‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 364 sur 1261 · FAIS! — 596 — FABR · texte numérisé non relu

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touché de ses prières, lui accorda encore 15 ans de vie. Ezéchias, après sa guérison, composa un célèbre cantique d’actions de grâces qu’Isaïc nous a conservé (ch. 38). J. -B. Rousseau l’a traduit en vers français. C'est sous le règne d’ Ezéchias que prophétisa Isaïe.

EZECH1EL (c.-à-d. que Dieu fortifie) , un des fuatre grands prophètes des Juifs, appartenait par la naissance à la race sacerdotale. 11 fut emmené en captivité à Babylone avec Jéchonias, roi de Juda, vers 599 av. J.-C., et fut relégué sur les bords du fleuve Chaboras en Mésopotamie. Il prédit, sous des formes allégoriques, la ûn de la captivité, le retour

des Juifs à Jérusalem, le rétablissement du temple, le règne du Messie et la vocation des Gentils, la mort de Sédécias ; et toutes ses prédictions furent vérifiées par l’événement. Le recueil de ses prophéties étincelle de beautés ; les images en sont vives et variées, les descriptions frappantes, le style énergique; mais elles sont quelquefois ob scures. Ezéchiel prophétisa dep. la 5e année de lacaptiv. de Joachim jusqu’à la 27e. On ne sait rien sur la fin de sa vie.

EZRAEL, l’ange de la mort, suivant les Mahornétans , est chargé de conduire les âmes des morts devant le souverain juge.

EZZELiN. Voy. eccelin.

F. Chez les Romains, la lettre F se prenait dans les abréviations pour Fabius, filius ; sur un monument, pour fccit; FL. pour Flavius. A Rome on marquait d’un F au front les esclaves fugitifs ( fugiti - ?ua), comme on marquait en France les criminels des deux lettres T. F. ( travaux forcés).

FAABERG, paroisse de Norwége (Aggerhuus), à 140 kil. N. de Christiania et à l’embouchure de la Fœre da.is le lac Miœsen ; 3,700 hab.

FABAR1A, île de la mer du Nord, auj. borkum.

FABER (Basile), lexicographe, né en 1520à Soraw, dans la Basse-Lusace, mort en 1575, enseigna le3 humanités à Nordhausen, à Magdebourg, et fut enfin recteur de l’université d’Erfurt. Il a donné, entre autres ouvrages, un grand Dictionnaire latin, publié pour la première fois à Leipsick, 1571, in-fol. sous le titre de Thésaurus eruditionis scholasticæ, ft souvent réimprimé depuis avec des additions de. Buchner, Cellarius.Stebel, etc., notamment à Francfort, en 1749, par J. -H. Leich, 2 vol. in-fol. Il a aussi donné des trad. d’écrits de Luther, qui ont été mises à V Index. — Vov. Fabre favre. lefebvre.

FABREÏ — (Abraham), maréchal de France né à Metz en 1599, entra à quatorze ans dans la carrière militaire, se distingua en 1627 comme major au siège de La Rochelle; contribua puissamment en 1629 à la prise de Suze qu’assiégeait Louis XIII en personne, fut chargé de diriger lui -même le siège de Chivas en Savoie, et battit complètement l’armée du prince Thomas qui cherchait à débloquer la place. Il fut alors promu au grade de capitaine des gardes-françaises, eten cette qualité il se signala de nouveau dans une foule d’actions, notamment au siège d’Arras (1640), et à celui de Perpignan en 1642. Cette brillante conduite lui valut en 1641 le brevet de gouverneur de Sedan, et en 1646 le titre de lieutenant-général. En 1654, il dirigea sous les yeux de Louis XIV le siège de Stenay, et força cette place à capituler : il inventa pour ce siège les parallèles et les cavaliers de tranchée, qui ont joué depuis un si grand rôle dans le système d’attaque et de défense des places. Fabert reçut le bâton de maréchal de France en 1658, rendit encore d’importants services pendant trois ans, et mourut dans son gouvernement de Sedan en 1662. Ce grand capitaine n’était pas moins admirable par sa loyauté et sa générosité que par son courage. C'est le 1er roturier qui ait été maréchal de France.

