‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 431 sur 1261 · GERS · texte numérisé non relu

GERS

Tribocci , les Nemetes, les Vangiones , les Caracates, et avait pour ch.-l. Mogutuiacum.

GERMANIQUE 2e OU GERMANIQUE INFÉRIEURE, auj partie du grand-duché du Bas-Rhin , à 10. du Rhin et Belgique orientale , une des 17 provinces du diocèse de Gaule à la mort d’Auguste, au N. des deux Belgiques et de la Germanique lr», comprenait les libii, Gugerni , Toxandri , Tungri ou Aduatici , Condrusi , Menapii , et avait pour ch.-l. Colonia Agrippina.

germanique (Confédération). Voy. Allemagne.

GERMANOS, archevêque de Patras, né à Dimitgana en Arcadie , fut un des premiers à exciter les Grecs à l’insurrection (1821). Au nom de la religion, il appela les Péloponnésiens au combat; il se rendit ensuite au congrès de Vérone pour solliciter les secours des puissances chrétiennes, puis à Rome où il tenta la réunion des deux églises d’Occident et d’Orient. Le typhus l’enleva en 1826.

GERMANTOWN, ville des États-Unis (Pensylvanie), à 13 kil. N. de Philadelphie; 2,000 hab. Les Améric. y furent battus par les Anglais en 1777.

GERMERSHE1M, Viens Julius, ville de la Bavière rhénane, à 17 kil. S. de Spire; 1,470 hab. Place forte. Rodolphe de Habsbourg y est mort en 1291.

GERNRODE, Gerninjeroda en latin moderne, ville du duché d’Anhalt-Bernbourg , à 9 kil. S. E. de Bernbourg; 1,800 hab. Manufacture d’armes à feu.

GERNSHEIM, ville du grand-duché de Hesse- Darmstadt, à 17 kil. S. O. de Darmstadt, 2,600 hab.

GÉROMÉ, ville de France. Voy. gérardmer.

GERONA, ville d’Espagne. Voy. gironne.

GERR1, Acerris, bourg d’Espagne (Barcelone), à 40 kil. O. de Cervera ; 650 hab. Aux environs source salée très abondante, et d’où l’on tire annuellement 14,000 charges de sel. — Ville d’Afrique, dans le Sennaar, est située à 220 kil. N. O. de la ville de Sennaar.

GERS, Ægirtius , rivière de France, arrose les dép. des H. -Pyrénées, du Gers, de Lot-et-Garonne, et tombe dans la Garonne à 7 kil. au-dessus d’Agen, après 130 kil. de cours du S. au N.

gers (dép. du), dép. de la France, entre ceux des Landes à l’O., de la H. -Garonne et de Tarn-et- Garonne à l’E., des IL -Pyrénées au S., de Lot-et- Garonne au N.: 6, 1 52 kil. carrés; 3 1 2,882 hab. Ch.-L, Auch. Il est formé de l’Armagnac, de l’Àstarac, d’une partie de la Lomagne, du Comminges, du Condomais. Montagnes , vallées longitudinales où courent du S. au N. beaucoup d’aflluents de la Garonne. Marbre rouge et vert, marne, spath fusible, etc. Terre àbruyères; grains, vin, légumes secs, lin, ail, ognons (cultivés en grand). Gros bétail, chevaux, mules, ânes, porcs, volaille (célèbres foies de canard). Eau-de-vie estimée , toiles ; verre, faïence, etc. — Le dép. du Gers a 5 arr. (Auch, Mirande, Condom, Lectoure, Lombez), 29cant. et 684 comm. 11 fait partie de la 13* division militaire, dépend de la cour imp- d’Agen et de l’archevêché d’Auch.

GERSAU, bourg de Suisse (Schwytx), à 18 kil, S. E. de Lucerne , sur le lac de Lucerne, forma longtemps (dès 1315) un état indépendant. Il fut réuni au canton de Sehwytz en 1798. Soieries.

GERSEN (Jean), moine "bénédictin de Cavagîia en Piémont, est un de ceux auxquels on attribue Y Imitation de J.-C. Il l’aurait écrite de 1220 à 1240.

GERSON, b. ruiné de Champagne, près de Réthel, a donné son nom au célèbre chancelier Gerson.

