‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 374 sur 1261 · FERI -- 613 — FERN · texte numérisé non relu

FERI -- 613 — FERN

FERGUS, riv. d’Irlande (Clare), naît à 19 kil. N. 0. d'Ennis et tombe dans le Shannon.

FERGUS (CARRICK-). Voy. CARRICK-FERGUS.

FERGUSON ou FERGUSSON (Jacques), mécanicien et astronome écossais, né en 1710 à Keith (Banffshire), fut membre de la Société royale de Londres, donna dans cette ville des leçons publiques de physique, publia des tables et des calculs astronomiques, et d’autres ouvrages qui obtinrent un grand succès. Les principaux sont les suivants : V Astronomie enseignée d’après les principes de Newton, 1785, in-8: Introduction à l'électricité , 1769, 2* édition ; Leçons sur divers sujets de mécanique , d’hydrostatique , d’hydraulique , de pneumatique et d’optique , Edimbourg, 1805, avec des corrections, des additions et des notes, par David Brewster, 2 vol. in-8, et 1 vol. in-4 de planches; Traité de perspective , 1775; et des Mémoires insérés dans les Transactions philosophiques.

Ferguson (Adam), écrivain écossais, né en 1724 à Logierait, près de Perlh, fut jusqu’en 1757 aumônier d’un régiment écossais. 11 fut en 1759 élu professeur de philosophie naturelle à l’université d’Edimbourg, devint en 1764 professeur de philosophie morale, fut nommé en 1778 secrétaire de la commission envoyée en Amérique pour traiter avec les colonies insurgées. En 1785, il résigna ses fonctions de professeur. Puis il voyagea en Italie, et ▼écut depuis dans la retraite, jusqu’à sa mort arrivée en 1816. 11 débuta comme auteur en 1767 par un Essai sur la société civile (traduit par Bergier, 1783 ); publia en 1769 des Institutions de philosophie morale ( traduites par Reverdit , Genève, 1775), qui ne sont qu’un sommaire de ses leçons, et donna un exposé plus étendu de sa doctrine dans les Principes des sciences morales et politiques, 1792, 2 vol. in-4; mais le plus célèbre de ses ouvrages est V Histoire des progrès et de la chute de la république romaine, 1782, 3 vol. in-4, et 1799, avec des corrections importantes; traduite par Demeunier, 1784. Dans ce dernier ouvrage, il voulut imiter Gibbon ; mais s’il l’égale pour l'érudition, il lui est inférieur par le style et l’intérêt.

FERGUSSON (Robert), né à Edimbourg en 1751, mort en 1774, se distingua comme poëte. Ses poésies sont écrites les unes en anglais pur, les autres dans le dialecte écossais; ces dernières sont les plus estimées. Le recueil de ses poésies a été imprimé à Glasgow, 1813, 2vol.in-12,avec sa vie parD.Irving.

FERHABAD, ville d’Iran (Mazanderan) , à 53 kil. N. E. de Balfrouch. On évaluait autrefois sa population à 16,000 hab., mais elle est beaucoup diminuée aujourd’hui. Riz, poisson, sel. Ruines d’un grand château, bâti par Abbas-le-Grand.

FEnlA, ville d’Espagne (Badajoz), à 53 kil S. E. de Badajoz ; 6,000 hab. Vieux château qui la domine.

FERICHTAH (Mohammed-Cacem-Astrabady), historien persan, natif d’Ahmednagar (Décan), florissait au commencement du xvn* siècle. Il occupa des postes éminents à la cour du souverain du Visapour, et publia une histoire de l’Inde en 12 livres, qui s’étend de 997 à 1620; elle est connue sous le titre de Kétabi Ferichtah lémam (livre de Férichtah complet). Ce grand ouvrage a été traduit en anglais par J. Briggs, Londres, 1829, 4 vol. in-8.

FÉRID-EDDIN , FËRIDOUN. Voy. féryd-eddin,

FERYDOUN.

FÉRIÉS LATINES, Feriœ latinæ, fêtes annuelles instituées par Tarquin-le-Superbe, roi de Rome, pour consacrer l'alliance qu’il avait conclue aveo tous les peuples du Latium. Elles étaient placées sous l’invocation de Jupiter Lalialis (c’est-à-dire protecteur du Latium). La durée des réries latines, bornée d’abord à un 3eul jour, fut dans la suite portée à quatre. On les célébrait sur le mont ;

Albain (aujourd’hui monte Calvo). Le consul en exercice en déterminait l’époque.