FABIENS, nom donné vulgairement à 306 guerriers de la famille Fabia qui, l’an 477 avant J.-C., ayant à leur tête le consul Fabius Vibulanus, se chargèrent à eux seuls de combattre les Véïens ; ils battirent l'ennemi en plusieurs rencontres ; mais, étant tombés dans une embuscade sur les bords de la Gréméra, il» périrent accablés par le nombre

FABIUS (les), illustre famille de Rome, qui prétendait descendre d’IIercule et d'Evandre, et qui fut ainsi nommée, dit-on, pour avoir introduit à Rome la culture de la fève [faba ). — Une tribu de Rome prit de cette famille le nom de Fabia. Cette famille fournit les 306 Fabiens et plusieurs autres héros.

fabius maximus rullianus (Q.), maître de la cavalerie sous le dictateur Papirius Cursor, 325 ans av. J.-C., combattit les Samnites malgré l’absence du dictateur, et leur tua 20,000 hommes ; mais peu s'en fallut que le dictateur ne lui fît payer de sa vie sa désobéissance. Il fut ensuite cinq fois consul et deux fois dictateur. Il vainquit les Samnites et les Etrusques auxquels il tua, dit-on, 60,000 hommes dans une bataille. Ses exploits lui méritèrent le surnom de Maximus , très grand, que porta depuis sa famille.

fabius pigtor (Q.), le plus ancien des historiens romain^, vivait vers l’an 220 av. J.-G. Il écrivit les Annales de l'Histoire romaine depuis le règne de ! Romulus jusqu’à son temps ; il n’en reste que peu es fragments. Fab. Piclor était aussi bon peintre.

fabius maximus verrucosus (Q.), surnommé Cime lator, temporiseur, fameux adversaire d’Annibal, fut cinq fois consul (233-209 ans av. J.-C.), et dictateur en 217. Il se signala, surtout pendant les six mois de sa dictature, en amusant Annibal par des délais et des feintes, sans vouloir jamais livrer bataille. Après l’avoir longtemps fatigué de cette manière, il le cerna et il allait le forcer à se rendre à discrétion quand un stratagème le sauva. En 209, il reprit Tarente sur Annibal, mais il flétrit sa victoire par des cruautés. Fabius s’opposa au projet formé par Scipion de transporter la guerre en Afrique ; il m. en 205, peu avant l’exécution de ce projet.

On connaît encore : Q. F. Æmilianus, cons. en 1 45, qui fit la guerre avec quelque succès à Viriathej — Q. F. Servilianus, qui fut battu parViriathe et signa un traité honteux, 141 ; — Q. F. Maximus, qui battit les Allobroges en 122, et reçut le nom d ' Allobrogicus- FABRE (J.) , protest, de Nîmes. Son père devait être env. aux galères comme protestant réfractaire (1756) : il se dévoua pour lui et alla subir sa peine au bagne de Toulon. Un si beau dévouement étant venu à la connaissance du duc de Choiseul , alors ministre , il le fit délivrer , après six ans de fers. Ce trait de piété filiale a été mis sur la scène par Falbaire dans l' Honnête Criminel.

fabre d’églantine (Ph.-François-Nazaire), né à Carcassonne en 1755, était déjà connu au théâtre par plusieurs pièces qui avaient obtenu du succès, lorsqu’éclata la révolution. Fabre en adopta avec ardeur les principes , devint membre de la commune de Paris, secrétaire de Danton, et enfin fut député à la Convention nationale. Là il professa

