‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 435 sur 1261 · GIEN — 709 — G1HO · texte numérisé non relu

GIEN — 709 — G1HO

mont), avec une très belle baie et un vaste port ; 20,000 hab. C’est une des places les plus fortes de l’univers. Le rocher sur lequel est situé Gibraltar offre de profondes cavernes, qui sont autant d'arsenaux à l’épreuve de la bombe. Géographiquement, Gibraltar est dans l’Andalousie, mais elle est possédée par l’Angleterre depuis 1704. Elle sert aux Anglais d’entrepôt pour une infinité de marchandises d’Amérique et d’Orient, et fait un grand commerce de contrebande avec l’Espagne. Les Anglais surprirent cette ville en 1704, pendant la guerre fle La succession d’Espagne, et le traité d’Utrecht leur en confirma la possession. Gibraltar coûte immensément à l’Angleterre ; mais cette place est pour elle la clef de la Méditerranée. La France et l’Espagne réunies ont plusieurs fois tenté de la reprendre, en 1704, en 1727, en 1779 et en 1782 (cette dernière fois à l’aide des fameuses batteries flottantes de d’ Arçon); mais toujours sans succès. On fait dériver le nom de Gibraltar de l’arabe gibel el Tarik , montagne de Tarik ( le premier général qui ait amené les Maures en Espagne), ou de Gibel-el-Teir, montagne de l’oiseau.

Gibraltar ( détroit de ) , frelum Gaditanum ou Herculeum des anciens, entre la péninsule hispanique et l’empire de Maroc, n’a que 15 k. dans sa partie la plus étroite. Un courantcontinuel traverse ce détroit et porte les eaux de l’Océan dans la Méditerranée, dont le niveau est moins élevé. — Selon les anciens, ce détroit n’existait pas primitivement; d’après la fable, ce serait Hercule qui aurait donné passage aux eaux de l’Océan, en séparant les deux monts Abyla et Calpe, qui depuis portèrent le nom de Colonnes d’Hercule.

GIBRALTAR (le baron de). Voy. elliot.

GIBRAT (J .-B.), doctrinaire , né vers 1727, près de Cordes, diocèse de Tarbes, mort en 1803, était principal du collège de Castel naudary. Il a écrit une Géographie moderne, qui a eu plusieurs éditions (la6« parut en 1787); et une Géogr. anc., sacrée et profane , 1790, 4 v. in-12, qui mérite d’être consultée.

GIBSON ( Edmond) , évêque de Londres , né en 1669, mort en 1748 , se distingua par une connaissance approfondie des langues du nord , des antiquités de son pays , et des droits ainsi que des devoirs du clergé anglais. Il a publié, entre autres ouvrages , une traduction latine du Chronicon saxonicum , avec l’original anglo-saxon et des notes, Oxford, 1692; une traduction anglaise de la Britannia de Camden, Londres, 1695, et les Œuvres posthumes de sir Henri Spelman relatives aux lois et antiquités de l' Angleterre, Oxford, 1698.

GIÉ (Pierre, maréchal de), vicomte de Rohan, né en Bretagne vers 1450 , donna à Louis XI de nombreuses marques de dévouement , et fut créé par lui maréchal de France en 1475. En 1479 il reprit en Flandre toutes les places dont Maximilien d’Autriche s’était emparé , et que Louis avait réunies à la monarchie après la mort du duc de Bourgogne, Charles-le-Téméraire. Il servit avec la même distinction sous Charles VIII et Louis XII ; mais ayant déplu à la reine Anne de Bretagne, épouse de Louis XII , il fut enfermé au château de Dreux (1 508) : il y resta 5 ans et m. en 151 S. Gié avait été le gouv. du jeune duc d’Angoolême (François I).

G1EN, Gianum en latin moderne, ch.-l. d’urr. (Loiret) , à 60 kil. S. E. d’Orléans; 5,330 hab. Faïence façon anglaise. Commerce de blé, vins, laines. — On a cru, mais à tort, que Genabum est la ville actuelle de Gien, et non pas Orléans, comme le pensent les meilleurs géographes. — L’arr. de Gien a 5 cantons (Briare, Châtillon-sur-Loire, Ouzouer , Sully, plus Gien), 49 communes et 43,643 hab.

G1ENS , Pomponiana , petite presqu’île dans le département du Var, au N. de File Porquerolles; offre une rade an N. O. Poste militaire , batteries.

