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EMDEN

EMBRUN, Ebrodioium ou Ebredunense castrum ville de France, ch.-l. d’arr. (H.-Alpes), à 31 kil. E. de Gap, sur un roc au bas duquel roule la Durance ; 3, 1 69 h. Ancien évêché. Tribunal, collège citadelle ; cathédrale antique qu'on attribue à Charlemagne ; palais archiépiscopal. Maison centrale de détention. Fabriques de rubans de laine, cuirs, draps, dont la plus grande partie se confectionne dans la maison de détention. Fruits exquis. — Embrun, fondée avant la conquête romaine, devint au iv* siècle le ch.-l. de la prov. des Alpes maritimes, et fut une place militaire importante. Plusieurs conciles s’y tinrent. Elle avait jadis un archevêché, mais il fut supprimé en 1789. Embrun appartient à la Fiance depuis 1589. — L'arrond. d’ Embrun a 5 cant. (Ghorges, Guillestre, Orcièreï; Savines, plus Embrun), 3S comm. et 31,289 hab.

EMBRUNA1S, partie du H.-Dauphiné entre le Briauçonnais et le Gapençais : 46 kil. sur 26 ; ch.-l., Embrun. Autres places : Savines, Guillestre, Montdauphin. Compris auj. dans le (lép. des ll.-A'lpes, l’Embrunais était jadis habité pur les Caturiges à 10. et les Brigantini à l’E. 11 fit sous les Romains partie de la Narbonnaise 2«, appartint ensuite aux Visigoths, aux Ostrogoths et aux Francs. Uni un instant au roy. d’Arles, il fut donné comme fief aux comtes de Forcalquier (1020), mais le domaine direct fut conféré aux archevêques d’Embrun. De la maison de Forcalquier, l’Embrunais passa par mariage, avec le Gapençais, dans la famille de3 dauphins de Vienne et par suite à la France. Les archevêques d’Embrun ne conservèrent du domaine direct que le titre de princes d’ Empire.

EMDEN, ville et port du Hanovre (cercle d’Aurich), à 22 kil. S. O. d’Aurich, sur l’Ems, a son embouchure dans le golfe dit Dollart ; 12,000 hab. Filatures de fil, bas, toiles à voiles; commerce très tlorissant, favorisé par le canal d’ Emden à Auricli. Cotonnades, savon, aiguilles, tabac, chantiers de construction, etc. Pêche du hiffeng. — Emden appartint longtemps à la Prusse ; elle faisait alors partie de la Frise orientale ; elle appartient au Hanovre depuis 1814. Emden est célèbre pour avoir donné son nom à la confession belge réformée , qui fut d’abord rédigée dans le Brabant en français par Guy de Brès (1562), puis traduite en allemand à Emden en 1571. Cette confession fat approuvée à Dordrecht en 1619, et à La Haye en 1651.

EMERAUDES (mont des), ou montZubarah, Smaragdus w.,dans la Hte -Égypte, près de ia mer Rouge, par24°40’lat. N. Mine d’émeraudes, exploitée dès le temps de Sésostris, longt. abandonnée, reprise sous Méliémet-Ali, et concédée en 1852 à une comp. angl.

; — Au S. E..oar 23° 35’ lat., est l’ile des Émeraudes.

EMERJC, roi de Hongrie, fils de Bêla III, lu* succéda en 1196, porta plusieurs lois sévères contre le brigandage des seigneurs, étouffa par son éloquence et son courage une révolte de sou armée, pardonna à son frère André, auteur de cette révolte, conclut avec Venise un traité, et mourut en 1204, laissant la couronne à son fils Ladislas, qui n’en jouit que six mois.

EMEB1GON (Balth.-Marie) , né à Aix en 1725, mort en 1785, avocat au parlement d’Aix, pui* conseilier à l’amirauté de Marseille. On a de lui un Traité des Assurances et des Centrais à ta grosse

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