France ancienne
y Avant 1789 la France était olficiellement divisée ; en gouvernements. 11 ne faut pas confondre les gou- ; vernements avec ce que l’on appelait vulgairement ; provinces. Les provinces devaient leur origine aux fiefs nombreux auxquels la conquête avait donné naissance et elles s’élevaient au moins au nombre de 80 : car on comptait parmi les provinces, non-seulement de grandes contrées, comme la Normandie, j la Bretagne, la Bourgogne, la Guyenne, mais une j foule de petits pays, tels que la Beauce, la Bresse, le Bugey, le Vexin, etc., qui, pour la plupart, étaient compris dans les grandes provinces.
Quant aux gouvernements, tantôt ils étaient formés d’une seide province (Fl mdre, Picardie, Normandie, Bretagne), tantôt ils en comprenaient plusieurs (Lorraine et Barrois, Guyenne et Gascogne, Lyonnais et Forez).
On distinguait de grands et de petits gouvernements; leur nombre varia souvent : depuis 1768, on compta 40 gouvernements, 32 grands et 8 petits.
Bourgogne et Bresse, Dijon.
Guyenne et Gascogne, Bordeaux.,
Chefs-lieux. Départements .
Nord.
Pas-de-Calais.
Somme.
Seine-lnfér Eure.
Orne.
Calvados.
Manche.
Ardennes.
Marne.
Ille-et-Vilaine.
Côtes-du-Nord.
Finistère.
Morbihan.
( Loire-Infér.
Maine-et-Loire.
Orléanais,
Berry, Auvergne ,
Limousin,
Marche,
Bourbonnais,
Nivernais,
Angers.
{ Moyenne.
Tours. Indre-et-Loire.
Vienne.
Poitiers. * Deux-Sèvres.
(.Vendée.
La Rochelle.Charente-Infér.
Charente.
Seine.
Seine-et-Oise.
Paris. ( Seine-et-Marne Oise.
Aisne, r Loiret.
Orléans. < Eure-et-Loir.
' Loir-et-Cher.
Bourges.
Clermont- j Puy-de-Dôme.
Ferrand. ( Cantal.
{&VienM-
Guéret. Creuse.
Moulins. Allier.
Nièvre. Nevers.
Languedoc,
Béarn et Navarre, Comté de Foix, Roussillon ,
Lyonnais et Forez, Dauphiné,
Provence,
Pau
Foix.
Gr. gouvernements. Chefs-lieux. Départements.
: Haute-Saône.
Franche-Comté, Besançon. < Doubs.
* Jura.
( Yonne.
} Côte-d’Or.
| Saône-et-Loire, l Ain.
Dordogne.
Gironde.
Lot.
Lot-et-Garonne Tarn-et-Garon.
Aveyron.
Landes.
Gers.
l' H. -Pyrénées.
. Haute-Loire.
| Ardèche, i Lozère.
Toulouse. / Gard.
N Hérault.
I Tarn, f Aude.
H.-Garonne.
B. -Pyrénées.
Ariége.
Perpignan. Pyrénées-Or
| Isère.
Grenoble. \ Drôme.
( Hautes-Alpes.
! Basses-Alpes.
B.-du-Rhône.
Var.
Petits gouvernements.
Tout,
Metz et Verdun,
Saumur,
Corse.
Les petits gouvernements étaient, à F exception de la Corse, enclavés dans les grands.
L’ancienne France avait encore deux autres divisions importantes, qui étaient très-différentes des circonscriptions gouvernementales : l’une, sous le rapport financier, en 34 généralités ou intendances (V. généralités); l’autre, sous le rapport judiciaire, en Iti ressorts, dont 13 avaient pour centre un parlement, et 3 un conseil souverain. Le nombre des diocèses allait à 135, dont 18 diocèses archiépiscopaux et 117 évêchés (112 en terre ferme et 5 en Corse).
