‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 356 sur 1261 · ESSO · texte numérisé non relu

ESSO

le mariage, la servitude et la guerre ; recommandaient l’amour de Dieu et du prochain et enseignaient l’immortalité de Pâme; ils formaient une sorte d’association ou d’institut moral et religieux , et vivaient dans des espèces de monastères, mettant leurs biens en commun, et se livrant à l’agriculture. Ils étaient opposés aux Saducéens , qui niaient l’immortalité de l’âme. On trouve entre la discipline de cette secte et celle de* premier! chrétiens quelque analogie. — On ne commence à f lire mention des Esséniens que vers le temps des Macchabées, vers f 50ansav. J.-C.— V. thérapeutes.

ESSEQUEBO ou ESQU1VO, riv. de l’Amérique du Sud, naît dans la Guyane brésilienne, coule au N. O., puis au N. E.; sépare la Guyane anglaise de la Colombie, et se perd dans l’Océan Atlantique, après un cours de 700 kil.

essequebo -démérar y ( gouvernement d’). Yoy.

DÉMÉRARY.

ESSEX, un des comtés orientaux de l'Angleterre, au S. de ceux de Suffolk et de Cambridge, à l’E de ceux d’Hertford et de Middlesex, au N. de celui de Kent dont le sépare la Tamise, sur la mer; 80 kil. sur 70; 290,000 hab. Ch.-l. , Chelmsford. Sol plat ou collines. Marais au S. Beaucoup de grains. — Plusieurs comtés et communes des Etats- Unis portent le nom d’Essex.

essex (roy. d’), East-Seaxe-rice (c.-à-d. roy. de Saxe orientale ), un des roy. de l’Heptarchie anglosaxonne. Voy. HEPTARCHIE.

ESSEX (Robert devereux ou d’evreux, comte (TJ, favori de la reine d’Angleterre Elisabeth , né en 1567, était fils de Walter Devereux, premier comte d’Essex, et par sa mère parent de la reine; il avait pour beau-père le comte de Leicester. Présenté à la cour dès l’âge de 21 ans , il plut à la reine et obtint en peu de temps les premières places et les plus grands honneurs. Envoyé en Irlande contre les rebelles, à la tête de plus de 20,000 hommes (1599), il laissa cependant dépérir son armée. Elisabeth, qui avait déjà eu plusieurs fois à se plaindre de sa hauteur, le suspendit de ses dignités et lui défendit l’entrée de la cour. D’Essex résolut de se venger, et il porta l’audace jusqu’à tenter de détrôner sa bienfaitrice. Il fut arrêté, se reconnut lui-même coupable, et fut condamné à mort (1601). La reine balança long-temps entre la justice et la clémence; mais enfin croyant, sur de faux rapports, que le coupable dédaignait de lui demander grâce, elle signa l’arrêt fatal , et d’Essex fut exécuté. Il n'avait que 34 ans. D'Essex avait dû sa faveur bien plus à ses qualités extérieures qu’à un mérite réel. Sa fin tragique a été plusieurs fois mise sur la scène. — Il laissa un fils, nommé aussi comte d’Essex, qui fut rétabli dans les prérogatives de sa famille par Jacques I , mais qui , sous Charles I , entra dans l’opposition et combattit l’armée royale à la tête de* parlementaires.il livra au roi les 2 bat. indécises de Edge-Hill (1642) et Newbury (1643), et m. en 1646.

essex (Arthur capel, comte d’), vice-roi d’Irlande sous Charles II , et chef de la nouvelle maison d’Essex qui subsiste encore auj. Voy. capel.

ESSL1NG, ville d’Autriche, à 9 kil. E. de Vienne. Napoléon y remporta une grande victoire sur les Autrichiens le 22 mai 1809; elle valut à Masséna, qui y avait eu la plus grande part, le titre de prince d’Essling. Les Autrichiens donnent à cette bataille le nom de bataille d’Aspern, du nom de Grosa- Aspern, village, voisin d’Essling.

ESSLINGEN, ville murée du roy. de Wurtemberg, à 11 kil. S. E. de Stultgard; 5,600 hab. Riche hôpital. Ancienne ville libre et impériale.

ESSOLTANE, ville d’Afrique, dans le roy. de Dar-Four, à 58 kil. N. E. de Cobbé; une desrési dences du sultan.

ESSONNE, village du dép. de Seine-et-Oise, à

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