‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 365 sur 1261 · BIDASSOA · texte numérisé non relu

BIDASSOA

FAKHR-EDDYN, émir, prince des Druzes, désl gné dans les anciennes chroniques de l’Europe sous le nom de Facardin, prit les armes pour défendre ses états attaqués par Amurath IV, fut vaincu après une vigoureuse résistance, et périt étranglé par l’ordre du vainqueur, l’an 1635.

fakhr-eddyn-razi , célèbre docteur musulman, né à Rei (Perse) vers 1150, mort en 1210, professa la théologie et la philosophie, et écrivit un grand nombre d’ouvrages dont les principaux sont : Traité des principes de la religion ; Traité de métaphysique et de théologie ; Commentaire sur l'Alcoran. On connaît encore sous ce nom un historien musulman du xme siècle, auteur d’une Histoire des califest conservée en manuscrit à la Bibliothèque royale et dont plusieurs extraits ont été publics par Sil* veslre de Sacy dans sa Chrestomalhie arabe.

FAKIRS ou faquirs (c.-à-d. pauvres), dervichei fanatiques de la religion musulmane, répandus en grand nombre dans différents pays de l'Orient, surtout dans l’Inde. Ils se soumettent aux jeûnes les ..plus austères et aux to.rtures les plus affreuses pour

FÀL€ — 600 — FALK

mériter une éternelle félicité et pour obtenir la vénération des fidèles qui les regardent comme de saints personnages. Ces fanatiques, auxquels se joignent une foule de vagabonds, font des pèlerinages par bandes de plusieurs milliers d’hommes, exigent un tribut partout où ils passent et se livrent aux excès les plus honteux.

FALABA, ville de la Guinée supérieure, capitale du roy. de Soulima, par 9° 49’ lat. N.; 6,000 hab.

FALAGHA ou FALACHAN, peuple d’Abyssinie, habite sur les bords du Bahr-el-Abiad et professe le judaïsme. Il eut pendant un temps des rois particuliers ; ces princes portaient le nom de Gédéon, et leurs femmes celui de Judith. Aujourd’hui ils sont tributaires des souverains de l’Abyssinie.

FALAISE, Falesia, ch.-l. d’arr. (Calvados), à 34 kil. S. E. de Caen ; 9,498 hab. Jolie ville. Ancien château-fort, belle tour. Collège, tribunal. Bonneterie, mousselines, calicots, siamoises, dentelles, tanneries, mégisseries. Falaise était jadis plus importante. Henri IV la prit d’assaut. C’est la patrie de Guillaumc-le-Conquérant, qui y a une statue. — A Guibray, faubourg de Falaise, se tient au mois d’août une foire célèbre, lapremièrede France après celle de Beaucaire. Elle a été instituée au xi* siècle par Robert duc de Normandie. Il s’y fait des affaires pour plus de 15,000,000 de francs. — L’arr. de Falaise a 5 cantons (Bretteville, Coulibœuf, Harcourt, Falaise qui en fait 2), 142 communes, et 63,002 hab.

FALBA1RE (fenouillot de), auteur dramatique, néàSalinsen 1727, mort en 1800, occupait un emploi dans les finances, et fut ensuite nommé inspecteur général des salines de l’Est. 11 a laissé un assez grand nombre dè pièces de théâtre , qui ont été publiées sous le titre d 'Œuvres de Falbaire , Paris, 1787, 2 vol. in-8. Les plus remarquables sont les suivantes : f Honnête criminel (Foy. fabre), drame en 5 actes et en vers, représenté avec le plus grand succès en 1767; les Deux Avares, comédie en 2 actes et en prose, mêlée d’ariettes, 1771.

