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F, MIL — 559 — EMMA

Marseille, 1784, 2 vo.. in-4, qui fait autorité en cetto matière, et des Mémoires sur des coniesiaiio)is maritimes , 1780.

EMERITA AUGUSTA, auj. Mèrida , ville d’Hispanie, dans la Lusitanie, chez les Veiioues et sur l’Anas, était renommée par la teinture de ses laines. — Plusieurs villes d'Hispanie, mais beaucoup moins importantes, portaient aussi le nom d 'Emeriia.

EMERY (Michel particelli, sieur d’), surintendant des finances, né à Lyon, succéda à son père dans l’emploi de trésorier du roi, et gagna la faveur de Richelieu et de Mazarin qui le chargèrent de plusieurs missions importantes. Mais ses exactions lui attirèrent la haine du peuple. Il perdit sa place en 1648. On a de lui : Histoire de ce qui s'est passé en Italie pour le regard des duchés de Mantoue et MohtJ'errut de 1628 à 1630, Bourg, 1632.

émery (Jacq .-André) , supérieur de St-Sulpice, né à Gex en 1732, mort à Issy en 1811, avait été nommé conseiller de l’Université dès 1808. 11 est auteur de plusieurs ouvrages estimés, où il a invoqué en faveur de la religion l’autorité des plus grands philosophes; ce sont : l'Esprit de Leibnitz , 1772 (réimprimé en 1803, sous le titre de Pensées de Leibnitz , complété en 1819 par une Exposition de la doctrine de Leibnitz sur la religion , ouvrage posthume); le Christianisme de Bacon, 1779; Pensées de Descartes, 1811. On lui doit aussi l’Esprit de sainte Thérèse , 1772 ; la publication de Nouveaux opuscules de Fleury , 1807, et des écrits de circonstance.

EMÉSE, auj. Ilems ou II oms , ville de Syrie, dans la Phénicie du Liban, à l’O. de Palmyre, au N. E. de Sidon. Les habitants d’Emèse adoraient le soleil sous la forme d’un cône de pierre et sous le nom d’Elagabal. C’est dans cette ville qu’IIéliogabale fut proclamé emp. Aurélien y battit Zénobie, 273.

EM1L, riv. de Mongolie (Dzoungarie), naît dans les monts Tchamar-Daban et tombe dans le lac Kiourgha après 520 kil. de cours.

EMILE (paul), L. Ærnilius Paulus , dit le Macédonique , naquit l’an 227 av. J.-C., contribua pendant sa préture aux succès des Romains en Espagne (189), conquit la Ligurie pendant un premier consulat (182), échoua dans la poursuite d’un second, et se retira quelque temps des affaires. Mais ayant été élu de nouveau en 168, et chargé de la guerre contre Persée, il déploya la plus grande vigueur contre ce malheureux prince, le vainquit à Pydna, s’empara de toute la Macédoine, où il lit le plus riche butin, et prit Persée lui-même dans Samothrace. 11 obtint à son retour les honneurs du triomphe. Cette cérémonie dura trois jours, et les masses de numéraire, lingots et objets d’orfèvrerie qu’il apportait au trésor furent si considérables que les citoyens romains ne payèrent plus, dit-on, d’impôt jusqu’à l’an 44 avant J.-C. Paul-Emile mourut en 158. — Un de ses fils, adopté par le fils du grand Scipion, est connu sous le nom de Scipion Emilien. — Le père de Paul-Emile, nommé aussi fe. Æmilius Paulus, fut consul en 219 av. J.-C., fit heureusement la guerre à Démétrius, roi d'il ly rie, et obtint le triomphe ; consul pour la seconde fois en 216 avec Varron, il ne put empêcher la défaite de Cannes et resta sur le champ de bataille.

•émjle (paul ), Puolo Emili en italien, Paulus Æmilius en latin, historien moderne, né à Vérone vers 1460, entra dans l’état ecclésiastique et vécut d’abord à Rome où il se fit une réputation de savoir. Louis Xll l’attira en France et le chargea d’écrire notre histoire. II publia son ouvrage en 1500, sous ce titre : De Rébus gestis Francorum libri IV; il y ajouta dans la suite plusieurs livres et y travailla jusqu’à sa mort en 1529. Le tout a été irnpr. à Par., 1 539, ettrad.par Renard, 1581. Cette histoire s’étend depuis les premiers temps de la monarchie jusqu’à la 5« année de Charles VIII.

