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JUGEMENTS DE DIEU

EPSÜM, ville d’Angleterre (^Surrey), à 22 ls.il. S. O. de Londres; 3,200 hab. Eaux minérales découvertes en 1613 et dont on extrait un sel purgatif d t sel d’Epsom. II s’y fait tous les ans de célèbres courses de chevaux.

EPTE, riv. de France, naît à 3 kil. N. de Forges (Seine-Inférieure), passe par Gisors et St-Clair, se perd dans la Seine à 4 kil. au-dessus de Vernon; cours, 85 kiL L’Epte séparait autrefois la Normandie de rile-de-Erance.

EPWORTH, ville d’Angleterre (Lincoln), à 14 kil. N. O. de Gainsborough ; 2,000 hab.

EQUATEUR. En astronomie et en géographie on donne ce nom au grand cercle qui coupe la sphère en deux parties égales perpendiculairement à son axe ; on l'appelle aussi Liyne équinoxiale (ou simplement la Liyne), parce qu'il y a équinoxe, c.-à-d. égalité entre le jour et la nuit, toutes les fois que le soleil se trouve sur l’équateur (Voy. équinoxe). C’est à partir de l’équateur que l'on compte les degrés de latitude nord et de latitude sud.

EQUATEUR (république de 1’), contrée de l’Amérique méridionale, située presque tout entière sous l’équateur, d’où elle a pris son nom ; forme une république indépendante comprise dans la confédération des Etats-Unis de l’Amérique du Sud; elle faisait, avant 1831, partie de la ci-devant république de Colombie, et y formait les trois départ, de l’Equaleur, de Guayaquil et de l’Asuay. Elle se divise auj. en 7 provinces : Pichincha, Chimboraço, Imbabura, Guayaquil, Manabi, Cuença et Lova; chefslieux .- Quito (capitale de toute la république), Riobamba, Harra, Guayaquil, Puerto-Yiejo, Guença et Loxa. On peut y ajouter l’archipel des Gallapagos, occupé par une colonie d’ Anglo-Américains.

EQUES, Æqui, dits aussi Æquiculi ou Æquicolæ , petit peuple d’Italie, dans le Latium, au N. des Herniques et des Volsques, étaient d’origine osque comme l'indique leur nom ( opse , d op, qui ne diffère pas d’oc ou œq). Us firent à Rome naissante une guerre acharnée, de l’an 473 à 401 av. J.-C., tantôt seuls, tantôt unis avec les peuples voisins, Latins, Sabins, Etrusques ou Volsques, et quelquefois, notamment en 463 et 458, ils la mirent dans un danger imminent. En 305, ils reprirent les armes et furent écrasés. Prœneste (auj. Palestrine), Carseoli, Treba étaient les villes princ. de ce peuple.

EQUESTRE (ordre) ou ordre des Chevaliers , chei les Romains. Voy. chevaliers.

EQUICOLA (Mario), écrivain italien, né au bourg d’Alvelo, dans le pays des Equicolœ (anciens Eques), vécut à la cour des princes de Ferrare et de Mantoue, et publia en 1521 une Histoire de Mantoue, fort estimée. On a aussi de lui un livre célèbre; Délia natura d'Amore, 1525, traduit en français par Chappuis, 1584.

EQUINOXE (nox, nuit, et œquus, égal), égale durée du jour et de la nuit. Ce phénomène se reproduit deux fois par an, le 21 mars et le 23 septembre, A ces deux époques, les deux pôles de la terre étant à égale distance du soleil, la lumière S6

Eli A S

répand d’un pôle à l’autre, et éclaire une moitié do la terre, tandis que l’autre reste dans l’obscurité. EQUINOXIALE (ligne). Voy. équateur, équinoxiales (régions). On appelle ainsi les régions comprises entre le 10® ou le 15® degré audessus de l'équateur et le 10* ou 15® degré au-dessous, et qui correspondent à la plus chaude partie de la zone torride. Ce sont donc : le N. de l’Amérique mérid., le milieu de l’Océan Pacifique, les îles Salomon, la Nouv.-Guinée, les îles Moluques, les îles de la Sonde, le N. de la mer des Indes, l’Afrique intérieure, une partie de la Guinée et le milieu de l’Océan Atlantique. La température moyenne de cette zone dépasse 27 degrés. La végétation en est riche et puissante ; les pluies y sont rare? ou tombent périodiquement.