FALCONER (Will.), poêle écossais, né à Edimbourg vers 1730, servait dans la marine. 11 composa en 1751 un poëme sur la Mort de Frédéric , prince de Galles-, publia en 1762 un autre poëme intitulé le Naufrage, qui eut du succès : cette terrible catastrophe y est peinte avec une admirable vérité. Il dédia son poëme au duc d’York qui lui accorda sa protection et lui procura de l’avancement dans la marine. 11 s’embarqua en 1769 pour le Bengale; mais le vaisseau qui le portait périt après avoir quitté le cap de Bonne-Espérance. On doit à Falconer un excellent Dictionnaire de marine , 1769, in-4. — Un autre Will. Falconer, né à Chesler en 1741, mort en 1824, fut un médecin distingué. On lui doit des recherches estimées sur Y Influence du climat (1781), sur Ylnfluence des passions (1788), surlesEauÆ de Bath (1775), etc.

falconer (Thomas), écrivain anglais, né à Chester en 1736, mort en 1792, a laissé : Dévotions for the sacrament of lhe Lord' s supper , 1786; Observations sur le récit de Pline concernant le temple d'Ephlse; des Tables chronologiques depuis Salomon jusqu'à Alexandre-le-Grand, Oxford, 1796, in-4.

FALGONET (Etienne-Maurice), fameux statuaire, né à Paris en 1716 de parents originaires de Suisse, mort en 1791, exécuta à St-Pélersbourg, 1766, la statue équestre de Picrre-le-Grand : cet ouvrage gigantesque lui coûta 12 années de travail; il fit en outre un beau groupe colossal en marbre blanc, représentant Y Annonciation , et d’autres statues estimées. A son retour en France il fut nommé recteur de l’Académie royale de peinture et de sculpture. 11 a , écrit: Reflexions sur la sculpture , 1761, in-8; Observations sur la statue de Marc-Aurèle, 1771, in-8, etc. — Le nom de Falconet a été aussi porté par une famille de médecins distingués de Lyon ,

dont le dernier, Camille Falconet, né à Lyon en 1671, mort en 1762, vint s’établir à Paris où il se lia avec Fontenelle, Malebranche, etc., et forma une riche bibliothèque dont il légua une grand* partie à la Bibliothèque royale.

FALCONIA (proba), poétesse chrétienne du iv« siècle, née en Ltrurie, était l’épouse du proconsul Adelfius, vivant sous Honorius vers l’an 379, et cultiva la poésie latine avec succès. On a d’elle un centon de Virgile qui forme une Histoire de l'Ancien et du Nouveau Testament , imprimé pour la première fois à Venise, 1472, in-fol., avec Ausone, et depuis par J. -H. Kromayer, Magdebourg, 1719, in-8, et par Wolf, 1724.

FALËMÉ, riv. de Sénégambie, naît à l’O. de Kourbari dans le roy. de Fouta-Djalo, par 10° 15' lat. N., 13° 20’ long. O. ; arrose les états de Sangala, Denlilia, Saladou et Bondou, et tombe après 800 kil. de cours dans le Sénégal, par 12° 50’ long. E., 15° 34’ lat. N.

FALÉRIES, Falerii, dite aussi Æquum Faliscum ou Falisca , auj. Sta-Maria-di-Falari ou Civita Cas teilana , ville d’Elrurie, près du Tibre, à l’E. de Tarquinies, fut prise par Camille l’an 394 av. J.-C., se révolta contre Rome en 357, mais fut forcée en 352 à signer une trêve de 40 ans ; elle se souleva de nouveau en 312 et fut alors définitivement soumise. Les habitants de Faléries se nommaient Falisques. Le nom de Faléries est devenu célèbre par l’aventure du maître d’école qui proposa à Camille de lui livrer les enfants des principaux citoyens de cette ville : Camille eut la générosité de refuser cette offre criminelle, et en reconnaissance les habitants se rendirent à lui.

FALERNE , Falernum , ville et mont, de Campanie, entre le mont Massique et le fl. Vulturne, furent longtemps célèbres par leurs vignobles, qui disparurent, dit-on, du temps de Théodoric, vers l’an 500.

FALËS1 E, Falesia, auj. Piombino, ville d’Etrurie, au N. O. de l’emplacement de Populonium, des ruines de laquelle elle se forma.

