ESTE
7 kll. de Corbeil. Il y avait jadis une poudrière royale. Indiennes, toiles pointes, fours à chaux, papeteries, les plus anciennes de France, etc.; 3,000 liab.
Essonne, riv. de France, sort de la forêt d’Orlé&ns (Loiret) 9 et tombe dans la Seine à Corbeil (Seine-et-Oise), après 90 kil. de cours.
ESSOYES, ch.-l. de canton (Aube), sur l'Ource, fc 16 kil. S. E. de Bar-sur-Seine ; 1,800 hab. Patrie du mathématicien Lemoine.
ESSUI, peuple de la Gaule. Voy. saii.
EST (maison d’). Voy. este.
ESTAING, ch.-l. de canton (Aveyron), à 9 kil.
N. O. d’Espalion ; 1,000 hab. Fabrique de burats, et tanneries.
ESTAING (Charles-Hector, comte d’) , amiral français, d une noble et ancienne famille du Rouergue, né au château de Ruvel en Auvergne en 1720, servit d abord dans l’armée de terre comme colonel d infanterie, et combattit dans les Grandes-Indes; mais il fut pris deux fois par les Anglais. A la paix de 1763, il fut nommé lieutenant-général des armées navales. Il se signala par quelques succès contre les Anglais sur terre et sur mer pen- 6uerre d’Amérique, prit saint-Vincent et 1 île La Grenade, 1778; il se trouvait à la tête des flottes combinées à Cadix au moment où la paix fut signée en 1783. Élu membre de l’Assemblée des notables en 1787, le comte d’Estaing embrassa le parti de la révolution. 11 fut nommé commandant de ia garde nationale de Versailles en 1789, et obtint le grade d’amiral en 1792; mais malgré ses principes et sa conduite, son titre de noble le perdit; il monta sur l’échafaud en 1794. Il est auteur d’un petit poème intitulé le Rêve, Pa*is, 1755; d’une tragédie des Therrnopyles , pièce de circonstance, Paris,
1791 . et d’un ouvrage sur les colonies.
ESTAIRES, Mmariacum , ville du dép. du Nord, sur la Lys, à 16 kil. S. E. de Hazebrouk; 6,000 hab. Toiles, linge de table. Collège communal.
ESTAMPES. Voy. étampes.
ESTANGL1E, un des roy. de l’Heptarchie anglosaxonne. Voy. HEPTARCHIE.
ESTE, Ateste chez les Romains, ville du roy. Lombard-Yénitien, sur le canal de Monselice, à 26 kil.
S. O. de Padoue; 7,500 hab. Evêché. Belle cathédrale ronde, place du Marché. Porcelaine et faïence. Cette ville a donné son nom à la maison d’Este.
ESTE (maison d’) , famille noble et antique, ainsi nommée de la petite ville d’Este, près de Padoue, qui faisait partie de ses possessions, a régné sur Este, Padoue, Ferrare, Modène, Reggio, et a produit plusieurs branches illustres, entre autres celle des ducs de Brunswick, qui règne aujourd’hui en Angleterre et dans le Hanovre {Voy. henri-le-lion).
Elle descendait des ducs de Toscane Gui et Lambert, fds d’Adalbert II , qui gouvernaient la Toscane pour les princes carlovingiens, et qui, en 926, avaient été dépouillés de leurs états par les rois d’Italie. Voici les membres les plus importants de la famille d’Este :
Albert Azzo d’Este, petit-fils d’Oberto II (qui luimême était le petit-fils de Gui ou de Lambert, et qui possédait plusieurs fiefs en Toscane vers 972), né vers l’an 1020, mort en 1117; il est le premier qui ait possédé la ville d’Esle. 11 fut en grande faveur auprès des empereurs Henri III et Henri IV, épousa Cunégonde, héritière des Guelfes d’Altdorf, et en eut Guelfe, duc de Bavière, qui, en 1071, obtint la Bavière à titre de fief et qui mourut dans l’ile de Chypre en 1101; c’est de celui-ci qu’est issue la branche allemande de la maison d’Este.
Obizzo 1, fils de Foulques, né lui-même d’un second mariage d’Albert Azzo avec Hermengarde, fille d’un comte du Maine, prit le premier le titre