GAZA
Paris en 1731, parut avec succès sur la scène dan? passions honteuses et en s’y prêtant lui-même av les rôles de Junie , d’ Andromaque, d’Iphigénie , de une complaisance infâme. Les prodigalités et l’or- Bérênicc; créa le rôle de Zaïre, et reçut de Voltaire gueil de cet homme révoltèrent plusieurs fois lâ à ce sujet l'épître la plus flatteuse. Mademoiselle j noblesse contre lui ; le roi fut forcé de l'exiler Gaussin ne montra pas moins de talent dans les in- mais à peine le mécontentement paraissait-il calmé’
qu’Edouard le rappelait auprès de lui. Enfin les barons, las de supporter un joug aussi odieux, prirent les armes contre Gaveston, le firent prisonnier et lui tranchèrent la tête, l’an 1312.
./^YIUS, citoyen romain, l'une des victimes les plus * célébrés de Verrès, habitait unepetite ville de Sicile, lorsqu’il fut arbitrairement arrêté parle proconsul, battu de verges et mis en croix sur la place publique de Messine, malgré sa qualité de citoyen romain, et quoique ce supplice ne fût réservé qu’aux esclaves. Cicéron a éloquemment décrit son supplice dans le discours vulgairement nommé De Suppliciis.
GAVRAY, ch.-l. de cant. (Manche), sur la Sienne, a 1 7 kil. S. O. de Coutances; 1,600 hab. Toiles de crin pour tamis. Commerce.
GAVULDANUS ou GAVüLDENSIS pagus, nom latin Hn oevaudan.
GAY (John) , poëteanglais, né àBarnstaple (Devonshire)en 1688, fut d’abord commischez un marchand de soie ; la duchesse de Monmouth, appréciant son talent, le prit pour son secrétaire, et il put dès lors se livrer à loisir à son goût pour les lettres. Il fut ensuite secrétaire du comte de Clarendon dans son ambassade en Hanovre. 11 était l’ami des beauxesprits de son temps, surtout de Pope. 11 jouit quelque temps des faveurs de la cour ; mais ayant été disgracié, il en conçut un vif chagrin et mourut peu 'après, en 1732, à quarante-cinq ans. On a de lui des comédies ( The wifeof Baih ; What d'ye call it? Thrce weeks afier marriage); des opéras, dont les plus célèbres sont le Gueux ( The Beygar's opéra) et Polly , qui y fait suite ; des tragédies et des poésies diverses., mais il est surtout connu par ses fables (l 726), qu’iî composa pour l’instruction du jeune duc de Cumberland , et par des Églogues rustiques pleines de naturel. Ses fables ont été traduiuespar i\l“e de Kéralio, Par., 1759, etmisesen vers par Joly de Salins,18U . VV. Coxe a donné sa vie (en tête de ses Fables , 1796).
GAYAH, ville de l lnde anglaise (Calcutta), à 60 kil. S. O. de Bahar, et à 90 kil. S.' de Patna, sur le Foulgo; 40,000 hab. Elle est regardée comme la 'patrie de Bouddha. Il s’y rend annuellement jusqu’à 100,000 pèlerins.
GAZA, auj. Ghazzah (de ghaza , trésor, ou d’un mot hébreu quisignifie/oWe), grande villede Palestine, au S. S. O. d’Ascalon, au N. de Raphia et près de la mer, était la capitale d’un petit état philistin. Selon la Bible, c’est de celte ville que Samson enleva les portes, et c’est sous les ruines d’un des temples de Gaza qu’il se fit écraser avec 3,000 Philistins. Elle fut prise par Ezéchias, par Alexandre-îe-Grand (F. bétis) , par Alex. Jannée ; détruite pendant les guerres civiles de Judée et rebâtie par Gabinius. La ville moderne de Ghazzah a environ 5,000 hab. Elle fut prise par les Français pendant l’expédition d’Égypte. — 11 y eut une autre Gaza dans l’Alropatènc ; c’était une des résidences d été des rois de Perse ; ils y conservaient sans doute des trésors, d’où lui vint son nom. On croit que c est
la ville actuelle de Tauris. #
GAZA ou GAZ1S (Théodore), grammairien grec, né à The9saionique vers 1400, vint en Italie après la prise de sa ville natale par les Turcs en 1429, enseigna le grec à Ferrare et y fonda une académie; fut appelé à Rome en 1466 par le pape Nicolas V, et s’y lia avec le cardinal Bessarion. Il moût ut en 1478 On a de lui une excellente Grammaire grec publiée avec traduction latine, Paris,
’ lat. des Problèmes et de l'Histoire Aristote, ainsi que de plusieurs au-
génues et les amoureuses de la comédie que dans les jeunes premières de la tragédie. Sa sensibilité, l’âme et la naïveté de son jeu la placèrent au premier rang parmi les actrices de cette époque. Elle quitta le théâtre en 1763, et mourut quatre ans après. Elle avait épousé à l’âge de 47 ans un Italien, Tavolaïgo qui la rendit fort malheureuse.
