‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 383 sur 1261 · FLAN · texte numérisé non relu

FLAN

diverses parties du comté de Flandre ; mais ils sont moins usités. Sous le rapport administratif, le comté de Flandre était divisé en quatre districts : Gand Bruges , Ypres et le pays libre. La capitaie générale était Gand.

Flandre française, province septentrionale de l’ancienne France, se composait de 3 quartiers: le quartier de Terre-Franche , le quartier de Cassel , le quartier de Lille; ce dernier se divisait en bailliage de Douai, châtellenie d’Orchies, châtellenie de Lille. Ch.-l. général, Lille. Autres villes remarquables; 1* dans le quartier de Terre-Franche, Dunkerque, Gravelines, Hondschoote : 2° dans le quartier de Cassel, Cassel, Hazebrouck ; 3° dans le bailliage de Douai , Douai ; 4° dans la châtellenie d’Orchies, Orchies, Marchienne , Saint-Amand, Mortagne; 5° dans la châtellenie de Lille, Lille, Commines, Armentières, Bouvines, Roubaix. La Flandre française forme aujourd’hui la plus grande partie du dép. du Nord (les 4 arr. de Dunkerque, Hazebrouck, Lille, Douai). Elle appartenait d’abord au comté de Flandre, et fut cédée à la France par la paix de Nimègue (1679).

Le sol de toutes les Flandres est bas et sablonneux; le climat humide, mais sain en général ; la culture y est très active et la fertilité extraordinaire. Un grand nombre de rivières et de canaux sillonnent la Flandre, et facilitent les transports. Parmi les premières, on remarque l’Escaut, la Lys, la Dender, la Drume, l’Yser, etc.; parmi les canaux les plus importants sont ceux de Gand à Bruges, de Bruges à Ostende, de Dunkerque, de Fûmes, de Nieuport, de Loo, etc. Les principales productions son! les céréales, le lin, le chanvre, le colza, le houblon, le tabac; il y a peu de bois, mais beaucoup de pâturages. On y nourrit quantité de bêtes à cornes et des chevaux excellents. L’industrie principale consiste dans la fabrication des toiles et des dentelles.

Du temps des Romains le territoire de la Flandre était occupé par les Morini et une partie des Nervii , des Atuatici et des Menapii. C’est au VIIe siècle que le nom de Flandre apparaît pour la première fois; encore ne s’étendait-il à cette époque qu’au territoire de Bruges. Ce territoire fut compris dans le royaume de France par le traité de Verdun (843). En 862, il fut érigé en comté vassal des rois de France, en faveur de Baudouin, dit Bras-de-Fer, gendre de Charles-le-Chauve, dont la famille le conserva jusqu’en 1 1 19. Les comtes de Fl. étaient en 987 au nombre des six pairs de Hugues Capet. Deux comtes de Flandre eurent le titre de régent de France: l’un, Baudouin V, fut tuteur de Philippe I ; l’autre, Philippe, fils de Thierry, eut la tutelle de Philippe-Auguste. Un 3e, Baudouin IX, fut empereur de Constantinople (1204). Après l’extinction de la lre dynastie de ses comtes, la Flandre fut possédée, en vertu d’un testament de Baudouin YII , par Charles I, le Bon, fils de Canut, roi de Danemark (1119-1127) , et après la mort de celui-ci par Guillaume Cliton, fils de Robert II , duc de Normandie, que le roi de France Louis-le-Gros investit du comté; mais Guill. Cliton périt l’année suivante (1 1 28) , au siège d’Alost. Thierry d’Alsace, fils de Thierry, duc de Lorraine, lui succéda et transmit le comté à ses descendants. Dans les guerres de la France et de l’Angleterre, les comtes de Flandre prirent souvent parti pour celle-ci , malgré les liens de vassalité qui les attachaient à la France. Après la mort de la comtesse de Flandre Marguerite II, qui avait épousé successivement Bouchard, seigneur d’Avesnes, et Guy de Dampierre, la Flandre échut à Guy de Dampierre, un de ses fils (1280). La révolte de Guy contre Philippe-le-Bel, en 1297, fut suivie de laconquête et de la réunion de son comté à la couronne de France ; mais en 1302 les Flamands s’insurgèrent.