FALGA (CAFFARELLl Dû). Voy. CAFFARELLI.

FAL1ERO ou plutôt FAL1ERI (Marino), doge de Venise, fut élevé à cette dignité à l’âge de 76 ans (1354), après avoir, pendant de longues années, glorieusement servi son pays. Il avait une épouse jeune, belle, et dont il était jaloux à l’excès; un jeune patricien, Sténo, l’un des chefs du tribunal des Quarante, écrivit sur les murs même du palais ducal : Marino, mari de la plus belle des femmes : wi autre la possédé, et pourtant il la garde. Marino, furieux, dénonça Sténo au tribunal des Quarante, qui ne le condamna qu’à deux mois de prison et à une année d’exil. Cette sentence augmenta le ressentiment du doge; et étendant sa haine surtout le tribunal, sur tous les patriciens, il forma avec des conspirateurs subalternes une conjuration dont le résultat devait être le massacre de tous les patriciens de Venise. Mais le projet fut découvert, et Marino fut exécuté le 17 avril 1355, sur l’escalier même de son palais. Cette catastrophe a fourni le sujet de deux tragédies, l’une de lord Byron, l’autre de C. Delavigne.

FALISCA et FALISCUM (æquum) , ville d’Etrurie. Voy. FALÉRIES.

FALISCUS. Voy. gratius.

FALISQUES. Voy. faléries.

FALKÈNSTEIN , ville murée du roy. de Saxe (Voigtland), à 17 kil. 0. de Plauen; 1,500 hab Mines de fer et d’étain. — Beaucoup de petites villes de l’Allemagne portent le même nom.

FALKIRK, Ecçlesbrœ des anciens habitants, ville fort ancienne d’Écosse, dans le comté de Stirling, à 35 kil. O. d’Edimbourg, près du grand canal qui joint les riv. de Forth et de Clyde; 12,800 hab. Belle église, pyramide de 46 mètres. Commerce : trois

FALS — 601 — FANA

foires, les plus grandes de l’Ecosse. Aux environs, grandes forges où sont employés presque tous les habitants de Falkirk. — En 1298 les Ecossais furent défaits à Falkirk par le roi d’Angleterre, Edouard 1 : Jacques Stuart et 40,000 Ecossais périrent dans le combat. En 1746, il s’y livra une seconde bataille où l’armée du prétend. Ch. Edouard Stuart mit en fuite les troupes du roi d’Angleterre Georges II.

FALKLAND, ville d’Ecosse (Fife), à 13 kil. S. O. de Cupar; 1,500 hab. Toiles. Ancien palais des rois d’Ecosse. Ville très déchue.

falkland (île), dans l’Océan Atlantique mérid., par 62° 10’ long. O., 51° 20' lat. S., est la plus grande des îles Malouines. Plusieurs ports naturels, parmi lesquels on remarque le port Egmont, etc. — Les Anglais étendent le nom de Falkland à tout le groupe des Malouines. Us y ont des établissements.

FALKLAND (Lucius cary, vicomte de), gentilhomme de la chambre du roi d’Angleterre, membre du parlement, secrétaire d’état de Charles 1, ué en 1610, tué en 1643 à la bataille de Newbury. Après setre d’abord prononcé en faveur de la rébellion, il épousa chaudement la cause royale, et se rendit célèbre par son dévouement à l’infortuné Charles I. — Son fils prit part, sous Cromwell, à la conspiration de G. Boolh en faveur de Charles 11, et fut fait, à la restauration, lieutenant du comté d’Oxford.