GAU i’AMA ou GOTAM A. Voy. bouddha gaoutama.
GAUTHEY (Émilian-Marie) , ingénieur, né à Châlons-sur-Saône en 1732, mort en 1806, fut nommé directeur-général des canaux de la Bourgogne en 1782, et inspecteur-général des ponts-etchaussées en 1791. On lui doit les quais de Châlonssur-Saône, le pont de Navilly sur le Doubs, la portion de canal qui joint la Saône à l’Yonne, et celui qui va du Doubs à la Saône, etc. On a de lui : Mémoires sur V application de la mécanique à la construction des voûtes, Paris, 1772, in-8 ; Dissertation sur les dégradations survenues aux piliers du dôme du Panthéon français , et sur les moyens d'y remédier, Paris, 1798, in-4 ; Projet de dérivation jusqu’à Paris des rivières d'Ourcq, Thérouenne et Beuvronne , 1803, in-4 ; Traité complet sur la construction des ponts et des canaux navigables , 2 vol. in-4, 1806, publié par M. Navier.
GAUTIER ou GAUTHIER (saint), premier abbé de Saint-Martin de Pontoise vers 1060, mort vers 1099. On le fête le 8 avril.
Gautier de pexejo, chevalier espagnol, alla se présenter en 1096 à Godefroy de Bouillon, et fut choisi par Pierre-l’Ermile pour commander l’avantgarde des nombreux Croisés qui ne voulurent point attendre le départ du général en chef. Gautier de Pexejo les conduisit avec des peines extrêmes par ^'Allemagne, la Hongrie, la Bulgarie, où presque tous furent tués par les naturels du pays. Lui-même mourut en Bulgarie, et c’est son. neveu, Gautier- Senzaveir (sa/is avoir), qui guida les derniers débris de cette foule jusqu’aux environs de Constantinople.
GAUTIER DE SAINT - VICTOR, abbé, OU plutôt prieur de la communauté de ce nom, vivait au XIIe siècle, et écrivit vers 1180 un traité intitulé; Contre les quatre labyrih.^es, où il combat comme' hérétiques certaines opinio^-s d’Abélard, de Gilbert, de Pierre Lombard, et de Pierre de Poitiers. Ce livre curieux pour l’histoire du temps est resté manuscrit, et n’est connu que par les citations de Duboulay.
Gautier d’agoty (Jacques), membre de l’Académie de Dijon, né a Marseille en 1710, mort en 1785, cultiva à la fois avec succès la peinture, la gravure, l’anatomie et l’histoire naturelle, et fit servir chacune de ces connaissances au profil des autres ; il partage avec Leblon l’honneur d’&roir inventé la «ravure en couleurs. On ade lui une Myologie complète en 20 planches, 1746, in-4. Il a commencé un Journal d'observations sur la physique qui a été continué par l’abbé Rosier. — Toute sa famille cultiva aussi les arts avec succès. Arnaud-Eloi Gautier d Agoly, son fils, a publié d’excellentes planches d anatomie et d’histoire naturelle, 1767-73.
Gautier de brienne, duc d Athènes. Voy. brienne.
GAUTIER. Voy. GAULTIER.
GAVE, Gabarits en latin, mot synonyme de celui de rivière dans l’ancien pays de Béarn. — Gave de Pau, Gave d’OIéron , etc. Voy. le mol qui suit
roi d’Angleterre, avait gagné 1 afTection^de ce^u ince ^ ouvrages.^
eu corrompant ses mœurs, en lui inspirant
GEBA — 690 —
gaza (énée), philosophe platonicien. Voy. énée. GAZER, ville de Palestine. Voy. gadara.
GAZIMOUR, rivière de Sibérie (Irkoutsk), tombe dans l’Argoun après un cours de 310 kil.
