‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 429 sur 1261 · GERM · texte numérisé non relu

GERM

cinus Codanus et la mer Germanique , à l’O. le cours du Rhin, au S. les Alpes et le cours du Danube. Sa limite à l’E. était inconnue des Romains. On peut la diviser en deux parts : Germanie romaine et Germanie purement barbare. La première, située au S. O. , était séparée de la seconde par un long mur de retranchement qui s'étendait du Rhin au Danube, et dont on voit encore les ves- ' tiges. Voy. diable (Mur du). 11 commençait près à'Aqucr Mattiacœ (Wiesbaden) et se terminait au confluent du Naab et du Danube. Les Decumates a gri, espèce de frontière militaire située cn-deçà de ce mur et correspondant à peu près au Brisgau actuel, formaient le district principal delà Germanie romaine; il faut y joindre les deux Germaniques, l’Helvétie, les deux Rhéties (Rhétie et Vindélicie). Quant à la Germanie purement barbare, il est fort difficile de déterminer les noms et la position des peuples qui l'habitaient : toutefois, dans les deux premiers siècles de notre ère, la Germanie paraît avoir été partagée entre trois grandes nations principales : 1° les Hermions au N. E., entre l’Elbe et la Vistule; 2° les Ingœvons au N. et au N. O.; 3° les Islœvons à l’O. — 1. Les Hermions , que l’on regarde comme la souche des deux autres, et qui sont désignés tantôt sous le nom de Teutons , tantôt sous celui de Suives, comprenaient les Semnones , entre l’Elbe et l’Oder; les Varini, entre les embouchures de la Trave et de la Warne; les Sidini, depuis la Warne jusqu’à i’Oder ; les Rugii , dans la Poméranie; les Goihones et les Heruli, sur les borda de la Baltique et en Pologne; les Vandalii et les Silitigi , dans les monts Sudètes et la Lusace ; les Burgundiones et les Lygii , derrière les Vandales et dans la Silésie. 11 faut y joindre les Langoburdi (Lombards) et les Angli qui primitivement habitaient sur les bords de l’Elbe et qui émigrèrent, les premiers chez les Istœvons, et les seconds chez les Ingœvons. — 2. Les Ingœvons comprenaient de nombreuses et puissantes tribus répandues depuis les embouchures du Rhin jusqu’aux rives occid. de la Baltique ; c’étaient : les Frisii , dans la Hollande et le Hanovre; les Chaud, dans le pays d’Oldenbourg et de Brème; les Angrivarii , aux environs de Lunebourg et de Kalenberg ; les Saxons, dans IcHolstein actuel (divisés eux-mêmes en Ostphales , Westphales et Angarii) ; on peut y joindre les peuples de la Scandinavie mérid., Helleviones, Suiones , Fenni, et ceux des bords de la Baltique orient., Æstyi, Venedi, etc. — 3. Sous le nom d Islœvons on réunissait les Chamavi, Tubantes, Usipii, Ansibarii et Bructeri entre le Weser et le Rhin; les Sicambri , Attuarii et Marsi depuis la Lippe jusqu’à Cologne; les Chassuarii, Tencteri et lngriones, sur la rive occid. du Weser; les Catii, dans la Thuringe, depuis les sources du Weser jusqu’au Mein et à la Saale ; les Turom, les Marvingi et les Maitiaci , aux environs de Marbourg et de Wiesbaden; les Cherusci dans le Harz, les Fosi dans le Brunswick, etc. Toutes ces tribus formèrent à diverses époques de grandes confédérations, telles que celles des Sicambres, des Chérusques et des Cattes, qui plus tard devinrent les deux puissantes confédérations des Francs et des Allemands (Alemanni). — Pour com-

Î)iéter cette énumération, nous nommerons encore es Quadi, les Marcomani, les Boii et les Hermunduri, qui, émigrés de diverses tribus, habitaient au midi de la Germanie et dans la forêt Hercynienne, et qui plus tard formèrent de puissants empires.

Les Germains, au temps de César et d'Auguste, étaient encore barbares, mais moins que les Slaves et les Scythes- ils tirent quelques pas dans la civilisation pendant les quatre siècles suivants. Ils étaient grossiers plutôt que féroces, francs, loyaux, hospitaliers, observateurs religieux de leur parole ; ils laissaient aux esclaves et aux femmes les soins

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