‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 413 sur 1261 · GALA · texte numérisé non relu

GALA

vlncial de Massachussetts avait déclaré ennemi du pays, fit proclamer la loi martiale. Après l'affaire de Bunker’ s-Hill , il se vit contraint à se rembarquer pour l’Angleterre et y mourut en. 1787.

GAGNIEK (Jean), orientaliste, né à Paris vers 1670, mort en 1740, était d’abord entré chez les Génovéfains, puis sortit de son couvent et se relira en Angleterre, où il embrassa la religion ‘réformée, et enseigna les langues orientales à l’université d’Oxford. On a de lui entre autres ouvrages une traduction latine de l’Histoire juive de Joseph-Ben- Gorion, Oxford, 1706; une Vie de Mahomet , en latin, d’après Aboulféda et Jannab, 1723, ouvrage fort estimé ; une traduction latine de la Géographie d' Aboulféda, 1726-27.

GAGUIN (Robert), historien, né à Colines, diocèse d’Arras, vers 1440, mort en 1602, fut professeur de théologie, supérieur de l’ordre des Mathurins, et fut chargé de diverses missions par Louis XI, Charles VIII et Louis XII. On a de lui plusieurs ouvrages précieux : une Chronique depuis Pharamond jusqu’en 1491, Paris, 1497, qu’il continua ensuite jusqu’en 1499, en latin; une traduction française de la Chronique de Turpin , Paris, 1527; des Lettres , Discours , en latin, 1497.

GAIL (J.-B.), laborieux helléniste, né à Paris en 1755, mort en 1829, fut professeur de grec au collège de France, membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, conservateur des manuscrits grecs et latins de la Bibliothèque Royale. Il a contribué à populariser l’étude du grec en France lors du rétablissement des études. Cependant son érudition a été mise en doute par un grand nombre de savants , entre autres par Courier, et ses travaux philologiques obtinrent peu d’autorité, il a donné des édit, et trad. de Théocrite, 1792, in-8; d'Anacréon, 1793, in-8; d’IJomère , 1801, 7 v. In-8 ; de Xènophon, 1797-1815, 10 v. in-4 ; de Thucydide, 1 807 , 1 0 v. in-8 ; une Gram, grecq., 1 798, et autres ouvr. élém. On a de lui plus de 80 v. formant diverses collection* dont la 'principale, intitulée le Philologue , a 24 vol. in-8, Paris, 1817-1828. — La femme de J.-B. Gail, morte en 1819, s’est fait remarquer par son talent pour la musique. On lui doit les opéras des Deux Jaloux, 1813; la Sérénade , etc.

GAILLAC, Galliacum, ch.-l. d’arr. (Tarn), à 23 kil. O. d’Alby; 8,199 hab. Chapeaux, eau-de-vie, teintureries futailles , construction de bateaux. Commerce de vins blancs. Collège communal. Patrie de Yaissette et. de Portai, — G- existait auvm*sièclej Raimond, comte ue Toulouse, y fonda en 960 une abbaye de Bénédictins. Gaillac était le siège de la juridiction roy. du pays des Albigeois. — 8 cant. (Cadalen, Castelnau, Cordes, lle-d’Alby, Rabasteins, Salvagnac, Vaour, plus Gaill ac) , 83 cornm . et 72,000 hab

gaillac (Aveyron), à 10 k. S. fi. de Laissac ; 800 h. !

Gàillàc-toulzà, bourg du dep. de la H. -Garonne sur le Calera, à 9 kil. N. O. de Saverdun ; 1,600 hab!

GAILLAN, ville du dép. de la Gironde, à 2 kil N. O. de Lesparre ; 2,200 hab.

GAILLARD (Gabriel-Henri), littérateur et historien français, né en 1726, dans un village de Picardie, mort en 1806, abandonna la carrière du barreau, ou il était d’abord entré, pour se livrer exclusivement à la littérature; fut reçu en 1760 à 1 Académie des Inscriptions, et en 1771 à l’Académie française. On a de lui : Rhétorique française à l’usage des demoiselles , 1745, in-12, ouvrage classique ; la Poétique française à l'usage des darnes 1749; Histoire de Marie de Bourgogne, file de Charles-le-Téméraire, 1757 -.Histoire de François I " 1766-69, 7 vol. in-12; 1819,4 vol. in-8; Histoire de Charlemagne , 1782, 4 vol. in-12; Histoire de la

74 fi6 /ûi F™nce et de FAnglet., en 3part. ,1771- 11 ln~12 ; c’est le meilleur ouvrage de

1 auleur , Huioir. de la rivalité de la France il de

l’Espagne, 1801 et 1807, » vol. in-12 ; Dictionnaire historique de l’Encyclopédie méthodique , et d’autres ouvrages moins importants : Elog. de Descartes, Corneille , Charles V, Henri IV, etc. C’est un écrivain judicieux; son style est clair et souvent élégant.

