FILA
de son frère, connu sous le nom de Champollion- Figeac. — Figeac doit son origine à une abbaye de Bénédictins, fondée en 7 55 par Pépin. Les Calvinistes, après plusieurs tentatives inutiles, s’en emparèren , en 1576 et y construisirent des fortifications qui furent démolies en 1622.
F1GUE1RA (Jacques), navigateur portugais, s’empara de l’île de Sumatra en 1510 sous le règne d’Emmanuel-le-Grand, et au nom de son souverain.
FIGUE1RA-DA-FEZ, ville du Portugal (Beïra), à 85 kil. S. O. de Coïmbre, à l’embouchure du Mondego ; 6,400 hab. Port sûr, mais d’accès difficile. Commerce de sel, vin, etc.
FIGUEIREDO (Antonio pereira de), savant oratorien portugais, né à Macao en 1725, mort en 1797, publia d’abord des ouvrages de grammaire qui firent du bruit, puis s’attacha à la politique, écrivit pour le pouvoir royal, fut nommé membre du tribunal royal de censure en 1768, interprète dans les bureaux des affaires étrangères et de la guerre, député de la. junte du subside littéraire et de l’instruction publique. 11 était membre de l’Académie royale des Sciences dans la classe de littérature. Il composa un très grand nombre d’ouvrages ; les principaux sont : Exercices des langues latine et portugaise , en latin et portugais, Lisbonne, 1751, in-8; Novo methodo da Grammatica latina , 1752, in-8; Doctrina veteris ecclesiœ de suprema regum poiestate , 1765, in-fol. , traduit en français avec le texte latin, Paris, 1766.
F1GUEIRO DOS Y1NHOS, ville du Portugal (Estramadure), à 40 kil. N. O. de Thomar; 2,400 hab.
F1GUEROA (François de), poëte espagnol, né à Alcala de Hénarès en 1540, mort en 1620, eut une grande célébrité de#son temps et fut membre des académies de Naples, de Rome, de Bologne et de Sienne. 11 a composé plusieurs comédies dont la meilleure est intitulée ; Amor y Forluna. Ses œuvres ont été imprimées à Lisbonne en 1626.
F1GUIÈRES, en espagnol Figueras , ville d’Espagne (Barcelone), à 44 kil. S. E. de Perpignan; 7,400 hab. Citadelle importante, dite San-Fernando , à 600 mètres de la frontière française. Arsenal, magasin à poudre, casernes, etc. Grande place entourée d’arcades. — Les Français se sont emparés plusieurs fois de la citadelle qui défend cette ville, notamment en 1808, en 1811 et en 1823.
FILADELFIA, ville du roy. de Naples (Calabre Ult. 2e), à 19 kil. S. de Nicastro ; 3,200 hab. Plusieurs belles églises. A 4 kil. au N. O. de cette ville se trouve YOsteria diCicerone, construite sur Remplacement du Fundus Sicæ, qui faisait partie rie l’ancienne Hipponium , et où Cicéron se réfugia pour se soustraire aux recherches de Clodius.
FILANGIER1 (Gaëtan) , célèbre publiciste, né à Naples en 1752, d’une famille noble et ancienne, fut d’abord destiné à l’état militaire ; mais il préféra l’étude du droit, et se distingua de bonne heure au barreau. Il occupa depuis 1777 plusieurs emplois à la cour et fut appelé en 1787 au conseil suprême des finances. Une application trop assidue et des malheurs domestiques abrégèrent sa vie, et il mourut à l’âge de 36 ans, en 1788. Filangieri s’est fait une réputation européenne par l’ouvrage intitulé : Science de la législation , où il traite des règles générales de la législation et des moyens d’apprécier ou de perfectionner les lois existantes, en 5 livres, 1780-88, 7 vol. in-8. L’ouvrage est malheureusement resté inachevé ; dans ce qui en a paru, l’auteur expose d’abord les règles générales de la législation, puis il applique ces lois à la politique, à l’économie sociale, à l’éducation, à l’instruction publique, à la religion : il y règne un esprit philosophique qui l’a fait mettre à l 'Index. L’ouvrage a été traduit par Gallois, 1789-91, 7 voi. in-8 et annoté par Benj. Constant, 1821, 6 vol. in-8.