FINA
FILASSIER (J .-J.), compilateur, né en Flandre vers 1736, mort en 1806. Enthousiaste des écrits de J. -J. Rousseau, il fit plusieurs ouvrages dans le but de contribuer au perfectionnement de l’éducation, entre autres : Dictionnaire historique d’éducation, Paris, 1771, 2 vol. in-8 (recueil d’anecdotes instructives) ; Eraste. ou l’Ami de la jeunesse, 1773 (abrégé encyclopédique en forme de dialogues)! Filassier était aussi un agronome distingué. On lui doit un Dictionnaire du Jardinier , 1790. 11 fut membre de l’Assemblée législative.
F1LEHN E, Wielen en polonais, ville des États prussiens (Posen), à 70 kil. N. O. de Posen ; 3,100 hab.
FIL1CA1A (Vincent de), poëte lyrique italien, né en 1642 à Florence, mort en 1707. Retiré à la campagne, il cultiva longtemps les muses en silence, sans songer à publier ses poésies ; mais plusieurs odes qu’il composa lors de la délivrance de Vienne et de la défaite des Turcs par Sobieski (1683) ayant été connues, il jouit bientôt d’une réputation européenne, et se vit recherché par les princes. Le grand-duc de Toscane le nomma sénateur et lui donna le gouvernement de la ville de Volterra ; la reine Christine le combla de bienfaits. Le recueil des poésies de Filicaia parut en 1684, in-4; il en a paru en 1762 une édition en 2 vol., le 1er contenant des poésies toscanes (odes ou canzone, sonnets, etc.), l’autre des vers latins. Outre ses odes sur l’expulsion des Turcs , on admire surtout un sonnet de Filicaia sur la destinée de l'Italie.
FILICURI, Phœnicussa ou Phœnicodes , une des îles Lipari, par 12° 3’ long. E., 38° 34’ lat. N.: 10 kil. sur 7 ; 800 hab. Un peu de blé, de vin et d’huile.
FILIOS, Billœus , rivière de la Turquie d’Asie (Anatolie), tombe dans la mer Noire près d’une ville nommée aussi Filios, après un cours de 130 kil.
F1LLEAU DE LA CHAISE (Jean), né à Poitiers vers 1630, mort à Paris en 1693, fut chargé d’écrire Y Histoire de saint Louis avec les pièces recueillies par Tillemont. Cet ouvrage parut en 15 livres, Paris, 1688, in-4, et eut un grand succès. On a encore de lui ; Discours sur les pensées de Pascal , 1672, et Discours sur les preuves des miracles de Moïse, qui se trouvent dans plusieurs éditions des Pensées de Pascal. — Filleau de Saint-Martin , frère cadet du précédent, mort vers 1695, a traduit Y Histoire de Don Quichotte de la Manche , 1677 , 4 vol. in-12. — Un autre Filleau , professeur de droit à Poitiers, a publié : Arrêts notables du parlement de Paris, 1631, 2 vol. in-fol.
FILMER (sir Robert), publiciste anglais, né en 1604, dans le comté de Kent, mort en 1647, a publié : Anarchie d'une monarchie limitée et mixte , 1646, et Patriarcha, où il fait dériver la politique de l’autorité paternelle. Il fut réfuté par Locke et Sidney.
F1LOQUIA, ville de la Grèce moderne. Voy. ar-
GOS AMPHILOCHICUM.
FIMBRIA , fougueux partisan de Marius. Envoyé en Asie comme lieutenant du consul Valérius Flaccus, qui avait été nommé à la place de Sylla (86 av. J.-C.), il souleva l’armée contre ce général, et le fit périr pour se mettre à sa place. Il remporta plusieurs avantages contre Mithridate , et, fier de ses succès, parcourut l'Asie, exerçant ses vengeances sur les partisans de Sylla; mais bientôt, poursuivi luimême par ce général, il fut réduit à se donner la mort, l’an 85 av. J.-C.
FIMES, ville de France. Yoy. fismes,
FINAL, Finale en italien , ville des États sardes, sur le golfe de Gênes, à 53 kil. S. O. de Gênes; 7,000 hab. Trois forts; commerce. Aux environs, grottes curieuses. — Cette ville était jadis le ch.-l. d’un marquisat que l’empereur Charles VI vendit en 1713 à la ville de Gênes.
final , Finale , ville du duché de Modène , sur
FI NL
le Tanaro, à 9 kil. N. E. de Modène; 6,000 hab. Soierie», toiles; commerce.