n. iû

FLAN — 626 — FLEC

battirent Philippo-re-Bel à Courtray, el obtinrent qu’on leur rendît leurs comtes (1304). En 1337, sous inouïs I de Dampierre, les villes flamandes, à l’instigation du premier Arteveld, reconnurent comme roi ie France Edouard 111 d’Angleterre, et par là donnèrent lieu à la guerre de Cent-Ans, entre les roii de France et d’Angleterre. En 1382, elles se révoltèrent, sous la conduite de Philippe Arteveld, contre Louis II, leur comte, et s’attirèrent ainsi la terrible défaite de Rosebecque. Après la mort de Louis II (1384), la dynastie française de Valois-Bourgogne remplaça celle des Dampierre par le mariage de Philippe I, duc de Bourgogne, avec Marguerite, fille de Louis II. Cette époque fut pour les villes de Flandre un temps de splendeur et de prospérité ; les villes populeuses de Gand, de Bruges, d’Ypres, etc., avaient acquis par leur commerce des richesses immenses ; mais aussi jalouses de leurs libertés, elles étaient sans cesse en querelle avec leurs seigneurs. Après la mort de Charles-le-Téméraire, qui avait toujours été en guerre avec Louis XI (1465-1477), le comté de Flandre échut à sa fille Marie ; celle-ci, en épousant l’archiduc Maximilien, porta ce comté avec toutes ses dépendances dans la maison d’Autriche; de là, les longues guerres de la France avec cette maison. En 1526, le traité de Madrid, en abolissant la vassalité de la Flandre, brisa le dernier lien qui attachait ce pays à la France. Charles- Quint l’incorpora aux 17 provinces qui formèrent le cercle de Bourgogne. Le traité des Pyrénées, en 1659, rendit à la France quelques villes de la Flandre et de L Artois. Le traité de Nimègue lui donna tout l’Artois et une bonne partie de la Flandre avec un peu du Hainaut et la ville de Cambrai. La paix d’Utrecht conféra la Flandre non française à la ligne d’Autriche-Autriche, d’où elle passa en 1740 à la maison de Lorraine-Autriche, mais toujours en restant partie intégrante de l’empire germanique. En 1792, les Français envahirent la Flandre impériale, et ih l’occupèrent depuis jusqu’en 1814. Ils en formèrent les départements de la Lys et de l’Escaut. En 1814, cette partie de la Flandre fut donnée au roi des Pays-Bas, qui en fit deux provinces. Après la révolution de 1831, elle resta à la Belgique.

Comtes de Flandre.

lr* Dynastie.

Baudouin I,

Baudouin II,

Arnoul I et Baudouin III,

Arnoul II,

Baudouin IV,

Baudouin V Baudouin VI,

Arnoul III,

Robert I,

Robert II,

Baudouin VII,

Divers.

Charles I de Danemark,

Guillaume Cliton de Normandie, 1127 Dynasties d'Alsace et de tianaut.

gai , puis Thomas de Savoie, 1206

Marguerite II , qui épousa Guillaume de Dampierre, 1244

Dynastie de Dampierre.

Guy, 1280

Robert III, 1305

Louis I, 1322

Louis II, 1346

Marguerite III , de Dampierre, épouse Philippe I, duc de Bourgogne, 1384

Dynastie de Valois-Bourgogne ou des ducs de Bourgogne.

Jean-sans-Peur, 1405

Phi lippe II, le Bon, 1419 Char)es-le - Témé -

Thierry I, d’Alsace, 1128 Philippe, 1168

Marguerite I, qui épousa Baudoin VI 11, comte de Hainaut, 1191

Baudouin IX, empereur de Constantinople, 1194

Jeanne, qui épousa Ferrand de Portu-

raire, 1467

Marie, qui épouse Maximilien d’Autriche, 1477

Dynastie d’Autriche.

Philippe I II, le Beau, 1482 Charles III (Charles Quint), 1506

(Voy .pourl a suite les empereurs d’Allemagne et les rois des Pays-Bas.)

FLASTRAND, ville de Danemark. Voy. frederickshavn.

FLAVIA, famille romaine. Voy. Flavius.

FLAVIA, auj. Fraga ville d Hispanie (Tarraoo naise), chez les Ilergètes, sur le Sicoris , et près de l’Ebre.

flavia colonia , la même que césarée de Palestine.