GAILLON, ch.-l. de cant. (Eure), à 13 kil. S. E. de Louviers; 1,000 hab. Maison centrale de détention.

GAINAS, général goth au service d’Arcadius, empereur d’Orient, fit assassiner Rufin, à l’instigation de Stilicon (395); se fit nommer commandant de la cavalerie et de l’infanterie romaines, et domina pendant quelque temps le faible Arcadius. Déclaré à la fin ennemi de l’état, il prit ouvertement les armes, fut battu, et périt de la main des Huns, chez qui il avait cherché un asile, 400.

GAINSBOROUGH, ville d’Angleterre (Lincoln), à 25 kil. N. O. de Lincoln, sur le Trent; 6,000 hab. Bière estimée. Cette ville est ancienne et doit son nom à un chef saxon dont Alfred-le-Grand épousa la fille en 869. Le roi danois Suénon y fut assassiné en 1013, et le général Cavendish y fut tué dans un combat contre Cromwell.

GAIS, village de Suisse (Appenzell), à 5 kil. N. E. d’Appenzell; 2,600 hab. Source d’eau minérale très fréquentée. Victoire des Suisses sur les Autrichiens en 1405.

GAIUS, jurisconsulte. Voy. caius.

GALAAD (pays de), auj. Dschalad, à ]’E. dea monts qui bornent le bassin du Bas-Jourdain, était compris dans les tribus de Ruben, de Gad et de Manassé, et avoisinait l’Arabie. — Voy. jades.

GALADJUK, ville de la Turquie d’Asie (Anatolie), à 65 kil. N. E. d’Angouri; 10,000 hab. Château-fort, situé sur un rocher.

GALAM, capit. de l’étal de Xaïaga ou Kadjaaga en Sénégambie, sur le Sénégal, à 700 kil. E. de Saint-Louis, par 12° 18’ long. O., 15° 33’ lat. N Centre du commerce de toutes les contrées environnantes. Gomme fort esimée.

GALAN, ch.-l. de cant. (II .-Pyrénées), à 26 kil. E. de Tarbes; 1,000 hab.

GALAND. Voy. galland.

GALANTHA, ville de Hongrie (Prcsbourg), à 46 iGl. E. de Presbourg ; 2,300 hab. Appartient à la famille des princes d’Esterhazy.

GALANTHIS, suivante d’Alcmène, mit obstacle

r.!* ar,J«fic™ (|ft.]J;Vcine Qui essavait de retarder i 1 accouchement d Alcmène, pour obéir à l'ordre d

! Junon ; la déesse irritée la changea en belette.

GALAPAGOS (îles), groupe d’iles du Grand-Océan Equinoxial, àl’O. de l’Amér. mérid., de 90° 24’ à 94® 22’ long. 0., et de 1® 43’ lat. N. à 1® 25 lat. S. La plus grande est Albemarle : ensuite viennent Chatam, Norfolk, Bindlœs, Cowley, etc. Tortues de mer délicieuses, tortues de terre funestes à la santé. Du reste, ces îles sont stériles et désertes. Achetées en 1855 à larépubliquede l’Equateur par les Etats-Unis.

GALATA, faubourg de Constantinople, au S. de JPéra. Plusieurs mosquées ; arsenal de Top-hané. Tour du Christ, élevée par les Génois en 1446, et qui sert à avertir les habitants en cas d’incendie. Galata appartint quelque temps aux Génois. C’est auj. le quartier des négociants européens.

GALATÉE, Néréide, fille de Nérée et de Dorif, fut aimée de Polyphème et d’Acis, et préféra ce dernier au difforme Cyclope. Polyphème, irrité de cette préférence, lança un rocher sur Acis et l’écrasa.

GALATÉE, fille d’un roi de la Celtique. Fière de sa beauté, elle rebuta tous ses amants; mais Hercule étant venu dans le pays, elle se prit pour le héros du plus violent amour et bientôt donna Is jour à un fils qu’elle avait eu de lui. Selon Hérodote et Diodore de Sicile, cette Galatée aurait donné son nom aux Gaulois.

GALATIE, Galalia,Gallo-Grœcia, s&ndyàksils d ’Angourieh et de Kiankari anc. contrée de l’Asie Mineure.

Page 1