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ESCH — 573 — ESCE

310 kil. sur 260; 300,000 hab. environ. Ch.-l., Erzeroum. Montagnes, glaciers. Climat froid et sain. Grains, fruits; prairies, bétail, bons chevaux. Plomb, cuivre, marbres, albâtre, jaspe, topazes, améthystes.

ERZGEB1RGE (c.-à-d. montagnes au minerai), chaîne de montagnes entre la Saxe et la Bohême et au N. E. de la Bavière, s’étend depuis les sources de la Saale et de l’Eger jusqu’à la rive gauche de l’Elbe, par 50° 7’-50° 60’ lat. N. et 9° 32 -11° 52’ long. E. Au S. O. elle se joint au Fichtelberg, et au N. E. elle n’est séparée des monts de la Lusace que par le cours de l’Elbe. Nulle part l’Erzgebirge n’atteint plus de 1,300 mètres de hauteur. 11 est composé de granit et de gneiss et renferme d’abondantes mines d’argent, de fer, de cuivre, de plomb, d’étain, de cobalt, d’arsenic, etc. — L’Erzgebirge donne son nom à un cercle dit aussi cercle de Zwiekau, dont les v. princip. sont Chemnitz, Zwiekau, Freyberg.

ERZ-INGHIAN, ville de la Turquie d’Asie (Erzeroum), à 133 kil. S. O. d’Erzeroum, près de l’Euphrate ; 6,000 hab. Importante encore, bien qu elle ait beaucoup souffert par les tremblements de terre. On pense qu’elle occupe la place de l'ancienne Satala.

ESAU, fils aîné d’Isaac et frère de Jacob, naquit vers 1836 av. J. -G. selon la chronologie usuelle, ou 2206 selon les Bénédictins. Étant un jour pressé de la faim au retour de la chasse, il céda son droit d’aînesse à son frère pour un plat djs lentilles. Jacob réussit en outre par ruse à le frustrer de la dernière bénédiction de son père : comme Esaü était très velu, Jacob se couvrit d’une peau de bête et trompa ainsi Isaac, qui était aveugle, en se présentant à la place de son frère. Esaü chercha quelque temps à se venger, mais il finit par se réconcilier avec Jacob. On le nomme aussi Edom et on le regarde comme le père des Iduméens.

ESCALA, ville d’Espagne (Barcelone), sur la Méditerranée, à 33 kil. E. de Girone; 2,450 hab.

ESGALONA, ville d’Espagne (Tolède), à 40 kil. N. O. de Tolède, sur l’Alberche ; 2,200 hab. — Une autre ville d’Espagne (Ségovie), à 1 1 kil. S. O. de Galatayud, porte le même nom.

ESCARBOTIN, village du dép. de la Somme, à 7 kil. E. d’Ault; 1,500 hab. Fabrique de cadenas, cylindres, et autres objets de quincaillerie.

ESCAUT, Scaldis en latin, Schelde en flamand, riv. de France, de Belgique et Hollande, naît à 7 kil. S. E. du Catelet (Aisne), baigne en France VaucelleSjCambray, Bouchain, Valenciennes, Condé; en Belgique, Tournay, Oudenurde, Gand, Dendermonae, Anvers; reçoit le canal de Saint-Quentin, la Sensée, la Scarpe, la Lys, la Deudre et la Rupel, formée de laDyle et de laNèthe; puisse partage en 2 branches : la plusseptentr. (Escaut oriental) longe le territ. hollandais et se jette dans la mer du Nord entre les îles Schouwen et Beveland; la branche méridionale (Escaut occidental), porte le nom de Hondt ou Hont et tomne dans la mer entre les îles Walcheren et de Kadsand. — Longtemps la Hollande s’arrogea le droit de fermer l’ouverture de l’Escaut, mais depuis la prise de la citadelle d’Anvers (1832), la navigation de i Escaut est libre, moyennant un léger droit que les Hollandais perçoivent à l’embouchure de ce fleuve.

Escaut, anc. dép. de l’empire français, entre ceux des Bouches-de-l’Escaut, desüeux-Nèthes, de laDyle, de Jemmapes et de la Lys, avait pour ch.-l. Gand.

Escaut ( bouches-de-l’ ) , anc. dép. de l’empire français. Voy. bouches-de-l’escaut.