FLAVÏE CÉSARIENNE, Flavia Cccsariensis , une des 5 provinces du diocèse de Bretagne ou Bretagne romaine, comprenait les comtés de l’E., au N. de la Tamise, plus quelques-uns des plus voisins à 10., et avait pour ch.-l. Venta (Winchester).

FLAVIEN (saint), Flavianus, fut élu vers l’an 331 patriarche d’Antioche du vivant de son prédécesseur Paulin , ce qui fit naître dans l’église de Syrie un schisme qui ne fut éteint que sous Innocent I. 1 lavien plaida auprès de Théodose en faveur des habitants de sa métropole, qui dans une sédition avaient renversé et outragé les statues de cet empereur et de l’impératrice, et il obtint leur grâce. Il mourut en l’an 404, après avoir gouverné son église 23 ans. S. Chrysostôme lui prête un beau discours. — Patriarche de Constantinople, 447, fit condamner Eufychès en 448, et périt en 449 à Ephèse, victime des violences des Eutycheem, On lhon.le 17 fév.

FLAVIGNY, ch.-l. de cant. (Côte-d’Or) , à 14 kil. E. de Semur; 1,300 hab. Commerce d’anis très recherchés

FLAV10BRIGA,auj. Bilbao ^ ville d’Hispanie, dans la Tarraconaise, chez les Cantabres, sur la côte.

FLAVlONAVlA.auj. Avilès, ville d’Hispanie, dans la Tarraconaise, ch.-l. des Pœsici.

FLAVIOPOLIS, nom commun à diverses ville# peu connues d’Asie-Mineure, de Thrace, etc.

FLAV1UM BRIGANTUM, ville d’Hispanie, auj.

BETANÇOS.

FLAVIUS, nom d’une famille plébéienne de Rome, de laquelle étaient issus les empereurs Vespasien, Titus et Domitien. — Constance Chlore, Constantin-le- Grand, portaient aussi ce nom. — Le nom de Flavius fut d’abord un surnom tiré de la couleur des cheveux (a Jlavis capillis). Sous les empereurs, depuis Vespasien, beaucoup de Romains le prirent par flatterie; il devint alors un prénom.

flavius (Cneus) , scribe ou secrétaire d’Appim Claudius , fils d’un affranchi ; devint édile vers lac 305 av. J. -G. Pour se venger des patriciens qui affectaient de le mépriser , il déroba à Appius et publia un recueil des formules qu’on était obligé d’employer pour intenter un procès, et sans lesquelles une procédure ne pouvait être valable. C’est ce qu’on nomma le droit flavien ( flavianum jus). Les patriciens avaient jusqu’alors caché soigneusement ces formules au peuple, pour se réserver une influence entière dans l’administration de la justice. Flavius fut en récompense élu tribun du peuple (303). 11 entra dans la suite au sénat.

FLAXMAN , sculpteur anglais, né à York en 1755, mort en 1826, fut nommé en 1810 membre de l’Académie roy.de peinture et desculpture de Londres et professeur à cet établissement. On estime surtout de lui les monuments de Howe et de Nelson à St-Paul, celui du comte Mansjield à Westminster ; le Bouclier d’Achille , bas-relief. Il fitde beaux dessins pour les œuvres d’Homère, Hésiode, Eschyle, Dante. Son OEurre a paru chez Réveil, Paris, 1833, 2v. obi.

FI.ÈCHE (la), Flexiae n latin moderne, ch.-l. d’arr. (Sarthe), sur le Loir, à40 kil. S. O. du Mans; 6,440 hab. Beau collège , fondé par Henri IV en 1603 et qu’il donna aux Jésuites. 11 a été affecté depuis à l’éc. préparât dite Pryt an e'e 'militaire. Toiles, étamines, chapellerie, huile de noix, etc. La v. tire son nom d’une flèche placée au xii's. sur la tour de St-TliO' mas. Pat. de l’abbé Picard, astronome, de Jos. Sauveur, mécanicien, etc. — L’arr. a 7 cant. (Bj’ulon,

FLEN

Lude. Malicomo, Mayet, Pontvallain , Sablé, plus La Flèche), 80 communes, et 97,943 hab.

