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Genève (canton de), le 22® de la confédération suisse (incorporé depuis 1815), entre le canton de Vaud au N., la France au N. O. , la Savoie au S. et à l’E., 28 kil. sur 9 ; 64,000 h. dont 38,000 Calvinistes. Ce canton a été formé de l'ancienne république de Genève, plus quelques districts de la Savoie et du
Çays de Gex. 11 possède, outre Genève, deux villes, ersoy et Carouge ; il a deux enclaves dans le canton de Vaud. On y parle français.
Genève ( lac de ) ou lac léhan , Lemanus lacus, Genfer-see des Allemands, au S. O. de la Suisse, entre le canton de Vaud et le Valais: 70 kil. de long sur 13 de large. Le Rhône le traverse. Ses eaux nourrissent des poissons exquis ; ses côtes offrent des sites délicieux (entre autres celui de Meillerie). Ce lac est exposé à des crues subites et quelquefois même à des tempêtes. Néanmoins la navigation y est fort active. Sa plus grande profondeur est de 308 mètres. GENÈVE (robert de). Voy. robert.
GENEVIÈVE (sainte), Genovefa, patronne de Paris, née à Nanterre près de Paris vers l’an 423, n’était, selon l’opinion commune, qu’une simple bergère. D’après le conseil de saint Germain d’Auxerre , elle consacra sa virginité à Dieu. Après la mort de ses parents, elle vint demeurer à Paris chez sa marraine, et y mena une vie toute de piété et d’abstinence. Lors de l’invasion d’Attila dans les Gaules (451), les Parisiens effrayés voulurent abandonner leur ville : Geneviève les retint en leur prédisant que Paris serait épargné, et la prédiction s’accomplit. A une autre époque elle procura des vivres aux Parisiens affligés d’une disette. A sa prière, Clovis fit bâtir en l’honneur de saint Pierre et saint Paul l’église qui depuis porta le nom de la sainte ellemême (au haut de la montagne de Sainte-Geneviève, à Paris). Elle mourut le 3 janvier 512. Scs reliques étaient exposées à la vénération des fidèles dans l’église qui lui était consacrée ; depuis la destruction de cette église , elles le sont dans celle de Saint-Etienne-du-Mont. Une neuvaine, commençant chaque année le 3 janvier, jour de la mort et de la fête de la sainte, attire une foule considérable dans cette église.
Geneviève de brabant, fille d’un duc de Brabant, épousa, vers l’an 710, Siffroy, châtelain de Hohen- Simmeren, au pays de Trêves, et fut accusée d’adultère auprès de son mari par l’intendant Golo, qui avait en vain essayé de la séduire. Siffroy, alors absent, ordonna de la faire périr, -ainsi qu’un enfant qu’elle venait de mettre au monde , et dont elle était enceinte au départ de son époux sans que celui-ci le sût. Les hommes chargés d’exécuter l’ordre barbare ne purent se résoudre à le faire , et abandonnèrent la mère avec l’enfant dans une forêt , où, selon la légende, une biche les nourrit de son lait pendant six ans. Au bout de ce temps (737), Siffroy retrouva fortuitement son épouse dans une chasse où il poursuivait la biche nourricière ; il reconnut l’innocence de Geneviève, lui rendit tous ses honneur», et fit mettre à mort le perfide Golo. Geneviève, à l’endroit même où elle fut trouvée, bâtit à la Vierge la chapelle de Frauenkirchen , dont les ruines existent encore et attirent beaucoup de pèlerins. Cette aventure a fourni le sujet d’un grand nombre de légendes, romans, complaintes, drames et tragédies; lestiagédiesdeTieck et de Muller sont les seuls écrits remarquables qu’elle ait inspirés.
GENËVOiS (comté, puis duché de), Gebennensis ducatus , ancienne province des Etats sardes, dans le duché de Savoie, entre la prov. de Carouge au N. O., le Faucigny au N. E., la Savoie supérieure au S. E. la Savoie propre au S. 0. Ch.-l., Annecy. Ce pays appartint d’abord aux comtes de Genève (d’où le nom qu’il a retenu, quoique la ville de Genève n’en fasse nullement partie) ; il passa ensuite à Humbert et Othon de Yiilars, puis à la mai¬
son de Savoie qui l’érigea en apanage avec le titre de duché, en 1564. Le Genévois fut de nouveau incorporé à la Savoie en 1659. De 1792 à 1815, il fut compris dans l’empire français et forma une partie du dép. du Mont-Blanc. Il fut rendu aux États sardes en 18 1 5.
