Amasis,

Psamménit,

L’Égypte soumise aux Perses ,

Amyrtæus de Saïs,

Pausiris et Psammitichus II,

Achoris,

Psammuthis,

Nephéro,

Nectanébo 1,

Tachos,

Nectanébo II,

L’Égypte de nouveau soumise aux Perses , Alexandre-le-G rand ,

Lagides.

Ptolémée I, Soter, fils de Lagus, Ptolémée II, Philadelphie,

Ptolémée III, Êvergète,

Ptolémée IV, Philopator,

Ptolémée V, Epiphanes,

Ptolémée VI, Philométor,

Ptolémée Eupator,

Ptolémée VII, Physcon,

Ptolémée VIII, Lathyre,

Ptolémée IX, Alexandre,

Cléopâtre,

Ptolémée VIII, rétabli,

Ptolémée x. Alexandre,

Bérénice, 80

Ptolémée XI, Aulètes, go

Ptolémée XII et Ptolémée XIII 52

Cléopâtre, 52-30

L'Égypte réduite en province romaine, de 29 av. J.-C.

à 638 ap. J.-C.

— soumise aux califes de Bagdad, 638-869

Thoulounides , 869-905

Ikhchidites , 933-968

Califes fatimiles ( Voy . califes), 968-1171

Ayoubites.

Saladin, üls d'Ayoub, et lieutenant de l’atubek Noureddin , UTi

Malek-el-Aziz-Othman, 1193

Malek-el-Mansour, 1198

Malek-Adel 1 (Saphadin), 1200

Malek-el-Kamel, 1218

Malek-Adel II, 1238

Malek-Saleh, 1240

Malek-el-Moadham, 1249

Malek-el-Ascraf, 1250

Ibegh, 1254

Mamelouks Bahariles.

Noureddin-Ali, 1254 Koutchouk, 1341

Koutouz, 1259 Ahmed, 1342

Bibars 1, 1260 Ismaïl, 1342

Béréké-khan, 1277 Schaban-Kamel, 1344

Sémalek, 1279 Hadji, 1346

Kélaoun, 1279 Hassan, 1347

Kalil-Ascraf, 1290 Malek-Saleh, 1351

Naser-Mohammed, 1293 Hassan, rétabli, 1354

Bibars il, 1309 Mohammed, 1361

Naser-Mohammed, Schaban-Ascraf, 1363

rétabli , 1310 Ali-Mansour, 3377

Aboubekr-Mansour,1341 Hadji-Salch, 1381

Mamelouks Bordjites.

Barkok, 1382 Aboul-Nashr, 3453

Pharadj, 1399 Aboul-Fath, 1461

Mostaïn, 1412 KhoschrKliadam, 1461

Scheik-Mahmoudi, 1412 Balbaï, 346T

Ahmed, I Tamarbogha, 1467

Thatar-Dhaher, l 1421 Kaitbaï, 1468

Mohammed, j Abou-Saadat, 1496

Boursbaï, 1422 Kansou, 1496

Youssouf, 1438 Djianbalat, 1499

Abousaïd, 1438 Kansou, rétabli , 1501

Fakreddin, 1453 Toumam-bey, 1516

L’Egypte soumise aux sultans ottomans , 1517-1806 Méhémet-Ali, pacha ou vice-roi , 1806

Abbas-Pacha, 1849 Saïd-Pacha, 1854

EGYPTIENS, aventuriers nomades. V. bohémiens.

ËGYPTCS, roi fabuleux de l’Egypte, père des 50 princes qui épousèrent les 50 Danaïdes, filles de son frère Danatis, et qui furent égorgés la nuit même de leurs noces. On présume que c’est le même que Séthosès, 20* roi d’Egypte selon Manéthon.

EHINGEN, ville du roy. de Wurtemberg, sur le Danube, à 24 kil. S. O. d’Ulm; 3,000 hab. Teinturerie en rouge d’Andrinople.

EHNINGEN, ville du roy. de Wurtemberg, à 13 kil. O. d’Uraeh; 4,500 hab. Industrie.

EHRENBRE1TSTEIN ou TI1ALEHRENBREIT- STE1N, ville des États prussiens (prov. Rhénane), sur la droite du Rhin, vis-à-vis de Coblentz; 3,000 hab. Dominée par un rocher de 260 mètres que surmonte un fort fameux. Prise en 1637 par J. de Weerdt, démantelée en 1801, et rebâtie en 1815.

EHRESBOURG, auj. Stadberg en Westphalie, ilace principale des Saxons occidentaux, entre Cassel ;t Paderborn, fut prise par Charlemaene en 772. ^rès de là était la fameuse colonne d'Hermann ou Irminsul.

