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que, à 17 kil. S. E. de Rome; 6,000 hab. Évêché. Villas délicieuses (entre autres les villas Borghèse, Aldobrandini, Monti, Bracciano, Falconieri, etc.). Ruines du Tusculanum , célèbre maison de campagne de Cicéron.
FRASNE, ville de Belgique (Hainaut), à 34 kil. N. O. de Mons; 3,800 hab. Toiles, dentelles.
FRASSINE, riv. duroy. Lombard-Vénitien, passe à Este et s’y divise en deux bras dits canal Gorzon et canal d’Este , après un cours de 110 kil. Cette rivière prend le nom de Gua dans le territoire de Vérone.
FRAT, nom moderne de I’euphrate.
FRATICELLI, diminutif du mot italien frate, frère; nom donné quelquefois aux Franciscains, qui s’appelaient eux-mêmes Frères mineurs. On désignait encore plus spécialement sous ce nom une subdivision de Franciscains nommés aussi Béguins. Voy. ce mot.
FRATTA (la), ville du roy. Lombard-Vénitien, à 11 kil. S. O. de Rovigo; 2,800 hab. Beaucoup de belles maisons de campagne.
FRATTÀ-MAGGiORE, ville du roy . de Naples (Naples), à 9 kil. N. de NaDles; 8,800 hab. Belle église paroissiale.
FRAUEN BURG, ville des États prussiens (Prusse), à 9 kil. S. O. de Braunsberg, près du Frische- Haff. Cathédrale où l’on voit le tombeau de Copernic. Tanneries, poterie ; draps. Commerce.
FRAUENFELD, ville de Suisse, ch.-l. du canton de Thurgovie, à 33 kil. N. E. de Zurich; 2,800 hab Elle est bien bâtie. Un peu d’industrie et de commerce. Ancien château sur une hauteur.
FRAUENSTEIN , ville de Saxe (Erzgebirge) , à 20 kil. S. E. de Freyberg, a été brûlée en 1727 ; elle est en ruines et n’a plus que 850 hab.
bRAUSTADT, Wszoïoa en polonais, ville des États prussiens (Posen), à 18 kil. N. E. de Glogau; 5,900 hab. Draps, toile damassée, bas; chicorée. Les Suédois y battirent les Saxons et les Russes, 1706.
FRAXINET, bourg de France. V. garde-fresnf.t
FRAZER, lac de l’Amérique du Nord, dans la Nouv.-Bretagne (Nouv.-Calédonie), par 127* 20' long. O., et 54° 35’ lat. S.; 140 kil. de tour.
FRÉ ou PURE, autrement Pi-ré, dieu égyptien , le dernier des trois Khaméfis, fils du feu ou de Fta, est le symbole du soleil. On le représente souvent sous la figure d’un sphinx portant sur le front un disque solaire.
FRÉDÉGA1RE, surnommé le Scholastique, c.-à-d. le Savant, chroniqueur du vu* siècle, né, à ce qu’on suppose, en Bourgogne, mort vers 660, a laissé une chronique en 5 livres; les trois premiers sont une compilation de Jules Africain, Eusèbe, etc., et vont jusqu’à la mort de Bélisaire (561); le 4« est un abrégé de Grégoire de Tours et va jusqu’en 584 ; 1 e 5e continue l’histoire jusqu’en 641 et contient de précieux renseignements sur les règnes de Clotaire II, Dagobert 1 et Clovis-le-Jeune. Les livres 5» et 6* S6 trouvent à la suite du Grégoire de Tours de Ruinart, et dans Duchesne, Scriptores coætanei. M. Guizot a traduit la Chronique de Frédégaire dan» sa Collection des Mémoires relatifs à i histoire de France.