GERSON (Jean charlier de), surnommé le Docteur très Chrétien, Docior jChristianissimus , naquit en 1363 d’une famille obscure, à Gerson près de Réthel, et fut élevé au collège de Navar-e à Paris. Il avait déjà fait preuve en plus d’une occasion d’énergie et de talent, quand on le donna pour successeur à Pierre d'Ailly dans la charge de chancelier de l’université (1395). Gerson déploya dans l’exercice de

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ces fonctions un courage et une sagesse admirables, après l’assassinat du duc d'Orléans, en 1408, on le vit s’élever courageusement contre le duc de Bourgogne, auteur de l’attentat, et contre Petit, son apologiste. Sa fermeté fut la même dans ses rapports avec l’Eglise; en même temps qu’il se montrait l’adversaire de toute hérésie, principalement aux conciles de Pise et de Constance, où il joua le principal rôle, il soutenait avec force les maximes et les libertés de l’église gallicane, et combattait le relâchement de la discipline dans le clergé. Malgré sa noble conduite, il ne put, après le concile de Constance (1415), revenir dans sa patrie, à cause des troubles civils qui la désolaient, et se retira en Bavière. Durant son exil, il composa ses Consolations de la Théologie , ouvrage divisé en quatre livres. Au bout de deux années il put rentrer en France, mais il ne prit plus aucune part aux affaires publiques, et alla s’enfermer à Lyon au couvent des Célestins.

Il y passa les dernières années de sa vie, occupé h prier Dieu, à composer des livres ascétiques et à montrer à lire à de pauvres enfants. Il mourut en 1429. On a réimprimé plusieurs fois ses ouvrages; mais la meilleure édition est celle qu’en a donnée Dupin, Paris, 1706, 5 vol. in-fol. Les écrits qu elle comprend sont aussi variés que nombreux; on remarque les traités sur la Théologie mystique, dans lesquels Gerson fonde la vraie philosophie sur la théologie et sur les intuitions de l’âme appliquées aux choses célestes; et le traité De Auferibilitate papas , où il élève la puissance des conciles au-dessus de celle du pape. De graves critiques ont attribué à Gerson Y Imitation de Jésus-Christ ; nous n’oserions affirmer qu’il en soit réellement l’auteur (' Voy . à-kempis et gersen).M. Faugère a composé un Eloge de Gerson , qui a été couronné par l’Académie française en 1838.

! GERSTENBERG (H.-Guill. de), écrivain alle- ! mand, né en 1737 à Tondern (Sleswig) , mort en 1823, servit quelque temps dans l’armée danoise,

: puis entra dans l’administration et fut résident du Danemark à Lubeck, 1775. Il se fit connaître en 1759 par un recueil de poésies intitulé Bagatelles , (Tœndeleien) , et publia, de concert avec Schmidt, t Hypocondriaque (1767) et les Lettres sur les merveilles de la Littérature (1766-1770), recueils critiques qui eurent une heureuse influence sur son époque.

Il composa aussi des tragédies dont la meilleure est Ugolin, 1768, et quelques écrits philosophiques.

GERTRUDE (sainte), née en 626, était fille de Pépin de Landen, maire du palais des rois d’Austrasie, et de la bienheureuse Ideberge. Elle se consacra à Dieu dès l’âge de dix ans , fonda avec sa mère le couvent de Nivelle en Brabant, et en fut la première abbesse. Elle mourut en 659. On la fête le 17 mars.

gertrüde (sainte), abbesse de l’ordre de Saint- Benoît, née à Eisleben en Haute-Saxe , prit l’habit en 1294 chez les Bénédictins de Robersdorf, et mourut en 1334. Elle est célèbre par un livre de Révélations , qu’elle écrivit elle-même en latin , et où elle raconte ses communications avec Dieu. Ce livre est placé par les maîtres de la spiritualité auprès de ceux de sainte Thérèse; il a été publié par Lanspergius, chartreux ; par Blosius, abbé de Liessies, et par dom Nicolas Canteleu sous le titre d ' Insinuationes pietatis , Paris, 1662, et traduit en français par dom Mège, 1674. On la fête le 15 nov.

GERTRUYDENBERG, ville de Hollande (Brabant septentrional ) , à 1 3 kil. N. E. de Breda ; 1 ,340 hab. Bière estimée; pêche du saumon et de l’esturgeon. Elle a été prise plusieurs fois (1573, 1593, 1793). 11 s’y tint en 1710 de fameuses conférences entre les ambassadeurs de Louis XIV et les députés des États-Généraux. Ceux-ci firent à la France les pro- | positions les plus dures et les plus humiliantes. |

GESN

Louis refusa de les accepter, et la guerre continua.