ESCIIENBACH (Wolfram d’), minnesinger ou troubadour du xme siècle, né au château d’Eschenbach ou Eschilbach dans le Haut-Palatinat, près de Bayreuth, vécut à la cour du landgrave Hermann de Thuringe, et assista en 1207 au combat poétique de Wartbourg. Ses deux principaux poèmes sont le Titurel et le Parcival , histoire mystique des gar¬

diens du saint Gréai (vase qui servit à J.-C. lorsd» la dernière cène), imprimée en 1477, in-4. M. Lachmann a donné une nouvelle édition des œuvres d’Es chenbach, Berlin, 1833.— Plusieurs érudits allemands ont porté le même nom.

ESCHINE, Æschines , philosophe grec, disciple de Socrate, était si pauvre que, ne sachant commenoayer son maître, il lui offrit de devenir son esclave. Un lui attribue YAxiochus et quelques autres dialogues que l’on joint ordinairement ii ceux de Platon (publiés par Leclerc, grec-latin, Amsterdam, 1711).

eschine, Æschines , célèbre orateur athénien, né vers 389 av. J.-C., avait été d’abord greffier, puis comédien. Envoyé en ambassade auprès de Philippe, il se laissa corrompre; il fut accusé à ce sujet par Démosthène et ne se tira d’affaire qu’en traînant le procès en longueur. Pour se venger, Eschine accusa Ctésiphon, qui avait proposé de décerner une couronne d’or à Démosthène (338 av. J.-C.); celui-ci prit la défense de son ami. Alors s’engagea entre les deux rivaux cette lutte célèbre qui a produit le discours Pour la couronne. Eschine vaincu lut déclaré calomniateur et se vit forcé de s’exiler; il se retira à Rhodes où il fonda une école de rhétorique. 11 mourut à 75 ans. Ses discours forment les vol. 3 et 4 des Oratores grœci de Reiske, Leipsick, 177 1, et le vol. 3 de ceux de Bekker. Bremi en a donné une édition séparée, Zurich, 1823. Ils ont été traduits en français par Auger (avec ceux de Démosthène), par Ricard, et l’abbé Jager. La harangue de là Couronne a été traduite à part par l'abbé Millot ei plus récemment par M. Plougoulm.

ESCIIWEGE , ville de la Hesse Electorale (B.- Hesse), sur la Werra, à 36 kil. S. E. de Cassei; 4,600 hab. Fabrique de drap, de savons et de tabac!

ESCHYLE, Æschylus, tragique grec, né à Eleusis près d’Athènes, l’an 525 av. J.-C., s’était d’abord distingué comme guerrier aux batailles de Marathon, de Salamine et de Platée. On peut le considérer comme le «véritable créateur de la tragédie; non seulement il fit les premières pièces régulières, mais il constitua véritablement le théâtre. Au chariot ambulant de Thespis, il substitua une salle de spectacle fixe, employa le premier les décorations, le costume, la musique, en un mot tout le matériel de l’art dramatique, et perfectionna l’art de la déclamation. Dans sa vieillesse, il eut le chagrin de se voir préférer Sophocle, et se retira en Sicile auprès d’Hiéron

fiour n’être pas témoin des succès de son jeune rival.

1 mourut l’an 466 av. J.-C., à 69 ans. On dit qu’il fut écrasé par une tortue qu’un aigle laissa tomber sur sa tête chauve. Des nombreuses tragédies qu’i. avait composées, il ne nous en reste que sept : Promélhée enchaîné; les Perses ; les Sept Chefs devant Thebes ; Agamemnon, les Choéphores, les Euménides, les Suppliantes. Elles brillent par le sublime et inspirent la terreur. Les éditions les plus estimées d’Eschyle sont celles de Ganter, Anvers, 1580 ; de Stanley, avec traduction latine, Londres, 1663 ; dePaw, La Haye, 1746, 2 vol. in-4 ; de Schütz, Halle, 1782 et de Weüauer, Leips. 1823. Il a été trad. en prose par Pompignan, 1770, Laporte-Dutheil, 1794, Pierron, 1840; en vers par Biard, 1837, Fr. Robin. 1840 ESCLAVE (lac de 1’), Slave-lake des Anglais, dans la Nouvelle-Bretagne, par 112° 30 -120° 60’long. 0., 60° 30-63° lat. N.: 450 kil. sur 250. 11 renferme plusieurs îles. 11 est navigable dans toute son étendue ; mais pendant six mois il est couvert de glaces.