FRÉDÉGONDE, née à Montdidier d’une famille obscure en 543, épousa le roi Chilpéric I, après lui avoir fait répudier Audouère dont elle était la suivante, et avoir assassiné Galsuinte, seconde femme de Chilpéric. Brunehaut , sœur de Galsuinte et femme du roi Sigebert, poussa son époux à venger la mort de sa sœur. Sigebert envahit la Neustrie; mais il fut tué à Vitry par des gens qu’avait apostés Frédégonde. Cette femme se défit également de Mérovée, fils de Chilpéric et d’Audovère, qui avait épousé Brunehaut devenue veuve; de Clovis, autre fils de Chilpéric; de l’évêque Prétextât, et de plusieurs autres. Enfin on l’accuse d’avoir fait assassiner Gllil-
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périclui-même, qui venait de découvrir son commerce criminel avec un serviteur nommé Landry. Frédégonde avait un fils de Chilpéric : elle le fit reconnaître roi en Neustrie sous le nom de Clotaire 11; défit en 593 à Droissy ( Truccia ), près de Soissons, Childebert, fils de Brunehaut, et Brunehaut elle-même à Latofao en 596. Elle m. paisiblement à Paris en 597.
FREDERIC (S.) , évêque d Utrecht de 820 a 835, apôtre des Frisons, fut massacré par ordre de 1 mip. Judith , qu’il avait censurée. On l’hon. le 18 juillet, Frédéric, souverains de divers pays.
Allemagne.
Frédéric I, surnommé Barberousse , empereur
en 1471, mort en 1533, fils de Christian I, fu ehoisi en 1523 pour succéder à Christian II, son neveu , qui venait d’être déposé. Frédéric se maintint sur le trône par unehabilepolitique ; il fit alliance avec Gustave Wasa, roi de Suède, et gagna la noblesse par ses libéralités. C’est lui qui introduisit le luthéranisme dans ses états. On lui reproche la conduite qu’il tint à l’égard de Christian II, qu’il fit emprisonner, au mépris des conventions.
Frédéric il, roi de Danemark et de Norwége, né en 1534, mort en 1588, succéda en 1559 à son père Christian 111. 11 eut à soutenir une guerre de sept ans contre la Suède pour le motifle plus futile :
d’Àliemagne fils de Frédéric, duc de Souabe , na- il s’agissait de savoir lequel des deux monarques quit en 1121, et obtint la couronne en 1152, à la porterait sur son écusson les trois couronnes de Da-
quit __ , mort de Conrad 111, son oncle. La plus grande partie de son règne fut employée, tantôt à conquérir des duchés en Italie, tantôt à y réprimer des révoltes. Il fut excommunié en 11 GO par le pape Alexandre 111, défenseur des cités guelfes qu'il attaquait, et fut obligé, après avoir été défait à Lignano par les Milanais (1176), de venir baiser les pieds du pontife, qui lui pardonna à ce prix. En 1183, le traité de Constance rendit la paix et l’indépendance à l’Italie. Roi chevaleresque, Frédéric prit la croix en
1189, à la voix de Guillaume de Tyr. 11 remporta quelques avantages sur les Turcs en Asie-Mineure; mais son armée de 100,000 hommes fut presque entièrement, détruite par les maladies, et lui-même, moins heureux qu’Alexandre, mourut à Tarse en
1190, glacé par les eaux du Cydnus(ou du C alycadnus , le Sélef). Son filsHefiiïVi lui succéda.
Frédéric n,emp. d’ Ail., roi des D. -Sic., né en 1194, succéda à son père Henri VI en 1197 ; mais il ne fut paisible possesseur de la couronne qu’en 1220, après la mort de ses deux compétiteurs , Othon de Brunswick et Philippe de Souabe. Frédéric avait été protégé par le pape Innocent III dans sa lutte contre ses compétiteurs, et en souvenir il avait fait le vœu d’aller combattre les Infidèles. Cept ndantee ne fut qu’après avoir été excommunié par Grégoire IX qu'il se décida à partir (1228). Cette croisade fut terminée sans combat : Frédéric traita à prixd’or avec le sultan Mélédin de la reddition de Jérusalem,
nemark, Suède et Norwége, autrefois unies. Cette guerre fut sans résultats. Frédéric protégea les sciences et l’industrie ; il donna au célèbre Tycho- Brahé l’île de Ilewen pour y construire le fameux observatoire d’Uranienborg.
Frédéric ni, roi de Danemark et de Norwége, né en 1609, mort en 1670, succéda en 1648 à son père Christian IV, fut assiégé dans Copenhague en 1658 par Charles-Gustave, roi de Suède, et fut délivré par le courage des habitants. En 1660, après s’être fait de sûrs appuis du clergé et de La bourgeoisie, il obtint une autorité absolue, et le trône, auparavant électif, fut rendu héréditaire dans sa famille.