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longtemps les doctrines les plus violentes; mais ayant voulu revenir à une conduite plus modérée, il se fit des ennemis : on l’accusa d’avoir reçu 100,000 fr. de la Compagnie des Indes pour falsifier un décret qui excluait les administrateurs de cette Compagnie de la liquidation de leurs propres comptes ; il fut traduit devant le tribunal révolutionnaire, condamné et exécuté le même jour que Danton et Camille Desmoulins, qui se plaignaient d’être accolés à un voleur (5 avril 1794). Ses Œuvre* ont paru à Paris, 1802, 2 vol. in-8 ou in-12. Ses meilleures pièces sont le Présomptueux (1789) ; le Philinte de Molière , ou la Suite du Misanthrope (1790); l'Intrigue épis lolaire (1790); les Précepteurs (1799), etc.

fabre d’olivet, littérateur médiocre, de la même famille que Jean Fabre (de Nîmes), né à Ganges (Hérault) en 1767, mort à Paris en 1825, a donné quelques romans et quelques poésies, mais il est surtout remarquable par la tournure mystique de son esprit. Il prétendit avoir découvert la clef des hiéroglyphes, avoir retrouvé le vrai sens de la langue hébraïque, qui était, disait-il, restée ignorée jusqu’à lui; il publia dans ce but la Langue hébraïque restituée , 1816 : cet ouvrage insensé fut mis à V Index. Fabre prétendaitavoir guéri des sourds-muets par une méthode secrète ( Guérison de Rodr. Grivel , 1811).

FABRE (François-Xavier), peintre français, né à Montpellier en 1766, mort en 1837, fut élève de David, obtint en 1787 le grand prix de peinture, se rendit à Rome, puis à Florence où, dit-on, il s’unit secrètement avec la comtesse d’Albany, veuve du dernier des Stuarts et d'Alfiéri. Ses principaux tableaux sont : la Mort de Milon de Crolone ; Philoctète dans l'île de Lemnos ; la chaste Suzanne, le Jugement de Pâris ; la Mort de Philopœmen, le portrait d'Alfiéri, etc. Le musée de Montpellier a été enrichi par Fabre de plusieurs riches collections, et depuis la mort de ce peintre il porte le nom de Musée-Fabre.

fabre (Marie-Jos.-Victorin) , écrivain qt poète distingué, né à Jaujac (Ardèche) en 1785, mort en 1831 à l’âge de 46 ans, se fit un nom dans les lettres dès l’âge de 20 ans, et publia dans le court espace de sa vie littéraire un assez grand nombre d’ouvrages en prose et en vers qui l’ont mis au rang des écrivains distingués ; voici les principaux : Éloge de Boileau, 1805, in-8; Discours en vers sur les voyages , 1807, in-8 ; Éloge de P. Corneille, 1808, in-8 ; la Mort de Henri IV, poëine, arec notes, 1808, in-8; Éloge de La Bruyère, 1 8 1 0, in-4; Tableau littéraire du xvme siècle , 1810, in-8; Éloge de Montaigne, 1813, in-8. Ses GEuv. ont été publ. , avec celles de son frère, par C. Durand, 1844, 6 vol. in-8.

FABRE (J .-Raymond-Auguste) , frère du précédent, né en 1792, mort en 1839, s’est aussi distingué dans les lettres et a fondé en 1829 le journal la Tribune. On lui doit : la Calédonie , poème en douze chants, 1823, in-8; Histoire du siège de Missolonghiy 1826, in-8 ; la Révolution de 1830 et Mémorial historique de la Révolution, 1833.— Voy .Favre.

F’ABRETTI (Raphaël), antiquaire, né à Urbin en 1618, mort à Rome en 1700, fut successivement trésorier du pape Innocent VIII, légat dans le duché d’Urbin, et préfet des archives secrètes du château St-Ange sous le pontificat d’innocent XII. Chargé de diverses missions importantes, il se lia avec les savants de l’Espagne, de la France et de l’Italie. On a de lui des Dissertations sur les aqueducs des Romains, des Observations sur la colonne Trajane , Rome, 1683, in-fol. , imprimées avec deux Opuscules fort remarquables, l’un sur la Table ilia que (bas-relief qui représente les événements de la guerre de Troie) , l’autre sur le canal souterrain creusé sous le règne de Claude pour l’écoulement des eaux du lac Fucin; un Recueil d'inscriptions , 3699, un des ouvrages le? r>)y^ parfaits que l’on,

possède en ce genre ; des Mémoires sur la iopogror phie du Latium, et divers Opuscules sur des sujets d’érudition.

