FLAN
FLAMINIUS NEPOS (C.), «>nsul l’an 223 avant J. -G., battit les Gaulois Insubriens. Nommé de nouveau consul en 217 , il eut la témérité de livrer bataille à Annibal sans attendre son collègue et malgré les ordres du sénat; il fut complètement battu sur les bords du lac Trasimène et périt dans i’action. Quelques années auparavant (221), il avait pendant sa censure fait construire une route et un cirque qui portèrent son nom. Voy. flamininus.
FLAMSTEED (J.), astronome, né en 1646 à Derby (Derbyshire), mort vers 1719, fut le premier chargé des travaux astronomiques à l’observatoire de Greenwich(1676). Onade lui Historia cœlestis, 1712, dont il parut en 1725 une édition plus complète, 3 vol. in-fol. (c’est un des plus riches dépôts d’observations; on y trouve un catalogue de 3,884 étoiles). On lui doit aussi un magnifique Allas céleste , 1729.
FLANAT1QUE (golfe) , Flanaticus sinus, à l’E. de l’Istrie, entre cette province et l’Illyrie, auj. golfe de QUARNEROLO.
FLANDRE, Vlaanderen en flamand, Flandræ en latin moderne. Nous distinguerons la Flandre aotuelle et la Flandre ancienne.
1° Flandre actuelle.
Le pays qui porte aujourd’hui le nom de Flandre se compose de deux provinces du royaume de Belgique, dites Flandre orientale et Flandre occidentale.
Flandre orientale, O o st - Vlaanderen , province du royaume de Belgique, bornée au N. par la province de Zélande, à l’E. par celles d’Anvers et du Brabant méridional, au S. par celle de Hainaut, et à l’O. par la Flandre occidentale: 60 kil. sur 53; 650,000 hab. Ch.-l., Gand. La Flandre orientale est formée de presque toute la partie orientale de l’ancien comté de Flandre et du pays de Waas ; elle a remplacé en 1814 le dép. français de l’Escaut. Elle se divise en 4 arrond. (Gand, Oudenarde, Dendermonde, Eecloo).
Flandre occidentale , West-Vlaanderen . prov. du roy. de Belgique, bornée au N. et au N. O. par la mer du Nord, à l’E. par les provinces de Zélande et de la Flandre orientale, au S. E. par celle de Hainaut, au S. O. et à l’O. par la France (dép. du Nord) : 70 kil. sur 60 ; 530,000 hab. Ch.-l., Bruges. La Flandre occidentale est formée de la partie occidentale de l’ancien comté de Flandre ; elle a remplacé en 1814 le dép. français de la Lys. Elle est divisée en 4 arr. (Bruges, Gourtray, Fûmes, Ypres).
2° Flandre ancienne.
Anciennement on étendait le nom de Flandre à tout le pays compris entre le Bas-Escaut , la mer d’Allemagne, l’Artois, le Hainaut et le Brabant. On distinguait dans ce pays : le comté de Flandre qui en comprenait la plus grande partie; la Flandre française, qui fut détachée du comté de Flandre; et la Flandre impériale ou seigneurie de Flandre ; cette dernière était formée du comté d’Alost sur la Dender, et du pays de Waas le long du Bas-Escaut.
comté de Flandre, partie la plus importante de l’ancienne Flandre, embrassait dans sa plus grande étendue tout le pays compris entre les embouchures de la Swin et de l’Escaut au N., le Brabant et le Hainaut à l’E., la riv. de la Canche (dans le dép. du Pas-de-Calais) au S., et la mer du Nord à l’O. On y distinguait: la Flandre française, ainsi nommée parce qu’on y parlait le pur français (Voy. ci-après) ; elle fut détachée du comté en 1 67 9 ; la Flandre welche, gallicane ou wallone, ainsi nommée parce qu’on y parlait un dialecte français: elle était comprise entre la Lys au N. et la Flandre française au S. : Tournay en était la ville principale; la Flandre allemande ou teuto nique, flamande ou flammingante , ou encore maritime , pays où l’on parlait le dialecte flamand ; il s’étendait entre la mer du Nord au N. O. et la Lys au S. 0, D’autres noms étaient encore donnés à