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EM Z

kil. N. de Pittburg, sur la côte méridionale du lac Erié; 1,000 hab. Port , batteries et blockhaus. Cette ville fut fondée en 1794. — Beaucoup d’autres localités des Etats-Unis portent le nom d’Erié.

ERIGENA, nom latin d'Ayr , ville d’Ecosse.

ER1GÈNE (scot), philosophe scolastique. Voy.

SCOT ÉR1GÉNE.

ERIGONE, fille d’Icarius, fut aimée de Bacchus, qui, pour la séduire, se transforma en grappe de raisin. Elle se pendit de désespoir, en apprenant la mort de son père. Jupiter, pour récompenser sa piété filiale, la plaça dans la constellation qu’on nomme la Vierge.

ERIMO-CASÎRO, l’ancienne Thespies , bourg de l'état de Grèce, à 17 kil. O. de Tlièbes.

ER IN, ancien nom de I’irlande.

ER1NNE, femme poëte, compatriote, disciple et amie de Sapho. On a d’elle quelques fragments, dont le principal est le début d’une ode à Rome ou à la Force (en grec rômê ). Ils se trouvent dans les Carmina novem poetarum fœminarum , Anvers, 1568.

ERINNYS, une des Furies. Voy. furies.

ERIPHYLE, femme du devin Amphiaraiis, trahit son époux qui s’était caché pour ne pas aller à la guerre de Thèbcs, où son art lui avait appris qu’il devait périr. Un collier et un voile qu’elle reçut de Polynice furent le prix de cette trahison. Alcméon, fils d’Amphiaraüs, chargé par celui-ci du soin de sa vengeance, immola sa mère dès qu’il eut appris la mort de son père. Alcméon épousa depuis Alphésibée, fille du roi Phégée, et lui fit don du. fatal collier qui avait causé la perte d’Eripliyle.

ERISICHT1ION. Voy. érésichton.

ER1VAN, Eroanum , Terva , ville- d’Asie, dans la Russie mérid., autrefois dans l’Arménie, ch.-l. du gouvernement d’Erivan, à 20 kil. N. de l’Araxe, à 65 kil. N. E. du mont Ararat, par 42° 45’ long. E., 40° 18’ lat. N., sur le Zenghi etie Kirkh-Boulakh; 2,000 maisons; 11,284 hab. en 1833. La ville sa divise en trois parties : la citadelle et les 2 quartiers appelés Topobatin et Demir-Boulakh. Eglises gréco» russes et arméniennes, mosquées. Fonderie de canons, casernes, magasins, etc. Commerce assez actif en tanneries, poterie, tissus de coton, avec la Russie et la Turquie. — Erivan occupe la place du champ de bataille où Erovant, qui avait chassé Ardaschès du trône d’Arménie, fut défait par les Perses à la fin du Ier siècle de notre ère. Déjà puissante au vu* siècle, Erivan devint au xvie la résidence des Sophis de Perse. Les Turcs la prirenten 1653 et 1682. Abbas-le-Grand la recouvra en 1604. Les Turcs s’en emparèrent de nouveau en 1635 ; ils la perdirent, pour la reprendre en 1724. Thamas Kouli-khan s’en rendit maître en 1735, et après diverses révolutions, pendant lesquelles Erivan devint un instant ch.-l. d’un khanat particulier, cette ville se soumit à la Perse en 1769. Les Russes l’assiégèrent en vain en 1808; mais en 1827, le général Paskévitsch s’en empara. Par le traité de 1828, la Perse l’a cédée définitivement à la Russie.

érivan (gouvernement d’), dit aussi Arménie russe , un des gouvernements frontières de la Russie mérid., par 40° 45’ - 30° 35’ long. E., 38° 50’- 40° 41’ lat. N., entre la Géorgie, l’Aderbaïdjan et la Turquie d’Asie, est formé de l’ancienne prov. persane d’Erivan et de la presque totalité du pa* chalik turc d’Akhaltsikhé. Il est arrosé par le Kour, l’Aras, l’Arpatchai, etc. On y trouve un grand lac, le Sevanga ou Goktcha. Climat froid, rude en hiver, doux en été. Grande fertilité. Bétail, chevaux renommés. Habitants : Arméniens, Tadjiks, Kourdes et Russes.

