‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 415 sur 1261 · GAU · texte numérisé non relu

GAU

ratione per sanguinis missionem. Il avait aussi écrit «ur d’autres sciences que la médecine notamment sur la philosophie ; il inventa la 4* figure du syllogisme; on a sous son nom un traité de Y Histoire de la philosophie. 11 est à regretter que Galien ne se soit pas entièrement garanti de l’esprit d’hypothèse; il expliquait tout en médecine, comme en physique, par quatre éléments, l’eau, l’air, la terre, le feu; et par les quatre qualités, le chaud, le froid, l’humide, le sec; il admettait, pour rendre compte des phénomènes de la vie, un esprit vital. Son style est en général élégant et abondant , mais il n’a pas la simplicité et la concision d’Hippocrate. Ses écrits sont restés pendant bien des siècles l’oracle de l'école. Ils ont été cent fois publiés et commentés. Les principales édit., -sont celles de René Chartier, avec Hippocrate, 1639-79 ,13 vol. in-fol., gr.-i.,et de G. Kiihn, Leips., 1821-33 ,gr.-l., 20 vol. in-8. M. le Dr Ch. Da remberg en a entrepris la trad. complète, 1854, etc.

GALIGAI. Voy. concino concini.

GALILEE, Galilœa , une des quatre grandes divisions de la Palestine, la plus septentrionale, était bornée au N. par le cours du Léonte et par l’ Antiliban qui la séparaient de la Phénicie, à l’E. par le Jourdain et le lac de Tibériade ou mer de Galilée, au S. par les chaînes des monts Gelboé et Carmel, à l’O. par la Méditerranée; elle comprenait les trois tribus de Nephtali, Dan et Zabulon, et avait pour ch.-l. Diocésarée ou Sepphoris. Elle se divisait en Galilée supérieure (Galilœa superior, Galilœa populosa, Galilœa Gentium), habitée par un mélange d’Égyptiens, d’Arabes et de Phéniciens; et Galilée inférieure (Galilœa inferior), autour du lac de Tibériade. La Galilée est auj. comprise dans le pachalick d’Acre en Syrie. Les Orientaux l’appellent Beled-el-Boukra (pays de l’Évangile). — Souvent on donne à J. -G. le nom de Galiléen, parce qu’il fut élevé à Nazareth, ville de Galifée, et qu’il fit en Galilée ses premiers miracles; de là aussi le nom de Galiléens donné aux Chrétiens.

GALILÉE (merde), ou de tibériàde. Voy. tibériade.

GALILEE, Galileo Galilei, né en 1564 à Pise, d’une famille noble, mais pauvre, fut destiné par son père à la médecine, mais abandonna bientôt cette étude pour celle des sciences mathématiques vers lesquelles l’entraînait un goût naturel. Il y fit de tels progrès que dès l’âge de vingt-quatre ans, il fut aommé par la protection des Médicis professeur de mathématiques à l’université de Pise. Inquiété dans cette ville à cause de la hardiesse de ses idées en physique, qui étaient contraires aux doctrines reçues dans l’école, il résigna sa chaire en 1592.; mais peu après, il fut nommé professeur à Padoue et obtint dans cette ville de grands avantages. 11 y fit ses découvertes les plus importantes. Aprèsavoir enseigné une vingtaine d’années à Padoue, il vint se fixer à Florence sur les instances du grand-duc de Toscane, et jouit auprès de ce prince d’une grande faveur. Mars la fin de sa vie fut empoisonnée. Ayant publié un Guvrage dans lequel il exposait, d’après Copernic, le mouvement de la terre et l’immobilité du soleil, il se vit, en 1633, dénoncé au tribunal de l’inquisition de Rome : on l’accHsait d’avoir voulu interpréter la Bible à sa maniéré afin de la concilier avec le système de Copernic. Condamné à l’âge de soixante-dix ans, il fut contraint d’abjurer à genoux ses interprétations hasardées et fut privé de sa liberté pour un temps indéfini. On ditqu’après avoir prononcé l’abjuration, il ne put s'empêcher de dire a demi-voix : £/5ursi’mwoDe(etpourtantellesemeut).Il n’est pas vrai, du reste, qu’il ait été, comme on le croit vulgairement, plongé dans les cachots de l’inquisiiion, et qu’il soit mort en captivité. On lui donna pour prison le logement même d’un des officiers supérieurs du tribunal, mais toujours sous la surveillance du saint-office ; et même quelque temps après, il lui fut permis de résider dans une maison