FALLOPE (Gabriel), en italien Fallopio , célèbre anatomiste et chirurgien italien, né à Modène vers 1523, mort en 1562, professa l’anatomie et la chirurgie à Pise, puis à Padoue. 11 est le premier qui ait donné l’ostéologie et l'angiologie exactes du fœtus ; on lui doit une description savante de l’organe de l’ouïe, dont le canal tortueux ou aqueduc porte encore son nom, ainsi que le ligament qui va de l’épine antérieure de l’iléon à la symphise du pubis. Il a enrichi d'observations neuves la névrologie, la splanchnologie ; il a décrit avec une justesse jusqu’alors inconnue les appareils sécréteurs de la bile, de l’urine, de la semence, et les annexes de l’utérus dits trompes de Fallope. On a de lui .- Observationes analomicœ,\e nise, 1561, in-8, et divers opuscules réunis sous le titre de Opéra tam practica quam iheorica in très tomos distributa,\e nise, 1584, Francfort, 1600, 3 vol. in-fol.

FALMOUTH, Cenonis Ostium de Ptolémée, selon les uns, Volubce Portus et Volmatum selon les autres, ville et port d’Angleterre (Cornouailles), à 70 kil. S. O. de Launceston, à l’embouchure du Fal ; 8,000 hab. Bon port, avec une rade, 2 châteauxforts (Pendennis et Saint-Mawes). Pèche de la sardine. Falmouth est la station des paquebots pour le transport des lettres anglaises dans les dilférentes parties du monde. — Beaucoup de villes de l’Amérique portent le nom de Falmouth, notamment aux Etats-Unis (dans les états du Maine, de Massachusetts et de Virginie), dans les îles de Jamaïque et d’Antigoa, etc.

FALSTAFF (sir John), un des compagnons de débauche du roi Henri V pendant sa jeunesse. Shakespeare l’a rendu célèbre en faisant de lui le type du grand seigneur ruiné, abruti par les vices et l’ivrognerie, et conservant encore dans son air et dans ses manières quelques traces a demi effacées de son ancienne grandeur. FalstalTjoue un rôle important dans le drame de Henri IV, et c’est le héros de la comédie intitulée : les Commères de Windsor ( The merry Wivesof Windsor). On croit que l’original du FalstaCf de Shakespeare est un certain Fastolf qui vivait à cette époque et qui servit avec quelque distinction dans les campagnes de France. Il assista à la bataille d’Azincourt et au siège d’Orléans ; mais il prit honteusement la fuite à la bataille de Patay, frappé de terreur par la pucelle d’Orléans. 11 mourut en 1469.

FALSTEft, île du Danemark, dans la Baltique,

par 9° 25’ -9* 41’ long. E., 54* 32’- 54* 58’ lat N » 44 kil sur 23 ; 20,000 hab. Ch.-l. , Nikjœbing Orge froment, lin, houblon, légumes, fruits- bétail abeilles. *

1 ALTCHI ou FALTSI, ville de Moldavie, à no kil. S. E. d’iassy. Aux environs est la plaine de Wale-Strimbe, où Picrre-le-Grand fut cerné parles Turcs (1711) ; il obtint néanmoins en cette occasion, grâce au courage de Catherine , son épouse, une paix honorable, dite paix de Faltchi ou du Pruth, qui ne lui imposait d’autre condition désavantageuse que la rétrocession d’Azov aux Turcs.

FALUN ou FAHLUN, ville de Suède, dans la Suède propre, ch.-l. du lan ou gouvernement de Stora- Kopparberg, à 200 kil. N. O. de Stockholm, par 60e 40’ lat. N., 11° 14’ long. E.; 4,800 hab. Hôtel— devil le. Toiles, rubans, eau-forte, etc. Commerce. Aux environs, se trouvent de très riches mines de cuivre, les plus considérables de la Suède, et de nombreuses usines pour l’exploitation.

FAMAGOUSTE, Arsinoe, puis Fuma Augusta , ville ruinée de 1 île de Chypre, sur la côte orientale, à 31 kil. E. de Nicosie ; 300 hab. Elle a un port étroit et fortifié. Ev. cathol. — Famagouste fut fondée par Arsinoé, sœur du roi d’Egypte Ptolémée Philadelphe; elle passa depuis sous la domination des Romains. Guy de Lusignan y fut couronné roi de Jérusalem en 1191. Les Vénitiens la possédèrent de 1489 à 1571. A cette époque, les Turcs s’en emparèrent après un siège meurtrier, dans lequel ils perdirent 50,000 hommes.