FABRI de peiresc. Voy. peiresc.

fabri de Ililden. Voy. Fabrice de llilden.

FABRIANO, ville de l’Etat ecclésiastique (Macerata), sur le Giano, à 13 kil. O. de Macerata; 7,500 hab. Papier, parchemin, couvertures de laine.

FABRICE ou FABR1ZIO (Jérôme), médecin, né à Acquapendente en 1537, mort en 1619, remplaça Fallope dans sa chaire de chirurgie à Padoue. Il pratiqua son art avec le plus grand succès et avec un rare désintéressement, et reçut des habitants de Padoue les distinctions les plus honorables. La science lui doit plusieurs bons écrits d’anatomie eide physiologie qui sont devenus classiques; ils ont été réunis sous ce titre ; Opéra omnia analomica et physiologica hactenus variis locis ac formis édita, nunc vero certo ordine digesta, etc., Leipsick, 1687, Leyde, 1738, in-fol.; et des traités de chirurgie, imprimés sous le titre suivant ; Opéra chirurgica, etc., Padoue, 1666, in-fol., et trad. en français, Rouen, 1658 , Lyon, 1658. On lui doit, entre autres découvertes, celle des valvules situées à l’intérieur des veines, De Venarum ostioiis, 1603.

Fabrice ou fabri de Ililden (Guill.j, chirurgien, né à Hilden près de Cologne en 1560, mort en 1634, exerça son art à Berne, perfectionna les instruments de chirurgie, fit plusieurs découvertes en anatomie et publia des ouvrages estimés.

FABRICIUS, C. Fabricius Luscinus , général r& main, célèbre par sa pauvreté et son désintéresse-1 ment. Consul l’an 282 av. J.-C., il vainquit les Samnites, les Brutiens et les Lucaniens, et refusa les présents des Samnites auxquels il avait fait accorder la paix. Deux ans après, ayant été député à Pyrrhus pour traiter de l’échange des prisonniers, il refusa les présents du roi. Pyrrhus, charmé de ses vertus, lui confia les prisonniers pour les emmener à Rome, à la condition de les lui renvoyer si le sénat refusait de payer leur rançon. En effet, le sénat n’ayant point admis les demandes de Pyrrhus, Fabricius les lui renvoya tous fidèlement. L’an 278 av. J.-C., il fut de nouveau nommé consul et renvoyé contre Pyrrhus. Le médecin de ce prince lui ayant offert -de l’empoisonner, il en instruisit le roi, qui, frappé de sa générosité, délivra tous les prisonniers sans rançon, et bientôt évacua l’Italie. Trois ans après, Fabricius fut nommé censeur. Il mourut si pauvre , que l’état fut obligé de doter sa fille et de faire les frais de ses funérailles.

fabricius (1 héodore), un des premiers partisans de la réforme, né en 1501 à Anholt-sur-l’Yssel (comté de Zutphen), mort en 1559, premier pasteur de l’église St-Nicolas à Zerbst, avait été disciple de Luther et de Mélanchthon.Il se fit une grande réputation pour ses connaissances en hébreu. On lui doit les ouvrages suivants : Insiitutiones grammaticœ in linguam sanciam, Cologne, 1528, 1531, în-4; Articuli pro evangelica doctrina, ibid.

fabricius (George), poète et historien, né à Chemnitz en 1516, mort en 1571, fut protégé par l’empereur Maximilien II. 11 a composé 15 livres de poésies latines tirées de sujets sacrés, Bâle (1560); a donné des éditions de Térence (1548), de Virgile (1551), et des anciens poètes ecclésiastiques (1562). On a encore de lui : Roma, sive de veteris Romœ situ, regionibus,viis, templisetaliisœdificiis , Bâle 1550 et 1587; Orig. sf.irpis saxonicœ , 1597 : cesouv/ sont hY Index. Ilfnt25a ns recteur du coll. deMeissen*

fabricius (J. -Albert), savant bibliographe né à Leipsick en 1668, mort en 1736, passa la plus grande partie de sa vie à Hambourg, remplaça en 1699 Vincent Placcius dans la chaire d éloquence et de poésie de cette ville, enseigna aussi la théologie, et fut en 1708 nommé recteur de l’école de St- Jean.

