GEER
chez les Mandingues, dans le roy. de Kabou, à 140 kil. N. E. de Bissao; 750 bab. On en exporte des cuirs, de la cire et de 1 ivoire.
GEBEL, c.-à-d. montagne. Voy. djebel.
GEBELIN (court de). Voy. court de gébelin.
GEBENNA ou CEBENNA , montagnes de la Gaule, auj. les cévennes.
GEBENNENS1S ducatus, auj. le duché de genevois. Voy. ce nom.
GEBY ou CREBBY , une des Moluques, sous l’é» quateur, par 127° 5’ long. E. ; 60 kil. de tour.
GEDANUM, nom latin moderne dé dantzick.
GÊDÉON, juge d’Israël de 1349 à 1309 av. J.-C. Voyant ses compatriotes opprimés par les Madianites, il choisit les 300 plus braves de son armée, les munit de vases renfermant des flambeaux allumés, puis entra avec eux dans le camp ennemi, en les faisant tous sonner de la trompette et secouer leurs flambeaux. Les Madianites, épouvantés de cette attaque nocturne et de ce bruit inattendu, et croyant le3 Hébreux en grand nombre, s’entre-tuèrent ou furent pris par l'ennemi. Les Israélites, affranchis, offrirent le sceptre à Gédéon ; mais il se contenta du titre de juge, il mourut très âgé laissant 70 enfants ; ils furent tous, â l’exception de Joathan, tués par Abimelech, leur frère naturel, qui succéda à Gédéon.
GED1KE (Frédéric), instituteur allemand, né dans le Brandebourg en 1754, mort en 1803 , se voua de bonne heure à l’instruction publique, dirigea plusieurs gymnases en Prusse, devint membre de l'académie des siences de Berlin et du comité chargé du perfectionnement de la langue allemande , enfin inspecteur des écoles de la Prusse méridionale et occidentale. Outre plusieurs compilations classiques, on a de lui : M. Tul/ii Cicernnis historia philosophies antiquœ, Berlin, 1781 et 1809, ouv. précieuxqui contient tous les textesde Cicéron re la tifs aux philosophes antérieurs, distribués dans l’ordre chronol., et la trad. de quelques dial, de Platon.
GÉDIM1N. Voy. ghedimine.
GEDüYN (Nicolas), savant ecclésiastique , né à Orléans en 1667, mort en 1744 , entra d’abord chez les Jésuites , professa la rhétorique au collège de Blois, et quitta ensuite son ordre par raison de santé. Rentré dans le monde, il fut admis chez Ni* non de Lencios, sa parente, obtint par le crédit de ses amis des bénéfices avantageux, fut admis en 1711 à l’Académie des Inscriptions, et en 1719 à l’Académie Française. Il a laissé une Traduction de Quintilien, Paris, 1718, in-4, réimprimée plusieurs fois, et estimée, malgré les omissions et les inexactitudes qu elle renferme; une Traduction de Pausanias, Paris, 1731, et Amst., 1733, qui passe pour peu fidèle ; des Réflexions sur le yoût, et divers opuscules réunis sous le titre d’ Œuvres diverses, 1745, in-12.
GEDROSIE, Gedrosia , auj. le Meliran , grande province de l’ancien empire des Perses, était située entre la Carmanie à 10., l’Inde et l'Indusà l’E., la Drangiane et l'Arachosie au N., et s’étendait au S. le long de la mer Erythrée, de 55° 30’ à 62° 45’ long. E. Sur la côte méridionale habitaient les Ichthyophages ; l'intérieur était occupé par les Arbites, les Grites, les Rhandes au S. E., les Musarinéens au N., les Garsides à l’O. On a du reste très peu de renseignements sur l’intérieur de cette contrée. Poura en était la capitale. Elle avait fait partie de la 14e satrapie de Darius I.
GÉDUMA, état de la Sénégambie, entre le Sahara et les états de Djafnou, Kasson, Kadjaaga, Bondou.
GEEL ou GHEEL, ville de Belgique (Anvers), à 17 kil. S. de Turnhout; 7,000 hab. Draps, étoffes de coton. Les habitants des environs reçoivent beaucoup d'aliénés qu’on y envoie des diverses provinces de la Belgique , et qui, grâce â l’apparenc® de liberté dont ils jouissent , et aux soins qu’on prend d’eux recouvrent quelquefois la raison.
GELD — 691 — GEME
GEER (de). Voy. van geer.