ERIX. Voy. eryx,

ERIZZO (Séb.), Ericius , antiquaire et littérateur vénitien, membre du Conseil des Dix, né en 1 522, mort en 1585, a publié un • Traité sur les médailles et Ut

ira mo — an — Ei\OT

monnaies des anciens , Venise, 1559, ouvrage estimé. On a aussi de lui un recueil de nouvelles morales , intitulé les Six Journées , qui n’a été publié qu’en 1794 (Livourne , 1 vol. in-4); et une traduction italienne-de plusieurs Dialogues de Platon, Ven., 1574.

ERLACH, Cerliere n français, petite ville de Suisse (Berne) ,sur le lac de Bienne, à 27 k. N. 0. de Berne ; 1,100 hab. Château seigneurial, berceau de la famille d’Erlach, originaire de Bourgogne, et qui depuis le xii« siècle joue un rôle important dans l'histoire de Berne. Les Bernois occupèrent le château en 1474, au commencement de la guerre contre la Bourgogne, et ils Vont gardé depuis.

ERLACH (Rod.D1) , noble bernois, illustre auxives., défendît la ville de Berne contre le comte de JNy— Lau et plusieurs autres seigneurs des pays voisins, et gagna en 1339 la bataille de Laupen. qui assura l’indépendance des Bernois. 11 mourut en 13G0 assassiné par son gendre.

erlach (Jean-Louis n’ ), lieutenant-général , né en 1595, mort en 1050, servit avec gloire pendant la guerre de Trente -Ans: sous Gustave-Adolphe et Bernard de Saxe, et après la mort de ce dernier entra au service de la France. Il eut une grande pari à la victoire de Lens. 1648 ; il fut en récompense nommé gouv. de Brisach etmaréch. de Fi ance.

erlach (Jérôme d’), ne en 1607 , mort en 1748, servit dans les armées de France de 1090 à 1702 , puis dans celles d’Allemagne, et s’acquit la. réputation d’habile général. Il se retira ensuite à Berne et y fut créé avoyer en 1721.

erlach (Charles-Louis d’), né en 1720, passa en France, et y fut nommé maréchal-de-camp ; revint dans sa patrie en 1789, et reçut le commandement en chef de l’année suisse lors de l’invasion des Français en 1798 ; il résista courageusement aux généraux Brune, et Schauenbourg. 11 périt dans une sédition militaire, assassiné par ses propres soldats.

ERLANGEN , ville de Bavière (Rezat) , sur la Regnitz, à 15 lui. N. O. de Nuremberg; 10,000 hab. Elle se divise en Vieille-Ville et Nouvelle-Ville ou Christian-Erlang., qui fut fond, en 1688 après la révocation de l’édit de Nantes par les émigrés français, sous Chrétien-Ernest, margrave de Bayreulh. Université célèbre, instituée en 1743 par Frédéric de Brandebourg-Bayreuth ; 2 bibliothèques, jardin botanique, etc. ; l’Académie Léopoldine-Caroline, transférée depuis 1808 à Bonn, était jadis établie à Erlangen. Toiles, lainages, bleu d’Erlangen, passementerie, miroiterie, papeteries, distilleries, etG. ERLAU, ville de Hongrie. Votj. eger.

ERMATINGEN , bourg de Suisse (Tliurgovie) , à.

7 kil. O. de Constance; 1,700 hab. Commerce de vins, fruits et chanvre.

ERMELANI), ancien pays de la Pologne, formant la partie orientale du palatinat de Marienbourg. 11 est aujourd’hui compris dans le gouvernement de Kœnigsberg.Evêehé (1 244); l’év.réside à Frauenburg.

ERMENONVILLE, village du dép. de l’Oise , à 12 kil. S. E. de Senlis, sur un petit affluent de la Nonnette ; 500 hab. Il est surtout célèbre par le château et le parc où J.-J. Rousseau, recueilli par le comte de Girardin, passa ses derniers moments; on y voit le tombeau de ce grand écrivain dans l'île dite des Peupliers. — La terre d’Ermenonvillefuten 1603 érigée en vicomté par Henri IV , en faveur de son ami de Vie, gouverneur de Calais. Le château fut habité un instant par Gabrielle d’Estrées. Il appartient à la famille de Girardin.

ERMITAGE (l’) , coteau sur les bords du Rhône (Drôme), au-dessous de Tain. Vins estimés, dont les crus les plus célèbres sont ceux de Bessar, Greffieu, Méal, Rocoulé. — On connaît aussi sous le nom de l'Ermitage une jolie retraite offerte par Mad. d’Epinay à J.-J. Rousseau dans la vallée de Montmorency. ERMONTIi, Hermunthis, village d’Egypte, dans la

Haute-Egypte (Esneh) , à 36 kil. au N. d’Eaneh. Débr is d anciens édiüces, restes d un grand temple.