A l'O. ses eaux s’écoulent par le Mackenzie. Sur ses bords habitent les Chippaouays et les Indiens-Cuivre.

esclave (rivière de l’), Slave-river en anglais, dans la Nouvelle-Bretagne, sort du lac Athapesko, et sc jette dans le lac de l'Ésclave, après avoir coulé du S. au N. O. pendant 400 kil. environ.

ESCLAVES (côte des), dans la Guinée. Voy. sô-nr. ESCLAVES (guerres des). On donne ce nom a deux

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guerres que les Romains eurent à soutenir contre leurs esclaves révoltés. Dans la première, qui éclata en Sicile l’an 138 av. J.-C., les esclaves se soulevèrent bous la conduite d’Eunus et de Cléon, défirent quatre préteurs et prirent Tauroménium ei Enna. il fallut les efforts de trois consuls pour les réduire ; ils furent battus par le consul Pison l'an 133 ; mais dès l’an 105 Salvius, dit Tryphon, Sa t y ru s et Athénion, firent de nouveau révolter les esclaves de Sicile ; enfin Lucullus et Manius Aquilius les écrasent (99). Plus d’un million d’esclaves périrent dans cette guerre. — L’Italie fut le théâtre de la seconde guerre des Esclaves (74-72 av. J.-C.); le gladiateur Spartacus souleva les esclaves à Capoue, ravagea la Campanie, défit le consul Lentulus, plusieurs préteurs, et le proconsul Cn. Cassius, ei menaça Rome môme. Crassus, plus heureux, repoussa Spartacus jusque dans la Lucanie, battit ses lieutenants, le défit lui-mème, et tua plus de 40,000 esclaves. Spartacus périt dans la mêlée.

ESCLAYON1E ou SLAVONIE , Schlauonien en allemand, Toi-orszag en hongrois, grande province des Etats autrichiens (Hongrie) , bornée au N. E.

Ear la Hongrie propre, dont elle est séparée par la •rave et le Danube ; à l’E. par la Theiss qui la sépare du banat de Temeswar; à 10. par la Croatie, au S. par la Turquie d’Europe. Elle a de l’E. à l’O. 280 kil.; du N. au S. sa largeur varie de 20 à 80 kil. ; 600,000 hab. Ch.-l., Eszek. L’Esclavonie se divise en deux parties : la partie civile ou royaume d’Esclavonie, et la partie militaire ou généralai d'Esclavonie. — Le royaume d’Esclavonie, situé h 10., se compose de 3 comitats, YVerowitz ou Verœeze, Posega et Syrmie, et a pour ch.-l. Eszek, Posega et Vukovar. — Le généralat d’Esclavonie, à l’E., forme une des 4 parties du gouvernement des Confins- Militaires ; il est divisé en 3 régiments et 1 bataillon dit de Tchaïkistes ; il a pour, chef-lieu Peiervaradin. De hautes montagnes richement boisées traversent l’Esclavonie de 10. à l’E. , mais il s’y trouve, surtout aux environs d’ Eszek, de vastes marais. La température y est douce et le sol très fertile; le gibier y abonde. On présume qu’il s’y trouve des mines de fer, d’argent et d’or ; un étang près de Yeiika fournit de superbes perles. L’industrie est nulle; le .peuple, ignorant et barbare , est faux et rusé. La race dominante est celle des Slaves ou Esclavons auxquels sont mêlés des Allemands et desMadgiars. — L’Esclavonie faisait, sous les Romains, partie de la Pannonie ; elle dut son nom aux Elavi , peuple de la Sarmatie qui vint s’y élabiir au vne siècle. Les Slaves vécurent d’abord sous la domination des Avares ; après la destruction du royaume des Avares par Charlemagne, 799, ils reconquirent leur liberté, et lors de l’invasion des Madgiars ou Hongrois ils se trouvèrent pleinement indépendants. C’est alors que se formèrent les deux roy. distincts de Croatie et d’Esclavonie. L’Esclavonie fut soumise pur les rois de Croatie au commencement du .xi* siècle; mais de 1088 à 1091 , le roi de Hongrie Ladislas 1 conquit les doux pays ; il donna en 1091 à son fils Al mus le titre de duc de Croatie et d'Esclavonie. Depuis ce temps, l’Escîavonie, sauCquelques interruptions, a. toujours fait partie du royaume de Hongrie. Les Turcs la possédèrent plusieurs fois; mais depuis 1697 elle n’a jamais été détachée de la Hongrie ; ellepassa avec elle aux mains de l’Autriche ESCOBAR-Y-MENDOZÂ (Ant.) , célèbre casuiste espagnol , plus connu sous le seul nom d’Escobar, de l'ordre des Jésuites, né en 15-89 à Valladolid , mort en 1669 , eut pendant sa vie une grande réputation comme prédicateur, et fut un modèle de piété. Cependant on lui -reproche d’avoir enseigné uue morale trop relâchée, et d’avoir excusé certaines fautes cn recourant à des distinctions subtiles, qu’on serait tenté d’accuser de mauvaise foi.