GÉES, nom ancien de l’Abyssinie, sert encore à désigner une langue que l'on ne parle plus aujourd’hui, mais dans laquelle sont écrits les livres sacrés des Abyssins.
GEFLEBORG, Gevalia en latin moderne, ville de Suède, dans la Suède propre, ch.-l. du lan ou gouvernement de Gefleborg, à l’embouchure du Gefle, et à 80 kil.' E. de Falun; 6,000 hab. Maisons en bois; rues larges et bien pavées; pêche active et commerce maritime florissant. — Le gouvernement de Gefleborg, formé des anciennes provinces de Gestrikland et Helsingland, a pour ch.-l. Gefleborg, et pour autres villes principales Soderhamn, Jarsice, Huddiksvail.
GEHENNE (c.-à-d. en hébreu vallée qui a appartenu à Hinnom), vallée riante et fertile, située au S. de Jérusalem, près de la polie des Potiers, sur les frontières des tribus de Jua^ et de Benjamin. Cette vallée, étaut devenue dans la suite le théâtre des sacrifices sanglants du dieu Moloch, et l’endroit où I’oû jetait les cadavres des animaux et des malfaiteurs, prit le nom de Thophei (horreur) et ne fut plus pour les Juifs que le symbole de l’enfer.
GEIER, ville de Saxe, à 9 kil. N. E. de Grunhayn: 1,800 hab. Mines de cobalt, étain, arsenic, vitriol, etc.
GEILER (Jean). Voy. geyler.
GE1SA ou GE1SS, ville du grand-duché de Saxe- Weimar, sur l’Elster, à 35 kil. N, O. de Meiningen; 1,650 hab. Château.
GE1SA, duc et rois de Hongrie. Voy. geysa.
GE1SLINGEN , ville du roy. de Wurtemberg (Danube), à 26 kil. N. O. d’Ulm; 2,000 hab. Martinets à fer et à cuivre, coutellerie, papeteries, etc.
GEISMAR, Geismara , ville de la Hesse-Cassel, à 3 kil. N. O. de Fritzlar; 600 hab. Source minérale.
GE1SPOLTZHEIM , ch.-l. de cant. (Bas-Rhin), à 11 kil. S. O de Strasbourg; 2,100 hab. Commerce très actif,
GELA, d’ab. Lindes , auj. Terranova ou Alicata? y. de Sicile, sut la côte méridionale, à Pemb.du fl.Gélas fut fondée par les Rhodiens et les Cretois vers l’an 690 av. J.-C., et fonda à son tour Agrigente, puis Phintiade qui prit aussi le nom de Géla (près de la côte et à l’E. de la métropole). Gélon, tyran de Syracuse, avait été d’abord tyran de Géla.
GELÆ, peuple d’Asie. Voy. cadusii.
GËLASE I (saint), pape, élu en 492, approuva ce que son prédécesseur, Félix 1 , avait fait contre Acace ; refusa d’admettre à sa communion Euphémius, patriarche de Constantinople, qui ne voulait pas condamner la mémoire de cet hérésiarque ; combattit les erreurs des Eutychéens, convoqua en 494 à Rome un concile dans lequel fut dressé le canon des saintes Écritures, et mourut en 496.
GÉlase ii, pape, né à Gaëte et connu d’abord sous le nom de Jean dre Gaëte , fut élu en 1118, après la mort de Pascal 11. Aussitôt après son élection, Cincio Frangipani, consul de Rome, qui avait voulu faire élire un autre pape, le contraignit à sortir de Rome, et, de concert avec l’empereur Henri V, il fit élire à sa place Maurice Bourdin, sous le nom de Gréjgoire VIII. Gélase se retira à Gaëte, d'où il excommunia l’anti-pape et ses protecteurs. Peu après, il rentra un instant dans Rome; mais il en fut bientôt chassé de nouveau par Frangipani. Il se réfugia alors en France, où il fut reçu avec honneur, et termina ses jours dans l’abbaye de Cluny en 1119.
GELB, Gelduba, bourg des États prussiens (prov. Rhénane), à 17 kil. N. O. de Dusseldorf, sur le Rhin, rive gauche, au lieu où fut construit le pont de Drusus j, 100 hab.