Frédéric iv, roi de Danemark et de Norwége, né en 167 1 , mort en 1730, succéda à son père Christian V en 1699, et se ligua aussitôt avec le czar Pierre I contre le roi de Suède Charles XII. Mais il fut bientôt contraint par son ennemi à signer une paix honteuse. Lors du désastre de Charles XII à Pultawa, Frédéric reprit les armes et parvint à enlever plusieurs places au roi de Suède. La mort de ce dernier amena une paix définitive, et celle-ci fut toute à l’avantage du Danemark. Frédéric se fit chérir de ses sujets par plusieurs institutions utiles : il fonda la maison des orphelins ainsi que l’école militaire de Copenhague, et établit 240 écoles pou? Vinstruction des classes pauvres.
Frédéric v, roi de Danemark et de Norwége, né
et se fit couronner roi de la ville sainte: sa lâche con-f en 1723, mort en 1766, succéda en 1746 à son père
duite le fit anathématiser par le pape. A son retour, il trouva une partie de l’Italie soulevée contre lui ; il fit tout rentrer sous son pouvoir. Une 2e révolte ayant eu lieu dans la Lombardie en 1240, il saccagea Milan, pilla les églises et commit, surtout contre le clergé, d’horribles cruautés. Il fut excommunié de nouv. par Innocent IV (1245), qui le déclara déchu, et appela au trône Henri, landgrave de Thuringe,puis Guillaume, comte de Hollande. Accablé de fatigues et de soucis, Frédéric II m. en 1250, àFirenzuola, dans la Pouille : on le crut empoisonné par Mainfroi, un de ses bâtards.
Frédéric m, dit le Pacifique , empereur d’Allemagne, né en 1415, d’Ernest, duc d’Autriche, mort en 1493, fut élu après la mort d’Albert II en 1*40, et ne porta sur le trône qu’une extrême indolence. Mathias Corvin, roi de Hongrie, n'ayant pu obtenir de lui aucun secours dans sa guerre contre les Turcs, envahit ses états une fois qu’il fut débarrassé de ces derniers ennemis, et le força à lui céder Vienne et toute la Basse-Autriche (1487).
Frédéric, dit le Beau , fils de l’empereur Albert I, fut élu empereur par quelques électeurs en 1314, après la mort d’Henri VII; mais le plus grand nombre avait déjà donné la couronne à Louis de Bavière. Les deux compétiteurs levèrent des armées : Louis vainquit Frédéric à Muhldorfen 1322, le retint prisonnier pendant trois ans, et le força à renoncer solennellement à ses prétentions. Il mouut en 1330.
Danemark .
Frédéric i, roi de Danemark et de Nonvége, né
Christian VI, et eut un règne pacifique, pendant lequel il encouragea les sciences et le commerce, établit une académie de peinture à Copenhague, et prépara l’affranchissement des paysans, qui devait être complet sous Christian Vil , son successeur.
Frédéric vi, roi de Danemark, né en 1768, mort en 1839, fut associé dès 1784 à son père Christian VII , qui était tombé en enfance ; mais ne prit le titre de roi qu’eû 1808. A son avéuement, il eut à réparer les mauü affreux que les Anglais avaient faits à Copenhague sous le règne de son père (1807), et à combattre les Suédois qui voulaient s’emparer de la Norwége; mais il les battit et les obligea k demander la paix, qui fut signée à Jonkœping en 1 809 . Il s’allia avec la France, et lui resta longtemps fidèle: aussi en 1814, se vit-il enlever la Norwége, qui fut donnée à 1? Suède. Il reçut néanmoins en échange la Poméranie suédoise et l’île de Rugen. Depuis ce moment, Frédéric ne s’occupa plus que de l'administration intérieure de ses états, et favorisa de tout son pouvoir les progrès des arts, des sciences, de l’agriculture et du commerce. — Il a eu pour successeur sonrousinChristian VIII, qui mourut 'ui-même eü 1848 tw fut, remplacé par Frédéric VII
Suède.
