A MAL
fois très célèbre, était fils de Périon, roi fabuleux de France. 11 joua en Espagne un rôle analogue à celui du roi Arthur en Angleterre et de Charlemagne en France. On pense que les aventures de ce prince n’ont rien d'historique. On ne sait même précisément à quelle époque les rapporter. Le poëme d' Amadis fut composé vers le xive siècle par divers auteurs ( Voy. Vasco loveira); il comprend 24 livres, dont 13 sont écrits en espagnol et les autres en français. Les quatre premiers sont regardés comme un chef-d’œuvre par Cervantès; ils ont été publiés à Séville en 1496, traduits en français par Nicolas d’Herberav, Paris, 1600, in-fol., et mis en vers en 1813 par M. le baron Creuzé de Lesser. — Outre l’Amadis de Gaule, on distinguait un Amadis de Grèce, un Amadis de l’Étoile, un Amadis de Trébizonde, etc., tous issus du premier.
AMADUZZ1 (J .-Christ.), Amadutius, savant abbé, né dans l'État romain vers 1720, était inspecteur de l’imprimerie de la propagande à Rome. On a de lui : Leges novellœ quinque anecdoctœ imperatorum Theodosii junioris et Valentiniani III, 1767, in-fol.; Anecdola litteraria ex rnanuscriptis codicibus eruta , 1773 ; Theophrasli Eresii cha^acterum elhicorum capita duo hactenus anecdola, Parme, 1786 ; Alphabetum Birmanorum seu regni Av ensis ; Alphabetum brammhanicum ; Alphabetum veterum Etruscorum, etc., Rome, 1773.
AMAGER, en allemand Amack, petite île de l’archipel danois, unie par 2 pont3 à Copenhague.
AMAGETOBR1A, ville des Sequani, célèbre riar la vict. d’Arioviste sur les Eduens, 63 av. J.-C., paraît être Moigtebroye , ou /Image, à l’E. de Luxeuil.
AMAGNANA, riv. au Pérou (Quito), sort des monts d’Elenisa, court au N. et au N. O., et se jette dans le Rio das Esmeraldas : 177 kil. de cours.
On la nomme aussi Alchipichi.
AMAJCRA, riv. des États-Unis (Floride), a sa source au N. de Rostown et se jette dans l'océan Atlantique en y formant la baie de St-Joseph; elle a environ 177 kil. de cours.
AMAKOUSA, île et ville du Japon, par 128° 2’ long. E., 32° 9’ lat. N., était un des principaux établissements des Jésuites : ils y curent des presses, et le christianisme y fit des progrès.
AMALAR1C, roi des Wisigoths en Espagne (511- 531), fils d'Alaric 11, fut d'abord placé sous la tutelle de son aïeul Tliéodoric, roi desOstrogoths. 11 ép. Clotilde, fille de Clovis, s’efforça d’établir l'arianisme dans ses états, maltraita son épouse parce qu elle était Catholique, et fut tué dans une guerre que lui fit Childebert pour venger sa sœur.
AMALASONTE, c.-à-d. la Vierge des Amales , fille de Théodoric-le-Grand, roi des Ostrogoths, épousa Euthéric qui devait succéder à Tliéodoric.
Ce prince mourut bientôt laissant un fils, Athalaric, que Tliéodoric fit son héritier. Amalasonte gouverna pendant la minorité d’Athalaric (526) ; mais ce jeune prince étant mort en 534 , elle partagea l’autorité avec Théodat, qui l'année suivante la détrôna et la fit étrangler. Amalasonte voulait civiliser son peuple; elle avait pris pour ministre le savant Cassiodore.
AMALÉCITES, peuplade arabe, au S. de la Judée, et près de l’idumée. Elle descendait d’Esaü, par Amalec son petit-fils, et fut toujours acharnée contre les Israélites, qui à leur tour la regardaient comme une race maudite. Dieu ordonna à Saiil de les exterminer. Ce roi leur déclara la guerre et les défit; mais, contre la défense de Dieu, il pardonna à Aga g leur roi.. Cette désobéissance lui fit perdre sa couronne, que Dieu donna à David.
AMALES, c.-à-d. Célestes , célèbre race de héros parmi les Goth3, régnait sur les Ostrogoths au V* siècle. C’est à elle qu'appartenaient Théodoric-le- Grand, la reine Amalasonte, etc.