EQUOTUT1CUM ou EQUUS TUTICUS, Àriano, ville du Samnium, au N. E. de Bénévent, avait été fondée par Diomède. C’est d’elle au’Horace a dit :

Oppidulo quod vertu dicere non etl (sat., t, 5.)

ERARD (Sébastien), célèbre facteur de pianos, né â Strasbourg en 1752, était fils d’un fabricant de meubles. 11 vint dès 1768 à Paris, y établit quelques années après une fabrique de pianos qui obtint bientôt la vogue, puis alla fonder à Londres un établissement du même genre, se fixa définitivement à Paris à partir de 1812, et mourut en 1831. Erard perfectionna le piano, l’orgue et la harpe. Il construisit les premiers pianos à queue «s (1796) et à double échappement (1823); rendit la ; harpe plus susceptible de modulations en inventant {!les harpes à fourchette (1789), et le mécanisme à oub le mouvement (1810); il réussit à rendre expressif ; ejeu de l’orgue au moyen de laseule pression du doigt 1827). — Son fils Pierre E. (1794-1855) le continua. J ERARIC, roi des Ostrogoths, était le chef des Piugiens, peuple du Nord qui avait accompagné Théodoric en Italie. Il fut élevé sur le trône en 541. Voyant la domination des Ostrogoths en Italie ébranlée par les conquêtes de Bélisaire, il traita avec l’empereur Justinien pour lui livrer ses états; mais il fut tué par ses soldats avant la fin de la négociation, et fut remplacé par Totila.

ERAS1STRATE, médecin grec, petit-fils d’Aristote. Appelé par le roi de Syrie, Séleucus Nicator, pour traiter le jeune Antiochus, attaqué d’une maladie qu’on regardait comme incurable, il découvrit que le mal du jeune prince venait uniquement de l’amour sans espoir qu’il avait conçu pour Stratonice, seconde femme de son propre père. Il dévoila au roi la cause de la maladie de son fils, et lui persuada de lui céder la reine. Erasistrate mourut l’an 257 av. J.-C. Il est, dit-on, le premier qui ait disséqué des corps humains. Il fut le chef de la secte dite des Méthodistes , qui était opposée à celle des Empiriques et qui subsista 400 ans.

ERASME (Didier ou Désiré), Desiderius Erasmus, célèbre écrivain du xv* siècle, né à Rotterdam en 1467, était fils naturel. 11 fut d’abord enfant de chœur, entra jeune dans l’état monastique, dontilse dégoûta bientôt, vint terminer ses études au collège de Moritaigu à Paris, et alla prendre le bonnet de docteur en théologie à Bologne (1506). Il fut quelque temps précepteur d’un fils naturel de Jacques IV, roi d’Ecosse , avec lequel il voyagea en Italie. Il ae fit bientôt une telle réputation par ses écrits, que plusieurs princes voulurent l’attirer auprès d’eux ; il visita Rome, où Léon X tenta de le retenir; passa en Angleterre, où il fut fort bien accueilli par Henri VIII et où il se lia avec Thomas Morus; enseigna quelque temps le grec à Oxford et à Cambridge; refusa les offres de François 1, qui voulait le placer à la tête du collège de France, et reçut e CharlesrQuint, dans les états duquel il était né,

