‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 409 sur 1261 · FREM · texte numérisé non relu

FREM

afin d’éteindre avec leur nom les querelles sans cosse renaissantes qu’ils excitaient dans la république.

FREHER (Marquard), jurisconsulte, né à Augsbourg en 1565, mort en 1614 , professa le droit à Nuremberg, et fut chargé de diverses missions diplomatiques. Parmi ses nombreux ouvrages on remarque : Germanicarum rerum scriptores aliquot insignes , Francfort et Hanau, 1600, 1602, 1611, 3 vol. in-4; Rerum bohemicarum scriptores , 1602, in.-4 ; De Re monetaria veterum Romanorum , Leyde, 1605, in-4.

FREI ou FREIR et FREIA , divinités Scandinaves. Voy. FREYR et FREYA.

FREÎBERG, ville de Saxe. Voy. freyberg.

FREIND (Jean), médecin anglais, né en 1675, professa la chimie à Oxford ; parcourut l’Espagne, 1 Italie; fut à son retour nommé membre du parlement (1723); se fit enfermer à la Tour de Londres, à cause de sa vive opposition ; fut relâché ensuite, et nommé premier médecin de la princesse de Galles. 11 a publié : Histoire de la médecine (traduite de l’anglais en français, 2 vol. in-4, 1728); YEmmènoloqie (traduit en français par Devaux, 1730, in-12 );Prœlectiones chemicœ, Amsterdam, 17 10, in-8, etc. Ses œuvres ont été réunies à Londres, in-fol., 1733, et à Paris, 1735, in-4. Il mourut en 1728.

FREINSHE1M (J .), Freins hemius, érudit, né àUlm en 1608, mort à Heidelberg en 1660, fut professeur d’éloquence à Upsal, et bibliothécaire de la reine Christine. On a de lui une édition très estimée de Quinte-Curce , Strasbourg, 1660, à laquelle il a joint des Suppléments écrits en latin, et qui sont devenus inséparables de l’ouvrage. Il a aussi suppléé les livres XI-XX de Tite-Live, 1649; ces suppléments <e trouvent dans plusieurs éditions de l’historien satin et ont été traduits en français par Dureau de la Malle.

FREIRE, général espagnol. Voy. freyre.

FREIS1NGEN, ville murée de Bavière (Isar), à 32 kil. N. E. de Munich; 3,500 hab. Château, lycée, école de sourds-muets. Tabac, vinaigre, tanneries, brasseries. — Jadis capitale d’un évêché souverain, transféré à Munich et érigé en archevêché, mais sans souveraineté, en 1 8 1 7 . L’église de Freisingen est une des premières qui aient été érigées en Allemagne. Elle fut fondée par saint Corbinian, vers 718.

FREISINGEN (Othon de). Voy. othon.

FRÉJUS, Forum Julii, cn.-l. de canton (Var),-à 24 kil. S. E. de Draguignan, dan» des marais malsains, sur la petite rivière de Reiran, et près de la mer, qui forme là le golfe de Fréjus; 3,041 hab. C’est là que débarqua Bonaparte à son retour d’Egypte elqu’il s'embarqua pour l’île d’Elbe. Ruines romaines d’un amphithéâtre, d’un phare, d’un aqueduc ; restes de la porte César, de la porte Dorée. — Evêché. — Fondée en 49 avant J.-C. par un lieutenant de Jules César; elle servit d’arsenafde marine depuis Auguste. Elle fut ravagée par les Sarrasins au ii* siècle; puis donnée par Guillaume, comte d’Arles, à l’évêque Riculfe. Patrie du général romani Agricola, de Cornélius Gallus, de Julius Græcinus , de l’abbé Sieyès, de Desaugiers, etc.

FRÉMONT D’ABLANCOURT (Nicolas), diplomate et littérateur français, né à Paris vers l’an 1625, mort à La Haye en 1 693, était neveu, par sa mère, de Perrot d’Ablancourt, et professait la religion réformée. Turenne, son protecteur, le fit nommer ambassadeur en Portugal, puis résident à Strasbourg. !1 fut forcé de quitter la France à la révocation de l’édit de Nantes. Frémont a ajouté à la traduction des Œuvres de Lucien , par Perrot d’Ablancourt, le Dialogue des lettres de l'alphabet et le Supplément à i histoire véritable ; il prit une part active au Dictionnaire des rimes de Itichelet, et publia les ouvrages suivants*. Dialoaue de la santé , Amsterdam, 1684,

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in-12; Mémoire concernant T histoire de Portugal depuis le traité des Pyrénées (1659) jusqu'en 1668, etc., Paris 1701, in-12.