GIER, petite rivière de France, sort des Cévennes, passe à Rive-de-Gier (Loire), et tombe dans le Rhône près de Givors.

GIERACE, ville d’Italie. Voy. gerace.

GIERAP1ETRA , ville de l’île de Candie, côte S. Evêché grec ; petit port, château.

GIERIG (Théophile- Erdmann) , philologue allemand, né à Wehrau (Haute-Lusace) en 1753, fut recteur à Lennep dans le duché de Berg , professeur de théologie et gymnasiarque à Dortmund, enfin professeur et recteur au lycée de Fulde, où il mourut en 1814. On a de lui: Plutarchi instituta et excerpta apophlhegmala laconica , etc., Leipsick, 1779, in— 8 ; C.Plinii Secundi panegyricus, Leipsick, gr. in-8 ; la Vie , le Caractère moral et le mérite littéraire de Pline le jeune, Dortmund, 1798, gr.in-8; C. Plinii Cœcilii Secundi epistolarum libri decem , etc., 1806, in-8.

G! ESSEN, ville du grand-duché de Hesse-Darmstadt, sur la Lahn et la Wieseck, à 8 kil. E. de Wetzlar; 7,300 hab. Université luthérienne, fondée en 1607 ; biblioth. riche en mss. Filature de laines; étoffes de coton , etc. Ville jadis fortifiée.

G1FFEN (Hubert van). Voy. giphanius.

GIFFORD (André), né à Bristol en 1700, mort en 1784, fut bibliothécaire du Musée britannique et se distingua comme antiquaire. Il possédait une riche bibliothèque, qu’il légua à la ville de Bristol.

Gifford ( William ) , critique anglais distingué, né à Ashburton (Devonshire) , vers 1755, mort en 1826, fut d’abord mousse, puis apprenti cordonnier, et dut à son talent naturel pour les vers la protection du chirurgien Gookesley qui le fit entrer à l’université d’Oxford. Gifford est surtout connu comme rédacteur du Quarterly Review , revue écrite dans l’esprit des Tories, qu’il fonda à Londres en 1809 pour 1 opposer à YEdinburgh Review ; il avait précédemment rédigé le journal The Anti-Jacobin. Ses principaux ouvrages sont la Baviadee t la Mœviade , satires contre le mauvais goût du temps, 1794 et 1795; une Traduction de Juvénal, 1802, in-4.0n lui doit la publication des Œuvres de Massinger , 1808, 4 vol. in-8, et de Ben-Johnson , 1816, 9 vol. — Un autre Gifford, Jean, né en 1758, mort en 1818, se mit aux gages des Tories, publia de nombreux pamphlets de circonstance, et écrivit sur l’histoire de France quelques ouvrages qui eurent du succès lors de leur publication. Il a laissé une Histoire de Will. Pitl et de son époque , 1809, 3 vol. in-4, qui contient de précieux renseignements.

GIGEL, GIGELLI, GIGERI. Voy. djigelli.

GIGL1 (Jérôme), litlérateui italien, né à Sienne en 1660, mort à Rome en 1722, professa avec un grand succès la littérature toscane dans sa ville natale, et y jouit pendant quelque temps d’une grande faveur; mais son penchant à la satire lui attira un grand nombre d’ennemis ; on le perdit dans l’esprit du grand-duc Cosme 111, et il se vit bientôt disgracié, dépouillé de ses fonctions et de sa fortune. On a de lui des Drames (en musique) sacrés et profanes, représentés avec le plus grand succès sur différents théâtres d’Italie; des Comédies, les unes traduites ou imitées du français (surtout de Molière), les autres originales; une édition des Œuvres de sainte Catherine avec un vocabulaire, 1717, in-4 . etc, Ce dernier ouvrage estàl7n7<?.r.Gigli avait été admis dans les académies des Intomati â Sienne, des Arcades à Rome, et dans celle de la Crusca à Florence.

GIGLIO, Igiiium , île delà mer Tyrrhénienne, sur les côtes de la Toscane, par 8° 35’ long. E., 42°2if lai. N. ; 1,200 hab. Mont., beau marbre. Pèche et agriculture.

GIGNÀC, ch.-l. de cant. (Hérault), à 19 kil. S. E. de Lodève ; 2,500 hab. Savon. Commerce d’amandes, eau-de-vie, huiles.

