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la Garonne, la Loire, la Seine. La France est en outre arrosée par un grand nombre d’autres fleuves ou rivières navigables (Somme, Orne, Vilaine, Charente, Adour, Aude, dérault, Var, qui se jettent dans la mer; Yonne, Marne, Aisne, Oise, Allier, Cher, Loiret, Indre, Vienne, Mayenne, Âriége, Lot, Tarn, Dordogne, Isèro, Durance, etc., qui se jettent dans les grands fleuves); en même temps qu’ils fertilisent le territoire, tous ces cours d’eau facilitent la navigation. La France possède aussi un beau système de canalisation : les canaux les
Élus remarquables sont ceux du Midi, du Centre, du ;hône au Rhin, de Bourgogne, le canal latéral à la Loire, ceux du Cher, de Nantes à Brest, de Niort à La Rochelle, du Loing, de Briare. On compte 28 routes roy. , 97 routes dép. , beauc. de routes vicinales, et plus, chemins de fer. — La France a de riches mines de houille, de lignite, d’asphalte; le fer, le plomb y abondent aussi ; le cuivre est plus rare, l’argent l’est bien plus encore, l’or ne vaut pas la peine d’être exloité ; on y trouve de nombreuses carrières d’alâtre , de porphyre , de granit , de beaux marbres, des pierres lithographiques, des pierres meulières, des pierres à bâtir, des pierres à fusil, des ardoises, du plâtre, du kaolin, de la terre vitriolique et sulfurique, de la terre à faïence, à foulon, etc.; de superbes Balines, des sources salées et des marais salants, des eaux minérales renommées (entre autres aux deux Bagnères, à Aix, Balaruc, Barèges, Vichy, Mont-Dore, Eaux-Bonnes, Bourbonne, Bourbon-Lancy , Plombières, Forges, Saint -Amand, etc.). — Le sol , bien que varié, est presque partout fertile et offre de riches plaines à grains, de belles prairies naturelles et artificielles , des vignobles dont beaucoup sont très renommés (en Champagne, Bourgogne , Lyonnais, Dauphiné, Bordelais , Languedoc, Roussillon). On trouve cependant des landes incultes au S. O., sur les côtes de l’Océan, et de vastes bruyères dans les départements de l’ancienne Bretagne. Les forêts, bien que dévastées depuis 60 ans, occupent encore une très grande superficie. Outre les céréales et le vin , la France donne, selon le climat, une foule d’autres productions : chanvre, tabac, houblon, graines oléagineuses de toutes sortes, plantes tinctoriales, fèves, pois, haricots, châtaignes, pommes de terre, fruits en quantité, olives, truffes ; la betterave est un objet de grande culture et fournit immensément de sucre : on élève beaucoup de vers à soie, ainsi que d’abeilles; beaucoup de volailles, de bêtes de somme, de gros et petit bétail (on a introduit depuis peu d’années le mérinos et la chèvre du Thibet). L’industrie est très florissante : dans le Nord et quelques parties de l’E. elle ne le cède qu’à celle de l’Angleterre. La France produit surtout des draps et autres tissus de laine, des soieries magnifiques , des toiles de toute espèce, des batistes, linons, percales, dentelles, tulles, blondes, toiles de coton et cotonnades, toiles peintes, mousselines, gants, rubans, tapis et tapisseries, couvertures, chapellerie, peausserie de tous les genres, porcelaine, faïence, poterie, verrerie, raffinerie, distilleries, brasseries, sucreries, produits chimiques, arme3, poudre, quincaillerie, horlogerie, bijouterie, ébénisterie, carrosserie, métallurgie, plaqués, machines, instruments de musique et de science, imprimés, gravure, etc. Le commerce tant intérieur qu’extérieur est considérable. Les principales exportations consistent en soieries, lainages , étoffes de coton , toiles, vins, eaux-de-vie, liqueurs, huile d’olive, meubles et objets de mode, livres et objets d’art, armes, pe«ux, instruments de précision : les importations, en denrées coloniales (sucre, café, coton, tabac, indigo, cacao, cochenille) , fil , huiles diverses, potasse, goudron, toiles, or, argent, étain, cuivre.