FRENCH-BROAD-RIVER, riv. des États-Unis (Caroline du N.), naît dans les monts Alleghanys et tombe dans l’Holston, affl. du Tennessée. Cours, 300 kil.

french-town, ville des Etats-Uni» (Michigan), à 90 kil. S. E. de Détroit, près de l’embouchure du Raisin dans l’Érié. Fondée au commencement du xix* siècle par les Français du Canada. Les Anglais la prirent en 1815.

FRÊNE, FRENES. Voy. fresne, fresnes.

FREN1CLE DE BESSY , savant mathématicien du xvn* siècle, né à Paris, mort en 1675, fit pendant sa vie le désespoir de tous les géomètres français et anglais par son habileté à résoudre sans le secours de l’algèbre tous les problèmes qu’on lui proposait; il employait pour cela une méthode de tâtonnement qu’il tenait secrète; on a su après sa mort que c’était la méthode d' exclusion ; cette méthode est tombée dans l’oubli depuis le perfectionnement de l’algèbre indéterminée. Frénicle avait été reçu à l’Académie des Sciences en 1666. Son Eloge y fut prononcé par Condorcet. On lui doit un Traité des triangles rectangles en nombre, Paris, 1676 et 1677, in-12. — Son frère, Nicolas Frenicle, né à Paris en 1600, mort en 1661, cultiva la poésie, mai» avec peu de succès. Î1 a fait un poëme de Jésus crucifié , Paris, 1636.

FRENTANI, auj. Abruzze Cilérieure, peuple de l’Italie méridionale, sur l’Adriatique, entre l’Aterne et le Tiferne, au N. du Frento; faisaient partie de la confédération des Samnites, et prirent avec ce peuple les armes contre les Romains ; mais ils furent soumis, l’an 305 av. J.-C.

FREISTO, auj. Fortore, riv. d’Italie, entre le Latium et l’Apulie, tombait dans l’Adriatique, vis-à-vis des îles de Diomède, et donnait son nom aux Frentani .

FRÈRES MINEURS. Voy. franciscains.

frères prêcheurs. Voy. dominicains.

frères de la charité. Voy. charité.

FRÈRES DE LA DOCTRINE CHRÉTIENNE; Voy. DOCTRINE.

FRÉRET (Nicolas), érudit et critique célèbre, né en 1688 à Paris, mort en 1749, était fils d’un procureur au parlement et fut destiné au barreau; mais il préféra les recherches d’érudition. Il fut en 1714 admis à l’Académie des Inscriptions comme élève, et devint bientôt membre, puis secrétaire perpétuel de cette compagnie. Ayant dans un Discours sur l'origine des Français , qui fut prononcé à l’A cadémie en séance publique, émis sur cette question toute historique une opinion qui déplut au pouvoir, il fut mis pour quelque temps à la Bastille. Il renonça dès lors à ses recherches sur l’histoire nationale, et ne s’occupa plus que de l’antiquité. A la fois chronologiste, géographe, philosophe, grammairien, il a fait sur les parties les plus diverses un nombre prodigieux de travaux, et a porté partout le flambeau de la critique. Il a débrouillé la chronologie des Assyriens, des Chaldéens, des Indiens/ des plus anciens Grecs, de la Chine même, ainsi que l’histoire des premiers temps de la mythologie et de la philosophie. Peu soigneux de sa renommée, il se contentait d’insérer dans les Mémoires de l’Académie des Inscriptions le fruit de ses savantes recherches, ou les gardait en manuscrit. Leclerc de Sept-Chênes a publié en 1796 un recueil de ses œuvres, 20 vol. in-12, qui est loin d’être complet. Champollion-F igeac en a donné une édition plus complète (8v. in-8, 1825-50). Parmi les ouvrages les plus importants de Fréret, on remarque sa Défense de la chronologie contre le système de Newton; ses Réflexions sur V étude des anciennes histoires , et sur le degré de certitude de leurs preuves ; son traité de Y Origine des Grecs. On lui a attribué après sa mort plusieurs ouvrages irréligieux qui paraissent n’être

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