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partement de l’Hérault ; leur étendue est de 0 kil.

GARROVILLAS, ville d’Espagne (Badajot) , à 26 kil. S. de Coria; 6,000 hab. Draps, tanneries.

GARSAURA, Ak Serai, v. d’Asie Min., sur l’Halys, près d’Archelaïs, entre la Galatie et la Cappadoce.

GARSIMINK (pour Garcia Xirnenes). V. «avarre.

GARSTANG, ville d'Angleterre (Lancastre); 7,000 hab. Fondée sous Henri VII par Thomas Stanley, premier comte de Derby.

GARTEMPE, riv de France, naît près de l’Épinas (Creuse), et tombe dans la Creuse sur la limite de ce dép. et de celui d'Indre-et-Loire, après un cours de 220 kil. — Commune du dép. de la Creuse, aUk. U. de Guéret, et anc. domaine situé sur la Gartempe, appartenant à la famille Voysin de Gartempe.

GARTH (Samuel), poète et médecin anglais, né en 1671 dans le comté d'York, mort en 1718, vint se fixer à Londres, devint membre du collège de médecine de cette ville, et y établit des salles de consultations gratuites et de pharmacie en faveur des pauvres malades. On a de lui un poème burlesque intitulé : the Dispensary, Londres, 1699, souvent réimprimé : c’est une satire fort spirituelle dirigée contre les médecins et les apothicaires de Londres, qui s’opposaient à ses efforts philanthropiques ; et un autre petit poème de Claremont, où il chante cette belle résidence du comte de Newcastle. Il prit aussi part à une traduction d’Ovide.

GARUMNA, riv. de Gaule, auj. ia Garonne.

GARVE (Christ.), professeur de philosophie à Leipsick, né à Breslau en 1742, mort en 1798, s'est surtout attaché à la morale et a joint une érudition profonde à un sage éclectisme. Ou lui doit des traductions allemandes des Traités de Morale d Aristote, de Cicéron, de Fergusson, de W. Paley; quelques ouvrages originaux sur 1 Union de la Morale et de la Politique , 1788, sur les Principes de la Morale , 1798 (allem.); des dissertationi latines sur la Logique des probabilités, 1766, sur la Manière d écrire l’histoire de la philosophie , etc.

GARZ, viile murée des États prussiens, à 20 Vil. S. O. de Stettin ; 3, 1 50 hab. Étoffes de coton. Pêche active. — Une autre Garz, dans l’île de Rugen, à 13 kil. S. E. de Bergen, a été la résidence des rois de Rugen. On la nommait Carenza au moyen-âge.

GASCOGNE, portion mérid. du grand-gouvernemcntde Guyenne et Gascogne, entre l'Océan à 10., le Languedoc et le grand-gouvernement de Foix à l’E., la Guyenne au N., l’Espagne et le grand-gouvernement de Navarre et Béarn au S. Elle enveloppait ce dernier de trois cotés, et de plus elle avait une de ses provinces (la Soûle) tout a fait détachée d’elle et enclavée entre la Navarre et le Béarn. La Gascogne peut se diviser en 3 parties : 1° pays & l’O. et au N. du grand-gouvernement de Navarre et Béarn (Condomais, Cabaret, Marsan, Tursan, pays des Marennes, Landes, la Chalosse, le Labour); 2° pays à l'E. : ce sont au N. l’Armagnac (très subdivisé), au S. le Bigorre, le Nébouzan, le Comminges , le Conserans ; 3° la Soûle, au S. de tout le pays. Ch.-l. général, Audi, qui est aussi celui de l’Armagnac. — La Gascogne a formé les dép. dei H. -Pyrénées , du Gers et des Landes. — La Gascogne, qui formait du temps des Romains la Novempopulanie ou 3* Aquitaine, prit son nom moderne des Vascons ou Basques, peuple d’Espagne qui, refoulé par les Goths, franchit les Pyrénées vers l’an 542, et s’établit dans les provinces nommées depuis Gascogne et Guyenne. Les rois francs firent contre ies nouveaux possesseurs de fréqu entes expéditions, notammen» en 602, où les Basques furent défait! et soumis par Thierry, roi de Bourgogne, et Théodebert, roi d’Austrasie. Réunie un instant au roy. des Francs, la Gascogne en fut détadiée en 030 avec l’Aquitaine, et donnée à Boggis , 2® fila de Caribert. En 7 1 4. les Gascons se soulevèrent, mais