La nation française est la plus homogène de l’Europe; cependant les méridionaux diffèrent assez des septentrionaux, surtout hors des grandes villes; le type allemand, est très-marqué *>”corc en Al¬
sace et dans une partie de la Lorraine; le type gaélique en Basse - Bretagne , le type basque au pied des Pyrénées occidentales. Outre le français, on parle dans quelques provinces l’allemand, le basbreton ou breyzard, l’ibère ou escualdanac. La langue française, remarquable par sa clarté, est presque devenue en Europe la langue universelle. Les Français, formés d’un mélange de Gaulois (composés euxmêmes de Galls, de Kymris et d’Ibères, habitants primitifs du pays), de Grecs et de Romains, et plus tard de Francs, d’Alains, de Goths, de Burgundes, de Suèves, ont néanmoins gardé infiniment du vieux caractère gaulois. Ils sont très sociables, gais, spirituels, actifs, braves, téméraires même ; on leur reproche d’être fougueux, inconstants, vaniteux. — Le gouvernement de la France est une monarchie représentative composée de l’Empereur, du Sénat etduCorps législatif; le pouvoir exécutif est confié à l’Empereur. Toutes les religions sont tolérées ; néanmoins la religion catholique est celle de la grande majorité.
1 Histoire. L’histoire de la France ne commence réellement qu’avec le règne de Clovis, petit-fils de Mérovèe et véritable fondateur de la dynastie mérovingienne. Les règnes de Pharamond, deClodion, de Mérovée, de Childéric, n’ont rien d’authentique. A l’avénement de Clovis, en 481, lesWisigoths, les Burgundes, les Romains, les Allemands, se disputaient le territoire de la Gaule : Clovis assura la supériorité aux Francs, défit les Romains à Soissons (486), assujettit les Allemands après la bataille de Tolbiac (496), réduisit les Wisigoths à la possession de laSeptimanie par la victoire de Youillé (507) et ébranla la puissance des Burgundes que ses fils détruisirent en 534. Ceuxci, après la mort de Clovis (5 1 1 ) , avaient partagé le territoire conquis par leur père , et de ce partage étaient nés quatre royaumes distincts : ceux de Paris, de Metz , de Soissons et d’Orléans. En 558, Clotaire I réunit tout l’empire des Francs; mais de 561 à 613, a lieu un second partage, suivi de guerres civiles qui , après une réunion momentanée , amènent la division de la France en quatre régions: Austrasie, Neustrie, Bourgogne et Aquitaine. Parmi ces quatre régions, l’Austrasie et la Neustrie jouent le principal rôle , et leur puissance se balance quelque temps ; mais en 687 l’Austrasie, où s’étaient conservées avec le plus de pureté les mœurs antérieures à la conquête, et qui s’était trouvée le moins en contact avec la civilisation romaine , prend l’ascendant sur la Neustrie. A cette époque l’Austrasie avait cesse d’être une monarchie ; et tandis que les princes légitimes mérovingiens régnaient encore en Neustrie, l’Austrasie s’était convertie en une sorte de république féodale, gouvernée par les Héristall avec le titre de ducs. Ces ducs d’ Austrasie ne tardèrent point â s’imposer comme maires du palais aux rois de la Neustrie ; la Bourgogne fut soumise à leur obéissance , et l’Aquitaine en proie à l’invasion arabe trouva un libérateur dans Charles Martel, 732. — Bientôt un de ces maires , Pépin-le-Bref, s’empare de la couronne, 752, par la déposition de Childéric III, dernier roi mérovingien, et commence ainsi la seconde dynastie ou maison carlovingienne. Il subjugue l’Aquitaine et la Septimanie, réunit pour la première fois toute la France , sauf la Bretagne; étend son influence jusqu’en Italie, force Astolphe, roi des Lombards , à respecter le pape Étienne, et donne un territoire à l'Eglise. Charlemagne, sou fils (768-814), soumet l’Espagne septentrionale, l’Italie, la Germanie saxonne, la Bavière, l’Avarie, et forme un immense royaume qu’il proclame nouvel empire d’Occid. (800). Cet emp. ne subsiste que jusqu’en 843, époque à laquelle il se démembre et donne naissance aux royaumes particuliers de France, d’Italie et de Germanie. Quant à la couronne impériale, elle devient le partage des lignes italique et germaine de 1a maison carlovingienne.