Frédéric i, roi de Suède, né en 1676, mort en 1751, était landgrave de Hesse-Cassel , lorsqu’il épousa, en 1715, Ulrique-Éléonorc, sœur de Charles XII, roi de Suède. Ulrique succéda à son frère en 1719 ; mais deux ans après elle se démit de son autorité en faveur de son époux. Celui-ci fut pro
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damé roi de Suède, conclut la paix avec le Danemark et la Russie, et s’occupa à réparer les maux qu’avait soufferts la Suède pendant les guerres de Charles XII. 11 rétablit les finances, l’agriculture et le commerce, protégea les sciences et fonda une académie à Stockholm.
Prusse.
frédérig-guillaume, électeur de Brandebourg, dit Ze Grand- Électeur, né en 1620, régna de 1640 à 1688, et commença la puissance de sa maison. Il remporta plusieurs avantages sur les Polonais, et signa avec eux la paix de Braunsberg (1667). En 1674, il se joignit à l’Espagne et à la Hollande contre Louis XIV, entra en Alsace, puis alla repousser de ses états les Suédois auxquels il imposa un traité onéreux. Il fit creuser un canal de la Sprée à l’Oder. 11 eut pour successeur son fils Frédéric I qui, le premier en Prusse, prit le titre de roi.
Frédéric I, roi de Prusse, d’abord, électeur de Brandebourg sous le titre de Frédéric III, né en 1667, succéda en 1688 dans l’électorat à son père, Frédéric-Guillaume. En 1701, l’empereur Léopold, qu’il avait secouru contre les Turcs, érigea en sa faveur le duché de Prusse en royaume; tous ses successeurs ont depuis porté le titre de roi. Frédéric, prince généreux et magnifique, s’entoura d’une cour brillante, introduisit les arts dans ses états, fit des largesses aux savants, fonda l’université de Halle (1694), l’Académie de Peinture (1696), et la Société royale des Sciences et Belles-Lettres de Berlin (1700), dont Leibnitz fut le premier président. Il mourut en 1713.
frédéric-guillaume i, roi de Prusse, né en 1688, de Frédéric I, lui succéda en 1713. Autant son père fut généreux et ami des arts, autant il se montra avare et ennemi de toute civilisation. Les exercices du corps trouvèrent seuls grâce devant lui, la vie de caserne fut la sienne. Pendant son règne, la Prusse offrit l’aspect d’un camp, où se trouvaient rassemblés des soldats géants, recrutés dans les différentes parties du monde, etqu’il faisait manœuvrer lui-même. En 1716, il se joignit à Frédéric IV, roi de Danemark, contre la Suède, et obtint à la paix, en 1720, la cession d’une partie de la Poméranie. Il mourut en 1740, peu regretté de ses sujets, et peu digne de l’être ; mais il avait laissé à son fils, le célèbre Frédéric II, des trésors et une armée bien disciplinée.
Frédéric il, roi de Prusse, surnommé le Grand, né à Berlin en 1712, Buccéda en 1740 à .son père Frédéric-Guillaume. Cette année même, après la mort de l’empereur Charles VI, qui avait laissé sa succession à sa fille Marie-Thérèse, Frédéric, profitant de la position difficile où se trouvait alors cette princesse, fit valoir d’anciennes prétentions sur la Silésie , envahit cette province, et se la fit adjuger en 1742, par le traité de Breslau. Par ce traite, Frédéric avait perfidement abandonné la France, son alliée, qui était aussi alors en guerre avec l’Autriche. En 1744 , Marie-Thérèse ayant voulu reprendre la Silésie, Frédéric rentra en campagne, et remporta en 1746, sur le prince Charles de Lorraine, général des troupes impériales, la victoire de Friedberg, qui fut suivie du traité de Dresde, par lequel il était confirmé dans la possession de la province en litige. Pendant les dix ans de paix dont jouit ensuite la Prusse, Frédéric fit fleurir le commerce, l’industrie et tes arts, encouragea les sciences et les lettres, les cultiva lui-même avec succès, appela à sa cour Voltaire, Diderot, d’Alembert, etc., et éleva enfin son royaume à#un si haut point de gloire et de prospérité que les autres puissances en furent inquiètes. En 1766, commença la guerre dite de Sept-Ans: la France, l’Autriche, la Saxe, la Suède et la Russie se coalisèrent contre Frédéric, et 11 n’avait qu’un allié peu sür, l’Angleterre. Mal-
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gré des efforts inouïs, couronnés quelquefois de succès, il fut un instant chassé de la plus grande partie de son royaume; mais il se releva tout à coup en anéantissant à Rosbach les armées française et autrichienne commandées par le maréchal de Soubise (1767). Il reconquit toutee qu’il avait perdu, et en 1763 fut signée une paix qui assura de nouveau la Silésie à la Prusse. Sorti ainsi vainqueur de cette longue guerre, Frédéric reporta ses vues sur l’intérieur de son royaume, et y fit renaître l’abondance et la prospérité. En 1772, il l’agrandit de la Prusse occidentale à la faveur du partage de la Pologne, et mourut en 1786 avec la réputation d’un des plus grands rois des temps modernes. Frédéric a laissé plusieurs ouvrages, tant en vers qu’en prose, tous écrits en français, sa langue de prédilection. Trop souvent, il y professe des doctrines anti-religieuses. On y remarque l’ Ami-Machiavel ; les Poésies du philosophe Sans • Souci (nom qu’il prenait dans ses écrits), et des M6~ moires historiques. Le gouvernement prussien a récemment fait faire à ses frai3 une édition de scs œuvres complètes ; commencée en 1840, 100* anniversaire de l’avénement du roi, elle a été terminée en 1867. Sa vie a été écrite par Denina et par C. Paganel.