FERLAGH, ville du roy. d’Hlyrie, à 12 kil S de Klagenfurth, sur la Drave; 3,000 hab. Manufac-* tures d’armes; tanneries.

FERMANAGH, comté d’Irlande (Ulster), entre ceux de Tyrone, Donegal, Monaghan, Cavan, Leitrim ; 45 kil. sur 26; 150,400 hab. Ch.-l., Enniskillen. Montagnes, marais, bois, lac Erne. Le N. est fertile, le reste du pays est mal cultivé. Fer, houille; toiles , eau-de-vie.

FERMAT (Pierre DE),géomèt.,néenl595oul601à Toulouse ou à Beaumont-de-Lomagne, m. en 1665, était conseiller au parlement de Toulouse, et cultivait les sciences comme par délassement. Il fut en correspondance avec Descartes, Pascal, Robcrval, Toricelli, Huyghens, Mersenne, etc., et fit un grand nombre de découvertes dans les parties les plus élevées des mathématiques. Il partage avec Descartes la gloire d’avoir appliqué l’algèbre à la géométrie, il imagina pour la solution des problèmes une méthode, dite de maximis et minimis , qui doit le faire regarder comme le premier inventeur du calcul différentiel; il créa, en même temps que Pascal, le calcul des probabilités ; découvrit le premier en arithmétique ‘les propriétés de plusieurs nombres; commenta et étendit Diophante; rétablit avec une admirable sagacité plusieurs ouvrages perdus d’Apollonius et d’Euclide. Il était en même temps un habile helléniste et un profond jurisconsulte. On reproche à ce savant d’avoir caché ses méthodes, dont quelques-unes ont été perdues avec lui. On a de Fermât quelques opuscules, publiés 15 ans après sa mort par son fils, Samuel de Fermât, sous le titre de Varia opéra malhematica , Toulouse, 1679, et des remarques sur Diophante, dans l’édition de 1 670. Ses GEuvr. se publient aux frais de l’État (1843) .

FERMIERS GÉNÉRAUX. On nommait ainsi sous l'ancien régime ceux qui tenaient à ferme ou à bail les revenus publics, composés alors de la gabelle (l’impôt du sel), de l’impôt des tabacs, des octrois, etc. Ils formaient une association privilégiée, qui compta longtemps 40 membres, et qui fut ensuite portée à 60. Us s’enrichissaient rapidement. Leur nomination dépendait du ministre des finances, et le plus souvent le ministre recevait du personnage préféré un pot-de-vin considérable. L’institution des fermiers-généraux avait donné lieu à une foule d’abus que l’Assemblée Constituante a fait disparaître.

FERMO, Firmum, ville de l’État ecclésiastique, ch.-l. de délégation, à 180 kil. N. E. de Rome; 8,000 hab. Archevêché. Patrie de Lactance? — La délég. (jadis marche) de Fermo, une des div. de l’État ecclésiastique, est située entre celles de Macerata, de Camerino, d’Ascoli et l’Adriatique: 42 kil. sur 29 ; 90,000 hab.

FERMOSELLE, Ocellum Durii, ville forte d’Espagne (Zamora), à 58 kil. S. O. de Zamora ; 3,000 hai>.

FERMOY, ville d’Irlande (Cork), sur le Blackwater, à 31 kil. N. E. de Cork; 6,000 hab.

FERN AM BOUC, ville du Brésil. Voy. pernambouc.

FERNAND, abréviation de Ferdinand. Voy. Fer¬

dinand.

FERNAND CORTEZ. Voy. CORTEZ. «

FERNANDEZ, famille portugaise qui s’est fait un nom dans l’histoire des découvertes géographiques aux xv* et xvr siècles. Nous citerons :

fernandez (Juan), navigateur portugais. Il fut em ployé dans l’expédition envoyée par l’infant dovt Henri, en 1446, pour l’exploration des côtes d’Afrique, et qui était dirigée par Antonio Gonzalès. Fait prisonnier par les Maures du Sahara, voisins du Riodo-Ouro, Fernandez fut le premier voyageur européen qui pénétra dans ces terres inhospitalières. À son retour, il fit connaître les mœurs des tribus bar-

FERJN

bares dans des récits qui ont été recueillis par les historiens portugais. En 1448 Fernandez, dans un second voyage, voulut pénétrer plus avant dans l’intérieur des terres ; mais il fut abandonné par ses compagnons, et ne reparut plus.