EIALET ou EYALET, du grec aigialos, littoral, est, dans la division de l’empire ottoman, synonyme de pachalik, mais n’est guère dit que des trois pachaliks primitifs de l’empire, la lioumélie , Y Anatolie

et YAl-Djezaïr , ou gouvernement du capitan-pacha. L'éialel est gouverné par un pacha ; il se divise en livahs ou sandjakats.

EIBENSTOCK, ville du roy. de Saxe (cercle de

’Erzgebirge ) , à 13 kil. S. O. de Schwartzeuberg ; 3,200 hab. Mines d’étain et de fer.

EICHHORN (Jean-Conrad) , entomologiste prussien, né en 1718, mort en 1796, était pasteur évangélique à Dantzick. 11 a consigné un grand nombre d'observations microscopiques dans l'ouvrage intitulé : Des Animaux aquatiques de Dantzick et des environs qu’on ne peut apercevoir à la simple vue , Dantzick, 1775, in-4, avec planches, et 1783, in-4, avec une réponse aux critiques de Fuessli.

eiohhoris (J.-Godefroi) , théologien et historien allemand, né en 1752 dans la principauté d’Hoheniohe-OEhringen , mort à Gœttingue en 1827, fut successivement professeur de littérature orientale à Iéna (1775), conseiller d’état dans le duché de Saxe- Weimar (1783), professeur de philosophie à Gœltingue (1788); se fit recevoir docteur en théologie en 1811, fut nommé directeur de la Société royale des Sciences de Gœttingue en 1813, enfin conseiller privé du roy. de Hanovre en 1819. Parmi ses nombreux ouvrages, nous citerons : De antiquis hisioriœ Arabum monumentis, Gotha, 1775, in-8; Histoire du commerce des Indes orientales avant Mahomet , ibid.; Introduction à l'Ancien Testament , 5 vol. in-8 ; — au Nouveau Testament , 3 vol. in-8, 1804-14 ; Commenlarius in Apocalypsim, Gœttingue, 1791, 2 vol. in-8; Bibliothèque générale de littérature biblique , Leipsick, 1787-1801 , 10 vol. in-8; Histoire de la littérature depuis son origine jusqu à nos jours , Gœttingue, 1805-10, 6 vol. in-8, inachevé; Histoire universelle , Gœttingue, 1818-20, 5 vol. in-8; Histoire des trois derniers siècles , Hanovre, 1817-18, 1 vol. in-8; Histoire des Guelfes, Hanovre, 1817, etc.

EICHMANN, naturaliste. Voy. dryander.

E1CHSFELD , ancienne contrée d’Allemagne, située entre les électorats de Hesse et de Hanovre, se divisait en Haut et Bus-Eichsfeld , et avait pour places principales Heiligenstadt (dans le Haut-Eichsfeld) et Duderstadt (dans le Bas-Eichsfeld, dit quelquefois Marche de Duderstadt). Cet état appartenait aux électeur» de Mayence, qui en 1180, à la chute de Henri XII, dit le Lion, duc de Bavière, s’emparèrent de Heiligenstadt, et en 1334 acquirent le Bas-Eichsfeld par engagement. L’Eichsfeld fut donné à la Prusse en 1803, au roy. de Westphalie en 1807, et rendu à la Prusse en 1814, sauf quelques fractions qui furent comprises dans le Hanovre. Il fait aujourd’hui partie de la prov. prussienne de Westphalie.

EICHSTÆDT, ville de Bavière (cercle de la Regen), à 62 kil. S. O. de Ratisbonne ; 6,000 hab. Évêché. Musée, bibliothèque, etc. Draps, siamoises; brasseries. Aux environs, ancien château de Wi liasbourg. — L’évêché d’Eichstædt, fondé en 745 par saint Boniface, était jadis un état immédiat. Le roi de Bavière acquit cet état en 1805 à la paix de Presbourg. En 1817, il l’érigea en principauté en faveur du prince Eugène de Beauharnais, son gendre. Cette principauté a 35 kil. sur 30, et 45,300 hab.

EIDER, riv. du Danemark. Voy. eyder.

EIDOUS (M.-Ant.), littérateur, né à Marseille, mort vers la fin du xviii* siècle, a traduit de l’anglais: Dictionnaire universel de médecine , 1746, 6 vol. in-fol. (Diderot travailla avec Eidous à celte traduction) ; la Théorie des sentiments moraux, de Smith, 1764, 2 vol. in— 1 2 ; V Agriculture de Mortimer, 1765,

* vol. in— 1 2 ; les Voyages en Asie de Bell d’Antermoni, 1766, 3 vol. in-12, etc.