frédéric-guillaume h, roi de Prusse, né en 1744, était neveu du grand Frédéric et lui succéda en 1786. Il se livra sans aucun ménagement à son goût pour le plaisir, et sacrifia d'habiles ministres et de bons généraux aux caprices de ses maîtresses. Il se laissa en outre aller aux rêveries des Illuminés, qui égarèrent son imagination, et l’entraînèrent dans les fautes les plus ridicules. 11 fit ainsi perdre à la Prusse la majeure partie de sa prépondérance. Après avoir joué un rôle peu honorable dans la guerre qui éclata en 1787 entre la Porte et la Russie, Frédéric-Guillaume fut le premier à proposer, en 1792, une coalition contre la république française. Il s’avança jusque dans les plaine» de Champagne à la tête de 80,000 hommes; l’on s’attendait à le voir marcher sur Paris, lorsqu’il se retira tout à coup et se reporta sur le Rhin. L’année suivante il effectua, de concert avec la Russie, le nouveau partage de la Pologne; il fit la paix avec la Franee en 1795, et mourut en 1797.
frédéric-guillaume ni, roi de Prusse, fils du précédent, né en 1770, mort en 1840, épousa en 1793 Louise-Amélie, tille du duc de Mecklembourg-Strélitz, pour laquelle il ressentit toujours l’amour le plus vif, et qu’il perdit en 1810. Il succéda à son père en 1797, et commença par garder la neutralité dans les diverses coalitions formées contre la France ; mais en 1805, il céda aux instances de la Russie, et se déclara contre la France. La rapide campagne de 1806 ouvrit aux Français les portes de Berlin, qui resta au pouvoir de l’ennemi jusqu'en 1809. Rentré dans sa capitale, Frédéric-Guillaume s’appliqua à réparer les maux de la guerre; mais de nouveaux désastres l’attendaient, et ses États eurent encore beaucoup à souffrir pendant les guerres sanglantes de 1812 à 1814. Après la bataille de Waterloo, la Prusse, délivrée des maux de la guerre, ne tarda point à se relever sous l’administration sage et paternelle de Frédéric, dont les efforts constants et la modération contribuèrent puissamment à maintenir la paix européenne. En 1824, il avait contracté un mariage morganatique avec Augusta de Harrach, qu’il nomma princesse de Liegnitz et comtesse de Hohenzollern. Frédéi C- Guillaume se montra toute sa vie défenseur aident de la région protestante et fort hostile aux catholiques. — Il laissa le trône à sou fils Frédéric-Guillaume IV.
Palatinat.
Le Palatinat compte cinq princes du nom de Frédéric, savoir : Frédéric I (1449-1476), Frédéric II 1544-1554), Frédéric III (1557-1676), Frédéric IV. 1583-1610), Frédéric V (1610-1632). Le seul qui
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ait joué un rôle important est Frédéric V, qui épousa en 1618 Élisabeth, fille de Jacques 1, roi d’Angleterre. A la sollicitation de cette princesse, il se mit à la tête du parti protestant en Allemagne, et accepta la couronne de Bohême que lui offrirent les habitants de ce pays, révoltés contre l’empereur Ferdinand II, leur roi légitime; ce prince s’était rendu
dieux aux dissidents de la Boheme en violant leurs privilèges. Frédéric V entra à Prague en 1619, mais il en fut chassé dès l’année suiv.par l’armée impériale, o »e vit dépouillé de ses États. 11 in. à Mayence en 1632.