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Ce travailleur infatigable a laissé plus de 100 ouvrages. Les principaux sont : Bibliotheca latina, ou Notice de tous les anciens auteurs latins et de leurs éditions, 1697, réimprimée en 1773 par J.-A. Ernesti avec de grandes améliorations; Bibliotheca grœca, 1705-28, refondue par Hurles, 1790-1812; Bibliotheca rnediœ et infimœ latinitatis , 1734-56, terminée après la mort de l’auteur par Schœttgen ; Bibliotheca ecclesiastica, 1718; c’est un recueil de quelques auteurs qui ont écrit sur l’histoire ecclésiastique. Il a en outre donné des éditions de divers ouvrages de Vincent Placcius, de Mabillon, Banduri, Morhof, etc.

fabricius (J. -Chrétien), entomologiste danois, né à Tundern (Sleswig) en 1742, mort à Copenhague en 1807, étudia il Upsal sous Linné, auquel il resta attaché toute sa vie ; fut nommé vers 1770 professeur d’histoire naturelle à Kiel, et parcourut presque tous les pays de l’Europe pour compléter ses collections. Il professa avec distinction l’économie rurale et politique, et fut nommé conseiller du roi de Danemark. Ses principaux ouvrages sont : Sys letna tniomologice , 1775; Philosophia eniomologica , 1778 ; c’est le meilleur ouvrage du genre ; Enlomo logia systematica , 1792-96; on lui doit en outre des traités séparés sur un grand nombre d’espèces, et quelques ouvrages d’économie politique. Fabricius appliqua les méthodes de Linné à la classification des insectes et prit pour base de sa classification les organes de la bouche.

FABRICIUS AB AQUAPENDENTE. VoiJ. FABRICE (Jérôme).

fabricius hildanus. Voy. Fabrice de Hilden.

FABRONl (Ange), biographe, né en 1732 à Marradi (Toscane), mort en 1803, fut prieur de la basilique de Saint - Laurent à Florence, provéditeur de l’université de Pise, et jouit de la faveur du grandduc Léopold de Toscane et du pape Clément XIV. Il a publié : Vitœ Iialorum doclrina excellenlium qui tœculis xvn et xvm floruerunt, 20 vol. in-S, 1766- 1805; et, à part, les Vies de Laurent et de Cosme de Mèdicis, de Léon X, de Pétrarque , écrites en latin ; des Éloges des Italiens illustres , entre autres ceux de Dante, Politien, Arioste, Tasse, écrits en italien ; il a en outre composé l'Histoire de l'université de Pise , 1791-95 (latin), et a rédigé pendant 25 ans le Giornale de' litterati, 1771-96, 105 vol. in-12. On l’a surnommé le Plutarque italien.

fabroni ( J.-Yalentin-Malhias ) , savant italien, né à Florence en 1752, mort en 1822, fut l’ami et le collaborateur de Fontana ; enseigna les sciences à Florence et à Pise ; fut chargé de diverses missions scientifiques par les gouvernements qui se succédèrent en Toscane; fut directeur du musée de Florence, et rendit de grands services aux sciences et à son pays. II contribua beaucoup à faire entreprendre en Italie l’exploitation des mine* de houille et répandit l'emploi de ce combustible; perfectionna les procédés de la peinture, améliora les vins, découvrit la manière de faire le borax, et publia sur la chimie, l’agriculture et l’économie une foule d'ouvrages utiles.