GERUNDA, ville d’Hispanie, dans la Tarraconaise, auj. girone.

GER VAIS (saint), de Milan, était fils de saint Vital et de sainte Valérie. Il souffrit le martyre avec son frère saint Protais, vers la fin du i,r siècle. On dit que ces deux martyrs apparurent à saint Ambroise pour lui découvrir le lieu où ils avaient été ensevelis, et qu’ Ambroise, ayant trouvé leurs reliques, les plaça dans la basilique qu’il faisait bâtir à Milan et qui porte encore son nom (380). On les fête le 19 juin, jour de la translation de leurs reliques. — Saint Gervais a dans Paris (quartier de F Hôtelde-Ville) une église qui remonte au vie siècle; elle a été rebâtie en 1212, et ornée en 1616 d’un beau portail fait sur les dessins de Jacques de Brosse; elle contenait de fort beaux tableaux de Lesueur.

GERVAISE (Nicolas), missionnaire, né à Paris en 1662, voyagea dans le royaume de Siam, revint en France, et fut curé de Vannes. Il quitta sa cure pour se rendre à Rome, et y fut sacré évêque in partibus. Ayant ensuite recommencé ses missions, il fut massacré en Amérique par les Caraïbes, 1729.

Il a écrit : Histoire naturelle et politique du royaume de Siam, in-12; Description historique du royaume de Macaçar , Paris, 1688, in— 1 2 ; Histoire de Boèce. Paris, 1715, 2 parties in-l 2.

gervaise (dom Armand-François), frère du précédent, né à Paris vers 1660, fut carme déchaussé, puis abbé de la Trappe; sortit bientôt de ce couvent, et se mit à écrire. Il publia une Histoire générale de Cîteaux, Avignon, 1746, in-4, qui lui attira la haine des Bernardins ; cea religieux le firent arrêter et renfermer à l’abbaye de Notre-Dame-des-Reclus.

Il mourut en 1751. On lui doit une foule d’écrits entre autres : Vie d'Abélard et d Héloïse , Paris, 1720, 2 vol. in-12; Lettres d'Abélard et d'Héloïse , traduites en français, Paris, 1723, 2 vol. in-l 2; //tx~ loire de l'aobè Suger , Paris, 1721, 3 vol. in-12, et la Vie de plusieurs Pères (saint Cyprien, saint Irénée, saint Paulin, etc.).

GÊRYON, fils de Chrysaor et de Callirhoé, et roi d’Erythie ou des Baléares, était le plus fort de tous les hommes. Les poètes en ont fait un géant à trois corps , qui avait de grands troupeaux de bœufs qu’il nourrissait de chair humaine; il avait pour les garder un chien à deux têtes, et un dragon à sept. Hercule le tua avec ses défenseurs, et emmena ses bœufs.

GERZAT, ville du dép. du Puy-de-Dôme, à 8 k»l.

N. E. de Clermont; 2,500 hab. Ch.-l. d’une seigneurie appartenant à la maison de Bouillon.

GESATES, Gauloissit. entre le Rhône et les Alpes, • avaient pour arme princip. le geesum , épieu ferré,

GESERICH (lac), dans les Etats prussiens (Prusse), entre Saalfeld et Deutsch-Eylau ; 29 kil. sur 3. Très poissonneux.

GESNER (Conrad), célèbre naturaliste, surnommé le Pline de l'Allemagne , né à Zurich en 1516, se livra avec une ardeur infatigable à l’étude, malgré les obstacles que lui opposait sa pauvreté: se fit recevoir médecin à Bâle en 1541; fut nommé en 1555 professeur public d’histoire naturelle à Zurich, et mourut de la peste en 1565. Il a laissé une foule de travaux dans les genres les plus différents; on lui doit des éditions et âes traductions d’auteurs grecs, entre autres Fuxn , grec-latin, 1556; un excellent recueil bibliographique sous le titre de Bi « bliotheca (Zurich, 1545), réimprimé avec des augmentations par Simler et Frisius (1583, in-fol.) ; une Histoire des animaux, en latin (Zurich, 1551-1589,

4 vol. in-fol.) : c’est l’ouvrage le plus vaste et le plus savant qu’on eût publié jusqu’à -lui sur ce sujet; plusieurs écrits sur la Botanique (Nuremberg, 1754-1770), où il établit le premier une classi- I Gcation scientifique; et un traité de la comparaison