FAMARS, Fanum '.dams, village du dép. du Nord, à 6 kil. S. de Valenciennes; 300 hab. Fabr. de poudre de chicorée. — Les Français y établirent un camp fortifié pour la défense de Valenciennes en 1793. Restes d’antiquités romaines; chaque jour on y découvre des vases, des inscriptions, etc,

FAMÈNE. Voy. MARCHE-EN-FAMÈNE.

FAMIEH, ville de Syrie (Damas), sur le bord S. E. d’un lac, dit lac de Famieh, et sur la rive droite de l’Aasi, à 40 kil. N. O. de Hama; 2,000 hab. — Cette ville portait autrefois le nom d ’Apamea; elle fut fondée par Sélcucus Nicator qui lui donna le nom de sa femme. Elle devint ensuite la capitale de la Syrie seconde

FAMILLE (pacte de), nom donné au traité signé le 15 août en 1761, d’après l’instigation du duc de Choiseul, entre les rois de France , d’Espagne, des Deux-Siciles, et le duc de Parme. Ce traité était ainsi nommé parce que tous les contractants appartenaient à la famille des Bourbons; il avait pour but de prévenir, par l’union des forces françaises, espagnoles et italiennes, la supériorité de la marine anglaise. Ce traité n’eut pas tous les résultats qu’on en espérait. Les événements de 1789 le rompirent; il ne fut pas rétabli en 1814.

F’AMINE (port), sur la côte S. du détroit de Magellan, par 71° 46’ long. O., 62° 60’ lat. S. Port brut. Les Espagnols s’y établirent en 1584 et le nommèrent Filipolis (en l’honneur de Philippe II); mais ils furent forcés de l’abandonner.

FAMINE (pacte de), nom sous lequel on a flétri l’odieux monopole des grains qui se fit de 1729 à 1789, au nom du roi et au profit de plusieurs financiers qui étaient parvenus à abuser des intentions bienveillantes de Louis XV. Les principaux de ces financiers sont Orry, Taboureau des Réaux, Boudain, Langlois, Trudaine de Montigny; c’est à eux que l’on doit attribuer les cruelles famines qui ont désolé la France dans les années 1740-41, 1752, 1767-69,1775-78, 1738-89. En (768, un commis, nommé Ri n ville, trahit le secret des monopoleurs, et tout allait être découvert lorsqu’il fut arrêté et mis à la Bastille. Les événements de 1789 mirent fin à cet abominable trafic.

FANAGOR1E, Phanagoria; ville de la Russie

FAN u — G 02 FAIII

d'Europe (Caucase), dans l’île deTaman, à l'embouchure du Kouban dans la mer Noire.

FANARIOTES, nom sous lequel on désignait une race de Grecs établis dans l’empire ottoman, et qui presque tous remplissaient auprès des sultans et des pachas les fonctions de drogmans ou d’interprètes et de secrétaires intimes. Us descendaient des Grecs qui restèrent à Constantinople après la prise de cette ville par les Turcs en 1453, et furent ainsi nommés du quartier qui leur fut assigné à Constantinople pour habitation, et qui était appelé Phanar (fanal). L’infl. des Fanariotes fut très grande aux xvn* et xvnr siècles ; ils ont été en possession de fournir des hospodârs à la Valachie depuis 1730 jusqu’en 1820. L’insurrection grecque de 1821 mit uri terme à leur crédit ; cependant ils n’ont joué aucun rôle important dans cette insurrection, et se sont pliltôt efforcés d’en arrêter les progrès.

FANJEAÜX, Fanum Jovis, ville du dép. de l’Aude, à 16 kil. S. B. de Castclnaudary, sur une mont.; 1,800 hab. Belle perspective; C’était jadis une ville forte. Le prince de Galles la brfila en 1355.

