EN DE
(Dut général victorieux ; depuis César, il devint l’attribut de l’autorité souveraine et la qualification du chef de l’état. Jusqu’au partage définitif de l’empire en 396 , il n’y avait eu le plus souv. qu’un emp. mais, depuis cette époque, il y eu eut deux, un en Occident et un en Orient. Le titre d’empereur disparut en Occident après la chute d’Augustule (476); en Orient, il fut conservé jusqu’à la prise de Constantinople par les Ottomans ( 1453 ), et même après cet événement, il subsista encore quelque temps à Héraclée et à Trébizonde. En 800, Charlemagne reprit le titre d’empereur romain, et il le transmit à ses descendants. Mais, dès 888, après Charles-îe-Gros, ce titre disparut ou fut sans cesse disputé. Depuis Othon-le-Grand , 962 , il fut synonvme de celui de souverain dp V Allemagne. Napoléon prit le titre d'emp. en 1804; le prince Louis Napoléon fit revivre ce titre en France en 1852. 11 est en outre porté, en Europe, par les souver. de l’Autriche, de la Russie et quelquefois de la Turquie; en Amérique, par le souverain du Brésil. En Asie, il y a eu des empereurs du Mogol, et il y a encore des empereurs de la Chine ; en Afrique, on décore parfois du nom d’empereur le souverain du Maroc.
EMPIRE (bas-) et empire d’orient. Foy. orient, empire d’occident. Voy. romain (empire).
empire (saint-). Voy. Allemagne.
EMPOLI, Emporium , ville de Toscane, sur l’Arno, à 37 kil. E. de Pise; 3,000 hab. Pavée en dalles.
EMPORIES, Emporiœ , du grec emporion , c.-à-d. marché , auj. Amp arias , ville d’Hispanie (Tarraconaise), chez les Indigetes , sur la Méditerranée, était une grande place commerciale : de là son nom. — Ville de Sardaigne, auj. castel-sardo.
empories, district de la Byzacène, était renommé par sa prodigieuse fertilité en grains et regardé par les Carthaginois comme le grenier de leur capitale.
EMPUSA, spectre horrible qui, selon les superstitions vulgaires, était envoyé par Hécate aux hommes pour les effrayer el les punir. 11 prenait toutes sortes de formes hideuses. Voy. lamies.
EMS, Amisus, riv. d’Allemagne, naît au mont Stapelag, dans le Teutoburger-Wald (Westphalie) ; traverse la régence de Münster, le Hanovre; reçoit l’Aa, le Haase et la Leda, et se divise près d’Emden en deux bras, l’Ems oriental et I’Ems occidental ; puis, après avoir mêlé ses eaux à celles du Dollart, se jette dans la mer du Nord. Cours, 290 kil. — L’Emsa donné son nom à trois dép. de l’empire français: l’Ems occidental (ch.-l. Groningue) ; l’Ems oriental (ch.-l. Aurich); et l’Ems supérieur (ch.-l. Osnabrück).
ems, Embasis, bourg du duché de Nassau, à 10 kil. N. O. de Nassau ; 1 ,500 hab. permanents. Eaux thermales célèbres et connues dès l’antiquité. Parmi les établissementsde bains on distingue ceux des Princes, du Landgrave, la source des Gamins ( Die liubenquelle) et celle de la Pièce-Ronde. — On eonnaîi sous le nom de punciation d Ems un plan de réformes ecclésiastiques signé à Ems le 25 août 1786 par les archevêques de Mayence, Trêves, Cologne et Saltzbourg. Ce plan, bien qu’approuvé par l’Empereur. fut improuvé par le pape Pie VI.
ENAMBUC. Voy. d’énambuc.
.ENCELADE, géant redoutable, fils du Tartare et de la Terre, est un des géants qui firent la guo*re aux dieux de l’Olympe. Jupiter victorieux le couvri» du poids énorme de l’Etna. C’est lui dont l’haleint embrasée, dit Virgile, exhale les feux que lance le volcan: lorsqu’il essaie de se retourner, il fait trembler la Sicile, et une épaisse fumée obscurcit l’air d’alentour. Voy. typhon.
ENDÉ, île de la Sonde. Voy. flores.
ENDEAYOUR, riv.de la Nouv.-Hollande. dans la Nouv. -Galles mérid., tombe dans le Grand-Océan. — Détroit entre [a N.-Holl. et les îles du Pr.de Galle». endeavour (Terre de P) , dans la Nouvelle-lïol-
Eisrjs
mon
lande, s’étend depuis la baie de la Trinité jusqa’à la rivière d’Endeavour.