Saxe , etc.
frjîdiSric-àüguste, d’abord électeur, puis roi de Saxe, succéda en 1763 à son père, Frédéric-Christian, et refusa en 1791 le trône de Pologne qui lui était offert. Pendant les guerres de la révolution, il resta neutre autant qu’il le put ; aussi Napoléon érigea-t-il son duché en royaume (1806), et augmenta-t-il ses états du grand-duché de Varsovie. Il fut un des plus fidèles alliés de Napoléon dans ses guerres contre la Prusse et la Russie. Pour le punir de sa fidélité, les alliés lui enlevèrent en 1815 le duché de Varsovie et une partie de ses états héréditaires; ce fut à grand’peine qu’il put conserver son trône. Il mourut en 1827, regretté de ses sujets. — Pour les autres Frédérics de Saxe. Voy. saxe.
frédéric-auguste, rois de Pologne. Voy. auguste ii et ni.
Frédéric, ducs de Wurtemberg. Voy. Wurtemberg.
Sicile et Naples.
Frédéric I d'aragon, roi de Sicile, fut d’abord chargé du gouvernement de cette île par son frère Jacques lorsque celui-ci alla en 1291 prendre possession du royaume d’Aragon, qui lui était dévolu après la mort d’Alphonse. Jacques ayant ensuite traité de la Sicile aveo les Français, déjà maîtres de Naples, îe pape ordonna en 1296 à Frédéric de livrer la Sicile à la maison d’Anjou ; mais ce jeune prince refusa d’obéir, et les Siciliens le proclamèrent roi en 1296, Après avoir lutté avec avantage contre les forces réunies de la France, de Naples et de l’ Aragon, Frédéric obtint la paix en 1302, à condition qu’il épouserait Eléonore, 3® fille de Charles II, roi de Naples, et qu’il renoncerait au titre de roi de Sicile pour prendre celui de roi de Trinacrie. Frédéric mourut en 1337, après un règne glorieux de 41 ans.
Frédéric il d’aragon, surnommé le Simple , roi de Sicile, petit-fils du précédent, succéda en 1365 à Louis, son frère aîné; perdit en 1356 Messine et Palerme, que lui enleva Jeanne, reine de Naples, et ne recouvra ces deux villes que neuf ans après. 11 fit la paix avec Jeanne en 1372, et s’engagea à lui payer tribut. Il mourut en 1377.
Frédéric d’aragon, roi de Naples, succéda en 1496 à son neveu Ferdinand II ; mais à peine étaitil assis sur le trône qu’il se vit enlever son royaume parles armes de Louis Xll et la perfidie de Ferdinand, roi d’Aragon et de Castille, son parent, qui se partagèrent ses états. Louis XII lui donna en dédommagement le duché d’Anjou avec 30,000 di*cats. Il mourut en France l’an 1504. Après lui le royaume de Naples fut réuni à l’Espagne.
rREDERICKSHALD, auparavant Halden, ville de Norwége (Aggerhuus), à 35 kil. S.E.de Christiania, sur le golfe de Swinesund et près des frontières de la Suède ; 4,000 hab. Port (bon jadis), châteaufort. Commerce de planches. Les Suédois y soutinrent un siège en 1665; Charles XII fut tué devant cette place en l’assiégeant à son tour en 1718.
FREDERICKSHAMN. ville de la Russie d’Europe (Finlande), à 80 kil. S. O. de Viborg; 2,700 hab. Port. On en exporte du goudron, du chanvre, du bois de construction. Traité conclu en 1809, par lequel la Suède céda à la Russie la totalité de la Finlande.
FREDERICKSAVN, autref. Fladstrand, v. et port du Danemark (Jutland), à 60 kil. N. E. d’Aalborg.
L est là qu on s embarque ordînair. pour la Norwe^c FREDERICIA. Voy. fridericia.