Émile (S.), u.des tombés, se releva bientôt, et subit le martyre en Afrique en 260. On l’hon. le 22 mai.

EMILIE, Æmilia, prov. de la Gaule Cisalpine, créée dans les derniers temps de l’Empire, formait une des prov. du diocèse d’Italie , elle était située au S. du PÔ, entre la Flaminie à l’E. et la Ligurie à l’O., et répondait à peu près au grand-duché de Parme et Plaisance, à celui de Modène et à la partie occid. de la légation de Bologne. Elle avait pour capit. Placetuia (Plaisance) ou Bononia (Bologne). Elle devait son nom à la voie Emilienne qui la traversait.

BMJL1EN, M. J. Æmilius Ærnilianus , empereur romain, natif de Mauritanie, commandait l'armée romaine contre les Perses, et venait de faire des prodiges de valeur quand il fut proclamé par les soldats à la place de Trébonianus Gallus, 253. Mais peu après, Valérien, ayant pris la pourpre, vint l’attaquer près de Spolète, et ses soldats, fatigués d’avoir toujours à combattre, le massacrèrent. Son règne n’avait duré que quatre mois. — 11 y eut aussi sous Gallien un Emilien qui usurpa la pourpre en Egypte et reçut des habitants le surnom d’Alexandre ; il fut défait et mis à mort par Théodote, général de Gallien.

EMILIEN (SCIPION). Voy. SCIPION.

EMILIENNE (voie), Æmilia via, grande route qui conduisait de Rome à Ariminum en passant par Pise et Plaisance ; elle devait son nom à Æmilius Scaurus qui la commença ;Æmil.Lépidus l’acheva

EM 1 NE H, Ilœmi Extrema , cap de la Turquie d’Europe, sur la mer Noire, par 42° 42’ lat. N., 25° 33’ long. E., est situé à l’extrémité de la chaîne des monts Balkan.

EMiNEH-DAGii , chaîne de mont, de la Turquie d’Europe. Voy. balkan.

EMIR (c.-à-d. en arabe commandant ) , titre honorifique que portent tous les Musulmans qui se prétendent issus du sang de Mahomet; ces émirs, dont le nombre est considérable, ont seuls le droit de porter le turban vert ; ils sont du reste répandus dans toutes les classes de la nation, sans jouir d’aucun privilège. — Emir se dit aussi de toute personne revêtue d’une autorité quelconque , comme des gouverneurs de province et des chefs de tribu. Tels sont l’émir des Druzes en Syrie, plusieurs émirs arabes, et dans la colonie d’Alger l’émir Abd-el- Kader. — Le mot émir entre encore dans la composition d’un grand nombre de noms de dignités; voici les principaux: émir-al-mouménim, chef des croyants, titre autrefois porté par les califes comme chefs spirituels: il ne faut pas leconfondre avec émir-al-moslemin ou chef des Musulmans, titre inférieur que portèrent les princes almoravides, et dont les Espagnols ont fait le mot barbare de miramolin ; — émir al-omra , ou émir des émirs, titre créé en 935 par Rhadi, calife de Bagdad, et que portèrent après lui les premiers ministres des califes abbassides ; cette charge importante devint héréditaire dans la famille des sultans seldjoucides : aujourd’hui le titre d’ émir-al-omra a été remplacé par celui de mir-miran ou bcglerbeg, qui a la même signification, mais qui comporte une bien moins grande autorité; — émiral-ma , émir de l’eau, d’où est venu notre mot amiral; — émir-zadeh , fils du prince, d’où s’est formée l’abréviation Mirza , nom que l’on donne en Perse aux princes de la famille royale: tel était A b bas- Mirza, fils de Feth-Ali-Sehah, mort récemment en Perse ; — émi-.-ei-hadj , chef des pèlerins, chargé de commander les trois caravanes de Damas, d Egypte et de Bagdad qui se rendent tous les ans à La Mecque; etc,

EMMANUEL, nom hébreu qui signifie Dieu avec nous, est le nom sous lequel le prophète Isaïe désigne le Messie (VII, 1 4 , et VIII, 8).

Emmanuel, empereur d’Orient. Voy. manuel.