ENDER1, ville de Russie. Voy. andrééva.
ENDIAN, ville de Perse (Khousistan), sur le Tab, à 26 kil. du golfe Persique ; 3,500 habitants, presque tous Arabes. Commerce avec Bassora.
ENDOR , ville de Palestine (Issaehar), près du mont Thabor, et au S. E. de Naïm, était la demeure d'une célèbre pythonisse, qui évoqua devant Saiil l’ombre de Samuel avant la bataille de Gelboë.
ENDYMION, berger fabuleux de Carie ou d'Ëliue, d'une grande beauté, avait été placé dans le ciel par Jupiter, qui ensuite l’en chassa et le condamna à un sommeil perpétuel, parce qu’il avait osé attenter à i’honneur de Junon. Diane s’éprit d’une vive passion pour lui pendant qu’il dormait, et le transporta dans un antre du mont Lalmus en Carie, où elle venait souvent le visiter. 11 est à croire qu’Endymion cultivait l’astronomie et passait les nuits à suivre le cours de la lune ; c’est là ce qui l’aura fait passer pour l'amant de Diane.
ÉNÉE, Æneas, prince troyen, fils de Vénus et d’Anchise, épousa Creuse, fille de Priam, et en eut Ascagne. Il se distingua pendant la guerre de Troie, surtout pendant la nuit fatale dans laquelle la ville fut prise ( 1 270). Après le sac de sa patrie, il s’enfuit portant sur ses épaules Anchise, son père, avec ses dieux Pénates, tenant par la main son fds Ascagne, et suivi de Créuse, son épouse, qui se perdit dans une foret. Il s’embarqua avec un grand nombre de Troyens pour aller former un établissement dans une terre étrangère. Après avoir été longtemps sur les mers le jouet d’affreuses tempêtes, et avoir été jeté sur les côtes de Carthage où, selon Virgile, Didon le retint quelque temps, il aborda enfin en Italie après sept ans de navigation. A Cumes, la Sibylle le conduisit aux enfers, où il visita l’ombre de son père, qui était mort depuis plusieurs années. Arrivé dans le Latium, il fut bien reçu du roi Latinus qui lui offrit la main de sa fille Lavinie. Mais Turnus, roi des Rutules, à qui la princesse avait été fiancée, lui déclara la guerre. Après des succès divers, le roi des Rutules fut vaincu et tué par Énée dans un combat singulier. Le vainqueur épousa Lavinie, bâtit en son honneur la ville de Lavinium, et régna plusieurs années sur le Latium (vers 1250). 11 eut de Lavinie un fils nommé Sylvius. — Virgile a fait d’Ënée le héros de son Enéide , et lui a donné une piété sans égale. Il est inutile de dire que rien n’est moins certain que les aventures d’Ënée, de même que son établissement en Italie.
énée le Tacticien , l’un des plus anciens auteurs qui aient écrit sur l’art militaire, vivait dans le ivf siècle av. J.-C., vers l’an 336; ses ouvrages sont perdus. Casaubon a publié sous le nom de cet écrivain un traité De tolcranda obsidione, grec et latin, 1609, traduit en français par Beausobre, 1757. C’est un abrégé de l’ouvrage d’Énée fait par Cinéas.
énée de Gaza, philosophe platonicien du v« siècle, disciple d'Hiérodès, était chrétien. 11 écrivit, sous le titre de Théophraste , un dialogue sur 1 immortalité de l’âme et la résurrection des corps, Zurich, 1559, qui fut traduit en latin par Ambroise-le-Camaldule dèsJ516 et réédité par Boissonade, Paris, 1836, in-8.
énée (Sylvius), pape. Voij. pie il.
ÉNERVES de jumiéges (les). Voy. jumiéges.
ËNËSIDÉME. Voy. ÆNÉSIDÈME.
ENFERS, Inferni loci, lieux souterrains où, selon les anciens, se rendaient les âmes des morts; ils avaient Pluton pour dieu et pour roi. L’Enfer était arrosé par 5 fleuves, l’Achéron, le Cocyte, le Styx, le Phlégéthon et le Léthé. Après avoir passé l’Achéron, on subissait le jugement, et l’on était envoyé soit dans leTariare, séjour des méchants, qu’entourait le Styx, soit dans les Champs-Elysées, séjour heureux des
néralement l’entrée des Enfers près du marais d' Achérusie en Epire, ou de l’Averne en Italie. Selon la fable, plusieurs héros descendirent aux Enfers et purent néanmoins revenir sur la terre : tels sont Hercule, Thésée, Orphée, Enée, etc.