GELBOE (mont), petite chaîne de montagnes de la Palestine, dans la tribu de Zabulon, célèbre par la défaite et la mort de Saül en 1040*
no,*\Iat?n mo<lerne de la gueldre.
k^EE (Claude , peintre. Voy. lorrain (Claude), uLLLJNAU , ville du roy. de S&xc (lirzgebirfffil à 14 kil. S. de Vieux-Chemnitz ; 2,500 hab. 8 ' GELHEIM,v. d’Allem., la même qu’iNGELHEiM GEL1MER. Voy. gilimer.
GELLAH, ville de l'état d’Alger (Constantinc) , à 170 kil. E. de Constantinc, sur la Medjerda. C’é^ tait un lieu de refuge pour les meurtriers. — Dam l’état de Tunis est une autre Gellah, l’ancienne Castra Corneliana; elle est située aussi sur la Medjerda, à 26 kil. N. de Tunis.
GELLERT (Christophe), littérateur allemand, né à Hainichen, dans la Saxe, en 1715, enseigna avec un grand succès la philosophie morale à Leipsick, et mourut dans cette ville en 1769. Il a laissé des ouvrages de genres divers, des poésies religieuses, des comédies, des dissertations littéraires; mais ce qui le rend surtout célèbre , ce sont Bes Fables et ses Contes, dont le premier recueil parut en 1746, et qui ont obtenu en Allemagne une vogue populaire. On lui doit aussi des Leçons de Morale fort estimées, qui ont été publiées après sa mort, 1770. Ses Fables ont été traduites en prose par Toussaint, Berlin, 1778, et en vers par M. Stévens, Breslau, 1777 ; sa Morale a été trad. par Pajon , Utrecht, 1775. Ses œuvres complètes en 10 vol. in-8 ont paru à Leipsick, 1784 , 1841 , etc. — Son frère Christlieb Gcllert fut un des plus savants métallurgistes de l’Allemagne. 11 fit à F’reyberg en Saxe des cours de minéralogie qui eurent un grand succès, fut nommé administrateur des forges de cette ville, 1764, et professeur de métallurgie, 1765. Il mourut en 1795. On a de lui des Éléments de métallurgie chimique , Leipsick, 1750, in-8 GELL1US (aulus). Voy. aulu-gelle.
GELNHAUSEN, ville de Hesse-Cassel (Hanau), sur une haute montagne, et près de la Kinzig, à 20 kil. N. E. de Hanau ; 2,800 hab. Jadis ville impériale. Ruines d’un palais de l’empereur Frédéric I.
GÉLON, fameux tyran de Sicile, s’empara d’abord du pouvoir à Géla, l’an 491 av. J.-C., puis à Syracuse en 484, et fit le meilleur usage de l'autorité qu’il avait usurpée. Il allait porter des secours à la Grèce envahie par Xerxès, quand les Carthaginois, à l’instigation de ce prince, attaquèrent la Sicile avec 300,000 hommes. Gélon les battit complètement près d’Himère, les réduisit à demander la paix, et stipula pour première condition que Carthage abolirait les sacrifices de vietimes humaines. Il voulut ensuite abdiquer la puissance, mais le peuple le força de la garder. 11 régna encore deux ans avec autant de justice que de sagesse , embellit Syracuse et réforma les mœurs. Il mourut l’an 478 av. J.-C., et eut pour successeur Hiéron.
GÉLONS, peuple sarmate, d’origine grecque, entre le Danaster et le Danapris , au S. des Dudmi. Les villes d'Olbia etd 'Odessus étaient dans le pays qu’ils occupaient, mais sans leur appartenir. Les Gélons étaient déjà connus dès le temps d’Hérodote. A la fin du n* siècle ils furent compris dans l’empire goth GELVES, ville d'Espagne (Séville), à 11 kil. S. E. de San-Lucar-la-Mayor ; 3,650 hab.
GEMBLOUX, Geminiacum ou Gemblacum , villa de Belgique (Namur), à 15 kil. N. O. de Namur; 1,700 hab. Place jadis forte. Ane. abbaye de Bénédictins. Coutellerie. En 1 578, don Juan d’Autriche y battit l’armée des États-Généraux, et en 1794, les Autrichiens, commandés par Beaulieu, y furent défaits par les Français.
GÉMEAUX, Gemini , le troisième des douze signes du zodiaque, représente les deux Tyndarides, Castor et Pollux. Ils formaient une constellation favorable aux navigateurs.
GEMELL1-CARERI (J ean- François) , voyageur italien, né à Naples en 1651, fit, de 1680 à 1698,