V. Princes divers
Ferdinand i, grand-duc de Toscane de 1587 à 1609; et Ferdinand II, de 1621 à 1690, tous deux de la maison de Médicis, n’ont rien fait de remarquable.
Ferdinand ni, grand-duc de Toscane, de la maison de Lorraine-Autriche, était fils du grand-duc Léopold (depuis empereur). Il monta sur le trône en 1790. Il fut forcé par les Anglais de prendre parti contre la France; vit ses états envahis dès 1796 par Bonaparte, et conquis définitivement en 1799. Il se relira à Vienne, pendant que Louis de Parme, puis ÉÜsa Bonaparte occupaient son trône. En 1805, il accepta de Napoléon le grand-duché de Wurtzbourg et accéda à la confédération du Rhin. Il rentra dans son duché en 18l4,etyrégnapaisiblementjusqu’en 1824.
FERDINAND DE BRUNSWICK, DE PARME, etc. Voy. BRUNSWICK, PARME, etc.
FERDINAND (ordre de saint-) et du MÉRITE, ordre institué en 1800 par Ferdinand, roi des Deux-Siciles, au moment de son rétablissement sur le trône de Naples, pour récompenser les sujets restés fidèles à sa cause, La décoration consiste en une croix d’or formée de rayons et de fleurs de lis, ayant au centre l’image de saint Ferdinand avec la légende Fidei et Merilo. Le cordon est moiré bleu avec un liséré ponceau.
Ferdinand (ordre militaire de saint-), ordre créé en 1811 par les cortès d’Espagne, et que confirma Ferdinand VII lors de sa rentrée à Madrid. La marque distinctive de cet ordre est une croix d’or pommelée, émaillée de blanc, ayant au centre
l’image de saint Ferdinand avec l’exergue : El reyy f lapatria. Le ruban est ponceau, avec un liséré orange.
FERDOUCY ( Aboul-Cacem-Manseur ) , célèbre poëte persan, né à Rizvan, près de Thous, dans le Khoraçan, en 916 ou plutôt 940, m. vers 1020. Mahmoud-le-Gaznévide le chargea d’écrire le Chah - Nâmehy ou histoire des rois de Perse. Ferdoucy employa 30 années à exécuter cette immense composition, qui ne contient pas moins de 120,000 vers; mais tandis qu’il se livrait au travail dan3 la retraite, ses ennemis le perdirent dans l’esprit du roi et l’obligèrent par leurs calomnies à fuir sa patrie.
11 se retira à Bagdad, où sa haute réputation, qui l’y avait précédé, lui mérita la protection du calife. Après quelques années d’exil, Ferdoucy fut rappelé dans sa patrie, et y termina sa carrière. Le Chûk - Nâmeh a été publié en persan à Londres par le capitaine Turner-Macan, 1829,4 vol. in-8; il a été traduit en anglais par Atkinson, Londres, 1831.
M. Vallenbourg a donné en français une notice sur le Châh-Namehf avec la traduction de quelques morceaux. Enfin ce grand ouvrage a été traduit en entier en franç., et pub. avec le texte et des commentaires par M . Jules Mohl, Paris, 1 838-1850,4 vol. in-f°.
FÈRE (la), ville forte de France, ch.-l. de canton (Aisne), au confluentde la Serre et de l’Oise, à 20kil.
N. 0. de Laon; 2,651 h. Ec.d’artill.(f. en 1756), ars. dô construct ion, martinets, salpêtreries, scieries hydrauliques. Commerce de vins, laines, toiles. — Cette ville a soutenu un grand nombre de sièges, notamment en 1530 contre les Espagnols qui la prirent. Henri IV s’en empara en 1596 , et y construisit de nouvelles fortifications, augmentées sous Louis XIII, mais détruites sous Louis XIV en 1G90. Les alliés s’en emparèrent en 1814, et la ravagèrent ; mais en 1815 les Prussiens l’assiégèrent vainement.
fère-champenoise (la), ch.-l. de cant. (Marne), à 33 kil. S. d’Epernay; 1,800 hab. Bataille sanglante et acharnée, où l’aile gauche de l’armée de Napoléon fut écrasée par les alliés après la résistance la plus héroïque, le 25 mars 1814.
fère-en-tardenois (la), ch.-l. de cant. (Aisne), sur l’Ourcq, à 19 kil. N. E. de Château-Thierry ; 2,000 hab. Poterie, bonneterie, huiles, etc.
FEREKHABAD, ville de l’Inde anglaise (Calcutta), sur le Gange, rive gauche, à 160 kil. E. d’Agra, par 77° 7’ long. E., 27° 24’ lat. N.; 70,000 hab. Palais du nabab. Hôtel des monnaies. Soieries, tissus de coton. Grand commerce avec le Cachemire, etc. Lord Lake remporta en 1805, près de cette ville, une victoire sur Holkar, chef des Mahrattes. — Une autre Ferekhabad, aussi dans l’Inde anglaise (Calcutta), est à 22 kil. S. E. de Radjemal.
FERENTINUM, auj. Fercntino , qu’il ne faut pas confondre avec Ferentium, était un lieu du Latium, prè3 d’Anagnia. La confédération latine s’y tenait. Lorsque Rome eut soumis le Latium, elle prohiba ce» diètes nationales, craignant qu’elles ne facilitassent les révoltes.
FERENTINO, Ferentinum , ville de l’État ecclés., à 65 kil. S. É. de Rome; 6,800 hab. Evêché.
FERENTUM, auj. Forenza, ville d’Italie, en Apulie, formait un petit état. Elle s’unit aux Samnitea contre Rome, et fut prise par le consul Aulus Cerretanus, l’an 319 av. J.-C., puis devint colonie romaine en 1 1 8.
FERET, autrefois Dyme, ville de la Turquie d’Europe (Roumélie), sur la Maritza, à 1,000 kil. S. O. d’Andrinople ; 3,000 hab. Aux environs , eaux minérales et thermales.
FERETRIEN (de ferire , frapper), surnom donné à Jupiter par Romulus, à la suite d’un combat, comme ayant lui-même frappé l’ennemi et donné la victoire aux Romains.
FERGANAH, pays du Turkestan indépendant»
dans le Ehokan. On étend son nomàtoutle Kliokan,