à — gall

de campagne auprès de Florence, et d’y poursuivre ses études. Néanmoins, il ne voulut plus rien publier depuis. Il perdit la vue à l’âge de soixantequatorze ans, et mourut quatre ans après, en 1642. Galilée fut le véritable créateur de la philosophie expérimentale : on lui doit la découverte des lois de la pesanteur, l’invention du pendule , de la balance hydrostatique, d’un thermomètre, du compas de proportion, du télescope avec ce dernier instru¬

ment, il fit une foule d’observations (entre autres celle des satellites de Jupiter, 1610), qui changèrent la face de l’astronomie. Ses principaux ouvrages sont : Sidereus nunlius, Florence, 1610, où il expose ses découvertes astronomiques ; Quatre dialogues sur les systèmes du monde de PloUmée et d$ Copernic , en italien, Florence, 1632, traduit en latin par Bernegger, Strasbourg, 1656; cet ouvrage, fiii fournit les motifs de sa condamnât., est considéré comme un cner-d œuvre pour le style aussi bien que pour la science ; Dialogues sur le mouvement ci sur la résistance des fluides , imprimé à Leyde en 1638, par les soins du comte de NoaiIles,ambassad. de F rance à Home. Ses UEuvr. ont été reunies à Milan 1808 , 13 v. in-8. M. Alberi en publie à Florence une éd . pl us complète, sur des Mss. retrouvés, 1843-46.

GAL1N (Pierre; , musicien , né à Bordeaux en 1786, mort à Paris en 1822, inventa une méthode nouvelle pour simplifier l’enseignement de la musique. Il la fit connaître en 1818, et l’appela le mèloplaste. 11 a développé son système dans l’écrit intiu tulé : Exposition d'une nouvelle méthode pour V ensei^ gnement de la musique, Bordeaux et PariB, 1818, in-8. Il avait quelque temps enseigné les mathématiques à Bordeaux.

GALINDES, Gahnaœ, peuple de la Sarmatie, habitait avec les Sudini au S. G. du golfe Yénédique (auj. golfe de Dantzick).

GALINGES, Galingœ, Voy. CALIN GÆ«

GALIOT DE GENOILHAC. Voy. genoilhac.

GALITCH ou GALITZ, ville de la Russie d’Europe (Kostroma), à 44 kil. de Tchoukhloma ; 6,000 hab. Elle fut fondée en 1152 par le grand-duo George Dolgorouki. Suivant quelques auteurs, elle a donné son nom à la famille Galitzin.

GALITZIN (maison de), illustre maison russe, issue à la fin du xv* siècle de Michel Ivanovitch Boulgakof, qui descendait lui-même des grands princes de Lithuanie. Boulgakof avait reçu le surnom de Galitza (e.-à-d. gantelet ), d’un gant de cuir qu’il avait coutume de porter à la main droite; suivant d’autres, ses descendants prirent leur nom de la ville de Galitz (Voy. ci-dessus). Le membre le plus célèbre de cette famille est :

galitzin (Wasili ou Basile), dit le Grand, isei* gneur russe, né en 1633. Il devint en 1680 ministre du czar Fédor Alexiovitx , et lui persuada d’abolir les titres de noblesse afin de n’avancer que le mérite. Tout-puissant sous la rég. Sophie, dont il était l'amant, il comprima une révolte des Strélitz (1682) conclut en 1686 un traité de paix avec la Pologne, envoya une ambassade en France, mit un terme aux incursions des Tartares de la Crimée (1688), et prépara la civilisation de son peuple. Accusé en 1689 d’avoir conspiré avec la régente contre la vie du jeune prince Pierre (Pierre 1), il fut envoyé er exil. Il mourut en 1713. — La famille Galitzin r fourni sous les règnes suivants de3 généraux et des administrateurs distingués, entre autres le prince Dimitri Galitzin, ambassadeur en France en 1765, qui fut lié avec les hommes les plus illustres do l’époque; il publia plusieurs ouvrages scientifiques et donna en Hollande une édition complète d’Helvétius. — La famille Kourakin est issue du frère de Michel Ivanovitch, tige de la famille Galitzin.