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passe ensuite à des feudataires étrangers, et finit par rester aux Allemands. En France, la décadence des Carlovingiens commence dès 843 ; la féodalité se forme et s’agrandit aux dépens de la royauté. Dès 887 un des grands feudataires de la couronne , Eudes , le premier des Capets , usurpe le trône sur les Carlovingiens qui étaient presque sans domaine et sans force ; deux fois replacés sur le trône (893 et 936), ceux-ci achèvent de perdre leurs domaines et ils tombent définitivement en 987. — Hugues Capet commence la 3* dynastie, celle des Capétiens, , et donne pour base à la royauté son vaste duché de France. D’habiles efforts, la longue durée des règnes , la formation des communes, et principalement les Croisades , favorisent l’accroissement du pouvoir royal (987-1108). De 1108 à 1226, le domaine royal s’agrandit rapidement : la Normandie, l’Anjou, le Maine, le Poitou (1204-51 sont repris àl’ Angleterre. Le vaste comté de Guyenne et de Gascogne avec toutes ses annexes était sur le point de revenir à la couronne, Bans le divorce de Louis-le-Jeune avccÉléonore d’Aquitaine (1 152). Saint Louis (1226- 1270) agrandit peu le territoire, mais il fit plus pour la royauté en donnant à la couronne l’autorité morale, et par elle la juridiction souveraine , base de la souveraineté complète. Sous Philippe III (1270— 1284), qui réunit le Languedoc, la France intervient dans toutes les querelles des royaumes espagnols chrétiens, et étend son influence jusqu’à Naples. Philippe IV commence à recouvrer les territoires cédés à Lothaire en 843 , lutte victorieusement contre l’autorité temporelle des papes, oppose à l'aristocratie et au clergé les états - généraux qu’il assemble le premier, et les parlements dont il semble être le vrai fondateur. Sous ses fils (1314-28) s’opère une réaction féodale que ces princes secondent en aveugles; la branche des Valois (1328, etc.) les imite d’abord, et, par sa folle témérité, met la France à deux doigts de sa perte. Les rois d’Angleterre, unis aux Flamands et aux Bretons, commencent la guerre de Cent-Ans (1337-1452). Vaincue à Crécy sous Philippe de Valois (1346), à Poitiers sous Jean II (1356) , la France se relève sous Charles V (1364-80). La minorité, et bientôt la démence de Charles VI (1380-1422), le nombre trop grand de princes du sang, tous pourvus d’apanages et visant ou à la couronne ou à l’autorité; la puissance de la seconde maison de Bourgogne (1361), bientôt rivale de la maison royale, les sanglantes collisions des Bourguignons et des Armagnacs, compromettent de nouveau l’existence de la nation. Les Anglais, vainqueurs à Azincourt (1415) , possèdent presque toutes les provinces maritimes de la France (Normandie, Guyenne, etc.); mais Jeanne d’ Arc commence à changer la fortune (1429): Charles VII est sacré à Reims; les Anglais, après de longs combats, sont chassés de France (1453). Louis XI, successeur de Charles VII, combat victorieusement la féodalité, et réunit onze grands fiefs à la couronne (1461-83). Charles VIII commence les guerres d’Italie (1494-98); Louis XII s’épuise à les continuer; François I, d’abord vainqueur des Suisses à Marignan (1515), mais ensuite défait par les Impériaux à la Bicoque (1522), à Pavie (1525), où il e»t fait prisonnier, ne peut qu’opposer une digue à l’énorme débordement de la puissance de Charles- Quint (1515-47). Henri II acquiert les Trois- Evêchés (1552) ; mais bientôt naissent les guerres civiles religieuses qui ruinent la France, et où la maison de Valois périt en la personne de Henri III (1562-89). Henri IV commence alors la branche royale des Bourbon», termine la guerre civile (1589-94), cicatrise les plaies de la France et prépare sa grandeur (1594- 1610). Sous Louis XIII (1610-43), Richelieu, après avoir abattu la faction protestante , écrase les restes de la féodalité et jette les fondements de la monarchie absolue de Louis XIV ; ce grand mi¬