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Pépin et Charlemagne les soumirent et les remirent sous la dépendance des ducs d’Aquitaine. La Gascogne formait alors un duché comprenant six comtés : Bigorre, Bordeaux, Agen, Fezensac, Lectoure, et le comté de Gascogne propre, qui avait pour ch.-l. la ville de St-Sever, nommée pour cette raison Cap-dc-Gascogne. Le titre de duc de Gascogne passa en 1036 à la mais, de Poitiers par suite du mariage de Brisque, tille de Sanche 111, duc de Gascogne, avec Guillaume, comte de Poitiers et d’Aquitaine; en 1137 le mariage d’Eléonore, héritière des comtes d’Aquitaine, avec Louis Vil, réunit un instant la Gascogne à la couronne de France; mais le second mariage de cette princesse (avec Henri Plantagenet, 1152) mit la Gascogne sous la domination anglaise. Elle resta aux Anglais jusqu’en 1453, époque à laquelle Charles Vil la réunit définitivement à la France.

Gascogne (golfe de) , Aquilanicus sinus. On désigne sous ce nom la partie de l’Océan Atlantique comprise entre les côtes occidentales de la France et les côtes septentrionales de l’Espagne.

GASCONS, VASCONS ou BASQUES. Voy. basques et Gascogne. — On étend vulgairement la dénomination de Gascons à tous les habitants du pays compris entre les Pyrénées et la Garonne. Les Gascons ont l’esprit fin, délié, adroit, fécond en inventions; mais ils ont aussi la réputation de fanfarons.

GASSENDI (Pierre), philosophe français, né à Champtercierprès de Digne, en 1592, mort à Paris en 1655, se fit remarquer par sa précocité, obtint au concours une chaire de rhétorique dès l’âge de 16 ans, et enseigna la philosophie et la théologie à Aix à 21 ans. Il embrassa l’état ecclésiastique, devint en 1623 prévôt de la cathédrale de Digne, et fut pourvu d’un bénéfice avantageux qui lui permit de bonne heure de quitter renseignement pour la culture des sciences. En 1624, il publia une critique d’Aristote ( Exerciiaiiones paradoxicce adversus Arisiotelem) qui souleva beaucoup d’adversaires, mais qui attira sur lui l’attention. En 1645, il fut appelé à Paris et nommé professeur de mathématiques au collège de France. 11 se lia avec les savants les plus distingués, tels que Galilée, Kepler, Hobbes, Mersenne, Pascal, Lamothe-le-Vayer, et devint le centre de leurs réunions. Gassendi fut un savant universel et se distingua à la fois comme philosophe, physicien, mathématicien, astronome, historien, antiquaire; mais c’est surtout comme philosophe qu'il est célèbre. Il fut un des premiers à sentir le vide de la philosophie d’Aristote et il l’attaqua hardiment dans ses Exerciiaiiones ; il lui préférait celle d’Epicure, et il fit des travaux d’une érudition admirable pour restaurer et réhabiliter rette doctrine si longtemps oubliée et condamnée. Il publia dans ce but trois ouvrages importants : De Vila et moribus Epicuri, 1647; Animadversiones in librum X Diogenis Laertii , 1649 ; Syniayma philosophiæ Epicuri , 1649; il y rassemblait tous le3 passages des anciens où il est parlé d’Epicure, exposait etconflrmait plusieurs des opinions de ce philosophe, tout en combattant avec force ses dogmes impies. Gassendi se forma en outre une doctrine à lui, sorte d’éclectisme qui avait le sensualisme pour base; il l’exposa dans son Syntagma philosophicum , ouvrage posthume, où 11 traite toutes les parties de la science. Il eut avec Descartes de vives discussions et écrivit contre lui deux traités : Disquisitio metaphysica adversus Cartesium , 1642; Dubuaiiones el insianliœ adversus Carlesii melaphysicam, 1644 ; il attaquait surtout la doctrine des idées innées, et enseignait que toutes nos idées viennent des sens, les unes immédiatement, les autres médiatement. Enfin il réfuta les folies mystiques de Robert Fludd el de Morin. Outre les

ouvrages que nous venons de citer, on doit à Gassendi plusieurs traités d’astronomie, d'importantes découvertes sur cette science, et d’excellentes biographies de Tycho-Brahé, Copernic, Peyresc etc. Ses œuvres ont été réunies à Lyon, 1658, 6 v. in-fol avec sa vie par Sorbière.— G . alaissédes disciples nombreux : B rnier, qui a donné un excellent A hrégé de sa doctrine, Molière et Bachaumont, tous épicuriens.