FABROT (Charles-Annibal) , jurisconsulte, né à Aix en 1580, mort en 1659, était professeur de droit et avocat dans sa ville natale. Il fut lié avec les principaux personnages de son temps, entre autres le garde des sceaux Duvair et le chancelier Séguier , qui l’attirèrent à Paris. On lui doit la publication et la traduction latine du Code formé par l'empereur Léon-le-Philosophe sous le titre de Basiliques, Paris, 1647 ; la traduction de Théophile , commentateur grec des Insiituies ; une édition de Cujas , 1658; des dissertations particulières, entre autres De Tetn fore partus et de numéro puerperii.

EACARDIN. Voy. fakhr-eddyn.

FACGIOLATI (Jacques), savant italien, né en

I 1682 à Torriglia près de Padoue, mort en 176S,

1 professa d’abord la théologie et la philosophie au séminaire de Padoue ; puis occupa la chaire de logique à l’université de cette ville (1702). Il donne avec Forcellini , son élève , une nouvelle édition du Dictionnaire latin de Calepin, 1719; entreprit avec le meme collaborateur un grand Lexicon latin, accompagné d'exemples classiques ( Voy. FOR* cellini), et réimprima les lexiques de Schrevelius, Nizolius , Turselini ; il a aussi composé l'Histoire de l’université de Padoue , 1752; une Logique estimée, des notes sur le De ÜJJiciis , et quelques petit» traités de Cicéron, etc.

FACHINGEN, village du duché de Nassau, sur la Lahn, à 9 kil. N. E. de Nassau; célèbre par ses sources minérales, dont on exporte plus de 200,000 pintes tous les ans.

FADHL, un des Barmécides. Voy. barmécides.

fadhl-ben -reby , vizir du calife Haroun-al- Raschid, parvint par ses intrigues à renverser les Barmécides, famille rivale de la sienne en crédit et en puissance, et remplaça comme vizir le célèbre Giafar. Il fut disgracié à son tour par Mamoun, C1b de Haroun; il mourut dans la misère l’an 824 de J.-C. Les historiens arabes font l’éloge de ce vizir , non moins remarquable par ses talents littéraires que par ses qualités politiques.

FAENZA, Favetitia, ville de l’Etat ecclésiastique, à 27 kil. S. O. de Ravenne, sur le Lamone; 17,000 hab. Evêché. Citadelle , murailles de 5 kil. de tour; place publique avec portique , palais public , dôme, tour de l'horloge, etc. On y fait surtout le commerce de ce genre de poterie qui, dit-on, a été appelée faïence du nom même de cette ville {Voy. FAYENCe). Patrie du mathématicien Torricelli. — Cette ville est très ancienne; elle fut ravagée par les Goths au vi* siècle, par les Allemands au xiii». Dans la suite elle fut possédée par les Vénitiens et les Bolonais, puis cédée à l’Eglise avec la légation de Ravenne.

FAERNE (Gabriel), poète latin du xvi* siècle, né à Crémone vers 1 500, mort eh 1 56 1 , eut pour protecteur le cardinal Jean-Ange de Médicis (Pie IV), qui l’attira à Rome auprès de lui et pourvut à sa fortune. Le fondement de sa célébrité est un Recueil de fables en vers latins, d’une élégance remarquable, qui parut pour la première fois à Rome, 1564. Ce recueil a été traduit en français par Perrault, Paris, 1699, in-12: la plus belle édition des Fables de Faërne a été publiée par Bodoni:, 1793, in-4. Lorsque Faërne composa ses fables , on n’avait pas encore retrouvé celles de Phèdre.

FÆROË ou FÆROKR (archipel de), Thule des anciens, groupe d’îles dans l’Océan Atlantique, entre l’Islande et les îles Shetland, par 7* âô’-lO® 25’ long. O., 61° 20'-62° 30’ tat. N., se compose de 35 îles , dont 17 habitées; 6,000 hab. Mont.; baies et anses nombreuses, détroits semés de récifs. Bétail , pêche de la morue, du hareng ; chasse du phoque et des oiseaux aquatiques, entre autres Yeider qui fournit l’édredon. — L’archipel de Færoé appartient au Danemark et forme un bailliage dont le ch.-l. est Thorshavn, dans l’île deStromoë. Il fut découvert au ix« siècle par des Norwégiens. Les Anglais l’ont possédé de 1807 à 1814.

