GALE
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bornée au N. par la Bithynie et la Paphlagonie, àl’O. par la Phrygie, à l’E. par la Cappadoce, devait son nom aux Galates (ou Gallo-Grecs), mélange de Gaulois et de Grecs qui envahirent l'Asie l'an 27 8 av. J .-G. et auxquels Nicoraède 1, roi de Bithynie, céda un vaste territoire. Les Galates l’agrandirent encore beaucoup par leurs conquêtes dans l'Asie Mineure ; mais après la défaite d’Antiochus-le-Grand (190), ils furent attaqués et surpris par le consul romain Manlius V ulso, 189av. J.-C., puis définitivement incorporés à l’empire par Auguste. On distinguait dans la nation des Galates trois peuplades: les Trocmes à l’E., les To listoboïes au S. O., les Teciosages au N. O. Ancyre était leur capitale. Sous les derniers empereurs la Galatie fut divisée en Galatie lr* ( Galana prima ou proconsularis ), ch.-l., Ancvro ; et Galatie 2* ( Gala lia secundo ou Salutaris), ch.-l., Pessinonte. Les Galates, tant qu’ils furent indépendants, étaient régis par des létrarques (quatre chefs), ainsi nommés parce qu’il y avait quatre chefs uans chacune des trois peuplades dont la nation se composait.
GALATONE, ville du roy. de Naples (Terre d’Otrante), à 25 kil. S. O. de Lecee ; 4,000 hab.
GALATZ, ville de Moldavie, sur le Danube, à 65 kil. O. d lsmall ; 7,000 hab. Port où entrent de gros bâtiments. Entrepôt du con.merce de la Valachie et de la Moldavie avec Constantinople. Bataille entre les Russes et les Turcs en 1789 ; ces derniers y .arent défaits et la ville fut prise.
GALBA (Sergiusou Servius Sulpitius), préteur en Lusitanie l’an 1 6 1 av, J.-C., ayant été vaincu, se vengea des vainqueurs en feignant de traiter avec eux de la paix et en les faisant massacrer par trahison : il alluma par cette perfidie la guerre de Viriathe. Accusé à Rome pour cette conduite, il parvint à se soustraire à la condamnation par son éloquence. Il fut dans la suite nommé consul (144 av. J.-C.). Cicéron cite Galba comme ayant été le meilleur orateur de son temps.
galba (Servius Sulpitius), empereur romain, né quatre ans av. J.-C. Après avoir été consul sous Tibère, l’an 30 de J.-C., il commanda Ica armées de Germanie ; fut, sous Claude, gouverneur de l’Afrique, puis, sous Néron, gouverneur en Espagne. Redoutant l’inOuence que Galba s’était acquise par ses vertus, Néron était sur le point de l’immoler à son inquiète jalousie, quand celui-ci se révolta, l’an 68 de J.-C. Proclamé empereur en Espagne, il fut peu après reconnu de tout l’empire. Sa sévérité et son avarice le rendirent bientôt odieux à la multitude. Othon, qui n’avait pu se faire choisir par Galba pour son successeur, profita de ces dispositions pour le faire assassiner avec Pison, son fils adoptif, et se fit proclamer à sa place. Galba n’avait régné que huit mois. C’était un prince doué des plus grandes qualités. On a dit de lui qu’on l’aurait toujours cru digne de l’empire s’il n’eût jamais été empereur.
GALE (Théophile), théologien anglais non-conformiste, né en 1628 dans le comté de De von, mort à Londres en 1678 , est auteur d’un ouvrage sin-^ gulier intitulé : la Cour des païens ( lhe Court of lhe Gentiles) , Oxford, 1669-77, 4 vol. in-8 , où il veut prouver que les sages les plus célèbres du paganisme ont emprunté des Écritures saintes non seulement leur théologie, mais encore leur philosophie. Outre cet écrit, on a encore de lui : Philosophia univer salis , 1676, et quelques ouvrages moins remarquables.