GASSENDI (J. -J. basilien de , gén . d’artillerie, de la môme famille que le préc., né à Digne en 1748, m. en 1828, se distingua surtout au passage du St-Bernard, où il donnal'idéede transporterlescanonsàbrasenles plaçant dans des troncs d'arbres creusés, quitta le service, avec e grade de gén. de divis., pour entrer dans l'administration,etdev nt conseiller d’Etat, sénateur, pair de France. On lui doit V Aide-mémoire à l’usage des officiers d'artillerie , 1789, manuel fort estimé.

GASS10N (Jean de), maréchal de France, né à Pau en 1609, servit d’abord en Piémont sous le duc de Rohan, passa ensuite en Suède, près de Gustave- Adolphe; se signala à la bataille de Leipsick, gagnée par ce prince en 1631; revint en France après la mort de Gustave, et commanda l’aile droite de l’armée française à la fameuse journée de Rocroi (1643). La même année, après s’être signalé de nouveau à la prise de Thionville, il fut créé maréchal, quoiqu’il fût huguenot. En 1647 il reçut un coup de mousquet an siège de Lens, et m. 5 jours après.

GASSNER (J. -Joseph), pieux ecclésiastique, né en 1727 à Bratz , sur les frontières de la Souabe, mort en 1779, fut d’abord curé de Klœsterle dans le pays des Grisons, et se fit une grande réputation par des guérisons que l’on regarda comme miraculeuses. Plein de foi et croyant que les maladies étaient l’effet de la possession , il prétendait les guérir en chassant les démons m nom de Jésus. 11 parcourut, à partir de 1773, la Suisse et une partie de l’Allemagne, suivi d’une foule de malades, et séjourna surtout à Elwang , à Sulzbach , à Ratisbonne. A la fin, l’autorité ecclésiastique et l’empereur Joseph II, alarmés de l’influence qu’exerçait ce prêtre plein de foi, le forcèrent à cesser ses exorcismes et à se renfermer dans sa cure (1777). On a écrit une foule de volumes, soit pour raconter, soit pour discuter les miracles de Gassner. Il a écrit lui-même une Instruction pour combattre le Diable (en allemand), 1774.

GASTEIN, Gastanium en latin moderne, bourg des Etats autrichiens (Autriche) , à 40 kil. S. O. de Rastadt. Aux environs, eaux thermales très fréquentées; plomb aurifère et argentifère. On croit que cette ville occupe l’emplacement de l’ancienne Auqusta Antonini.

GASTINE (c.-à-d. lande défrichée ), nom donné à plus, pays de l’anc. France, notamm. à une partiedu Bas-Poitou, qui avait pour lieu princip. Parthenay. Il Fait auj. partie du dép. des Deux-Sèvres. F.gatinais.

GASTON, poète, né à Rhodez en 1767, mort en 1808, servit dans l’armée de Condé, puis se réfugia an Russie ; revint en France sous le consulat et fut fait proviseur du lycée de Limoges. On a de lui line traduction de Virgile en vers, Paris, 1808. Elle est bien inférieure à celle de Delille.

GASTON DE FOIX , D’ORLÉANS. \oiJ. FOIX, ORLÉANS.

GASTOUNI , ville de l’état de Grèce (Eliüe) , à 110 kil. N. E. de Tripolitza ; 3,000 hab. Petit port, château. Aux environs, ruines de l’ancienne Elis. — L’ancien fleuve Pénée se nomme aussi Gastouni ; — il se jette dans un golfe dit pareillement de Gastouni.