FAES (Pierre van der), peintre. Voy. lelt.

FAGAGNA, ville du roy. Lombard-Vénitien, h 13 kil. N. O. d’Udine; 2,500 hab.

FAGAN , auteur comique , né à Paria en 1702, mort en 1755, a produit un grand nombre de pièces de théâtre dont quelques-unes se ressentent de* habitudes de l’auteur, qui fréquentait les cabarets; les principales sont : les Originaux ; le Rendez-vous; le Marié sans le savoir; le Marquis auteur; la Pupille ; cette dernière passe pour la meilleure. Son Théâtre a paru en 1760, 4 vol. in-12. )

FAGEL, illustre famille néerlandaise qui a fourni

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à )n Hollande un grand nombre d’hommes d’état et d officiers distingués. Les plus connus sont; Gaspard Fagel , né à Harlem en 1629; il fut secrétaire-général aux Etats-Généraux, rédigea avec le chevalier Temple les préliminaires de la paix de Nimègue, 1078, et déploya une politique habile lors de l’élévation de Guillaume III au trône d’Angleterre; il mourut en 1688; — François-Nicolas Fagel , neveu du précédent, général d’infanterie au service des États-Généraux de Hollande, puis lieutenant-feldmaréchalde l’empereur, se distingua à Fleurus, 1690, à la défense de Morts, 1691 , au siège de Namur, ainsi qu’aux batailles de Ramillie3 et de Malplaquet. 11 mourut en 1718.

FAÇON , professeur de botanique et de chimie au Jardin des Plantes, puis directeur de cet établissement , premier médecin de Louis XIV, membre honoraire de l’Académie des Sciences, né à Paris en 1638, mort en 1718, se distingua dans la pratique de la médecine par ses succès et son désintéressement; contribua à l'embellissement du Jardin des Plantes, fit, pour enrichir cet établissement, des excursions botaniques dans l’Auvergne, la Provence, les Alpes, les Pyrénées ; fit ordonner par Louis XIV les savantes explorations de Plumier en Amérique, de Feuillée au Pérou, de Toumefort en Asie, et fut le protecteur de ce dernier.

F AH LUN, ville dé Suède. Voy. fàlun.

FAHRAFÉLD, bourg’ des Etats autrichiens (Autriche propre), à 33 kil. S. O. de Vienne. Manufacture impériale de glaces, et fabrique de laiton. Le château de Neuhauss est aux environs.

FAHRENHEIT , physicien , né à Dantzick vers 1690, mort en 1740 , se fixa en Hollande, et se lia à Leyde avec S’Gravesand. Il est l’inventeur d’un aréomètre et d’un thermomètre qui portent son noms ce thermomètre est divisé en 212 degrés; les deux points extrêmes sont la chaleur de l’eau bouillante et le froid produit par un mélange de neige et de sel ammoniac. Le 0 de notre thermomètre centigrade correspond au 32e degré decelui de Fahrenheit.

FAI1RWAS8ER (HEU-), bourg de Prusse, à 4 1 kil. N. de Dantzick et à l'embouchure de la Vistule, est considéré comme le port de Dantzick.

FAÏENCE. Voy. fayence et faenza.

FAI-FO ou HUÉ-HAN, ville de l'empire annamitique (Cochinchine), par 107° 40' long. E., 15°50’ lai. N. Jadis belle et peuplée , mais ruinée par les guerres civiles , dès 1778. Elle ne compte plus auj. que 15,000 hab.