GALE (Thomas), savant anglais, né dans le comté d’York en 1636, mort en 1702, doyen d’\ork, fut professeur de grec à l’université de Cambridge et membre de la Société royale de Londres. On lui doit: Opuscula rnythologica , eiliica et p/iysica (fragm. de Paléphate, Ocellùs, Héraelite, etc.), Cambridge, 1671, in-8; Historiée poelicce scriptores
(Apollodore, Conon, Parthénius Anton. Libcralis, etc.), Paris, 16*15, in-8; Rhetores selecti , Oxford, 1676, in— 8 ; lambhchus de mysteriis, grec et latin, 1678, in-fol. ; Historiée ang licatue scriptores qumque, Oxford, 1687, in-fol. ; Historiée britannicœ, saxonicæ , anglo-daniccc scriptores AF, 1691 , in-fol! 11 avait préparé une édition de Y lier brùannicum d’Antonin, qui a été publiée par Roger Gale, son fils.
GALEAS Y1SGONTI. Voy. visconti.
GALENUS. Voy. galien.
GALÈRE, C. Galerius Valerius Maximianus, empereur romain, né en Dacie, fut d'abord berger, ensuite soldat, et par son courage devint général. Dioclétien l'adopta, lui fit épouser sa fille et le nomma césar avec Constance Chlore, l’an 292. Envoyé contre Naraès, roi dès Perses, en 296, il fut d’abord battu ; mais ensuite il vainquit à son tour, et contraignit l’ennemi à demander la paix. En 305, il força par ses menaces Dioclétien et Maximien d’abdiquer, et devint, avec Constance Chlore, maître de l’empire. 11 se réserva l'Orient et l’Italie. Constance étant mort au bout d'un an, Galère eut pour collègue Constantin, fils de ce prince, auquel il ne voulut conférer que le titre de césar, mais qui se fit proclamer auguste par les soldats. Maxence ayant pris la pourpre dans l’Italie, Galère marcha contre lui; mais il fut vaincu. Peu après, il fut attaqué d’un ulcère épouvantable, et mourut à Sardique en Dacie, l’an 311. Ce prince est connu surtout par sa haine implacable contre les Chrétiens. C’est lui qui arracha à Dioclétien l’édit de persécution qui ensanglanta la fin de ce règne. Il les persécuta lui-même cruellement.
GALESO, Gahsus , petite riv. du roy. de Naples (Terre d’Otranle) , sort des monts de Martina, et tombe dans le golfe de Tarente après 20 kil. de cours. Cette rivière était dans l’anc. Calabre ; elle a été célébrée par Virgile (Géorg. IV, 126), et par Horace (Od. Il, vi, 10).
GALET. Voy. gallet.
GALETTI (J. -George-Auguste) , historien allemand, né à Altenbourg en 1750, mort en 1828, fut nommé en 1783 professeur au gymnase de Gotha, en 1806 conseiller aulique et historiographe du duc de Gotha. On lui doit un grand nombre d’ouvrages, dont les principaux sont: Histoire du duché de Gotha , 1781, Gotha, 7 vol. in-8; Histoire de Thuringe , 1782-85, 6 vol.; Histoire d’ Allemagne , Halle, 1785-95, 9 vol. in-4; Petite histoire universelle, Leipsick, 1801-19, 27 vol.; Histoire d'Espagne et de Portugal , Erfurt, 1809-10, 3 vol.; Histoire gén. de la civil, des 3 dern. siècles, Gotha. 1814, 2 v,
GALFRID ou Geoffroy, nom de 3 écrivains du moyen âge. Le 1er, G. de Momaouth , né à Monmouth, évêque de St-Asaph en 1151, m. v. 1180, vécut à la cour de Henri 11 ; il écrivit : Origo et Gesta regum Brdanniœ.... ab Ænea et Bruto (Paris, 1517, in-4), qui fut la source des romans de chevalerie; Vita Merlini Caledonii, en verslat., avec trad. lat. et explication de ses Prophéties ; — le second, surnommé Geoffroy de WinesalJ, né en Angl àla findu xue siècle, suivit le roi Richard en Palestine et écrivit l’histoire de celte expédition ; on a aussi de lui une Poétique; — le troisième, né en France, accompagna saint Louis en Égypte et écrivit la vie de ce prince ; on la trouve dans les Scriptores rerum francicarum de Duchesne.
GALGACUS, chef des Calédoniens, résista long temps avec courage aux Romains commandés pair Agricola, et succomba enfin dans une grande ba«* taille avec presque tous ses soldats, l’an 84 de J.-C. Tacite met dans sa bouche un discours admirable qu’il adresse à ses troupes au moment du combat.