GATA, ville d’Espagne (Badajoz), sur lariv.Gata, au pied des monts de Gata, à 50 kil. S. O. de Valencia; 2,400 hab. Châtaignes, porcs.

gata (monts de), montagnes d’Espagne, font partie de la chaîne carpétario-vettonique , el lient les monts de Grédos à la sierra Esfrella; la Gata (affluent de l’ A lagon) y prend sa source. Ces montagnes tirent leur nom des carrières d’agates qui s’y trouvent en abondance*

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GATAKER (Thomas), théologien et critique anglais, né à Londres en 1574, mort en 16'54, fut successivement instituteur particulier, prédicateur, et recteur de Rotherhithc (Surrey). On a de lui plusieurs ouvrages de controverse et d’autres écrits dont les plus remarquables sont : un Discours sur la nature et t usage des loteries , 1619, in-4 ; une bonne édition, avec traduction, de Marc-Aurèle, précédée d’un discours préliminaire sur la philosophie des Stoïciens, qui renferme de savantes recherches, et six livres de remarques critiques sous le titre d ’Adversaria miscellanea , 1651. Une partie des écrits de Gataker a été publiée sous le titre d’ Opéra cri lica, Utrecht, 1698, in-fol.

GATES (monts), dans rHindoustan. Voy. chattes.

GATES (Horace), général américain , né en Angleterre vers 1728, s’établit dans la Virginie vers 1763, et prit les armes en faveur de sa nouvelle patrie lors de la guerre de l’indépendance. Chargé du commandement de l’armée américaine du nord en 1776, il battit le général Burgoyne en plusieurs rencontres et le força à mettre bas les armes à Saratoga le 17 octobre 1777. Nommé en 1780 général en chef de l’armée américaine du midi dans la Caroline, il s’efforça vainement de résister à lord Cornwallis. Il mourut en 1806.

GATESHEAD, ville d’Angleterre (Durham), sur la Tyne, est considérée comme un des faubourgs de Newcastle, dont elle n’est séparée que par u« pont de pierre; 15,000 hab. Fer fondu, etc.

GATIEN (saint), évêque de Tours, un des apôtres des Gaules, vint d’Italie en ce pays vers 250, fit un grand nombre de prosélytes, et souffrit le martyre plusieurs années après. On le fête le 18 décembre.

GATINAIS, Wastiniensis Comitatus , pays do France, divisé en Gâtinais français (dans l'Ile-de- France) et Gâtinais Orléanais. Le premier avait pour capitale Nemours, et forme auj. la partie S. O. du dép. de Seine-et-Marne. Le second avait pour capitale Montargis, et renfermait le petit pays de Puisaye; il forme auj. l’E. du dép. du Loiret et quelques portions de ceux de la Nièvre et de l’Yonne. — Le Gâtinais eut dès le xi« siècle des comtes particuliers. Geoffroy-le-Barbu , l’un deux , fils d’Hermengarde, sœur de Geoffroy-le-Martel , comte d'Anjou, succéda à son oncle dans le comté deTouraine,mais fut dépouillé par Foulques, son frère cadet. Celui-ci, craignant la colère du roi de France, Philippe, lui céda le Gâtinais. — Voy. gastine.

GATTEL, lexicographe, né à Lyon en 1743, mort en 1812, enseigna la philosophie à Lyon, la grammaire générale à Grenoble, et devint sous l’Empire proviseur du collège de Grenoble. On a de lui un Dictionnaire espagnol-français et français-espagnol , Lyon, 1790, et un Dictionnaire portatif français , Paris, 1797 , réimprimé avec des augmentations en 1819, 2 vol. in- 8 : c’est un ouvrage estimé.

GATTES (cap de), énorme rocher situé en Espagne sur la côte de Grenade , a environ 35 kil. de circuit, et 80 mètres de haut.

GAU, ancien nom qui désignait une circonscription territoriale, en usage en Germanie vers le temps du démembrement de l’empire romain. Les gaus étaient administrés par un comte dit gaugraf. Il reste encore beaucoup de vestiges de cet ancien usage dans les noms de Brisgau , Thurgau ( d’où Thurgo\\e),Nordgau, Sündqau , etc.

GAUBIL (Antoine), savant missionnaire jésuite, é à GailWi (Languedoc) en 1689, fut envoyé à la Chine en 1723 , y apprit parfaitement les langues chinoise et mantchoue, devint interprète de la cour Impériale, exerça cette charge pendant 30 an-s, et mérita l’entière confiance de l’empereur. Il mourut 4 Péking en 1759. C’est peut-être celui de tous les Européens qui a le mieux connu la littérature chinoise. On a de lui: Traité historique et critique

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