ERNAN1, ville d’Espagne (Bilbao), à 7 kil. S. de Saint-Sébastien; 3,000 hab. Filature de laine.

ERNE, riv. et lac d’Irlande (Ulster), dans le comté de Fermanagh; la riv.. tombe dans la. baie de Doue gai, à 4 kil. sous Ballyshannon, après- 110 kii. de cours ; les bords du lae sont très pittoresques.

ERNÉE , ch.-l. de canton (Mayenne) ,. sur 1! Ecriée (affluent de la Mayenne), à 23 kil. O. de Mayenne; 5,400 hab. Collège communal.

ERNEST, nom de plusieurs princes de Saxe, do Hesse, de Hanovre, etc. V. ces noms et ernestine.

ERNESTi, famille qui a donné à l’Allemagne plusieurs savants philologues. Les plus connus sont Jean-Auguste, et ses neveux Auguste-Guillaume, et Jean-Christian-Théophile Ernesti.

ernesti (J. -Auguste), le plus célèbre des érudits qui ont porté ce nom, né à Tennstadt (Thuringe) en 1707 , mort en 1781,, devint en 1734 recteur de l’école de Siiint-Thomas à Leipsick; fut nommé en 1742 professeur de littérature ancienne; en 1758, professeur de théologie, et se distingua également dans ces deux, branches de l’enseignement. On a de lui des éditions estimées d 'Homère, Leipsick, 1769- 05; de Callimaqne , 1701; de Polybe , 1763; de Cicéron , cum date ciceroniana, 1737 et 1775; de Tacite , 1752 et 1801 ; de Suétone, 1748 et 1775. Il a publié des œuvres diverses, parmi lesquelles on remarque un excellent cours de littérature, Initia doctrine solidioris , etc., 1736-83; une Explication du Nouveau Testament , estimée de ses coreligionnaires.

ernesti (Auguste-Guillaume), savant critique, professeur de philosophie et d’éloquence à Leipsick, né en 1733, mort en 1801, était neveu du précédent.

Il a donné des éditions de Tiie-Live , Leipsick, 1801- 1804 ; de Quintilien , 1709 ; dl Ammien Marcellin , 1 773; de Pomponius Mêla ( De situ or bis) , 1773.

ernesti (Jean-Christian-Théophile), professeur do philosophie et d’éloquence à Leipsick, né en 1756, mort en 1802, était frère d-’Aug, -Guillaume. 11 a donné une édition estimée des Fables d' Ésope, Leipsick, 1781, in-8 ; Hesychiiglosscs sacrœ, 1785; Suida: et Phavorini glossœ sacrœ, 1786; C. Silii Itulici Punicorum libri XVII, 1791, in-8; Lexicon technologies grœcœ rhetoricce, 1795; Lexicon technologue latines rhetoricœ, 1797, et a traduit en allemand une partie des écrits de Cicéron , ibid., 1799-1802.

ERNESTINE (ligne), branche aînée de la maison de Saxe, a pour chef l’électeur Ernest, lils de I élec-o teur de Saxe Frédéric II , auquel il succéda en 1464, et qui mourut en 1486. Ernest partagea l’héritage da son père avec son jeune frère Albert, et ils devinrent chefs, 1 un de la tige Ernestine , qui règne maintenant encore dans les duchés de Saxe, et l'autre de la branche Albertine , à laquelle appartient le royaume actuel de Saxe.

EROANUM, nom latin d’ERivAN.

EROLÉS, (le baron d/), général espagnol, né en Catalogne vers 1785, mort en 1825, fut nommé en 1822 par Ferdinand VII capitaine-général des troupes destinées à combattre les insurgés constitutionnels, et membre de la régence suprême établie à Urgel ; il contribua puissamment à réduire l’insurrection. Ce fut le plus habile adversaire de Mina.

EROPINA, petit roy. de Sénégambie, sur les confins de ceux d’Yamina et de Djemarrou, a pour capitale une ville du même nom, située à 330 kil. S. E. de Saint-Louis.