GAL1AN1 (l’abbé), né en 1728. à Chieti (Abruzzc Citérieure), s’est distingué comme littérateur, antiquaire et surtout comme économiste. 11 fonda s*
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éputation par un grand ouvrage sur la Monnaie qu’il fit paraître à Naples en 1749. Il fut un des premiers à exhumer les richesses archéologiques d’Herculanum. 11 fut envoyé en 1759 à Paris par le roi de Naples comme secrétaire d’ambassade, et s y vit partout recherché à cause de son esprit et de sa vivacité; il se lia particulièrement avec Diderot, Pendant son séjour à Paris, il composa, à l’occasion d’une disette, des Dialogues sur le commerce des blés (publiés en 1770), que l’on regarde comme un chef-d’œuvre de raison et de plaisanterie. Rappelé à Naples en 1769, il y remplit avec succès les plus hauts emplois de l’administration. Il mourut en 1787. Il a laissé un Commentaire sur Horace , publié à Paris en 1821, à la suite de la traduction d'Horace de Campenon, et un volumineux recueil de lettres, dont il n’a paru que sa Correspondance avec mad. d'Epinay , Paris, 1818, 2 vol. in-8.
GALICE, province du royaume d’Espagne, portant aujourd’hui le titre de capitainerie générale, et formant jadis un royaume particulier, est située à J angle N. O. de la Péninsule, entre l’Océan Atlantique au N. et à l’G., le Portugal au S. et les provinces de Yalladolid, Léon et Asturies à l’E. : 220 kil. sur 200; 1,795,199 hab. Chef-1., La Corogne. Villes principales : Santiago de Composrtelle, Ferrol, Betanços, Lugo, Yigo et Orense. Les côtes de la Galice sont très découpées et offrent de nombreuses baies. La chaîne des monts Cantabriques couvre de ses ramifications la Galice tout entière ; plusieurs rivières y prennent leur source: l’Oro, le aléa, l’Ulla et le Tamboga. Le Minho arrose la partie méridionale de la Galice. La culture est peu avancée et les céréales rares; mais les montagnes sont couvertes de forêts où abonde le gibier; les porc3 de la Galice sont aussi très recherchés ; sur les côtes la pêche est très productive. Le fer, l’étain et le plomb se trouvent aussi en assez grande quantité dans les montagnes; autrefois les Romains y exploitaient plusieurs mines d’or et d’argent. Les Galiciens sont robustes, laborieux, et peuvent être comparés à nos Auvergnats. — La Galice fut jadis habitée par les Callaici qui donnèrent à ce pays son : nom actuel, si ce nom ne dérive pas des Galls qui, poursuivis par les Kymris, vinrent émigrer en Espagne et dans le Portugal. Elle fut occupée ensuite par les Suèves qui y fondèrent au commencement du v* siècle un vaste royaume qui embrassa un moment la Lusitanie et la Bétique; puis par les Wisigoiha (585), qui y luttèrent courageusement contre l’invasion des Maures. Elle fut érigée en royaume particulier par Ferdinand-le-Grand, roi de Léon et de Castille, pour un de ses fils, Garde ( 1065), mais elle fut peu après réunie à la Castille; néanmoins les seigneurs de cette contrée restèrent presque indépendants jusqu'au règne de Ferdinand V, le Catholique (1474), qui l’arracha au joug féodal ; depuis, elle n’a plus été considérée que comme une province de l’Espagne, tout en conservant son titre de royaume.
Galice (nouvelle-), JSueva Galicia , ancienne division du Mexique sous la domination espagnole, portait le titre de royaume. Elle a depuis formé l'intendance de Guadalaxara et quelques parties de celles de Zacateca3 et de San-Luis de Potosi.