Fernandez (Denis), navigateur portugais, qui découvrit en 1445 l’embouchure du Sénégal et le cap Vert.

Fernandez (Alvaro), navigateur portugais, connu surtout par la relation du naufrage du galion le Grand Saint-Jean , qui eut lieu en 1552 sur les côtes de Natal, près du Monomotapa, et auquel il avait eu le bonheur d’échapper. Le récit de ce naufrage, dont le plus grand intérêt est dans la fin tragique du capitaine Manuel de Souza et de sa famille, fut publié à Lisbonne en 1554. Esmenard a fait de ce funeste événement un des plus intéressants épisodes de son poème de la Navigation.

Fernandez (Juan), pilote espagnol du xvi« siècle, découvrit en 1572, sur les côtes du Chili, les îles qui portent son nom, et en 1574 celles de Saint- Félix et de Saint-Ambroise, au N. des précédentes. Parti du Chili en 1576, il rencontra à son retour une côte qui avait toutes les apparences d’un continent. Comme son navire était très petit et assez mal équipé, il ne put pousser plus loin ses recherches, et la mort l'empêcha de revenir ; on soupçonne que cette terre était la Nouvelle-Zélande. On trouve quelques détails sur les expéditions de Fernandez dans un ouvrage espagnol de Louis Arias, intitulé : Mémoire pour recommander au roi la conversion des naturels des îles nouvellement découvertes (1609).

Fernandez navarette (Juan) , d’une autre famille que les précédents, surnommé el Mudo (le Muet), peintre espagnol, né à Logrono en 1526, mort à Séville en 1579, perdit l’usage de la parole à la suite d’une maladie aiguë, dès l’âge de 2 ans. Cette infirmité ne l’empêcha pas de manifester de bonne heure un goût très décidé pour la peinture. 11 alla se former en Italie et fut élève du Titien. De retour en Espagne, il fut nommé peintre du roi Philippe II, et il travailla presque exclusivement pour l’Escurial. Le plus remarquable de 6es tableaux

.présente Abraham au milieu des trois anges.

FERNANDEZ (îles de juan-), dans le Grand-

Océan. \oy. JUAN-FERNANDEZ.

FERNANDO (san-). Voy. san-fernando.

fernando-da-noronha, île de l’Océan Equinoxial, près de la côte du Brésil, par 34° 58’ long. O., 3° 56’ lat. b. Elle sert de lieu de déportation.

fernando-po, Ile d’Afrique, dans le golfe de Biafi a , par 6*20' long.E., 3° 28' lat. N., à 60k.0.de la côte de Guinée; 14,000 h. Découv. en 1486 par un Portugais, qui lui donna son nom; cédée à l’Espagne en 1778 ; disputée à tort à l’Espagne par l’ Angleterre.

FERNEL (Jean) , célèbre médecin, né à Clermont (Oise) ou à Mondidier, en 1497, m. en 1558. commença par sodouner avec passion à l’étude des mathématiques et de l’astronomie , se livra ensuite à la médecine, et acquit bientôt une telle célébrité que Henri II lui donna le titre de son premier médecin. Ses principaux ouvrages sont : Cosmotheoria , 1528, où il indique le moyen de mesurer avec exactitude un degré de méridien ; De naturali parle medicinæ, Paris, 1542; Universa medicina, 1567, quia eu plus de 30 éditions ; Therapeutices universalis libri septem, 1571 ; Febrium curandarum methodus générale, 1577. Fernel n’est pas moins remarquable par l’élégance du style que par la solidité des doctrines. Véritable éclectique, il avait recueilli et systématisé ce qu’il y avait de mieux dans ses prédécesseurs.

FERNEY ou FERNEX, dit aussi Femey-Voltaire , bourg de France, ch.-l. de canton (Ain), à 9 kil. S. E. de Gex,à7 kil. N. O. de Genève; 1,200 hab. Horloge-

FERR

lie, faïence, poterie. Voltaire en devint le seigneur eî y résida vingt ans; d’un pauvre hameau, il fit une petite ville et y répandit l’aisance. On y voit encore son château, posséda depuis p<u . omte de liuiic.