F1NDHORN , riv. d’ Écosse , naît dans le comté d’Inverneas, et tombe dans le comté de Murray, à 2 kil. N. E. de Forres, après un cours de 70 kil.
FINE (loch) , golfe sur la côte S. O. de l’Ecosse, dans le comté d’Argyle; 60 kil. de profondeur sur 5 de large. Renommé par les harengs qu’on y pêche.
F1NESTRAT, ville d'Espagne (Valence), à 6 kil. de la Méditerranée, et à 77 kil. N. E. d’Alicante; 2,700 hab. Sparterie.
F1NGÀL, guerrier écossais, père d’Ossian. Voy. os- SIAN.
FINGAL (grotte de), grotte curieuse, formée de colonnes basaltiques, est située dans l’île deStaffa, une des Hébrides , sur la côte occidentale de l’Ecosse, à 36 kil. d’Oban.
F1NIGÜERRA (Tommaso ou Maso par abréviation); sculpteur et orfèvre de Florence , inventa vers l’an 1452 l’art d’imprimer des estampes avec des planches de cuivre gravées en creux. Il excellait aussi dans l’art de nieller, c.-à-d. de fondre, dans les sillons faits avec le burin sur l’or ou sur l’argent, un métal d’une autre couleur qui formait un dessin. On estime surtout son estampe du Couronnement de la Vierge, qui est au musée du Louvre.
FIN1STERRE ou FINISTÈRE (cap), Finis terrœ et Artabrum prom ., promontoire d'Espagne (Santiago), par 11° 36’ long. O., 42° 66’ lat. N. ; il était regardé par les anciens comme le point le plus occidental del’Europe , etl’endroitoù le monde finissait. — Tout près de ce cap se trouve un village du même nom;
FINISTERRE (cap), Bolerium promont, des anciens, Land’s End des Anglais, cap d’Angleterre, au S. O. du comté de Cornouailles , à 10. du cap Lizard.
finisterre (dép. du) , département le plus occidental de toute la France, se trouve à la fois sur la Manche et sur l’Océan Atlantique, et est borné à l’E. par les départements du Morbihan et des Côtes-du-Nord: 111 kil. sur 84; 6,934 kil. carrés; 546,955 hab.; ch.-l. Quimper. Il prend son nom de sa position à l’extrémité occidentale de la terre de France. Il est formé de la partie occidentale de la Bretagne (l’île d’Ouessant en fait aussi partie). Côtes découpées; beaucoup de baies, anses et bons ports. Montagnes dites d’Arrée et montagnes Noires,- climat humide ; mines de plomb argentifère (à Poullauen et Huelgoat); houille, grès, gneiss, schistes, bonnes pierres à aiguiser les faux; 4 sortes de marbres, terre à bruyères, mais fertile (grains, légumes, grands choux, fruits à cidre, tabac) ; pâturages excellents, quelques forêts. Bons chevaux (2 races) , bétail (petite race) , moutons, porcs, etc. Industrie active: exploitation des mines ; toiles diverses , corderies , papier , tabac, etc. — Le dép. du Finisterre se subdivise en 5 arrondiss. ( Quimper, Brest , Morlaix, Châteaulin, Quimperlé), 43 cantons, 281 communes; il dépend de la 16* division militaire , ressort de la courimpér.de Rennes, et a un évêché à Quimper.