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des langues . Mithnclates de differenliis hnguaratn, Zurich, 1555. Quelques-uns de ses ouv. soui^Y Index.

gesner (J.-Mathias), philologue, né en 1691 à Roth, près d'Anspach, mort en 1761, enseigna les belles-lettres dans plusieurs villes d'Allemagne (Weimar, Anspach, Leipsick); fut nommé en 1734 professeur d’éloquence ev bibliothécaire de l’université à Leipsick, et Tonda dans cette ville le séminaire philologique, espèce d’école normale pour former de jeunes professeurs. L’érudition de Gesner était universelle ; il possédait la connaissance des langues latine, grecque, orientales, de la philosophie, des mathématiques, de l’histoire naturelle et du droit. Il s’occupa sans cesse d’améliorer les méthodes d’enseignement et d’avancer les études classiques. Il donna des éditions de Caton, Varron, Columelle, Palladius, qu’il réunit sous le titre de : Agriculteurs latins , Leipsick, 1735, 2 vol. in-4; du Lexique de Basile Fabcr, La Haye, 1735, 2 vol. in-fol.; du Panégyrique et des Lettres de Pline , 1735-39-49; de Quinlilien , 1738 ; de Claudien, 1759, et du Thésaurus linguœ lutinœ de Robert Etienne, Leipsick, 1749. Ses opuscules ont été recueillis à Breslau en 8 vol. in-8.

gesner (Jean-Jacques), orientaliste et antiquaire, né à Zurich en 1707, mort en 1787, a donné un recueil gravé de toutes les médailles grecques et romaines connues jusqu’alors (mais qui étaient disséminées dans un grand nombre de livres), sous le litre de Numismata antiqua populorum et urbium omnia , etc., Zurich, 1735-38. — Son frère Jean, né en 1709, mort en 1790, a publié des tables de Phytographie estimées.

gesner (Salomon), célèbre écrivain, né à Zurich en 1730, mort en 1788, était fds d’un libraire, et fut lui-même libraire et imprimeur à Zurich. 11 montra d’abord peu d’aptitude pour l’étude ; mais le commerce des grands poêles de l’époque, surtout de Klopstock, lui inspira ensuite le goût des lettres, et dès 1755 il se lit connaître par le poëme pastoral de Daphnis. 11 publia en 1756 des Idylles qui le placèrent au premier rang dans ce genre, et donna en 1758 le poëme de la Mort d'Abel. Il a encore composé le Premier Navigateur , poëmo, 1762, le Tableau du Déluge , des Contes moraux. Ses écrits se distinguent par une aimable naïveté et par la pureté des sentiments. L’auteur donnait dans sa vie privée l’exemple de toutes les vertus domestiques. Gesner en outre était excellent peintre de paysage et bon graveur. On a de lui des Lettres sur le paysage, fort estimées. Ses œuvres ont été plusieurs fois traduites en français. La traduction de Huber, Meister et Bruté de Loirelle forme 3 vol. in-4, Paris, 1786-93.

GESOBR1VATE ou GES0CR1BATE, auj. Brest .

GESORIACUM, auj. Boulogne-sur-Mer, ville de Gaule (Belgique 2*), chez le3 Morini, dans le Ner vicanus tractus, était unie par un pont à Bonoma.

GESSEN (pays de), district de l’Egypte ancienne, à l’E. du Nil, dans l’Egypte inférieure, près d’héliopolis, ou plus au nord, à l’E. de Bubastis. Ce district, très fertile, fut donné par le Pharaon d’Egypte à Jacob et à ses fils, sur la demande de Joseph, et fut jusqu’au départ de Moïse la demeure des ls-raé^ lites en Egypte

GESSENA1 (\é) , Saanen, vallée et village de Suisse (Berne) , sur la Saane ou Sanne, est situé à 1,036 mètres de hauteur au-dessus de la mer, à 12 kil. S. O. de Zweysinnen. Fromages estimés.

GESSI (François), peintre italien , né à Bologne en 1588, mort en 1648, fut élève du Guide, et égala presque son maître. On voit de lui dans la galerie de Milan un superbe tableau de la Vierge.

GESSLER, gouverneur de la Suisse pour Albert I d'Autriche, fut cause, par sa cruauté, de l'insurrection qui enleva ce pays à la maison d’Autriche en 1307. Voy. tell (Guillaume)

GESSNER. Voy. gesner.