GALL (saint), né en Irlande dans le vi* siècle, fut disciple de saint Colomban, qu’i» accompagna eu

GALL

France en 585: se retira plus tard en Suisse, y fonda, à 8 kil. du lac de Constance, le célèbre monastère qui prit son nom ( Voy. saint-g all) : devint évêque de Constance, et mourut en 646. On le fête lei6octobre.

Gall (François-Joseph), fondateur de la crânioscopie, né en 1758 à Tiefenbrunn près de Pforzlieim (grand-duché de Bade), mort en 18*28 à Montrouge près do Paris, était lils d'un marchand. Après avoir étudié à Bade et à Strasbourg, il se lit recevoir médecin à Vienne en 1785 et exerça quelque temps dans cette ville. Il y jeta aussi les fondements de la doctrine à laquelle son nom est attaché, cherchant dans l'homme, et surtout dans la structure du crâne, les signes extérieurs des facultés et des capacités naturelles, et commença, en 1796, des cours particuliers où il exposait ses idées nouvelles. Inquiété à Vienne pour ses opinions, il vint à Paris en 1807, et y reçut un si bon accueil qu’il se fit naturaliser Français (18 1 9). Il fit pendant longtemps à l’Athénée des cours publics qui popularisèrent sa doctrine, et publia plusieurs ouvrages. On doit à Gall d'importantes découvertes sur la structure du cerveau et sur les fonctions de cet organe, il prétendit que les instincts, les facultés et les qualités intellectuelles ou morales étaient attachés chacun à quelque partie du cerveau, et chercha à découvrir le siège ou l’organe de chaque faculté. Cette doctrine nouvelle a été nommée crâmologie , crânioscopie ; ses partisans la nomment aujourd’hui phrénologie. Les facultés fondamentales que Gall admettait sont au nombre de vingt-sept : 1° l'instinct de la reproduction; 2° l’amour de la progéniture; 3° l'attachement ; 4° le courage ou l'instinct de la défense; 5° le penchant à la destruction et au meurtre ; 6° la ruse; 7® l’instinct de la propriété et le penchant au vol; 8° l'orgueil; 9° la vanité; 10° la circonspection; 11° la mémoire des choses; 12° te sens des localités; 13° la mémoire des personnes; 14° la mémoire verbale; 15° le sens du langage; 16° le sens de rapport des couleurs et le talent de la peinture; 17° le sens des ranports musicaux ou le talent de la musique ; 18° le sens du rapport des nombres ou talent mathématique ; 19° le sens de la mécanique et le talent de l’architecture ; 20° la sagacité comparative ; 21° l’esprit métaphysique ; 22° l'esprit caustique ou de saillie; 23° le talent poétique; 24° la bienveillance et le sentiment du juste; 25° la mimique; 26® le sentiment religieux; 27° la fermeté. 11 assigne aux facultés animales et grossières les parties postérieure et latérales de la tête , aux facultés intellectuelles la partie antérieure, aux qualités morales le sommet. La doctrine de Gall a trouvé de nombreux partisans et d'ardents contradicteurs ; on l'a attaquée avec l’arme du ridicule et avec celle de la raison ; les métaphysiciens et les théologiens l’ont accusée de conduire au matérialisme et au fatalisme ; d’ailleurs, ses partisans ne sont pas d'accord sur l’emplacement des organes , sur leur nombre, sur la classification des facultés {Voy. SP0RZ3EIM). Quoi qu’il en soit, on ne peut contester que Gall ait fait faire un grand pas à l’anatomie et à la physiologie du cerveau. L’ouvrage fondamental du docteur Gall est le suivant : Anatomie et physiologie du système nerveux en général et du cerveau en particulier , 1810-20,4 vol.in-4 et in-fol.,et 1822-25, 6 vol. in-8, avec un atlas de 100 planches in-fol.

GALLAIS (J .-Pierre), écrivain politique, né en 1756 à Doué près de Saumur, mort en 1820, était entré jeune cheï les Bénédictins. 11 combattit la révolution au péril de sa vie dans des brochures hardies, concourut à la rédaction de la Quotidienne, puis du Journal de Paris ; et fut nommé en 1800 professeur d’éloquence et de philosophie à l’Académie de législation. 11 fut un des premiers à attaquer Napoléon en 1814. L’empereur Alexandre le choisit pour son correspondant littéraire. Outre plusieurs

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écrits de circonstance, on lui doit une suite de F Histoire de France d’Anquetil , Paris, 1820 , 2 vol. in-8.