Pascal a, dans ses Provinciales , livré au ridicule quelques-unes des opinions de ce casuiste, et depuis, son nom est devenu, quoique injustement peut-être, le symbole de ee genre de détours et d’équivoques qu’on appelle de son nom escobarderies. Parmi les nombreux ouvrages d’Escobar , qui forment environ 40 vol. in-fol. , on remarque un poème latin sur Ignace de Loyola , 1614 ; un traité abrégé des Cas de conscience ( Summula casuum con • scieniiœ ), 1626, et une Théologie mora'le, en 7 vol. in-fol., 1643.

ESC01QU1Z (don Juan), ministre d’état espagnol, né en 1762 dans la Navarre, mort en 1820, fut d’abord page de Charles 111, ensuite chanoine de Saragosse, et fut nommé précepteur du prince des Asturies (depuis Ferdinand VII). Ennemi mortel du prince de la Paix, il fut un des premiers moteurs de la révolution qui chassa du trône Charles IV pour y mettre son fils Ferdinand. Ce fut lui qui décida ce prince au voyage de Bayonne, et il l’accompagna en France, 1808. Après l’événement qui suivit ce voyage, il tenta vainement de faire rendre la liberté aux princes espagnols, et fit éclater hautement son indignation des mauvais traitements exercés contre eux. 11 rentra en Espagne avec Ferdinand VII, dont il perdit bientôt la faveur. On a de lui un mémoire intitulé: Exposé des motifs qui ont engagé S. M. C. Ferdinand VII à se rendre à Bayonne.

ESCUALDANAC ou ESCUALVANAC. Voy. basques.

ESCULAPE, en grec Asclépios , dieu de la médecine, fils d'Apollon et do Coronis , fut confié aux soins du centaure Chiron qui lui apprit la médecine. Il suivit les Argonautes en Colchide. A son retour il rendit la vie à Hrppolyte; mais Jupiter, irrité de cette action qu’il regardait comme une révolte, le foudroya à la prière de Pluton. Cependant, pour consoler Apollon de la perte de son fils , il plaça Esculape dans le ciel où il forme la constellation du Serpentaire. Ce dieu était adoré principalement à Epidaure, à Athènes, A Pergame et à Smyrne. Le coq et le serpent lui étaient particulièr. consacrés, symboles de vigilance et de prudence.

ESCüRi AL (l’) , ÏEscorial en espagnol , petite ville d’Espagne (Ségovie), à 35 kil. N. O. de Madrid, sur le versant S. du Guadarrama; 3,000 hab. Elle n’a de remarquable que le célèbre couvent dit aussi l'Escurial , qui fut bâti par Philippe II en mémoire de la bataille de Saint-Quentin (1557), et pour satisfaire à un vœu qu’il avait fait à saint Laurent, ayant remporté lu victoire le jour même de la fête de ce saint (10 août). L’édifice a la forme d’un gril : les bâtiments en sont alignés comme les barres de cet instrument , par allusion au gril qui servit au martyre du saint; en outre, le gril s’y trouve sculpté partout. On trouve dans l’intérieur de l’Escurial 17 cloîtres, des jardins, un immense parc, une galerie de tableaux , une bibliothèque célèbre et riche surtout en manuscrits arabes ; des caveaux où sont les tombeaux des rois d’Espagne. L’Escurial est une des trois résidences royales d’Espagne: la cour y passe l’arrière-saison.

ESCUROLLES, ch.-l. de cant. (Allier), à 7 kil. N. E. de Cannai; 1,200 hab.