ËROSTRATE ou ÉRATOSTRATE , Ephésien d’une naissance obscure, voulant s’illustrer par quelque moyen que ce fût, brûla le temple de Diane à Ephèse , une des sept merveilles du monde (350 av. J.-C.). Cet événement eut lieu la nuit môme de la naissance d’Alexandre. Erostr. fut condamné au feu. ERÜTIANUS, médecin grec du temps de Néron,

ERS IC — 572 — EUZE

est auteur d’un Glossaire d'Hippocrate, en forme de dictionnaire, imprimé par H. Etienne, Paris, 1564, et reproduit par Franz dans Erotiani, Galeni et Herodoli glossaria in Hippocratem , grec-latin, Leipsick, 1780.

ERPENIUS ou D’ERPE (Thomas) , orientaliste, professeur à l'université de Leyde, né à Gorcum (Hollande) en 1584, mort en 1624, a laissé plusieurs ouvrages propres à faciliter l'étude des langues orientales, entre autres : Grammaire arabe , Leyde, 1613, in-4; O ratio de lingua arabica, 1613; A/motationes in lexicon arabicum Fr. Raphelengii, 1613; Proverbiorum arabicorum cenluriœ, 1614; Locmani sapientis fabulœ, 1615. 11 prépara aussi une édition arabe-latine de YHisloria Saracenica d’Elrnacin , qui fut publiée à Leyde, 1625, in-8 (posthume).

ERR1FS (monts), mont. d’Afrique. Voy. atlas.

ERSCH (Jean-Samuel), savant bibliographe allemand, né en 1766 à Glogau en Silésie, mort à léna en 1828, fut d’abord le collaborateur de Meusel et de Fabri pour divers recueils, publia en son propre nom divers ouvrages bibliographiques qui établirent sa réputation dans toute l’Allemagne, fut nommé successivement professeur d’histoire et de géographie, et bibliothécaire à léna, 1800, professeur de géographie et de statistique à Halle, 1803, et directeur de la bibliothèque de l’université de cette ville, 1808. Ses principales publications sont : Répertoire des journaux et recueils périodiques sur la géographie, l’histoire, etc., Lemgow, 1790-02, 3 vol. in-8 ; Répertoire universel de bibliographie de 1785 à 1790, avec divers suppléments, léna, 1790- 1807, 8 vol. in-8; la France savante ou Dictionnaire des écrivains français de 1771 à 1796, avec 2 suppléments, Hambourg, 1797-98, 5 vol. in-8; Manuel de la littérature allemande depuis le milieu du xvme siècle, Leipsick, 1812-14, 2 vol. in-8; enfin Y Encyclopédie générale des arts et des sciences, publiéesavec J.-G. Gruber, in-4, Leipsick, 1 8 1 8 et années suivantes; ce grand ouvrage offre des articles succincts, mais substantiels, avec l’indication des meilleures sources; il comptait déjà plus de 90 vol. in-4 en 1846, et n’était pas achevé.

ERSE, langue que parlaient les anciens Irlandais et qui a été remplacée par Y iris h ou irlandais moderne. La langue erse et la langue gaélique dérivaient toutes deux de l’ancien idiome breton, en usage en Angleterre avant la domination romaine. On a conservé un recueil de poésies écrites dans la langue erse (publié par Miss Brooke, Dublin, 1789), ainsi que plusieurs ouvrages théologiques dus aux anciens moines de l’Irlande.

ERSK1NE (Thomas), lord, membre du parlement d’Angleterre, et célèbre jurisconsulte, né en 1750 à Edimbourg, mort en 1823, était le 3e fils du comte de Buchan. Il servit tour à tour sur terre et sur mer jusqu’à l’année 1774. A cette époque il se livra tout entier à l’étude des lois, et il fut reçu avocat en 1778. Il jeta dès scs débuts le plus vif éclat au barreau de Londres. En 1783 , il fut nommé membre de la Chambre des Communes, et en 1806 lord-chancelier; il fut en même temps appelé à la pairie et au conseil privé. Dans ces nouvelles fonctions il eut plusieurs fois l’occasion de déployer son talent oratoire, et il ne resta point au-dessous de lui-même. Il se prononça toujours pour les mesures d’humanité, et fut souvent le défenseur de la cause du peuple. Ses Discours furent publiés en 1816, 5 vol. in-8, par ses amis. On lui attribue un petit poème intitulé le Géranium, œuvre pleine de grâce. En 1797 il publia une brochure : Considérations sur les causes et les conséquences de la guerre actuelle avec la France , Londres, 1797, in-8, qui eut 43 éditions. — Son frère Henri Erskine, né en 1746, mort en 1817, était lord-avocat d’Ecosse et fut aussi un orateur distingué.

ERSTEIN, ch.-!, de cant. (Bas-Rhin), sur l’Mf â 24 kil. N. E. de Benfelden ; 3,564 hab. Tabac, etc.