FANO, Fcinum Fonunœ , ville de l’État ecclésiastique, à 11 kil. S. E. de Pesaro; 8,000 hab. Evêché, cathédrale, deux autres belles églises ; superbe théâtre. Bibliothèque. Soieries, filature de soie. Pêche. — Cette ville dut son nom à un temple élevé à la Fortune par les Romains en mémoire de la défaite d’Asdruba! (207 av. J.-C.b Narsès y défit Téia, roi des Gotha (552 ap. J.-C.). Totila avait détruit cette ville en 545, mais Bélisaire la releva.

fano, île de l’Adriatique, à 26 kil. N. O. de Corfou, dont elle dépend; 500 hab. D’Ànville en fait j’île de Calypso.

PANSU AWE (Richard), poète et homme d’état anglais, né en 1607 à Warc-Park (Hertford), mort à Madrid en 1 666, fut envoyé en ambassade parCharles I eiCharleslI à la cour d’Espagne et à ceOe de Portugal et négocia un traité de paix entre l’Angleterre, l’Espagne et le Portugal. 11 a traduit en vers anglais tes Odes d’Horace; le Pastor fido de Guarini , Londres, 1646; la Lusiade du Camoëns, 1655.

FANTI (état de), contrée de la Guinée supérieure, sur la côte d’Or, entre le fort Succondy et l’embouchure du Saccomo; 220 kil. sur 60. 11 est tributaire de l’Achanti. Mankasim en est la capitale. Sol boisé ; climat tempéré. Les Fantis vivent en république ; ils entretiennent alliance avec les Anglais.

FANT1N-DESODOARDS (Antoine-Etienne-Nicolas), écrivain, né en 1738 à Pont-de- Beau voisin en Dauphiné, mort à Paris en 1820, était vicaire-général d’Fmibrun en 1789. Il adopta les principes de la révolution, renonça à l’état ecclésiastique, et s’occupa presque uniquement de belles-lettres et d’histoire. Les plus importants de ses ouvrages sont Histoire philosophique de la révolution française,, Paris, 1796, 2 vol. in-8; 6*’édit., 1817, 8 vol. in-8 ; Histoire des révolutions de l'Inde au xvni' siècle , 1796, 2 vol. in-8, et 1797, 4 vol.; Abrégé chronologique de l'histoire de France, faisant suite à l’ouvrage du président Hénault, jusqu'à la rentrée de Louis XVIII en France, 4e édit., 1820, in-4. (Il a laissé en manuscrit plusieurs autres ouvrages historiques).

FAN LM FORTUNÆ (c.-à-d .temple de la Fortune), auj. Fano, ville de l'Italie, dans l'Ombrie, entre les embouchures du Pisanre et du Mélaure, n’avait été d’a- &ord qu'un temple. V. fano. — Voy. aussi gluckstadt. fanum jovis, ville de Gaule, auj. fanjeaux. fanum martis, nom commun à trois villes de la Gaule Transalpine : la lr# (auj. Corseult ), dans la Lyonnaise 3e; — la 2e /'auj. Montmartin) , dans la Lyonnaise 2e, — la 3* (auj. Famars), dans la Belgique 2e, à l’O. de Bagacum.

fanum voltumnæ, auj. Viterbe , ville d’Etrurie, au N. O. de Faléries, ainsi nommée du temple autour duquel la ville s’était formée, temnle où les chefs

hii~ i i FM ~t r~n 1 1 1 m—

de la Confédération étrusque se réunissaient pour délibérer, sous les auspices de Yoltumna, la déesse du bon conseil.

FAOU(le), le/f^re, ch.-l.dec. (Finist.), au fond de la rade de Brest, à 1 3 k. N. O. de Châteaulin; 1,500 h.

FAOUET (le), Bois de hêtres , ch.-l. de c. (Morbihan), sur l’Ellé, à39k, O. dePontivy; 2,200 h.

FAQU1RS. Voy. fakirs.

FARADÊS, Vene^ia ou Aphrodisium de3 anciens, ville de l’état de Tunis, à 75 kil. S. de Tunis, était célèbre au xvi» siècle par la piraterie de scs habitants.