Noue ne pouvons donner ici les divisions et subdivisions si variées qu’a reçues la France aux différentes époques de son histoire antérieurement au xvnr siècle. Nous remarquerons seulement •' l°que sous les Mérovingiens la France se divisait en 4 royaumes: Austrasie, Neustrie, Bourgogne, Aquitaine ; 2° que sous Charlemagne et son fils elle fut divisée en comtés à peu près au nombre de 80, qui formèrent peu à peu des états presqu’indépendants; 3° qu’en 987, à l’avénement de Hugues Capet, on comptait 61 fiefs qui ne relevaient que nominalement de la couronne et dont les plus important* étaient: le duché de Guyenne ou d’Aquitaine, le comté de Toulouse, le comté de Roussillon, le comté d’Auvergne, le duché de Bourgogne, le comté de Champagne et de Brie, le comté de Vermandois, le duché de Normandie, le comté d’Anjou, le duché de Bretagne et le comté de Flandre; 4* qu’à partirdu règne de Louis VI, les provinces de France se divisent en deux masses, le domaine royal, et les provinces qui ne font pas partie du domaine royal. Scftw les derniers Carlovingiens le domaine royal no se composait que des territoires de Laon, de Reims et de Compïègne ; Hugues Capet y ajouta le duché de
Paris, Boulogne, Le Havre, Sedan,
FRAIS
FRAIS
. t — départements avait été porté à 107
très prov. y furent successivement réunies, savoir : Les anciens départements en formèrent alors 85 mi 1082 Vexin, n — x : — !lî — ’ . u
1180 Artois,
1185 Amiénois,
Par réversion. lleu ;Je 83, par le dédoublement du département
(Par mariage (abéné en 1«7, de RMne-et-Loire (qui fit ledép.du Rhône et celui I di limuv. léuni en 1678). de la Loire), et par la livision de la Corse en deux Par conquête (joint en 1435 dép., le Golo et le Liamone. Les 22 autres étaient:
IPi
au duché de Bourgogne, réuni déflnitiv. en 1477).
1198 Comtéd’Auver- f Par confiscation (puis apanage;
gne, t déflnitiv. réuni en 1610).
1200 Comté d’E- f Conquis, puis apanage; réuni vreux, t déflnitiv. en 1584.
{Par confiscation (possédée par les Angl. de 1340àl450;sou« vent apanage de 1332 à 1468) » Touraine , An- f Confisqués (souvent apanages; jou et Maine, l déflnitiv. réunis en 1 584).
Par conq. (donné souv.en apanage, réuni déf. en 1369).
Par conquête (Philippe 1 avait acheté la vicomté de Bourges dès 1100 ; souvent apanage).
1215 Yermandois et f Par conquête (de 1240 à 1392 Yalois, l le Valois fut un apanage).
1259 Vie. de Nîmes, Par cession.
1286 Comté de Char- ( Par achat (donné depuis plutrès, l sieurs fois en apanage).
Lyonnais, Par conquête, puis par traité.
1205 Poitou, » Ber ri,
Dauphiné,
Par cession volontaire.
Champagne-et- f Apportée en dota Philippe IV Pô,
Départements.
Vaucluse (créé dès 1791 par l’Ass. nat.), Mont-Blanc, Alpes-Maritimes,
Dyle,
Escaut,
Forêts,
Jemmapes,
Lys,
Meuse-Inférieure,
Deux-Nèthes,
Ourthe,
Sambre-et-Meuse,
Roër,
Sarre,
Rhin-et-Moselle
Mont-Tonnerre,
Léman,
Doire,
Chefs-lieux.
Avignon,
Chambéry,
Nice,
Bruxelles,
Gand,
Luxembourg,
Mons,
Bruges,
Maëstricht,
Anvers,
Liège,
Namur,
Aix-la-Chapelle,
Trêves,
Coblentz,
Mayence,
Genève,
Pays correspondants.
ComtatVenaissin.
Savoie.
Comté de Nice.
> Belgique.
Rive gauc.
du Rhin.
Républ. de Genève.
Brie,
l dès 1284, mais non réunie
Languedoc [ Les rois de France le possé-
(comtédeTou-{ louse) ,
1369 Limousin,
daientdès 1271, mais comme comtes <le Toulouse.