Emmanuel, dit le Grand et le Très Heureux, roi de Portugal, né en 1469, mort en 1521, Glsade Ferdinand, duc de Viseu, d’une branche cadette de

EMPE

U maison régnante , porta d’abord le titre de duc de Béja, et succéda en 1495 à Jeun 11, son cousin, mort sans enfants légitimes. Pour condescendre au Tœu de son épouse Isabelle, il bannit du Portugal les Maures et les Juifs. Il bâtit le palais de Belem et fonda le monastère attenant, où sont les tombeaux des rois de Portugal. Il don na un grand essor à la navigation , et son règne fut illustré par d’importanles découvertes •. en 1497, Vasco de Gama doubla pour la première fois le cap de Bonne-Espérance ; en 1500 , Alvarès de Cabrai assura au Portugal la possession du Brésil ; Jacques Figueira s’enfpara de l’île de Sumatra en 1510, et Albuquerque des villes de Goa et de Malacca en 1511. Ces conquêtes, qui furent pour le Portugal une source de gloire et de richesses, valurent à Emmanuel le nom de Grand .

Emmanuel— piuli bert, duc de Savoie, fils de Charles III, né à Chambéry en 1628, mort en 1580, succéda à son père en 1533, servit avec zèle et courage l'empereur Charles-Quint contre la ligue de Smalkalde (1545), se distingua au siège de Metz en 1552, reçut en 1653 le commandement de l’armée impériale, et gagna en 1557 la bataille de St-Quentin sur les Français. La paix fut conclue à Cateau- Cambrésis en 1669; la même année, Emmanuel épousa Marguerite de France, fille de François I, et il put rentrer avec honneur dans ses états que la guerre avait démembrés. 11 a laissé un Journal militaire. récemment trouvé dans les archives de Turin.

Emmanuel i-iv (charles-), ducs de Savoie. Voy. CHARLES-EMMANUEL.

EMMAUS, bourg de Judée, où Jésus-Christ apparut pour la première fois à ses disciples après sa résurrection. Voy. nicopolis.

EMME, nom de deux riv. de Suisse : l’une, nommée Grande-Emme (Gross-Emmen) , naît dans le canton de Berne et tombe dans l’Aar à 2 kil. E. de Soleure, après un cours de 80 kil.; l’autre, dite Petite-Emme (Klein-Emmen), dans le cant. de Lucerne, se perd dans la Heuss à 3 kil. N. O. de Lucerne ; cours, 44 kil. Leurs eaux charrient de l’or.

EMMERICH, ville des États prussiens (Westphalie), à 7 kil. N. E. de Clèves; 4,600 hab. Industrie : toiles, mousselines, lainages ; tanneries, brasseries.

EMODI montes, auj. Y Himalaya. Voy. imaus.

EMONIE, Æmonia. Voy. hémonie.

EMOUI ou AMOY, île et v. de Chine (Fou-Kian), par 116° 33’ long. E., 24° 27’ lat. N.; 24 kil. de tour. Port spacieux, très fréquenté des Européens avant la concentration de tout leur commerce à Canton, ouvert de nouv. aux étrangers depuis 1842.

EMPEDOCLE, célèbre philosophe d’Agrigente, florissait vers l’an 444 av. J.-C. Il reçut les leçons des Pythagoriciens, et excella à la fois dans la philosophie, la poésie, la médecine et la musique. Il avait composé sur la Nature et les Principes des choses un poème si beau qu’on le lut publiquement aux jeux olympiques. On dit que , voulant cacher 3a mort et passer pour un dieu, il se précipita dans le cratère de l’Etna; mais que la montagne , rejetant ses sandales, démasqua sa vanité. 11 est plutôt à croire qu'il périt, ainsi que Pline, victime de son zèle pour la science. Selon d’autres, il quitta sa patrie après la prise d’Agrigente par les Carthaginois (403), et alla mourir dans le Péloponèse. Empédocle admettait quatre éléments : le feu ou Jupiter, la terre ou Junon, l’air ou Pluton, l’eau ouNestis; et deux causes primitives, l’amitié qui unit les éléments, la haine qui les sépare. Partant de ce singulier principe, que le semblable ne peut être connu que par le semblable, il composait l’âme elle-même des 4 éléments.Unud’E. un Traité de la Médec. (trouvé en 1846 par Dezeimeris parmi ceux d'Hippocrate) et des Fragm., publ. par Sturz, 1805, et Peyron, 18 10.

EMPEREUR , du latin imperator. Ce titre était décerné dans l’origine par les soldats romains à

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