FINLANDE (grand-duché de), Souomie n finnois, Finlande n allemand, Finningia , Fennonia , Venedia en latin moderne, province de la Russie d’Europe , bornée par le golfe de Finlande au S. , par Se golfe de Botnie à 10., par la Norwége au N., s'étend de 69* 63’ à 70° lat. N. et de 17° à 30° 15’ long. E.: 1,100 kil. carrés sur 660; 1,300,000 hab. Les archipels d’Aland et d’Abo en dépendent. Abo était jadis sa capitale ; c’est aujourd’hui Helsingfors. — Elle est actuellement divisée en 7 petits gouvernements, Viborg, Kimmenegard , Tavastehus, Uleaborg, Vasa, Kuopio, Abo. Elle a été formée de la réunion successive de la Finlande propre, d’une partie de la Laponie, de la Botnie et de la Carélie. La Finlande renferme une grande quantité de lacs (dont les principaux sont les lacs de Ladoga, Paijam, d Enara, de ; elle a de beaux ports, quel-
fura
ques mines de fer, de suivre, et des carrières de marbre ; le froid y est extrême , le sol peu propre à l’agriculture, sauf au S. et à 10. L industrie est peu avancée. Sa position à l’O. et sur la mer Baltique la rend d'une haute importance pour la Russie. La Finlande fut totalement inconnue aux anciens, bien qu’ils paraissent avoir connu les Fenni ou Finnois ( Voy . finnois). Aux x*, xie, xii® siècles les principaux habitants de ce pays étaient les Yines, les Quènes, les Kiriales , peuplades tchoudes qui formaient autant de petits états indépendants. Le christianisme s'introduisit en Finlande au xne siècle. La possession de cette province fut longtemps disputée par les Suédois et les Russes; la paix de Viborg, 1609, et celle de Stolbova (l 61 7) la donnèrent à la Suède. Les Russes recouvrèren une portion de la Carélie par le traité de Nystad , 1721 ; acquirent en outre diverses places par celui d’Abo, 1743, et enfin le reste de la Finlande (avec la Botnie orient.), par celui de Frédrikshamn, 1809.
Finlande (golfe de), bras oriental de la mer Baltique, s’étend de 69° à 60° 37’ lat. N. et de 19° 25’ à 27° 37’ long. E. Il a 115 kil. de long sur 13 à 28 de large et reçoit entre autres rivières la Néva. Ses côtes sont semées d’ilots et de récifs.
F1NMARK ( c.-à-d. marche finnoise), province septent. de la Norwége, entre 60°-71° lat. N., est séparée de la Laponie russe par la rivière de Tana; au N. et à 10., elle est bornée par l’Océan Glacial: 660 kil. sur 300 ; 30,000 hab. Lieu principal, Alten. Un nombre infini d’îlots sont répandus sur les côtes du Finmark, qui à son extrémité septentrionale est terminé par le cap Nord. Cette province stérile et glacée est habitée par des Lapons nomades qui se nourrissent de la/ chair et du lait de leurs rennes, et par des Quènes ou Finnois qui y ont émigré au xvm* siècle et lui ont donné le nom qu’il porte auj.
FINNINGIA, nom latin moderne de la Finlande.
FINNOIS , Fenni en latin , peuple barbare de l’Europe N. E., originaire de l’Asie septentrionale, le plus reculé de tous suivant les anciens, habitait dans les premiers temps de l’empire romain tout l'intérieur des terres comprises depuis la Vistule et les monts Garpathes jusqu’au Rha (Volga) ; mais lors de l’arrivée des Goths, les Fenni furent moitié soumis et moitié refoulés dans la Sarmatie septentrionale et la Scandinavie. On peut les partager dès cette époque en deux groupes principaux : les Fenni occidentaux ou Finnois proprement dits, qui habitaient les golfes actuels de Livonie et de Finlande jusqu’au confluent du Volga et de l'Oka; les Fenni orientaux, qui s’étendaient depuis le confluent du Volga et de l’Oka jusqu'aux monts Ourals. Dans la suite les migrations successives des barbares de l’Asie resserrèrent peu à peu les Finnois dans li partie de l’Europe qui a pris d’eux le nom de Fin*/ lande {Voy. Finlande). On croit avec raison que les Fenni sont une branche des Huns (. Hunni ).
F10NDA ou Fl HONDA, Tekrova des Turcs , ville de la Turquie d’Asie (Satalieh), à 49 kil. S. O. deSatalieh. On voit près de là les ruinesde l'anc. Phaseiis.
FION1E, île du Danemark. Voy. fyen.
FIORD, terminaison d'un grand nombre de noms géographiques suédois et danois , veut dire bras de mer ou détroit.
FIORENZO, ville de Corse. Voy. saint-florent.
FIORENZUOLA, Floreniia, ville du duché de Parme , à 23 kil. S. E. de Plaisance ; 3,000 hab. Patrie du cardinal Alberoni. A 13 kil. au S. de cette ville se trouvent les ruines de l’ancienne Veleia qui fut engloutie au ive siècle par lebouleruent d’une montagne.
FTRANDO, Phmg-hou en chinois, île du Japon, près de la côte S. de celle de Ximo, par 33° 30’ lat., N. , 127° long. E. .- 40 kil. sur 22. Lieu principal, Nagasaki. Les Hollandais y abordèrent en 1 609 et y