GALLAM , GALLAPAGOS. Voy. galam, Galapagos.

GALLAND (Ant.), orientaliste et antiquaire, né en 1646, près de Montdidier en Picardie, mort en 1715, accompagna en 1670 M. de Nointel, ambassadeur à Constantinople ; fit depuis deux autres voyages en Orient , pendant lesquels il se perfectionna dans l’étude du grec et de l'arabe, et exécuta, avec le titre d 'antiquaire du roi, un grand nombre de recherches archéologiques ; fut admis en 1701 à l’Académie des Inscriptions, et devint en 1709 professeur d’arabe au collège de France. Galland est surtout connu par le charmant recueil de contes intitulé ; les Mille et une Nuits, qu’il traduisit de l’arabe, 1704-8, 12 vol. in— 1 2 , souvent réimprimé; on a encore de lui les Contes et fables de Pidpaï et Lokman, publiés après sa mort, 1724, 2 vol. in-12; Paroles remarquables , bons mots es maximes des Orientaux, 1694, et une foule de savantes dissertations sur des médailles grecques ou romaines et sur divers points d’archéologie.

galland (André), théologien, né à Venise en 1709 de parents français, mort en 1779, entra chez le# Oratoriens, et employa la plus grande partie de sa yie à publier une précieuse collection des Pères de l'Église : Bibliotheca yrœco-latina velerum patrum antiquorumque scriptorum ecclesiœ, Venise, 1765-81 , 14 vol. in-fol. On y trouve 380 écrivains des sept premiers siècles.

GALLARATE, ville du roy. Lombard-Vénitien, à 35 kil. N. O. de Milan ; 3,800 hab. Fondée suivant les uns par les Gaulois, selon les autres par une légion romaine nommée Gallerita. Elle était florissante au xe siècle; mais ses fortifications ont été détruites au xin®.

GALLAS, peuple nomade de l’Afrique, répandu sur les confins de l’Abyssinie méridionale, jusqu’aux frontières occidentales des états situés le long de la côte, entre Mélinde et Magadoxo. Les Gallas dominent exclusivement dans les étals de Gondar, Ankober, Amhara, Angot, etc.; ils sont féroces et belliqueux; ils se distinguent des autres nègres par une teinte moins foncée et par leurs cheveux qui sont longs et non crépus.

GALLAS (Mathias), feld-maréchal d’Autriche, né dans le comté de Trente en 1589, mort à Vienne en 1647, servit d’abord sous VVallenstein ; il refusa d’entrer dans les projets ambitieux de ce général contre l’empereur Ferdinand II, et les dénonça à ce prince dont il se concilia ainsi la faveur. Nommé général en chef de l’armée envoyée contre la France en 1636, Gallas s’avança sans obstacles jusqu’à la ville de Saint-J ean-de-Losne en Bourgogne; mais il ne put prendre cette place, que ne défendait qu’une faible garnison , et dut bientôt battre en retraite à l’approche du grand Condé. En 1644, i< fit également contre les Suédois une campagne malheureuse, cjui lui mérita, dit Pufiendorf, la réputation d être le premier général du monde pour perdre une armée.

GALLE, nom d’une famille hollandaise qui a fourni plusieurs graveurs distingués ; Philippe Galle, né à Harlem en 1537, mort à Anvers en 1612, qui grava les chefs-d’œuvre de Breughel, Stradan, etc.: — Théodore Galle, fils aîné de Philippe, né à Anvers en 1560, qui grava d’après Rubens, Martin Vos; — Corneille Galle, dit le Vieux, fils puîné de Philippe, et le plus célèbre de ceux qui portèrent ce nom; il naquit à Anvers vers 1570, visita l’Italie, grava d’après Van Dvck, Pierre-Paul Rubens, Raphaël, Carrache, etc., et se fit surtout remarquer par la correction et le bon goût de ses dessins; — Corneille, dit le Jeune ûls du précédent

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né à Anvers en 1600; il n’eut pas le talent ni la réputation de son père.