FREDLR1CKSTAD, ville de l’île de Sainte-Croix (une des Antilles), sur la côte; 1,200 hab. Fort.
FREDERICKSTADT , ville du Danemark (Sles wig), à 33 kil. S. O. de Sleswig ; 2,300 hab. Lainages, amidon, vernis. Elle fut fondée en 1621 par des Hollandais de la 3ecte d’Arminius qui émigrèrent par suite des décisions du synode de Dordrecht, FREDERICKTOWN ou SAINT-ANN , ville de l’Amérique du Nord, et capitale du Nouv.-Brunswick (Possessions Anglaises), résidence du gouvernement, par 69° 5’ long. O., 45° 65' lat. N.
frédéricktown, ville des Etats-Unis (Maryland), à 70 kil. N. O. de Baltimore; 3,700 hab.
FREETOWN, c’est-à-dire ville libre , ville de la Guinée septent., sur la Sierra-Leone, près de son embouchure dans l’Océan, par 14* 22’ long. O., 8® 32' lat. N. Ch.-l. de la colonie anglaise de Sierra- Leone ; 6,000 hab. Église, théâtre, casernes; école* mutuelles pour les nègres.
tRÉGELLES, Freyellœt auj. Ceprano ou Pontecorvo , ville du Latium, chez, les Voisques, à l’O. d’Anagnia, fut soumise par les Romains dans la guerre contre les Voisques (496-376 av. J.-C.); se révolta, mais fut reprise en 329 et 31 4; reçut une colonie romaine en 329, et fut enfin détruite de fond en comble par Opimius en 125, après une insurrection tentée contre Rome en faveur de la cause italique.
tREGENAL DE LA SIERRA, Neriobriga ? en latin, ville d’Espagne (Séville), à 16 kil. S. E. de Xerez-de-los-Caballeros ; 5,200 hab.
FRÉGOSE ou FREGOSO, illustre famille de Gênes, d’origine plébéienne, embrassa le parti gibelin, et futlongtemps en lutte avec la famille des Adorni. Le premier personnage de cette maison qui figure dans l’histoire est Dominique Frégose, élu doge en 1371, après '^expulsion de Gabriel Adorno, à laquelle il avait puissamment contribué. Il fut lui-même déposé en 1378, à la suite d’une révolte excitée par Antoine Adorno et Nicolas Guarco. — Jacques Frégose, fils de Dominique, fut nommé doge en 1390 après l’abdication d'Antoine Adorno, mais fut forcé dès l’année suivante de céder la place à Antoine Adorno même, qui se repentait de l’avoir abandonnée. — Thomas Frégose, fils du précédent, fut élu doge en 1415, et abdiqua en 1421, lors du siège de Gênee par Carmagnole, général de Philippe-Marie, duc de Milan, auquel les Génois voulaient, contre son avis, se soumettre. En 1436 il fut de nouveau nommé doge, mais déposé en 1442 à la suite d'une conjuration de Jean-Antoine de Fiesque. — Après quelques révolutions, Jean Frégose, puis Louis Frégose furent doges (1447-1460). Le dernier fut déposé en 1460, et Pierre Frégose, neveu de Thomas, lui Buccéda. En 1458 Pierre persuada aux Génois de se soumettre à Charles VU, roi de France; mais en 1469 il essaya de chasser les Français de Gênes qu’ils occupaient, et périt dans cette tentative. — Paul Frégose était d’abord archevêque de Gênes . il continua le3 projets de Pierre, contribua à l’expulsion des Français, et fut élu doge en 1463; mais il fut peu après obligé de se retirer devant les trou nés de François Sforce, duc de Milan, à qui Ixmis Xi avait cédé ses droits sur Gênes. — Baptiste Frégose, neveu du précédent, fut élu doge en 1478, et eha*sé en 1483 par son oncle, devenu cardinal, qui , a u bout de quelques années de pouvoir, remit Gênes au duc de Milan. — Octavien Frégose, reconnu doge en 1514, traita en 1515 avec François 1, et resta gouverneur de Gênes. En 1522 il fut obligé de sc rendre au marquis de Pescaire, général de l'Empire, et mourut quelques mois après. 11 avait montré dans son gouvernement de la sagesse et de l’équité. — En 1528 la famille des Frégose fut incorporée par André Doria dans celle des Fornari,