GALICIE (royaume de), en allemand Galizien, dite aussi Russie Rouge et Lodomirie , province de (a monarchie autrichienne, par 15® 50-24° long. E., et 47° 20’-50° 30’ lat. N., entre la république de Cracovie et la Pologne russe au N., la Russie et la Moldavie à l’E., la Moravie et la Silésie à 10., la Hongrie et la Transylvanie au S.: 590 kil. sur 170; 4,891,279 hab. en 1843. Ch.-l. Lemberg. On la divise en 19 cercles r Lemberg, Wadowice, Bochnia, Saxidec, Iaslo, Taruow, Rzeszow, Sanok, Sambor, Przéniysl, Zolkievv* Zloczow » Taraopolj Brzezani,
Stry, Stanislawow, Czortkow, Kolomea, Czernowi ( Cracovie y a été incorporé eu 1846 ) ; tous ont pour chefs-lieux des villes de même nom, sauf le cercle de Sandec, ch.-l. Neu-Sandec , et celui de Czortkow , ch.-l. Zaleszczyki. Sol plat au N. et à 10., plus montagneux à l’E. Rivières principales.la Vistule, le Bug , le Pruth, le Dniestr et beaucoup d’afiluents de ces rivières. Agriculture arriérée; terroir fertile en grains, lin, chanvre, tabac, plantes oléagineuses, légumes, fruits ; peu de vin. Gros bétail, bons chevaux, abeilles. Fer, cuivre, plomb argentifère, mais surtout sel gemme, qu’on y trouve en prodigieuse abondance. — Le nom de Galicie est tout moderne et ne date que de 1772. La contrée aujourd’hui connue sous ce nom portait autrefois le nom de Russie Rouge, et primitivement de Chro bâtie Rouge ou Czerniensk (pays rouge). Au X® siècle, elle faisait partie des états de Miécislas I , roi de Pologne ; elle fut envahie à la fin du même siècle par le duc de Kiew, Wladimir ou Wlodimir-le-Grand. C’est à cette époque que la Russie Rouge commença à porter le nom de Lodomirie. Plusieurs princes y formèrent alors des états indépendants, parmi lesquels on remarque le duc de Halicz (du nom duquel est dérivé le nom moderne de Galicie). En 1 198, Roman, descendant de Wladimir, réunit toute la Lodomirie ; mais il fut tué à la bataille de Zawichost en 1206. Au milieu des guerres civiles qui suivirent sa mort, André II, roi de Hongrie, fit couronner roi de Halicz et de Wlodimir (de Galicie et de Lodomirie) Coloman, son 2e fila (1214) ; mais il ne parvint jamais à le mettre en possession de sa couronne. Daniel, fils de Roman , se défit de ses compétiteurs (1246) et transmit sa couronne à Léon, son fils, qui fonda Léopol (auj. Lemberg) et mourut en 1301. En 1340, Casimir, roi de Pologne, réunit définitivement la Russie Rouge à ses états, et cette contrée suivit dès lors les destinées de la Pologne. Lors du premier partage de ce royaume, en 1772, l’Autriche fit valoir les droits qu’elle prétendait lui avoir été légués par André , roi de Hongrie ; à ce titre, elle réunit la Russie Rouge à son empire et lui imposa le nom de Galicie. On la divisa alors en Galicie orientale et Galicie occidentale. En 1809, les Polonais reconquirent la Galicie et la réunirent au grand-duché de Varsovie ; mais après les événements de 1815, la Galiciè fut rendue à l’Autriche, qui en forma un royaume. En 1846, elle s'insurgea mais fut bientôt réduite et vit appesantir son long.
GALIEN (Claude) , Galenus , célèbre médecin grec, né à Pergame l’an 131 de J.-C., était fils de Nicon, habile architecte, qui lui donna le surnom de Galenus (doux), sans doute à cause de la douceur de son caractère. Il s’adonna d’abord à la philosophie, surtout à celle d’Aristote; puis se consacra à la médecine et voyagea beaucoup pour se perfectionner. Il séjourna plusieurs années dans Alexandrie , où il fit une étude profonde de l’anatomie. Après avoir exercé quelque temps à Pergame, il vint à Rome à trente-quatre ans, s’y fit bientôt distinguer, et devint médecin des empereurs Marc-Aurèle, Vérus et Commode. On croit qu’il retourna à Pergame à la fin de sa vie et qu’il y mourut à l’âge de soixante-dix ans. Galien est, après Hippocrate, le premier médecin de l’antiquité; il s’est attaché i faire revivre la doctrine du vieillard de Cos, et il a composé lui-même une foule d écrits qui formaient un corps complet d’études médicales. Plusieurs se sont perdus. Les principaux de ceux qui nous restent sont, pour l'anatomie • De anatomicit adminis trationibus ; De usu partium , son chef-d’œuvre, qui est, comme il le dit, un hymne à l’auteur du corps humain; pour la médecine : De constitutione artis medicœ ; 14 livres de Thérapeutique ; des Commentaires sur divers écrits d' Hippocrate ; un traité De locis affectis; le traité de la saignée . De cutandi