GENEVOIS (Charles- Félix, duc de), depuis roi de Sardaigne, mort en 1831. Voy. Charles-Félix.
GENÈYRE (mont), Janus mons , montagne qui appartient à la chaîne des Alpes Cettiennes, sur la limite de la France et des États sardes, dans le dép. des H. -Alpes; hauteur, 3,686 mètres. La Durance et la Doire Ripaire ont leurs sources près de ce mont. Quelques auteurs croient que c’est sur ce point qu’Annibal franchit les Alpes.
GENGA (della), pape. Voy. léon xii.
GENGIS-KHAN (TÉsiUDJiN,dil),c.àd.lePim$, Khan , célèbre prince mongol, né l’an 1164 de J. -G., mort en 1227, était d’abord simple chef d’une horde mongole, tributaire des Tartares Khi tans, qui étaient alors maîtres de la Tartarie orientale. En peu d’années, il agrandit prodigieusement son faible héritage ; il conquit le pays des Mongols Naimans, celui des Tartares Oïgours (1209) et la Chine septentrionale (1213); soumit la Corée (1219), la Transoxane (1221), le Khoraçan et l’Irak-Adjémy (1222), le Kharism et plusieurs provinces de la Perse orientale, enfin le Kandahar et le Moultan (1224). 11 était alors maître d’un territoire de plus de 6,000 kil. en largeur, s’étendant de la ville de Tauris, sur la mer Caspienne, à Pékin. En mourant, il partagea ces vastes états entre ses quatre fils , qui lui avaient servi de lieutenants dans toutes ses conquêtes; Tchouchi-Khan (ou son fils Batu-Khan) eut le Kaptchak et la Russie mérid.; Tchagataï, le Turkestan et l'Asie centrale; Mangou, la Perse; et Oktaï-Khan, la Chine, où il régna sous le nom de Taïtsoung et fonda la dynastie des Yen ou Mongols. Gengis-Khan se montra souvent conquérant inhumain et barbare. Par ses ordres, les villes de Boukara et de Samarcand furent détruites, et une foule de monuments des arts et des lettres furent anéantis dans Pékin.
GENGISKHANIDES, nom sous lequel on désigne les princes mongols descendants de Gengis-Khan, qu; régnèrent sur les principaux états de l’Asie, du XIIe au xive siècle. Voy. gengis-khan.
GÉNIE, Genius chez les Romains, Dœmon chez les Grecs, dieu subalterne, espèce d’ange gardien, qui, dans les croyances des Grecs et des Romains, présidait à la vie de l’homme. On lui offrait du vin, de l’encens, des fleurs, jamais de victimes sanglantes; ce qu’on pouvait faire de plus agréable pour lui était de se livrer soi-même au plaisir : aussi les Romains disaient-ils genio indulgere (satisfaire son génie) pour s’abandonner au plaisir. — On nommait Junones les génies des femmes.
GENIL, rivière d’Espagne. Voy. xenil.
GENLIS ou JENLIS, ch.-l. de cant. (Côte-d’Or), à 15 kil. S. E. de Dijon ; 860 lmb. — Il y a un autre Genlis dans le dép. de l’Aisne, à 5 kil. N. de Chauny; il a 745 hab.
GENLIS (Félicité-Stéphanie ducrest de SAINTaubin, comtesse de), née au château de Champeéry près d’Autun en 1746, d’une famille noble, mais pauvre, morte en 1831, reçut une éducation brillante, qu’elle dut en partie à la générosité du riche financier La Popelinière, et fut mariée dès l’âge de quinze ans au comte Bruslart de Genlis (depuis marquis de Sillery). Niece de madame $e Montesson, qui avait épousé en secret le duc d’Orléans, elle obtint par son crédit la place de dame d’honneur de la duchesse de Chartres et fut bientôt chargée de l’éducation de la fille de cette princesse (depuis madame Adélaïde) et des trois princes ses fils (Louis- Philippe, duc d’Orléans, auj. roi de France, le duc de Montpensier et le comte de Beavüolais). La faveur