FARAFRE, oasis située entre l’Egypte et la Libye, par 27° 10’ long. E., 27° 20’ lat. N. Huile, dattes, fruits, coton. On v trouve plusieurs villages, dont les habitants parlent l’arabe.

FARAHBA1), ville de l’Iran (Mazenderan), à 110 kil. E. de Balfrouch, sur la mer Caspienne. Elle a beaucoup soutTert de la guerre depuis un siècle.

FARDELLA (Michel-Ange), né à Trapani dans la Sicile en 1650, mort en 1718, entra dans l’ordre de Saint-François et se livra spécialement à l’étude de la physique et des mathématiques. Il occupa successivement la chaire de philosophie à Modène, celles d’astronomie et de philosophie à Padoue. If embrassa la philosophie de Descartes, dont il avait puisé les principes , pendant un voyage qu’il fit à Paris (1678), dans la conversation d’Arnaud, de Malebranche et de Lamy. Ses principaux ouvrages sont: Universœ philosopliice systema, etc., Venise, 1691, in-12, etc.; Universœ usualis mathemalicce theoria , 1691; I.ogica, Venise, 1696; il y soutient avec Malebranche que l’existence des corps ne peut être prouvée que par la révélation.

FARE (la). Voy. la fare.

FÀREHAM, ville et port d’Angleterre (Southampton) , à 9 kil. N. O. de Portsmouth, à l’extrémité N. O. de la rade de Portsmouth ; 4,000 hab. Chantiers de construction , etc. Commerce de houille. Bains de mer.

KAREL (Guillaume), réformateur, né à1 Gap «il 1489, étudia à Paris, prêcha avec ferveur la réforme dans le Dauphiné et en Suisse, puis s’établit à Genève, y devint ministre, et y attira Calvin, avec equel il opéra là réforme dans cette ville. Banni da Genève avec Calvin en 1538 pour son rigorisme excessif, il se retira àNeufbIiâtèl,où il mourut en 1565.

FA B ET, poêle médioere, né vers 1596 A Bourg en Bresse , mort en 1646 , secrétaire du comte d'Harcourt , fut un des premiers membres de l’Académie Française, et fut lié avec Vaugelas, Saint- Amand , etc. Il a laissé des poésies qui parurent' dans les recueils du temps, et quelques ouvrages en prose, notamment V Honnête homme; mais il n'est »uère connu aujourd’hui que par ces vers de Boileau •

Ainsi tel autrefois qu'on vit, arec Farot,

Cbarbonner de ses yers les murs d’un cabaret, etc.

FARESCOUR, bourg de la Basse-Egypte, à 1 3 kiU S. O. de Damiette. C’est là que saint Louis fut fait prisonnier, en 1250.

FARGEAU ou Fer ceux (saint), Fei'rutius, prêtre gaulois, martyrisé à Besançon l’an 211 ou 212, avec le diacre S. Ferréol, son frère. On les fête le 16 juin.

» FAB1A Y SOUSA (ManoelDE), historien etpoëte, né vers 1588 à Souto en Portugal, mort à Madrid en 1647 , entra fort jeune en qualité de gentilhomme chez dom Gonzalès, évêque d’Oporto ; s’attacha ensuite à la cour d’ Espagne; suivit en 1 631 , comme secrétaire, le marquis de Castel-Rodrigo dans son ambassade à Rome, puis le quitta pour revenir à Madrid où il passa le reste de sa vie dans la culture des lettres. Il n’a écrit qu’en espagnol. On s de lui entre autres ouvrages : des Commentaires sur la Lusiade du Camoëns, Madrid, 1639, 2 vol, in-fol. ; une Histoire de Portugal, 1628, ouvr. estimé; el Asia voriuguesa, Lisbonne, 3 VQl* in-fol. ,

FAPiN

1666; la Europa porluguesa , 2 vol., 1678; cl Africa portuguesa, 1681, 2 part.; el America portuguesa (restée manuscrite); des poésies diverses sous le titre de : Fuente de Aganipe (la Fontaine d'Aganippe), Madrid, 1644. On reproche à cet écrivain, comme à tous ceux de son siècle, une grande affectation.