EIFEL, chaîne de montagnes des États prussiens, s’étend entre la Moselle, le Ilhin et la Roèr dans le grand-duché du Bas-Rhin, sur une étendue de 90 kil. L’Eifel est peu élevé, mais il est remarquable par ses épaisses forêts.

1 — EISL

E1LENBURG, ville murée des États prussieni (Brandebourg), dans une île de la Mulde, à 46 kil. N. L. de Mersebourg ; 5,800 hab. Draps; imprimerie sur toile; teinturerie de fil.

E1MBEGK, ville du roy. de Hanovre (Hildesheim). à 31 kil. N. de Gœttingue, ch.-l. de la principauté de Grubenhagen ; 5,000 hab. Industrie. Gymnases, écoles élémentaires.

EIN-EL-TUDJAR, c.-à-d. place des marchands ville de Syrie (Acre) , non loin du lac Tabarieh. Rendez-vous des caravanes qui vont au Caire. Aux environs est un puits fameux où, suivant les habitants, Joseph fut précipité par ses frères.

E1NSIEDELIN ou NOTRE- DAME-DES - ERMI¬ TES , E remitarum cœnobium ou Erernus Deiparct Virginis , ville de Suisse (Schwilz), â 13 kil. N. E. de Schwitz, sur FAlp; 2,500 h. Abbaye de Bénédictins, f. en 946, où se trouve une image de la Vierge qui attire de nombreux pèlerins. Einsiedeln est la patrie du médecin Paracelse. Le fameux Zwingle était curé de celle ville en 1517. Les Français s’en sont emparés en 1798.

E1SENACH, ville du grand-duché de Saxe-Weimar, jadis ch.-l. d’une principauté indépendante, auj. ch.-l. de cercle, à 72 kil. O. de Weimar; 8,400 hab. Palais, autrefois résidence des princes d’Eise* nach. Tissus divers, tapis de pied, teintureries, etc. Commerce. On voit aux environs le château de Warteburg, qui servit de retraite à Luther en 152], — La principauté d’Eisenach, située dans la partie occidentale du grand-duché de Saxe-Weimar, a 100 kil. sur 40, et compte 68,600 hab. Elle fut réunie au duché de Saxe-Weimar en 1741.

E1SENARTZ, ville des États autrichiens (Styrie), à 33 kil. N. O. de Brück ; 1,500 hab. Mines de fer, exploitées depuis plus de 1,000 ans. Six grandes forges. Grand commerce de fer.

EISENBERG ou EISENBURG, ville du duché de Saxe-Ilildburghausen, ch.-l. de bailliage, à 34 kil. O. d’Altenbourg ; 4,000 hab. Fabriques de lainages, de porcelaines et de voitures.

EISENBURG (comitat d’), Vas-Varmegye en hongrois, comitat de la Basse-Hongrie, dans le cercle audelà du Danube, entre les corn itats d’OEdenbourg, de Veszprim, de Szala, l’archidudié d’Autriche et la Styrie ; 126 kil. sur 84 ; 235, 0<>* hab. Ch.-l. actuel, Stein-am-Anger ; auparavant c’était Güns. Industrie active et commerce.

eisenburg, Vasiar, ville de la Basse-Hongrie, dans le comitat d’Eisenburg, à 44 kil. S. E. de Güns ; 1,400 hab. Excellent vin.

EISENSCHMID (Jean-Gaspard), mathématicien, associé de l’Académie des Sciences de Paris, né à Strasbourg en 1656, mort en 1712, a laissé les ouvrages suivants ; Diatribe de figura telluris elliptico sphœroide, Strasbourg, 1691, in-4 : cet écrit adonné naissance à une vive dispute sur le prétendu allongement de la terre ; Introduclio ad tabulas manua les logarithmicas J. Kepleri et J. Bartschii, 1700, in-8 ; De ponderibus et mensuris veterum liomanorum, Grœcorum, Hebrœorum, nec non devalore pecunice veleris, 1708, ouvrage estimé.

EISENSTADT, Kis-Martony en hongrois , ville marée de Hongrie (cercle au-delà du Danube), dans le comitat d’OEdenbourg, sur la Leitha, à 14 kil. N. O. d’OEdenbourg; 3,000 hab. Beau château des princes d’Esterhazy.

E1SFELD, ville murée du duché de Saxe-Meinungen, à 59 kil. S. E. de Gotha ; 2,500 hab. Commerce de bois et de cuirs.

EISGRUB, en esclavon Lednicz, ville de Moravie, à 49 kil. S. E. de Brünn ; 1,800 hab. Beau château où sont les plus belles orangeries de l’pjurope.

EISLEBEN, ville des Etats prussiens (Saxe), à 35 kil. N. O. de Merseburg; 6,600 hab. Industrie: tabac, salpêtre, potasse, fonderie de cuivre, etc.

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