ESDRAS, célèbre docteur juif, vivait au v* siècle av5 J.-C., pendant la captivité de Babylone. Il se rendit agréable au roi de Perse Artaxerce Longuemain qui le chargeât vor3 447 av. J.-C.) de reconduire une 2e colonne de Juifs dans leur pays et de hâter ia reconstruction du temple de Jérusalem , commencée sous Zordbahel. Esdrns , arrivé â Jérusalem, fit la dédicace du temple, rétablit dans sa pu«

reté le culte, quis’étaitaltérépendaut la captivité, réunit en un seul corps les livres canoniques et les purgea des fautes qui s’y étaient glissées ; enfin il les expliqua avec tant de talent qu’il fut surnommé le

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Prince des docteurs de la loi. Î1 revit les livres canoniquesfvers 500 av.J.-C.),lesdistribua dans l'ordre où nous les avons, et y ajouta mi-mème deux livres Intitulés: Livres d'Esdras, qui contiennent un espace de 113 ans. Il y a dans l’Ancien Testament deux autres livres qui portent aussi le nom d’Esdras, mais ils ne sont point regardés comme canoniques.

ESFERL1K-BENASS1 , Boania ou Panga , ville de Servie, à 28 kil. N. O. de Nissa. Bains célèbres d’où la ville tire son nom.

ESI ou ES1NO , Æsis, riv. des Étals de l’Église, prend sa source dans l’Apennin, arrose les délégations de Macerata et d'Ancône, et se jette danB l’Adriatique entre Ancône et Sinigaglia,, après un cours de 70 kil. environ.

ESKI-ADALIA, ville de la Turquie d’Asie. Voy.

SATALIEH.

eski-chehr, Dorylœum , ville de la Turquie d’Asie (Anatolie), à 40 kil. N. E. de Kutaïeh , ch.-l. d’un livah. Plusieurs mosquées et tombeaux de saints musulmans.

ESKI— hissar , Slratonicea , ville de la Turquie d’Asie (Anatolie), à 178 kil. S. E. de Smyrne. Ruines. — Autre v. d’Anatolie, jadis Laodicée .

eski-saghra ou zagra, Berœa, ville de la Turquie d’Europe (Roumélie), à 110 kil. N. ü. d’Andrinople ; 20,000 hab. Eaux thermales très fréquentées.

eski-stamboul, Alexandria-Troas, ville de la Turquie d’Asie (Anatolie), à 8 kil. S. E. de l’ileTénédos. Port barré; nombreuses ruines.

ESLA, riv, d’Espagne, sort des montagnes d’Asturie , près de Marana (Léon) , passe à Mansilla et près de Benavente, tombe dans le Duero après avoir reçu la Géa, la Bornesga, le Tuerto et la Tera. Cours, 250 kil.

ESMÉNARD, poète frarçais, né en 1770 à Pélisgane en Provence, mort en 1812, était fils d’un avocat au parlement d’Aix. Il émigra en 1702, voyagea dans toute l’Europe, et rentra en France après le 18 brumaire. 11 accompagna le général Leclerc à Saint- Domingue, publia en 1805 la Navigation , poëine que lui avait inspiré le magnifique spectacle de l’Océan, et donna en 1807 l’opéra de Trajan, qui eut 100 représentations. L’année suivante il composa en société avec M. de Jouy l opéra de Fernand Cortez. 11 chanta la gloire de l’empire , et fut nommé en récompense censeur des théâtres, puis chef d’une division de la

Solice impériale. 11 fut reçu en 1810 à l’Institut.

apoléon l’exila en 181 1 pour avoir écrit contre 1 empereur Alexandre ; il revenait en France après trois mois d’exil, lorsqu’il périt malheureusement, renversé de voiture par des chevaux emportés.

ESMERALDAS, petit port de la république de l’Équateur ( Piehincha), à 1G4 kil. N. O. de Quito. On recueille aux environs le meilleur cacao connu. Cette ville est située à l’embouchure de la rivière de las Esmeraldas, qui sort des Andes, et qui est ainsi appelée parce qu’elle roule des émeraudes.

esmeraldas (serra das), chaîne de montagnes du Brésil, entre les provinces de Minas-Geraes et Porto-Seguro. Elle doit son nom aux émeraudes quelle renferme.

ESNEiî, Latopolis , ville de la Haute-Egypte, ch.-l. de prov., sur la rive gauche du Nil, à 44 kil. S. des ruines de Thèbes, par 30° 14’ long. E., 25° 17’ lat. N.; 4,000 hab. Jolie ville, bazar. Étoffes de coton, poterie , pressoirs à huile de laitue; fabriques de châles dits milayek . Nombreuses ruines: on y voit les débris d’un grand temple, célèbre surtout •.par ses sculptures mythologiques; on y remarque un zodiaque qui est le plus moderne des zodiaques égyptiens , bien qu’on l’ait fait remonter à une haute antiquité. DttVoust y batt. les Mamelouks, 1799.