^tre déconseiller avec une pension. En 1 521 il

ERCI

se fixa à Bâle, auprès de l'imprimeur Froben, son ami, pour y surveiller l’impression de ses ouvrages, et mourut dans cette ville en 1536. Le pape Paul 111 pensait à le faire cardinal. Erasme était à la fois l’homme le plus savant de son siècle, l’écrivain le plus pur, le plus élégant, le plus spirituel, et l’un des hommes les plus sages de son temps. Il était partisan d’une prudente réforme dans le clergé, et eu, à ce sujet une correspondance avec Luther; mais il s’éloigna de lui quand il le vit recourir à la violence, n’aimant pas, disait-il, la vérité séditieuse. Toutefois, il se fiait trop à ses propres 1 umières en matière de religion : ce qui l’entraîna dans quelques erreurs et fit mettre plus, de ses ouvr. à 1 ’ Index par le concile de Trente. Ses princip.écrits,tousen latin, sont; De Copia verborurn et reruvi ; les Adages ; les Apophthegm.es , les Colloques , dialogues satiriques dans le genre de Lucien ; Y Éloge delà Folie. Erasme contribua puissamment à la renaissance des lettres par ses écrits et par ses éditions d’auteurs anciens : on lui doit l’édition princeps du texte grec de la Géographie dePtolémée, et de la traduction grecque du Nouveau Testament , il l’accompagna d’une version latine et d’une Paraphrase. Ses œuvres ont été réunies en 8 vol. in-foJ., Bâle, 1540, et 10 vol. in-fol.,Leyde, 1703-6. Les Colloques etl 'Éloge de foFo/feontétéplusieursfoistraduits en français. Sa vie a été écrite par Burigny, 1757.

ERATO (d ’eros, amour), muse qui présidait à la poésie lyrique et anacréontique. C’est une jeune nymphe, vive et enjouée, couronnée de myrte et de roses; de la main gauche, elle tient une lyre, et, de l’autre, un archet; près d’elle est un Amour, avec un flambeau allumé.

ERATOSTHÈNE, né à Cyrène vers l’an 275 av. J.-C., géomètre, astronome, géographe, philosophe, grammairien et poète, fut bibliothécaire d’Alexandrie sous Ptolémée Evergète. Ayant perdu la vue, ïl se laissa , dit-on , mourir de faim à l’âge de 81 ans (194). Erat. trouva le premier le moyen de mesurer un degré du méridien et d’évaluer la grandeur de la terre; fixa à 23° 57’ l’obliquité de l’écliptique, inventa la sphère armillaire. et construisit le premier observatoire. 11 laissa une carte générale qui fut longtemps l’unique base de la géographie. Il donnait à l’arc du méridien compris entre les deux tropiques 47° 42’ ; vingt siècles après lui, l’Académie des Sciences de Paris retrouvait à fort peu près la même mesure (47° 40’). Il ne reste de lui que des fragments publiés par Car. Seidel, Gœttingue , 1798, grec-latin, et dont l’édition la plus complète est due à Gothefried Bernhardi , sous le titre d ’Eratosthenica, Berlin, 1822.

ERATOSTRATE. Voy. erostrate.

ER BACH, Erpachium , ville du grand-duché de Hesse-Darmstadt, à 41 kil. S. E. de Darmstadt: 850 hab. Elle possède un vieux château où se voit entre autres antiquités le coffre d’Eginhard. — Cetle ville a donné son nom aux comtes d’Erbach qui prétendent descendre d’Eginhard et d'Emma, fille de Charlemagne, qui épousa, ditr-on, Eginhard. Les comtes d’Erbach sont aujourd’hui divisés en trois branches : Erbach-Furstetiau , Erbach-Erbach, et Erbach-Stœnberg . — Un village du duché de Nassau porte aussi le nom d’Erbach ; c’est dans les environs que l’on recueille le meilleur vin du Rhin.

ERBIL, l’ancienne Arbela, ville forte de la Turquie d’Asie (Mossoul), ch.-l. d’un livah, à 85 kil. S. E. de Mossoul; 4,000 hab., la plupart Kurdes.

ERBRAY, ville du dép. de la Loire-Inf., à 8 kil. S. E. de Châteaubriant; 1,800 hab. Fours à chaux; carrières de marbre.

ERCÉ, ville du dép. de l’Ariégc, à 18 kil. S. E. de Saint-Girons; 3,200 hab. Mines de fer et d'étain.

ercé-en-lame, ville du dép. de l’Hle-et-Yilaine, â 9 kil. E. de Bain ; 2,860 hab.

ERCîLLA (don Alonzo d’). poète épique et guer-

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