AMAN
AMALFI , A fel/îa , v. du roy. de Naples (Princip. Citérieure), à 13 kil. S. O. de Salerne, sur la mer ; 2,800 hab. Industrieuse. Elle s'érigea en république lors de la décadence de l’exarchat de Ra~ venne ; elle resta dans cet état jusqu'à 1075, et conserva depuis des privilèges et une grande puissance maritime. Les Pisans la saccagèrent en 1135; iîa y trouvèrent un manuscrit des Pandectes devenu célèbre et qui, dit-on à tort, donna lieu à la renaissance de la science du droit (le droit romain ne cessa jamais d’être connu en Occident). Flavio Gioja, auquel jadis on attribuait la découverte de la boussole 1302), était d'Amalfi. Un hôpital que fondèrent à érusalem des Amalfitains fut l'origine de l’ordre des Hospitaliers de St-Jean de Jérusalem.
AMALR1C (Arnaud), abbé de Citeaux, fut un de ceux qui furent choisis en 1204 par Innocent III pour prêcher une croisade contre les Albigeois. Il réussit à rassembler 500,000 croisés sous les ordres de Simon de Montfort, et fut Pâme de cette expédition, dont le succès fut acheté par les plus sanglants sacrifices. 11 mit en interdit les États du comte de Toulouse et eut la part la plus déplorable dans le sac de la malheureuse ville de Béziers (1 209). Innocent 111 se vit obligé de le révoquer. Toutefois il rentra en grâce peu après et fut même nommé archevêque de Narbonne en 1212. Quelques années après, il alla en Espagne faire la guerre aux Maures, et à son retour il rédigea une relation de cette ! expédition. Il mourut en 1225.
AMALR1C DE CHARTRES. Voy. ÀMAURY.
AMALTHÉE, fille de Mélissus, roi de Crète, nourrit Jupiter avec du lait de chèvre, ce qui fit dire que ce dieu avait été nourri par une chèvre ; on ajouta qu’une des cornes de cette chèvre avait été placée dans le ciel, sous le nom de corne d' abondance.
amalthée, sibylle de Gumes. Voy. sibylle.
amalthée, nom d'une famille du Frioul qui, dans les xv' et xvie siècles, a fourni aux sciences et aux lettres plusieurs hommes distingués. Presque tous cultivèrent avec succès la poésie latine. Le plus connu est Jérôme Amalthée, né en 1506, mort en 1574, professeur de philosophie et de médecine à Pidoue. Leurs poésies ont été publiées sous ce titre; Arnaltheorum fratrum carmina , Yenetiæ, 1627; Amsterdam, 1689.
AMAN, Amalécite, ministre et favori du roi de Perse Assuérus pendant la captivité de Babylone. Irrité contre les Juifs, parce que Mardochée, l’un d eux, refusait de se prosterner devant lui, il résolut de les faire périr tous et en fit donner l'ordre par le roi. Esther, Juive d’origine et nièce de Mardochée, apaisa la colère d’Assuérus son époux, et fit condamner Aman au gibet (vers 510 av. J.-C.).
AMANAHEA, ou APOLLON’IA, ou BE1N, ville et état d'Afrique, sur la côte d Or, tributaire de l'Achanti. Rois de construction, riz, igname, millet, cocos, canne à sucre. Or, ivoire, poivre, huile de palmier. Singes, éléphants.
AMANCE, ch.-l. de cant. (Haute-Saône), à 20 kil. N. O. de Vesoul, sur un mont au pied duquel coule la Superbe ; 900 hab.
AM ANCEY, ch.-l. de cant. (Doubs), à 6 kil. S. 0. d’Ornans ; 600 hab.
AMAND (saint), Amandus, évêque de Bordeaux, sa patrie, fut sacré en 403. Il était vénéré comme l’un des plus saints prélats de son temps. On ignore l'époque de sa naissance et celle de sa mort. On célèbre sa fête le 18 juin. — Evêque de Maastricht, apôtre de la Flandre, m. en 675 à 90 ans, est hon. le 7 févr.
AMAN WJS (Cneius Salvius), prit dans les Gaules le titre d empereur, l'an 285, sous Dioclétien, et se mit à la tête des Bagaudes, paysans révoltés. Il fut défait par Maximien Hercule, et périt en combattant.
AMANTEA, Arnantia , ville et port du roy. de Naples, à 25 kil. S. O. de Gosenza, sur la meri