GALLEC1E, Gallœcia. Voy. calice.

GALLES, prêtres de Cybèle, ainsi appelés d'un certain Gallus leur fondateur, qui paraît n'être autre qu’Atys ( Voy . ce nom). En se faisant initier, ils se mutilaient eux-mêmes. Ces prêtres fanatiques et vagabonds, dont la Phrygie et la Galatie furent le berceau, se répandirent dans tout l’empire romain; iis couraient de ville en ville portant l’image de la déesse, jouant des cymbales et chantant des vers appelés galliambes. Us prédisaient l’avenir et recevaient en échange de nombreuses aumônes. Leur ohef se nommait archigalle.

GALLES (principauté de), Wales en anglais, Britannia secunda, puis Cambria des anciens, contrée située dans la partie occidentale de la Grande-Bretagne, a pour bornes au N. la mer d’Irlande, àl O. le canal de St-Georges, au S. le canal de Bristol, et à l'E. les comtés de Monmouth, de Hereford, de Shrop et de Ghester qui font partie de l’Angleterre proprement dite: 65 kil. sur 140:805,000 hab. (7 17,408 en 1821). La principauté de Galles se divise en 12 comtés (Voy. Angleterre). Le pays est partout hérissé de hautes montagnes qu’entrecoupent des vallées profondes et qui s’étendent du S. O. au N. O.; l’air y est vif et froid, mais le climat est fort salubre. Ces montagnes renferment des mines de houille inépuisables; les métaux s’y trouvent également en abondance: l’argent et le cuivre à Caernarvon, le plomb à Cardigan , le fer dans tout le sud. L'agriculture est peu avancée dans le pays de Galles; l’industrie consiste surtout dans la métallurgie et dans la fabrication de flanelles renommées. Les habitants des montagnes parlent encore un idiome particulier, issu de l’ancien celte ju gaélique (Voy. gaélique). — La principauté de Galles fut probablement peuplée par une colonie de Gallo-Kymris sortis de la Bretagne, d’où lui vint le nom moderne de Galles ou Wales, et celui de Kymbery ou de Cambria qu’on lui donnait anciennement. Les Romains firent de vains efforts pour soumettre les Cambriens. Suetonius Paulinus occupa un instant le nord de cette contrée : mais au S. les Silures attaquèrent les Romains, et, sous la conduite de Caractacus, ils résistèrent courageusement aux efforts d’Àgricola. Lorsque les Romains quittèrent kt Grande-Bretagne (411), les Cambriens formèrent une sorte de monarchie fédérative, qui dans les jours de danger obéissait à un chef unique nommé pendragon. — Ces peuples opposèrent une barrière invincible à tous les conquérants de la Grande-Bretagne. Ils repoussèrent également les Danois et les Saxons. Guillaurne-le-Conquérant essaya vainement aussi de les réduire ; ils ne furent soumis que par Édouard 1 (1282); çelui-ci donna le titre de prince de Galles à son (ils Édouard, et depuis cette époque les fils aînés des rois d’Angleterre ont toujours porté ce nom. La réunion définitive du pays de Galles à l’Angleterre eut lieu en 1536 sous Henri VIII.

galles (nouvelle-), New-Wales ou Wesi-Main , vaste contrée de la Nouvelle-Bretagne, dans l’Amérique du Nord (possessions anglaises), par 47° 30’-64° lat. N. et 83°-l08® long. O. Elle est bornée à l’E. par la mer d’Hudson, au N. par le golfe de Chesterfield, à l’O. et au S. O. par des ramifications des monts Rocheux, au S. par le Haut-Canada, au S. E. par le Bas-Canada : 2,200 kil. sur 450. Le Churchill ou Mississipi la divise en deux parties, dites Nouv.- Galles méridionale et Nouv.-Galles septentrionale. La population s'élève à peine à 89,000 individus; le principal établissement est le Fort-York. Climat très rude, surtout sur les bords de la mer d’Hudson; néanmoins il est fort sain ; végétation maigre dans le nurd, mais développée au S. — La Nouv.- Galles est soumise au gouverneur du Canada ; mais le monopole du commerce, qui consiste principale¬

ment en fourrures, appartient à la compagnie de ia baie d’Hudson.