GEUL

GESSUR, ville de Palestine, dans la demi-tribu orientale de Manassé , au-delà du Jourdain reconnut Isboseth pour roi, après la mort de Satil. — Ville de Syrie, au N. E. de la précédente, avait un roi particulier dont David épousa la fille.

GESTRIC1E, Gestrikland en suédois, ancienne division de la Suède, entre l’Upland au S., l'Helsinglan-d au N., le golfe de Botnie à l’E., la Dalécarlie à 10., avait pour ch.-l. Gefleborg , et forme auj. avec l’Helsingland le lan de Gefleborg. On y comptait 30,000 hab.

GESUALDO, ville du roy. de Naples (Principauté Ultérieure), à 13 kil. N. de Santo-Angelo-de-Lombardi; 3,800 hab.

GÉTA (P. Septimius), fils de Septime-Sévère et frère de Caracalla, fut associé avec son frère à l’empire par leur père en 198, et partagea le trône après la mort de l’empereur en 211. Caracalla chercha à l’empoisonner, afin de régner seul; n’ayant pu y réussir, il l’assassina de sa propre main, entre les bras mêmes de leur mère, l’an 212, à l’âge de 23 ans. Céta était un prince doux et aimé du peuple.

GETAFE, ville d’Espagne (Madrid), à 13 kil. de Madrid. Jadis 12,000 hab., auj. 3,000 seulement. On y admire dans l’église de fort belles peintures.

GÈTES, Getœ, peuple de l’Europe barbare, habitait dans les montagnes de la Hongrie, de la Transylvanie, de la Bukowine, de la Moldavie et de la Valachie. Leur origine est fort peu connue; les uns les font descendre des Thraces, d’autres les regardent comme une branche des Scythes ou Tchoudes et leur donnent une origine germanique. On les confond aussi avec le3 Daces, dont la capitale Zarmigèthuse rappelait leur nom. Les historiens grecs citent un de leurs rois, Télèphe, qui se serait distingué à la guerre de Troie; sous leur reine Tomyris et sous lndathyrse ils défirent Cyrus et Darius fils d’Hys taspe. Alexandre les combattit, puis les admit dans son alliai ce. Plus tard Lysimaque, roi de Thrace, fut défait par eux complètement; mais vaincus à leur tour, ils quittèrent les vallées de l'Hémus. Au temps de l’exil d’Ovide à Tomi , les Gètes avaient passé le Danube et s’étaient étendus le long des bords du Pont-Euxin jusqu’au Borysthène, dans le pays appelé de leur nom Désert des Gètes (auj. la Bessarabie ). D’autres Gètes pénétrèrent plus avant dans la Transylvanie d’où ils chassèrent les Agathyrses; au Ier siècle de notre ère on les voit mêlés aux Daces dont ils suivirent depuis les destinées. On cite parmi les sages ou ases de ce peuple : Zamolxis (disciple, à ce que l’on croit, de Pythagore), qui fut le premier civilisateur des Gètes et qui était révéré par eux lomme un dieu. Anacharsis, qui voyagea pu Grèce) et Abaris, fameux magicien. Voy. massagètes.

GETH ou gath, v. de Palestine dans la tribu de Dan , sur la mer, à 16 kil. de Joppé, était la patrie de Goliath et fut prise par David sur les Philistins.

GËTULIE, Gœtulia, auj. partie du Biledulgérid du Sedjelmesse, du Sahara , ancienne contrée de l’Afrique, au S. de l’Atlas actuel, avait au N. la Numidie et les deux Mauritanie», à l’E. le pays des Garamantes, au S. la Nigritie et à l’O. l'Océan Atlantique. LesGétules proprement dits, les Mélano- Gétules, les Dares, les Autololes et les Natembles étaient les principaux peuples de la Gétulic. larbas, que l’on fait contemporain de Didon, fut îe plus célè bre de leurs rois. Carthage avait beaucoup de GétuleS parmi ses mercenaires. Jugurtha vaincu s’enfuit chez ce peuple et y forma d’excellents soldats avec lesquels il prolongea la guerre contre les Romains. Les Gélules avaient les mœurs des Kabaïles modernes, et probablement ils n’en diffèrent pas.

GEUL1NGX (Arnold), professeur de philosophie et de théologie, né à Anvers en 1625, mort à Leyde en 1669, était d’abord catholique et enseigna 12 ans à l’université catholique de Louvain (1646-1658)

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