nistre fait jouer à la France le premier ran" dans la Guerre de Trente-Ans (1618-1648), et lui assure la prépondérance que possédait jadis la maison d’Autriche. Devenue la première puissance de l’Europe par les traités de Westphalie (1648) et des Pyrénées (1659), la France sous Louis XIV prétend en être la dominatrice; elle voit se former trois coalition» contre elle, grandit à Nimègue( 1678), reste stationnaire à Riswyck (1697), recule àütrecht (1713) , épuisée par la guerre de la succession d'Espagne. Sous Louis XV (1715-1774), elle acquiert la Lorraine et la Corse, mais n'a pas de système politique, se bat en faveur de l’Autriche (1756-1763), laisse démembrer la Pologne (1768-1774), manque la facile conquête de l’Inde (1740-1756), et perd ses colonies. Mais à la même époque elle se place à la tête des nations par sa littérature, et la langue française devient la langue européenne. Sous Louis XVI, la France se venge de l’Angleterre en favorisant les efforts des colonies anglo-américaines qui se déclarentindépendantes(1775-l783), mais elle la laisses’étendre dans les Indes orientales. Enfin en 1789 éclate la révolution qui renverse à la fois l’antique constitution française et la dynastie (1792). D’abord république (1792-1804), la France finit par être soumise à une monarchie plus absolue que celle des anciens Bourbons. Napoléon, d’abord consul, ensuite empereur, rend pour quelques années toute l’Europe occidentale sujette de la France, mais il perd l'élite de ses troupes en Russie, 1812, et succombe en 1814. Les Bourbons reviennent, et la France est alors réduite à ses anciennes limites. Louis XV111 donne la Charte et établit le gouvernement représentatif. La ligne aînée des Bourbons règne jusqu’en 1830; mais elle se perd par son antipathie pour le régime constitutionnel, et est en 1830 remplacée par la branche cadette ou d’Orléans. Le 24 févr. 1848, une révolution soudaine rétablit la république; mais dès 1852 ce gouvernement fai1 place à un nouvel empire ; Napoléon 111 est proclamé. fr« race. Mérovingiens.
Pharamond? 420-427
Clodion, 427-44
Mérovée, 448-458
Childéric I, 458-481
Clovis I, 481-511
Clodomir (à Orléans), 511-524
Thierry I (à Metz), 511-534
Théodebert I (à Metz), 534-548
Théodebald (à Metz), 548-555
Childebert I (à Paris), 511-558
Clotaire I (à Soissons, 511-558); seul, 558-561
Sigebert I (en Austrasie), 561-575
Childebert II (d’abord en Austrasie , en Austrasie et Bourgogne depuis 593), 575-590
Théodebert II (en Austrasie), 596-612
Caribert I (à Paris), 561-567
Gontran (Orléans et Bourgogne), 561-593
Thierry II (1° à Orléans et en Bourgogne,
2* en Austrasie, 612), 596-613
Chilpéric I (à Soissons 561), puis à Paris, 567-584 Clotaire II (d’abord à Soissons, puis seul), 584-628 Caribert II (en Aquitaine), 628-631
Dagobert I ( en Austrasie, 622, à Soissons,
628, puis seul),
Sigebert II (en Austrasie), 638-856
Clovis II (Neustrie et Bourgogne), «38-656
Clotaire III (Neustrie et Bourgogne), 656-670
Childéric II (Austrasie 656-670), seul, 670-673
Dagobert II (Austrasie), * 674-679
Thierry I(ouIII)(Neu8trie 673-679,)puis seul, 67 9-691 Clovis III, 691-695
Childebert III, 59&“2îî
Dagobert II (ou III),
Clotaire IV, 2}H|R
Chilpéric II, 715'77U
FIIAN
Thierry 11 (ou IV), 720-737
interrègne 737-742
Childéric III, 742-762
il • race . Carlovingiens.
Pépin d’Héristall (duc d’Austrasie), 687-714
Théodoald , 7 14-71 S
C har les- Mar tel, 7 1 5-7 4 1
Carloman (abdique), ^ 741-747
Pépin le Bref (avec Carloman, 741 ; seul ,
747), roi de France, 752-768
Carloman, 768-771
Charlemagne (avec Carloman, 7 68-7 71); seul ,771-814 Louis I, le Débonnaire , 814-840
Charles II, le Chauve, 840-877
Louis II, le Bègue , 877-879
Louis III et Carloman, 879-882
Carloman seul, 382-884
Charles-le-Gros ou le Gras {emper ur), 884-887
Eudes ou Odon (1er roi capétien), 888-898
Charles III, le Simple (proclamé roi , 892,
puis seul après la mort d’Eudes),
Robert I (2* roi capétien),
Raoul (parent des Capétiens),
Louis IV, d’ Outre-Mer,
Lothaire,
Louis V, le Fainéant,
III • race. Capétiens.
Hugues Capet,
Robert II,
Henri I,
Philippe I,
Louis VI, le Gros,
Louis VII, le Jeune ,
Philippe II, Auguste,
Louis VIII, le Lion,
Louis IX ou saint Louis,