galles du sud (nouvelle-), New-South-Wales , vaste colonie anglaise située dans la partie orien taie de la Nouv. -Hollande, s’étend depuis le cap York jusqu’au cap Wilson, par ]0°39’-39° 11' lat. S. Ses limites à l’O. sont incertaines et s’étendent audelà des montagnes Bleues. Sa longueur du cap York au cap Wilson est de 310 myriamètres. La colonie ne comptait que 13,000 liai), en 1802; en 1821 elle en comptait 37,088; en 1842 en portait le nombre des hab. à 130,000, dont 25,000 criminels déportes. La Nouv.-Galles est divisée en 10 comtés: Cumberland, Campden, Argylc, Westmoreland, Northumberland, Koxburgh, Londonderry , Durham , Ayr et Cambridge. Il faut y joindre l’ïle de Norfolk où l’on relègue les déportés récalcitrants. Villes principales: Sydney ou Port-Jackson (ch.-l.), dans le comté de Cumberland ; Botany-Bay, Paramata, Bathurst, Port-Macquarie. — L'intérieur de la Nouv.- Galles est peu connu ; les côtes sont décou j>ées par un grand nombre de baies et baignées par le golfe Carpentarie. Les rivières principales sont le Macquaiie, le Castlereagh , le Hastings, l'York, etc. Le climat est très chaud; néanmoins il est très salubre. La végétation y est puissante et o.iginale; on y a trouvé plusieurs animaux jusqu’alo"» inoonnus, entre autres le kangourou, lewornhatou pbascoloinys, et l’ornithorinque. Les indigènes appartiennent à la race nègre et ont l’intelligence fort peu développée. La population européenne se compose de colons, la plupart anglais, et de déportés (couvicts). — La colonie de la Nouv.-Galles fut fondée dans le but d'en faire un lieu de déportation. Cook l avait déjà visitée en 1770; en 1788 le capitaine Philips y aborda avec 800 condamnés et fonda l’établissement de Botany-Bay ; mais bientôt après il transféra la colonie à Port-Jackson ou Sydney. La colonie reçut de rapides accroissements. En 1823 on adjoignit au gouverneur un conseil législatif de cinq membres. Une banque, des cours d'assises, des églises, des théâtres y furent établis; de nombreuses routes furent tracées. La prospérité de la col. s’accroît de jour en jour. Depuis 1818 , on n’v envoie plus de cn?nncts.

GALLES (prince de) , titre que porte l’héritier présomptif de la couronne d’Angleterre. Voy. Édouard, et galles (principauté de).

GALLES (île du princf.-de), ou Poulo-Penang, île de l'Asie, située à l’entrée du détroit de Malacca, a pour ch.-l. Penang. En 1822 elle comptait 45,127 hab.. Malais , Chinois , Bengalis et Européens (ces derniers au nombre de 400 seulement). Cette île appartenait jadis aux Malais; elle fut donnée en dot en 1766 au capitaine anglais Light qui avait épousé la fille du roi malais; celui-ci lui donna le nom qu’elle porte auj. et la vendit à la compagnie des Indes qui fit de cette île un lieu de station pour les vaisseaux qui commercent avec la Chine.

GALLET, chansonnier, né à Paris vers 1700, était épicier droguiste. D’un caractère jovial, il vécut dans l'intimité de Piron, Collé, Panard, et fit de société avec eux plusieurs pièces fort gaies qui eurent du succès ; mais il négligea en même temps ses affaires, fit banqueroute, et mourut dans la misère, 1757. — Un autre Gallet, joueur célèbre du xvii* siècle, est mentionné dans les satires de Bégnier (satire xiv), et dans celles de Boileau (sal. VIII). R perdit toutt sa fortune d'un coup de dés.

GAI. LIA. Voy. gaule.