GAZNA , GAZN.4H ou GHISN1, ville du Kaboul (Afghanistan), à 45 kil. S. de Raboul. Cette ville a donné son nom à la dynastie des Gaznévides, qui en est sortie. On voit encore aux environs le tombeau du sultan Mahmoud, le plus grand prince de cette dynastie ; il est visité par une foule de pèlerins. Gazna fut florissante sous l’empire des Gaznévides; mais en 1153, Ala-Eddyn la nritet en fit massacrer la plupart des habitants. Les Anglais s’en sont rendus maîtres en 1839. Gazna est au milieu de hautes montagnes ; froid excessif. Environ 1,500 maison0.
GAZNÉVIDES, dynastie musulmane qui régna 214 ans sur une grande partie de la Perse et de PHindoustan, tire son nom de la ville de Gazna, berceau et capitale de l’empire gaznéyide. Alp-Tekin, né à Gazna, et sorti de la nation des Turcs Hoëikes, ayant secoué le joug des Samanides, fonda la dynastie gaznévide vers 960, et mourut en 975. Sebek- Tekin , gendre d’ Alp-Tekin , monta sur le trône après lui, et eut pour successeur son fils Mahmoud, qui prit le premier le titre de sultan en 997, conquit une grande partie de l’Inde et de la Perse, et forma un vaste empire qui s’étendait depuis la mer Caspienne jusqu'au Gange supérieur. Après la mort de Mahmoud, vers 1028 , l’empire gaznévide perdit beaucoup de sa puissance ; Mas’oud, Mohammed, Maudoud, Mas’oud II, Aboul-Haçan-Ali, Abdel-Raschid, Ferokh-zad, Ibrahim, Mas’oud III, Chirzad , Arslan-Chah , Bahram-Chah , régnèrent successivement jusqu’en 1158, époque où Bahram-Chah fut chassé de Gazna par Ala-Eddyn, de la dynastie des Gourides. Kosrou-Chah et Kosrou-Melik régnèrent encore quelque temps à Lahore, mais ce dernier fut vaincu et mis à mort en 1189, et en lui finit la dynastie des Gaznévides. Leur histoire a été traduite du persan par Fr. Wilken, Berlin, 1832.
GÉANG1R, ou DJIHAN-GUIR, ou DJËANGIR (Aboul-Maz’Affcr-Nourreddin-Mohammed) , empereur mogol, né en 1569 (977 de l’hégyre), était fils d’Akbar. Il monta sur le trône en lè05, après la mort de son père, et eut à combattre plusieurs de ses propres enfants, qui s’étaient révoltés contre lui. Il mourut en 1627, laissant la réputation d’un prince juste, équitable, généreux , ami et protecteur des arts et des lettres. On a de lui des mémoires sur les dix-sept premières années de son règne et quelques chapitres ajoutés aux Commentaires de Babour.
GEANTS , êtres fabuleux, d’une taille colossale , nés de la Terre, qui, selon la Fable , avait été fécondée par le sang que perdit Uranus ou le Ciel nuand il fut mutilé par Saturne. On leur donne Uussi pour père le Tartare. Confiants en leur taille et leur force monstrueuses, ils voulurent venger la défaite des Titans, leurs proches parents, et tentèrent à leur tour de détrôner Jupiter; mais celui-ci, aidé d Ilercale, les terrassa bientôt; il les frappa de la foudre, précipita les uns dans les enfers, ensevelit les autres sous des montagnes volcaniques. Les géants les plu» célèbres sont : Typhon, Typhoée, Encelade, Ephialte, Otus, Euryte, Titye, Alcyonée. etc. — La Fable parle en outre d’autres géants qui furent la ter reurdes humains : telssont Antée, Polyphème,etc.
il y eutaussi «les créants véritables t la Bible uousappreiid en effet qu’il exista un peuple de géants, de la race d’Énac,qui habitait la terre promise avant l’arrivée de Moïse. — Un roi de Basan, Og, avait 9 coudées. GÉANTS (CHAUSSÉE DKS). Voy. CHAUSSÉE.
géants (montagnes des), en allcm. Riesenç/ebirge, branches des monts Sudètes. Voy. sudetes (monts), GE AUNE, ch.-l. de canton (Landes) à 19 kil. S. E. de Saini-Sever; 1,400 hab.
GEBA, établissement portugais en Sénégambie,