FLECHI ER (Esprit), évêque et orateur sacré, né en 1632 à Pernes, dans le comtat d’Avignon, d’une famille d’artisans, entra dans la congrégation de la Doctrine chrétienne à l’âge do 16 ans, vint à Paris en 1661, et obtint la place de lecteur du dauphin par la protection du gouverneur de ce prince, le duc de Montausier. Fléchier se fit d’abord connaître par des sermons qui obtinrent du succès ; mais il réussit surtout dans l’oraison funèbre. Les deux premières qu’il prononça furent celles de la duchesse de Montausier (1672) et de la duchesse d’Aiguillon (1676). En 1676 il prononça celle de Turenne; c’est là que son talent s’éleva à toute sa hauteur. Louis XIV le nomma en 1686 à l’évêché de Lavaur , puis en 1687 à celui de Nîmes. Ce diocèse était rempli de Calvinistes, et l’édit de Nantes venait d’être révoqué ; Fléchier sut pourtant se concilier l'affection générale, et il mourut en 1710 regretté de tous également. Fléchier se place après Bossuet dans l’oraison funèbre ; sa pensée est en général noble , elle n’est pas toujours élevée ; son style est fleuri, plein d’harmonie , mais il pèche souvent par une symétrie monotone dans l’arrangement des phrases, et surtout par l’abus des antithèses. Fléchier avait été reçu à l’Académie en 1676. Ses oeuvres ont été publiées en 1782 par Ducreux, 10 vol. in-8. On y remarque, avec les Or. funèbres, des Sermons, des Fanég .de saints , une Viede Commendon , les IJist.de Théodose, — de Ximénès. Il a laissé des Mém. sur les Grandsjours de Clermont , publ. en 1844 par M. Gonod.

FLEETWOOD (Charles), gouverneur d’Irlande sout Cromwell, fils de Guillaume Fleetwood, échanson des rois Jacques 1 et Charles I, prit de bonne heure du service, se fit élire membre du long-parlement, où il se déclara contre Charles I, et fut en 1647 un des commissaires chargés par l’armée de traiter avec le parlement. 11 épousa la fille de Cromwell , veuve d'Ireton ; son beau-père le nom- ?na alors commandant général des troupes d lrande. Fleetwood s’opposa à ce qu'Olivier Cromwell prît le titre de roi , et fut un des premiers à faire déposer Richard Cromwell. Il fut proscrit après la restauration des Stuarts et mourut dans l’obscurité. C’était un homme faible et sans résolution.

FLEIX, village du dép. de la Dordogne, à 18 kil. O. de Bergerac; 1,400 hab., est remarquable par le traité de 1680, qui fit trêve aux guerres civiles religieuses du temps , et que compléta la convention de Coutras, signée le 16 déc. de la même année.

FLEMING (Abraham), écrivain anglais, né à Londres vers le milieu du xvi* siècle , a traduit les Bucoliques et les Géorgiques de Virgile , Londres , 1675 ; les Épîtres de Cicéron, Isocrate, Pline et autres, 1576 , in-4. , et a composé quelques ouvrages originaux: Combats entre le vice et la vertu , 1682, in-8 ; le Diamant de la dévotion , 1686, in-12, etc.

FLEMMING (Jacques-Henri, comte de), né en 1667, mort en 1728, entra de bonne heure au service de l’électeur de Saxe , Jean -George , qui l'honora de ion amitié. Il obtint également la confiance de Frédéric-Auguste , son successeur, qui le nomma feld-maréchal et premier ministre. Flemming contribua puissamment à assurer sur la tête de son maître la couronne de Pologne qui lui était disputée par le prince de Conti. Il poussa avec vigueur la guerre contre Charles XI 1 , et il ne tint pas à lui que ce prince ne fût arrêté lors de la visite imprudente qu’il fit à Dresde au roi Auguste. Après la bataille de Pultawa, il essaya vainement d’assurer la Livonie à la Saxe, et de décider le roi de Prusse à déclarer la guerre à la Suède.