GALLICANE (église), c.-à-d. église des Gaulet et de France. Cette église , tout en étant sincèrement attachée a la foi catholique et au Saint-Siège, réclame certaines franchises, connues sous le nom de libertés gallicanes, qu’elle fait remonter aux 1er* temps: elle insiste partie»» I ièrein. sur la distinction des 2 puissances^ spirituelle et temporelle, ainsi que sur leur indé-

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p«ndance ; elle met l'infaillibilité, non dans le pape seul, mais dans le corps épiscopal tout entier uni à son chef ; elle proclame l’autorité suprême des conciles généraux et celle des saints canons dans le gouy. de l’Église. Ces doctrines ont été longtemps enseignées dans les écoles théologiques et en particulier à ;a Sorbonne; elles ont été résumées dans la déclaration du clergé de France en 1682, rédigée par Bossuet. Cette déclaration porte en substance : « Que l’Eglise doit être régie par les canons, que saint Pierre et ses successeurs n’ont reçu de puissance que sur les choses spirituelles ; que les règles et les constitutions admises dans le royaume doivent être maintenues, et les bornes posées par nos pères demeurer Inébranlables; que les décrets et jugements du pape ne sont irréformables qu'autant que le consentement! de l’Église est intervenu, etc.» Les libertés gallicanes ont eu pour principaux défenseurs Hincmar, Gerson, l’abbé Fleury, Bossuet , le card. de La Luzerne, MM. de Bausset, Frayssinous,Guillon, Boyer, Atfre, etc.

GALLIEN, P. Licinius Egnatius Gallienus , empereur romain, fils de Valérien, fut d’abord associé par son père à l’empire en 253. Son père ayant été fait prisonnier par Sapor en 260, il ne fit rien pour le tirer de captivité , et s’empressa de se faire reconnaître pour empereur. 11 commit toutes sortes de cruautés, sc plongea dans les excès du luxe et de la débauche, et ne dut la conservation de Bon trône et de ses provinces qu’au courage d’Odenat , roi de Palmyre, un de ses alliés. Sous son règne les Barbares envahirent les Gaules , la Grèce et l’Orient ; et trente de ses généraux, connus sous le nom des Trente Tyrans, prirent la pourpre. Il fut tué devant Milan en 268 , pendant qu’il assiégeait l’usurpateur Auréolus qui s’y était enfermé. Il avait 35 ans.

GALL1FET Joseph de) , écrivain mystique, né en 1663 à Aix, mort vers 1745, entra chez les Jésuites de Lyon et devint provincial de cette maison. Il fit vœu dans une maladie de se consacrer tout entier à la gloire du Sacré-Cœur de Jésus. En effet , dès qu’il fut rétabli , il publia un traité en latin sur ce sujet, qui parut à Rome avec un mémoire de la nière Alacoque, 1726, et qu’il traduisit en français bous ce titre ; De l'excellence de la dévotion au Cœur adorable de Jésus, etc., Paris, 1733; il travailla jusqu’à la fin de sa vie à établir cette nouv. dévotion, qui fut admise en France en 1765 à la demande du clergé.

GALLION (Jun.), frère de Sénèque, se nommait d’abord Annœus Novatus , et reçut le nom de Gallion de son père adoptif. Il était proconsul d’Achaïe, lorsque les Juifs lui amenèrent saint Paul pour le faire condamner; mais il ne voulut point intervenir dans ces disputes (l’indifférence qu’il témoigna en cette occasion a depuis fait donner le nom de Gallionistes à ceux qui sont indifférents en matière de religion). Disgracié par Néron après le supplice de son frère , Gallion se perça de son épée.

GALLIPOLI, Callipolis, ville du roy. de Naples ( Terre d’Otrante ) , à 44 kil. E. d’Otrante , sur le golfe de Tarente ; 8,200 hab. Place forte, châteaufort; port commode, mais d’entrée difficile. Évêché, cathédrale. Un peu d’industrie ; pêche du thon.

gallipoli, Callipolis, ville de la Turquie d’Europe (Roumélie), ch.-l. d’un livah de même nom, sur le canal des Dardanelles, dit aussi détroit de Gallipoli, à 140 kil. S. d’Andrinople ; 17,000 hab. Deux bons ports. Fabriques de maroquins. C’est la lre ville que les Turcs aient eue en Europe ; ils la prirent en 1356. — Le livah de Gallipoli, situé le long de la mer de Marmara, a une longueur de 460 kil., et une largeur de 150, et compte 600,000 hab. 11 correspond au S. de l’ancienne Thrace et à la Macédoine orientale. — On donne encore le nom de presqu’île de Gallipoli à la presqu’île sur laquelle est située Gallipoli : c’est l’ancienne Ghersonèse de Thrace.

GALL1SSON1ERË. Voy. la GALLISSONIÈRE,

GALLOECIA, prov. de l’Hispanîe. Voy . gailaici.