ESON, Æson , roi d lolcos, était fils de Créthée et frère de Pé’.ias, et eut Jason pour fils. Après la mort de son père, il monta sur le trône dTolcos: mais il

en fut chassé par son frère. Quand il fut accablé de vieillesse, la magicienne Médée, femme de Jason son fils, le rajeunit à la prière de celui-ci.

ESOPE, Æsopus, célèbre fabuliste , né en Phrygic dans le vie siècle av. J.-C., fut d’abord esclave d’un certain Jadmon de Samosqui l’affranchit. Esope s’étant fait une grande réputation par son talent pour l’apologue, Crésus l’appela à sa cour et le traita fort bien. 11 fut envoyé par ce prince à Delphes pour consulter l’oracle ; mais ayant irrité les habitants par la liberté de son langage, il fut arrêté par eux sous un faux prétexte , et précipité du haut d'un rocher, vers 550 av. J.-C. Esope était difforme et contrefait. On a sous son nom des fables qui ne sont pas son ouvrage ; les Grecs se sont emparés de ses apologues et les ont arrangés sous diverses formes, soit en prose, soit en vers. Les Fables d'Esope furent recueillies pour la lre fois par Démétriusde Phalère, 230 ans après sa mort. Le recueil le plu3 généralement répandu est l’œuvre de Planude, moine grec du xive siècle. Parmi les nombreuses éditions des fables d’Esope, on distingue celles de Coray, Paris, 1810; de Schneider, Breslau , 1813; celle dernière est faite d’après un manuscrit trouvé à Augsbourg. Elles ont été traduites dans toutes les langues, notamment en français par P. Millot, 1646; par Gail, dans les Trois Fabulistes , 1796 ; elles ont été imitées par Phèdre, La Fontaine. V. RABhms.

esope, célèbre acteur , contemporain et ami de Cicéron , rival de Roscius, excella dans la tragédie et amassa d’immenses richesses. Il laissa un fiis qui ne se rendit célèbre que par ses folles dépenses.

ESPAGNE, Iberia, Hesperia et llispania des anciens, Espana des Espagnols, roy. de l’Europe méridionale, comprend la plus grande partie de la péninsule hispanique et est situé entre 3G°-44° lat. N., et 1° long. E. — • 1 1° 30’ long. O. Il a pour bornes au N. E. la France, dont il est séparé par la chaîne des Pyrénées; au N. O. l'Océan Atlantique, à l'O. le Portugal, au S. l’Afrique, dont le sépare le détroit de Gibraltar; au S. E. et à l’E. la mer Méditerranée. Superficie, 1,100 kil. duN.au S., et 600 de l'E. à l’O. Capitale, Madrid. La population de la monarchie espagnole est de 16,340,500 h. (1858). L’Esp. possède encore hors du continent européen quelques colonies : Canaries, Cuba, Porto-Rico, les Philippines, plusieurs présides en Afrique ; la population (le ces colonies s'élève à 3,600,000 hab. — Depuis le xv* siècle jusqu’en 1833, l’Espagne fut divisée en 15 grandes prov., dont quelques-unes avaient le titre de royaume ou de couronne ; ce sont

Provinces.

Discaye,

.Roy. de Navarre,

Vieille-Castille,

Nouvelle-Castille,

Roy. d’Aragon, Catalogne,

Roy. de Valence,

Roy. de Majorque,

Roy. de Murcie,

Roy. de Grenade, Andalousie,

Estramadure espagnole, Roy. de Léon,

Asturies,

Galice,

Chefs-lieux.

Bilbao.

Pampelune.

Burgos.

.Madrid.

Saragosse.

Barcelone.

Valence.

’Palma.

Murcie.

Grenade.

Séville.

Badajoz.

Léon.

Oviédo.

La Corogne.

Mais en 1834, tout le territoire de l'Espagne, non compris les prov. basques qui étaient alors en insurrection, fut divisé sous le rapport administratif en 44 prov. ou intendances civiles. Les intendances basques ont depuis formé 4 nouvelles provinces : ces dernières sont les seules qui ne portent pas les noms de leurs chefs-lieux. — Sous îe rapport militaire, l’Espagne fut divisée en 12 capitaineries-générales, subdivisées elles-mêmes en 83 gouvernements; de ces

ESPA

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