FLENSBORG, ville murée du Danemark (Sleswig), à 29 kil. N. de Sleswig, sur le Flensborg - fiord;

FLEü

16,000 hab. Port sûr et profond , étroit d’entrée. Hotel-de-ville , théâtre , bourse. Ecole de navigation. Toile» à voiles, tabac, savon, papier, bleu de Prusse; fonderie de cuivre; raffinerie de sucre; teintureries : chantiers de construction ; eau-devie ; etc. Commerce actif. Armements pour 1a pêche au Groenland.

FLERS , ch.-l. de cant. (Orne) , à 47 kil. N. de Domfront; 4,896 hab. Toiles, coutils, basins, etc.

FLESSELLES ( Jacques de ) , prévôt des marchapds de Paris, fut une des premières victimes de la révolution. Accusé d’entretenir des relations avec la cour et de tromper le peuple, il fut tué d’un coup de pistolet à l’hôtel-de-ville, le 14 juillet 1789, jour de la prise de la Bastille.

FLESS1NGUE , Vlissingen en hollandais, Flushing en anglais, ville de Hollande (Zélande), dans Tîle de Walcheren, à 6 kil. S. O. de Middelburg, à l’embouchure du Hondt (bras de l’Escaut) ; 4,700 hab. Port excellent; bassin pour 60 vaisseaux; siège d’une amirauté , etc. Patrie de Ruyter. — Flessingue fut la première ville qui, en 1 572, se déclara contre les Espagnols. En 1585 le prince d’Orange l’engagea à la reine Elisabeth en garantie d’un prêt qu elle avait fait à la Hollande dans la guerre contre l’Espagne. Les Anglais la gardèrent jusqu’en 1616. Au commencement du xix® siècle elle devint française : mais elle fut bombardée et en partie détruite par les Anglais en 1809. C’est alors que périt son superbe hôtel-de-ville. Napoléon la releva. Flessingue a aussi beaucoup souffert des inondations.

FLETCHER (Richard) , prêtre anglican , fut chargé en 1587 d’accompagner Marie Stuart à l’échafaud, et montra contre cette malheureuse reine une animosité fanatique. Lorsque la tête eut été tranchée, il s’écria : « Périssent ainsi tous les ennemis d’Elisabeth ! » Il fut fait, en récompense, évêque de Bristol, puis de Londres. Il m. disgracié, en 1596.

Fletcher (John), auteur dramatique, fils du précédent, né vers 1576, dans le comté de Northampton , fut destiné au barreau , mais renonça à cette carrière pour laquelle il ne se sentait aucune vocation. Il se lia de bonne heure avec le poète Beaumont, et donna en société avec lui plus de 60 pièces , tragédies et comédies. Il survécut à son ami qui mourut en 1615, et fit seul quelques pièces. Il mourut de la peste à 49 ans, en 1625. Autant qu’il est possible d’établir une préférence entre les deux ami» et de distinguer leurs ouvrages , on estime davantage les comédies de Fletcher ; elles brillent par l’esprit, la vivacité et la fidélité des peintures. Les meilleures sont : le Fat , le Capitaine , le Voyage des Amants. Contemporains de Shakespeare, Beaumont et Fletcher eurent de leur temps plus de vogue que ce grand poète. L’édition la plus complète et la plus récente de leurs œuvres est celle de Dyce, Lond., 1844, 11 v. in-8 Oc trouve plusieurs de leurs comédies traduites dans le3 Chef s-d.' œuvre des théâtres étrangers , 1823, etc.

Fletcher de saltoun (André), patriote écossais, né au bourg de Saitoun en 1663, mort à Londres en 1716, était l’élève de Gilbert Burnet. Membre du parlement d’Ecosse, il se montra orateur énergique, républicain rélé, combattit successivement le gouvernement de Charles II, de Jacques 11 et de Guillaume III. entra dans la conspiration de Monmouth, et s’opposa toujours à la réunion de l’Ecosse et de l’Angleterre. Il a laissé quelques écrits politiques qui ont été réunis à Glasgow, 1749, 1 vol. in-12.

FLEURANCE, ch.-l. de canton (Gers), à 11 kil. S. de Lectoure: 2,900 hab. Jolie ville. Commerce en grains, farine, eau-de-vie, etc.

FLECRANGES (Robert de la mark, seigneur de). Voy. mark (Robert 111 de la).

FLEURIE!) (Charles-Pierre clàret, comte de)c

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