( Conquis(possédédepuisparIer maisons de Blois et d'AIbret, f réuni par Henri IV, 1589).
Guyenne etGas- 1 Par conq. (déjà possédé par cogne, t Louis VII de 1137 à 1152).
Bourgog., Pon- t Par héritage, après la mort de thieu,Boulonn. \ Charles-le-Téméraire.
r Par héritage (l’édit de réunion 1 est de 1486).
Ocléarm Ot Va- 1 Pur ravèn* dc L* XI1 (Possédlo s)119 ClVa I Par les ,er* Capétiens, puis IS'’ ( donnés plus, fois en apan.).
Bretagne, A la mort d’Anne deBretagne,
Alençon et Per- i Par réversion (puis apanages; che, t définitivem. réunis en 1584).
Bouibounais . par confiscation (séquestrés dès 1523, mais possédés quelque temps par Louise de Sa voie, mère de François I).
1481 Provence,
Piémont.
Ivrée,
Turin,
Marer.go, Alexandrie,
Sésîa, Yerceiï,
Stura, Coni, J
En 1812, l’Empire français comptait 130 départ., dont 23 nouveaux (la Corse avait été ramenée à un seul dép.; mais le dép. de Tarn-et-Garonne avait été formé en 1808 aux dépens des départem. voisins). Les 23 nouveaux étaient .
Bouches-de-l’ Escaut, Middelbmirg,
— du Rhin, Bois-le-Duc, de la Meuse, La Haye,
Ewoll,
Mar etie, Dauphiné d’Auvergne, Forez et Beaujolais , 1589 B. -Navarre, comtés de Foix et d’Alhrel, Béarn Armagnac et Périgord,
1601 Bresse, Bu^ Valrom., C
Roussillon ,
1648 Alsace,
1665 Nivernais, Flandre,
Par l’avènement de Henri IV (cependant ce prince ne consentit à reconnaître cette réunion qu’en 1607).
ey, t En échange du marquisat de ex, t Saluces.
t Par conquête(la France l’avait I déjà possédé de 1 462 à 1 493).
Par conquête, puis par traité.
( Par réversion, après la mort
— de l’Vssel, Ems-üccidental, Ems-Oriental, Frise,
Yssel-Supérieur,
Zuyderzée,
Lippe,
Roucbes-de-l’Elbe, B ouches-du- W eser , Ems-Supérieur,
Taro,
Arno,
Méditerranée,
Ombrone,
Rome,
Trasimène,
Gênes,
Montenotte,
Apennin,
Simplon,
Groningue,
Aurich,
Leuwarden,
Arnheim,
Amsterdam,
Münster,
Hambourg,
Brême,
Osnabrück,
Parme,
Florence,
Livourne,
Sienne,
Rome,
Spoleto,
Gênes,
Savonc,
Chiavari,
.Hollande.
Westphalie.
I Villes han- / séatiques.
Hanovre.
1 Duché de { Parme et Plaisance.
Toscane.
\ États Ro- J mains
I État de Gê- ! nés.
Valais.
Sic-n,
Depuis 1815 la France ne compte plus que 86 dép III. Description. Considérée sous le rapport physi de Charles 111 de Gonzague, \ que, la France offre àl’E.et au S. des chaînes de mont duc de Mantoue.
(dont quelques-unes très-hautes : ce sont, le Jura et
iw E t les Alpes à l’Est; les Vosges au N. O. d« Jura ; puis
Franche-Com - 1 Conq. dès 1668, confirmé par en redescendant au S. Ë. les collines de la Chaml le traité de Nimègue (1678). pagne orientale et de la Bourg<
té,
Lorr., Barrois, Corse,
"gogne, les monts du A la mort du roi Stanislas. Forez et de l’Auvergne, les Cévennes; enfin, au S. Achetée aux Génois.
Comtal Venais- ( par décret de F Ass. nationale, ain. Avignon, i
les Pyrénées qui la séparent de l’Espagne. — Elle a 6 grands fleuves : le Rhin et la Meuse (qui n’ont 'en France qu’une partie de leur cours), le Rhône.,