ERVY, ch.-l. de cant. (Aube), à 31 kil. S. O. de Troyes ; 2,000 hab. Toiles, coutils, treillis, poterie.

ERVVIN de Steinbach, architecte, né àSteinbacb (Bade) dans le xme siècle, mort en 1318, fit construire la célèbre cathédrale deSirasbourg, à l’exception de ta tour, qui ne fut achevée qu’au xve siècle.

ERYC1US, nom latinisé de Henri, sert à désigner plusieurs savants , notamment Erycius Puieanus. Voy. üupuy (Henri) et erizzo.

ERYMANTHE, Erymanthus, auj. mont Xiria, petite chaîne de mont, au N. O. de l'Arcadie, se liait aux monts Pholoé au S. C’est dans les forêts qui couvraient cette montagne qu’Hercule tua le fameux sanglier d’Erymanthe.

erymanthe, auj. Dimitzana, riv. du Péloponèse, affluent de l’Alphée, sortait des monts Erymanthe et séparait l’Arcadie d’avec l’Elide.

ERYTHIE ou APHROD1S1ADE , Erythia ou Aphrodisias, dite aussi île Junonienne, île d’Hispa nie, dans l’Océan, à l’embouchure du Bætis, formait, dit-on, le roy. de Géryon. On a présumé que c’était la fameuse île de Léon.

ERYTHRÆUS (Janus Nicius). Voy. rossi (Jean- Victor).

ERYTHRÉE (mer), Erythrœum mare, nom sous lequel les anciens comprenaient le golfe Arabique (ou mer Rouge actuelle), et le golfe Persique, plus le golfe Avalite et toute cette mer qui va de la côte Azanienne en Afrique à Taprobane (Ceylan) dans l'Inde. 11 ne faut donc pas confondre la mer Erythrée avec la mer Rouge qui n’en est qu’une partie.

ERYTHRES, Erythrœ, ville de l’Asie-Mineure, en Ionie, sur la mer, au fond de la presqu’île de Clazomène et vis-à-vis de Chio, avait été fondée par des Cretois. Erythres eut une sibylle fameuse, qui se nommait Hérophilc.

ÉRYX, fils de Butés et de Vénus. Fier de sa force prodigieuse, il luttait contre les passants, et les terrassait: mais il fut tué par Hercule, et enterré dans un temple de Vénus, sa mère, au lieu dit depuis Eryx.

ERYX, auj. Catalfano, ville de la Sicile oceid., près du mont Eryx (auj. mont San-Giuliano ), au N. O. de Drépane, était extrêmement forte. Elle fut le quartier-général d’Amilcar Barca pendant les quatre dernières années de la première guerre punique, 246-42 av. J.-G. — Ville de Ligurie, sur le mer, auj. lerice.

ERZEN, Arzaniorum oppidum ou Thospia, ville de la Turquie d’Asie (Diarbékir), à 115 kil. N. E. de Diarbékir, au S. d’un lac d’où sort un affluent du Tigre, dit aussi Erzen.

ERZEROUM ou ARZ-ROUM (d ' arzen-erroum , c.-à-d. arx Romanorum ), Garen en arménien, ville de la Turquie d’Asie, ch.-l. du paehalik d’Erzeroum, et de l’Arménie, à 1,100 kil. E. de Constantinople, par 39° 26’ long. E., 39° 5’ lat. N., au pied d’une montagne, non loin de l’Euphrate; 70,000 hab. suivant les uns, 100,000 suivant les autres. Ville sale et mal bâtie: on remarque cependant ses 12 mosquées, entre autres l’Ouloudjani, les églises arméniennes, les caravanséraïs, les bazars et les bains publics. Industrie en soie, coton, cuir, cuivre, acier; les sabres d’Erzeroum passent pour les meilleurs de l’empire. Cette ville est le centre du commerce entre le Caucase, la Perse et les Indes; elle est ls rendez-vous de plus, caravanes. — Fondée en 415 par Théodose sous le nom de Theodosiopolis, prise par les Seldioucides au xie s., par les Ottomans en 1517. Les Russes s’en sont emparés en 1829, mais l’année suivante ils l’ont rendue à la Porte.

ERZEROUM (eyalet ou paehalik d’), un des pachaliks de l’Arménie turque, a pour bornes au N. et à l’E. la Russie, au S. les pachaliks de Van et de Diarbékir, à l’O ceux de Roum et de Trébizonde;

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