GALLO-GRÈCE. Voy. galatik.

GALLOWAY, district d’Éeosse , au S. E., comprend le comté de Wigton avec l’intendance (steward* ry) de Kirkcudbright et a pour ville principale New- Galloway, sur la nvière de Ken, à 40 kil. S. E. d’Ayr. Ce petit bourg fut longtemps indépendant et résista souvent aux rois d’Écosse, notamment en 1160, sous Malcolm.

gallowat, ville et comté d’Irlande. Voy. galway.

GALLOWAY (ruvigny, comte de). Voy. ruvigny.

GàLLS ou GAELS , ancien peuple de la Gaule , qui a donné son nom A cette contrée et au pays de Galles. Voy. celtes, gaulois, galles.

GALLUS (Cornélius), poète et guerrier romain, de l’ordre des chevaliers, né à Forum Julii (Fréjus), 69 ay. J.-C., rendit d’importants services à Octave dans la guerre d’Alexandrie, et fut créé par lui gouverneur d’Égypte. 11 abusa tellement de son pouvoir, qu’il fut rappelé de son gouvernement et condamné à l’exil ; mais il 6e donna la mort, à l’âge de 40 ou 43 ans. Il était lié avee Virgile, qui lui adressa sa x* églogue. Il avait composé 4 livres d’élégies qui ne nous sont pas parvenues ; on a sous Bon nom 6 élégies qui paraissent être du VIe siècle. On les trouve ordinairement à la suite de Catulle, Tibulle et Properce , et dans les Poetœ lalini minores de Wernsdorff. On lui attribue le Ciris.

gallus (C. Vibius Trebonianus), d’abord général enMésie, fit périr par trahison l’empereur Decius, dans une expédition contre les Goths , et se fit luimême proclamer empereur en 251. Il s’associa Ilostilien, puis son fils Volusien, traita avec les Gotns, et persécuta les Chrétiens. 11 allait combattre Ëmilien, qui avait usurpé l’empire, lorsqu’il fut tué en 253, par ses propres soldats, près de Rome.

gallus ( Flavius Constantinus ), neveu de Constantin et frère de Julien , fut créé césar en 351 par Constance II, et chargé du gouvernement de l’Orient. Il remporta plusieurs avantages sur les Perses ; mais il fit le plus criminel abus de son pouvoir, et mit à mort plusieurs des principaux habitants de la Syrie et d'Antioche. Rappelé par l’empereur, il fut jugé, condamné, et eut la tête tranchée en 354.

GALNA , ville de l'Inde anglaise. Voy. GAULNA.

GALSUINTE, fille d’Athanagilde , roi des Wisi- £oths, et sœur de Brunehaut, née vers l’an 540, fut, a la sollicitation de sa sœur , donnée en mariage à Ghilpéric , que cette princesse espérait par cette union détourner de son commerce avec Frédégonde et ramener à une conduite plus digne d’un roi. Mais le faible Chilpéric, sacrifiant bientôt sa jeûna épouse à une concubine , fit assassiner Galsuinte. C’est en voulant tirer vengeance de ce crime que Brunehaut s'engagea dans la lutte sanglante où elle succomba.

GALVANI (L.) , médecin et physicien , né à Bologne en 1737, mort eu 1798 , fut nommé en 1762 professeur d’anatomie à l’université de Bologne , et perdit cette place lors de l’établissement de la république cisalpine, pour n’avoir pas voulu prêter serinent au nouveau gouvernement 11 fit en 1*789 la découverte de ces propriétés électriques que l’on désigne sous le nom de galvanisme : ayant par hasard approché un conducteur électrique des muscles d’une grenouille écorchée , il remarqua avec étonnement les mouvements qui s’y produisaient et en fit l’objet d’une étude spéciale. On a de lui De viribus electricitatis in molu muscularit 1791, et quelques dissertations anatomiques. L'Institut de Bologne a publié ses Œuv. complètes, 1841.

GaLVESTON , baie du golfe du Mexique , dans l'état de Texas , à l’embouchure du Klo de la Tri~ niüad , est presque fermée au S. par l’îîe Galveston ou San-Luis, dans laquelle on trouve une v. de Galveston, à i’O. , avec un Dort très commerçant 5000 11

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