FEROE (archipel de). Voy. færoé.

FERONIE, divinité romaine, dont le culte était originaire d’Ëlrurie, avait pour principale attribution la garde des frontières et des champs; elle présidait aux travaux de l’agriculture et aux apparit. surnatur. ; ses prêtres, au dire de S trabon , marchaient nupieds sur des charb. ardents sans se brûler. Elle av. un temple, Feroniœ fanum , en Etrurie, au S. E. de Luna.

FERON1ÈRE (la belle). Voy. ferronnière. '

FERRAI!, ville forte de l’Afghanistan, par 60° 6 long. E., 32° 48' lat. N., sur le Ferrah-Roud. On croit que c’est l’ancienne Parra, ville import, de l’empire desParthes.Occupéeenl857 par les Persans. — Ferra) est le ch.-l. d’une prov. bornée au N. -O. par le Kho raçan, au S. E. par le Kandahar, au S. par le Séistan, à l’O. par la Perse, et qui compte 250,000 hab

FERRAHROUD, rivière du Kaboul, sort du mont Berchek, traverse le Ferrah, entre dans le Séistan et tombe dans le lac Zerreh après 300 kil. de cours.

FERRAND ( Antoine-Frunçois-Claude, comte), ministre d’état et pair de France, né en 1758, mort en 1825, avait d’abord été conseiller aux enquêtes dans le parlement de Paris, et proposa un des premiers à cette compagnie de demander à Louis XVI la convocation des états-généraux. Effrayé bientôt de la direction que prenaient les affaires, il émigra en 1790 et fit partie du conseil du prince de Condé. Il rentra en France en 1801 , et partagea ses loisirs entre la culture des lettres et les travaux politiques. Ses opinions royalistes bien connues lui attirèrent quelques persécutions sous l’empire. A la restauration, il eut pendant un temps la confiance de Louis XV1I1 qui le nomma ministre d’état , directeur des postes, et qui même le consulta pour la rédaction de la Charte. Ses principaux ouvrages sont: l'Esprit de l'histoire, etc., 1802, 4 vol. in-8, souvent réimprimé ; Théorie des révolutions, 1817, 4 vol. in-8. Il était del’Académie Française depuis 1816.

FERRARE, Forum Allieni des anciens, Ferraria en latin moderne, Ferrara en italien, ville de l’État ecclésiastique, ch.-l. d’une légation, à 324 kil. N. de Rome, sur le canal Panfilio, etc.; 24,000 hab. Elle comptait jadis 60,000 hab. Archevêché, université; citadelle, cathédrale, château des anciens ducs, palais d’Este, villa Bevilacqua; très beau théâtre; chartreuse, hôtel-de-ville; belle place. Nombreux établissements littéraires ou d’instruction; riche bibliothèque. Industrie et commerce peu actifs. Pat. de Savonarole, T. V.Stroz^i, Guarini, Gui Bentivoglio ; séjour de Boïardo,Arioste, Tasse, etc. — Fondée au v« s. par les hab. d’Aquilée, qui venait d’être détruite par les Huns, elle fut d’abord peu importante. Après avoir été soumise à l’empire d’Occidenl, aux Ilérules,aux Ostrogoths, aux empereurs byzantins (tant sous Justinien que sous les exarques" de Ravenne), elle tomba au vin* siècle entre les mains des Lombards, puis fut comprise dans la donation que fit Pépin au pape Étienne II. Sous la domination papale, elle devint une seigneurie vassale de l’Eglise et qui comprenait à peu près l’étendue de la légation actuelle. Après avoir passé en plusieurs mains , elle devint en 1208 la possession de la maison d’Este. Les princes de cette maison en firent leur résidence et la capitale de leurs états. C’est de ce moment que date l’importance de Ferrare, qui, grâce à la protection des princes d’Este, devint bientôt un des principaux centres littéraires de l’Italie. Rétablis en 1317 par le pape dans leurs états, dont ils avaient été un moment dépouillés par les Vénitiens, les seigneurs de Fer rare se reconnurent vassaux du Saint-Siège. En 1471 la seigneurie de Fcrrare fut érigée en duché, et depuis ce temps

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