FA1N (Aga thon- J. -François , baron), né à Paris en 1778, mort en 1837, fut d’abord employé comme secrétaire dans les bureaux du Directoire, devint en 1806 secrétaire archiviste du cabinet de l’empereur et en 1813 son secrétaire particulier. Après la 2e abdication de Napoléon il se retira dans ses terres et consacra ses loisirs à recueillir et A publier ses souvenirs sur l’empereur. Depuis 1830 il fut appelé à deux reprises différentes à l’intendance générale de la liste civile, et fut en 1834 élu député. Les ouvrages que le baron Fain a écrits sur l'empereur sont : le Manuscrit de l’an ni, Paris, 1828, in— 8 ; le Manuscrit de 1812, Pari3, 1827, 2 vol. in-8 ; le Manuscrit de 1813, Paris, 1824-25, 2 vol. in-8; le Manuscrit de 1814, Paris, 1823-25, 1 vol. in-8. On trouve dans tous ces ouvrages une yive admiration pour Napoléon.

FAINEANTS (rois). On désigne sous ce nom les derniers rois de la dynastie mérovingienne qui, privés de toute autorité, abandonnaient l’exercice du pouvoir aux maires du palais. Les rois fainéants commencent à Thierry 111 (673-691) qui se laissa gouverner d’abord par Ebroin , puis par Pepind’Héristal. Les autres furent Clovis 111, ChildebertIII,DagobertIlI,ChilpéricII, Thierry IV etChildéric III qui fut détrôné par le maire du pala>s Pe-

pin-lc-Rref (752). On donne aussi le nom de Fainéant à Louis V, le dernier des roiscarlovingiens (986-987J.

bAIRl’AX (lord Thomas), un des généraux les plus célèbres dans les guerres civiles de l’Angleterre sous Charles 1, né en 1611 à Denton dans le comté d’York, appartenait, par sa famille, à la secte religieuse et politique des Presbytériens, si acharnée contre la cour: son père, Ferdinand Fai r fax, fut le pre mier général en chef de l’armée du Nord, opposée par le Parlement à l’armée royale, el ce fut sous son père que Thomas Fairfax fit ses premières armes en qualité de général de la cavalerie : tou3 deux remportèrent en 1644 sur les troupes de Charles I la sanglante victoire de Marston-Moor. En 1645 Thomas Fairfax fut lui-même nommé général en chef, et il écrasa, de concert avec Cromwell, l’armée royale à Naseby. Mais lorsque Cromwell voulut perdre le malheureux Charles 1, Fairfax refusa de siéger parmi les juges de ce prince; et après l'exécution de la fatale sentence, il refusa encore une place dans le conseil qui exerçait le pouvoir exécutif ; il conserva cependant son commandement en chef. A la mort de Cromwell , il concourut, en secondant Monk, à la restauration de Charles II, se réconcilia entièrement avec le nouveau roi, et passa paisiblement le reste de sa vie dans la retraite, jusqu’en 1671, époque de £a mort. Thomas Fairfax contribua à la publication de la Bible polyglotte. Il est compté au nombre des poètes et des orateur! deson temps. Ualaissédes Mémoires qui ontétépubl. en 1699, in-8, et des églogues.

fairfax (Edouard) poète anglais, de la même famille que le précédent, qui vivait à la fin du xvi* siècle, est auteur d’une traduction estimée d$ la Jérusalem délivrée , publiée en 1600 sous le titre de Godefroy de Bouillon. 11 mourut en 1632.

FA1RF1ELD, ville des États-Unis (Connecticut], ch.-l. de comté, sur la mer, à 31 kil. S. O. de New- Haven; 5,000 hab. Brûlée parles Anglais en 1777.

FA1RFORD, ville d’Angleterre (Clocester) , sur la Colne, à 12 kil. de Cirenocster; 1,570 hab. Eglise curieuse (xve siècle); beaux vitraux peints.

FAIRI1ÀVEN, ville des États-Unis (Massachusetts), à 31 kil. S. E. de Taunton; 4,000 hab. Pêche de la baleine.

FA1RHEAD (c.-à-d. belle tâte), cap d'Irlande, sur la côte N. , est remarquable par sa hauteur (environ 220 mètres).

FA1RN, île d’Angleterre, sur les côtes du Northumberland. On y trouve un grand nombre d’oiseaux aquatiques dont les œufs et les plumes sont l’objet d'un grand commerce.

FAISANS (île des), ou de la conférence. Voy

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