FARINA, port de l’état de Tunis, à 35 kil. S. de Bizcrte. Aux environs, grandes salines.

FAR1NATA DE’UBERTI. Voy. uberti.

FAR1NELL1 (Carlo biioschi, dit), célèbre chanteur, né à Naples en 1705 , débuta à Rome à 17 ans, surpassa bientôt tous les chanteurs du temps et excita un enthousiasme universel. Il passa en 1734 à Lohdres où il amassa une grande fortune, et fut appelé quelques années après à Madrid par le vieux roi Philippe V dont il charmait les souffrances par ses accents. Sous Ferdinand VI il acquit, par la protection de la reine , une très grande influence sur les affaires , fut fait chancelier de Calatrava, et devint le dispensateur des grâces. 11 n'usa de son crédit que pour faire du bien, et se montra généreux même envers ses ennemis. 11 quitta l’Espagne en 1762 à la mort de la reine, et ae retira à Bologne, où il mourut en 1782.

FARMOUT1ER ou FAR K-MOÜSTIER, Farenst ou Brigcnse Monastcrium, bourg delà Brie, dans le dép. de Seine-et-Marne , à 6 kil. O. de Coulommieri ; 1,000 hab. Toiles, briques. Jadis célèbre abbaye de Bénédictines, fondée par sainte Fare, en 6i7.

FARNABE (Thomas), Farnaby , grammairien anglais, né à Londres en 1575, mort en 1647, était fils d’un charpentier. 11 étudia au collège de Morton à Londres. Après avoir été successivement jésuite , soldat, navigateur, il se fit maître d’école à Martock (Somerset), puis à Londres, et eut de grands succès. Pendant la guerre civile il fut emprisonné par les Parlementaires comme fauteur de Charles 1. On a de lui des notes estimées sur Juvénal, Perse, Martial, Lucain, Virgile, Sénèque le tragique, etc., et plusieurs ouvrages originaux : Index rheloricus , Phraséologie anglo-latine , etc.

FARNÈSE, maison princière d’Italie, dont l’existence remonte au xme siècle , était originaire du château de Farneto près d'Orviéto; elle a fourni plusieurs généraux aux petits états de l’Italie , a donné naissance au pape Paul III (Alexandre Farnèse) et a longtemps régné sur Parme et Plaisance.

Pierre-Louis Farnèse, fils du pape Paul III, né d’un mariage secret et antérieur à l’ordination de son père ; il fut investi par son père des duchés de Parme et de Plaisance en 1545, mais se rendit odieux par ses procédés tyranniques. Cinq ans auparavant il avait été chargé de soumettre Pérouse, qui s’était révoltée contre le pape ; il se rendit maître de cette ville, dévasta son territoire, et fit périr dans les supplices ses principaux citoyens. Pierre Farnèse était un homme abominable , livré aux plus honteuses passions; il souleva Plaisance , où il résidait, par ses spoliations et se3 crimes, et fut poignardé en 1547 par un noble de cette ville. Il laissait 5 enfants, entre autres Octave, qui lui succéda, et Horace, qui épousa Diane, fille naturelle de Henri II, roi de France. — Octave Farnèse , fils du précédent, lui succéda dans le duché de Parme et de Plaisance. Il était gendre de Charles- Quint par son mariage avec Marguerite d'Autriche; cependant ce ne fut qu’après bien des contestations qu’il put prendre possession de Plaisance , qui s’était donnée à l’empereur. Ce n'est qu’à partir de 1556, c’est-à-dire neuf ans après la mort de son père, qu’il jouit en paix de son héritage ; il se fil bénir de ses sujets pendant un règne de 30 années, et mourut en 1586. — Les princes de cette famille qui régnèrent sur Parme après ceux que nous venons de nommer sont Alexandre- Ranuce I, Odoard,

Page 1