G1IION, fleuve de l’Asie ancienne, était un des

GILÜ

quatre qui arrosaient le Paradis terrestre. Voy. EDEN et DJIHOUN.

G1JON, Gigia, ville d’Espagne (Oviédo), sur l’Oeéan, à 35 kil. N. E. d’Oviédo; 6,260 hab. Bon port, vieux château, batteries. Belle place publique, arc de triomphe. Antiquités romaines. Bibliothèque, école de navigation, école des sciences exactes. Fabriques de vases en grès, chapeaux, toiles, couvertures. Patrie de Jovellanos et du sculpteur Luis de Vega. Premier séjour des rois d’Oviédo

GILA, rivière du Mexique (Sonora), naît dans la Sierra-de-los-Mimbres, et grossit le Colorado, après un cours de 520 kil.

GILBERT (saint). Il y a plusieurs saints de ce nom : 1° un évêque de Meaux, élu en 995, mort en 1015: on l’honore le 13 février; — 2° un gentilhomme d’Auvergne ; il avait d’abord vécu à la cour, et avait accompagné Louis-le-Jeune à la croisade en 1146; à son retour, il embrassa la vie monastique et fonda l’abbaye de Neuf-Fontaines, qui prit depuis le nom de Saint-Gilbert; il mourut en 1152, le6 juin ;onl’hon.le6juinetle3oct.; — 3° un religieux anglais de Sempringham dans le comté de Lincoln, né vers 1084, mort, dit-on, en 1189, à 106 ans; il fonda plusieurs monastères de filles et d’hommes ; les moines institués par lui prirent le nom de Gilbertins. On l’honore le 4 février.

Gilbert de la porrée, Porretanus , évêque de Poitiers, né dans cette ville vers 1070, professa pendant quelque temps la dialectique et la théologie à Paris, se mit à la tête des Réalistes et attaqua vivement les Nominaux. Plusieurs de ses propositions théologiques furent condamnées par le concile tenu à Reims en 1148 ; mais il se rétracta, et ne s’occupa plus jusqu’à sa mort (1154) que du soin d’instruire ses diocésains. On a de lui, entre autres ouvrages, un traité philosophique Des six Principes , imprimé avec plusieurs anciennes éditions d’Aristote.

Gilbert (Guill.), médecin de la reine Élisabeth, né à Colchester en 1540, mort en 1603, fit de nombreuses expériences de physique, et fut un des premiers à découvrir les propriétés de l'aimant. On a de lui : De Mugnete, magneticisque corporibus , etc., Londres, 1600, et plusieurs autres écrits qui ont été réunis par W. Boswell, sous ce titre : De mundi nostri subluttaris philosophia nova , Amsterdam , 1651, in-4. Il expliquait tout par l’aimant.

Gilbert (Nic.-Jos.-Laurent) , poète satirique, né en 1751, à Fontenoy-le-Château (Lorraine), d’une famille pauvre, vint à Paris après avoir achevé ses études, n’ayant d’autres ressources que son talent. Il s’essaya d’abord dans le genre de l'ode, mais ne recevant pas l’accueil qu’il attendait, il devint misanthrope, et embrassa le genre de la satire ; il attaqua surtout les philosophes avec virulence ; se3 attaques lui firent des ennemis sans le tirer de la misère. Pendant qu’il luttait ainsi contre la mauvaise fortune, une chute de cheval le rendit fou ; il fut conduit à l’Hôtel-Bieu : dans un de ses accès , il s’étrangla en avalant une petite clef, et mourut à l’âge de 29 ans (1780). La meilleure édition de ses oeuvres est celle du libraire Dalibon, 1 vol. in-8, Paris, 1822; on y remarque surtout Le dix-huitième Siècle, satire; Mon Apologie, et une Ode imitée des psaumes, qu’il composa huit jours avant sa mort. On trouve dans sa poésie une verve et une énergie qui promettaient un grand poète.

GILDAS (S.), surnommé le Sage , né vers 403 dans la Grande-Bretagne, prêcha en Angleterre et en Jrleudo, passa en Gaule, s’établit à Ruys près de Vannes, y fonda un monastère ( St-Gildas de Ruys), et m. vers 565, à Ruys même, ou, selon d’autres, à Glastonbury. On asoussonnomun Discours-sur lamine de la Grande-Bretagne. Les paysans bretons invoquent ce saintpour guérir lafolie. Onl’hon. Ie29janv.

GILDON comte et gouverneur de- l’Afrique au

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