ENFIELD, ville d'Angleterre (Middlesex) , à 14 kil. N. E. de Londres; 9,000 hab. Ruines d’un palais d'Edouard VI. — Ville des États-Unis 'Connecticut), à 22 kil. N. d’Hartford.
ENflELD (Will.), ecclésiastique anglais, né à Sudbury en 1741, ministre et professeur de belleslettres à Wanmgton (Lancaster), mort à Norwich en 1 a Puhlié un grand nombre d’ouvrages pour 1 instruction de la jeunesse; les principaux sont the Speaker (l’orateur), 1775, choix de morceaux oratoires pour les écoles; Sermons biographiques, ou Suite de discours sur les principaux personnages de b Ecriture sainte, 1777; Histoire de la philosophie, extraite de Brucker, 1790.
ENCAD D I ou HAZEZON TIIAMAR, ville de Palestine (tribu de Juda), à l’embouchure du Jourdain dans le lac Asphallite.
ENGADINE (c.-à-d. qui est à la tête de l’Inn ), vallée de Suisse, dans le canton des Grisons, formée au N. 0. par les Alpes des Grisons, et au S. E. par les Alpes Rhétiques ; elle est traversée par l’Inn dans toute sa longueur , qui est de 80 kil. environ ; 9,000 hab. Glaciers, forêts de pins; orge. Emigrations. — Cette vallée se divise en Haute et Basse- Engadine. Au xne siècle, elle appartenait à l’évêque de Coire; du xme jusqu’au xive, la B.-Engadine fit partie du Tyrol. Les Autrichiens en brûlèrent tous les villages en 1621. De 1799 à 1801, il s’y livra plusieurs combats entre les Français et les Autrichiens.
ENGEL (J.-J.), né en 1741, dans le duché de Mecklembourg, mort en 1802, enseigna pendant 20 ans la morale et les belles-lettres à Berlin (17 7 fins?), fut chargé de l’éducation du prince de Prusse (Frédéric-Guillaume III), puis fut nommé directeur du théâtre de Berlin, 1787. On a de lui une Théorie de la mimique, 1785, ouvrage estimé, traduit en français par Jansen, 1788; quelques comédies, le roman de Lorenz Starck, et des mélanges. Ses œuvres ont été publiées à Berlin, 1801-16, 12 vol. in-8 ENGELBERG, ville de Suisse (Untenvald), sur l’Aa, à 15 kil. S. de Stantz ; 1,900 hab. Abbaye de Bénédictins, fondée au XIe siècle par un seigneur de Soldenbüren
ENGER, v. des Etats pruss. (Westphalie), à 28 kiî. S. O. de Minden ; 1 ,400 hab. Résidence de Witikind, auquel l’empereur Charles IV fit ériger en 1377 un mausolée qui fut transporté à Herford en 1414.
ENGHIEN, Angia, ville de Belgique (Hainaul), à 27 kil. Nord de Mons; 3,500 hab. Dentelles, toiles, colonnades. — Cette ville appartint d’abord à la maison de Luxembourg; elle passa dans celle de Bourbon (1485) par le mariage de Marie de Luxembourg avec François de Bourbon, comte de Vendôme, aïeul de Henri IV. Celui-ci vendit la ville d’Enghien, en 1607, à Charles de Ligne, comte d’Aremberg. Cependant le titre d fmghien resta en France ; Louis de Bourbon, premier prince de Condé, second fils de François de Bourbon, voulant partager avec son frère aîné le titre de baron d’Enghien, en fit transporter le nom à Nogent-le-Rotrou ; Henri II de Condé, son petit-fils, transporta ce même nom à la ville d’Issoudun, et depuis il fut transféré une troisième fois au duché-pairie de Montmorency, qui porta depuis le nom de duché d’Enghien. Les fils aînés des princes de Condé portaient le titre de duc d’Enghien du vivant de leur père.
ENGIIIEN-LES-BAINS OU ENGHIEN - MONTMORENCY , bourg de France (Seine-el-Oise). Voy. montmorency. ENGHIEN (Louis-Antoine-Henr ùe bourrons
justes, qu’arrosait le Léthé. Lespoëtes plaçaient gé-i duc d’),le dernier des Condés, né à Chantilly en