‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 436 sur 1261 · GILL · texte numérisé non relu

GILL

iv* siècle, d une famille puissante de Mauritanie, se révolta contre Honorius en 393, et se mit à la tête d une armée de 70,000 hommes. Il fut vaincu par son propre frère Mascezel en 398 et s’étrangla.

GILIMER, roi des Vandales en Afrique, descendant du fameux Genséric, s’empara du trône en 530, après en avoir précipité le faible Hildéric. Justinien, empereur d’Orient, voulant venger son allié, ou plutôt saisissant ce prétexte pour attaquer les Vandales, envoya Bélisaire contre l’usurpateur. Bélisaire s’empara deCarthage, défit Gilimer en 534: à. la sanglante bataille de Tricaméron , et s empara de sa personne. Justinien fit du royaume des Vandales une province de son empire, mais accorda à Gilimer un domaine considérable dans la Galalie.

G1LJOUN ou GILION, une des îles de la Sonde près de la côte E. de Madura, par 11*° 55’ long. E., 6° 25’ lat. N.; 6,600 hab.

GILLES (le comte), Ægidius, général romain qui commandait en Gaule au v* siècle. Voy. ægidius.

Gilles (saint), Ægidius , Grec de nation, vint, selon la légende , d’Athènes en Gaule au commencement du vr siècle, aborda près de Marseille; se mit sous la conduite de Césaire, archevêque d’Arles; fut chargé par ce prélat d’aller à Rome présenter une requête au pape Symmaque, et fonda, dans un lieu nommé depuis Saint-Gilles, un monastère dont il fut le premier abbé. Il mourut en 550. On célèbre sa fête le 1er septembre. — Selon une autre tradition, saint Gilles aurait vécu au siècle suivant, du temps de Wamba, roi visigoth.

Gilles de paris, Ægidius Parisiensis , poète et historien du xin* siècle, était diacre et vivait sous Philippe-Auguste et Louis VIII ; il enseigna les belles-lettres à Paris. 11 composa pour le prince Louis, fils de Philippe-Auguste, un poème latin intitulé : Carolinus , en 6 livres, où il chante Charlemagne, et le propose pour modèle au jeune prince. Il a aussi écrit Historia primæ expedilionis hierosolymitancc , publié par D. Martenne ( Anecdotes , tom. III).

Gilles (Jean), J. Ægidius Nucerensis, né, à ce qu’on croit, à Noyers en Auxois, vers la fin du xv* siècle, était professeur et correcteur d’imprimerie à Paris. On a de lui un recueil de proverbes souvent cité : Proverbia gallicana secundum ordinem alphabeti reposita et latinis versiculis traducta , Paris, 1519, trad. en français sous ce titre : Proverbes communs et belles sentences, etc., 1602.

Gilles (Nicole), chroniqueur français du xv* siècle, fut notaire et secrétaire de Louis XII, puis secrétaire du trésor jusqu’en 1496, et mourut à Paria en 1503. 11 a écrit: Les Annales et Chroniques de France, de l'origine des Français jusqu’au roi Charles VIII, Paris, 1492, in-4, souvent réimprimé, et continué par dom Sauvage , Belleforest , Chappuis, etc.

gilles (Pierre), en latin Gyllius , naturaliste français, né en 1490 à Alby, mort en 1535, est un des premiers qui aient fait des recherches utiles dans Jes sciences naturelles. Il visita les bords de la Méditerranée et de l’Adriatique, fut envoyé dans le Levant par ordre de François I, explora les ruines de Chalcédoine, revint dans sa patrie à la suite de M. d’Aramont, ambassadeur de France, fut ap*pelé en Italie auprès du cardinal d' Armagnac, et mourut à Rome. On a de lui : Ex Æliani historia lalini facti, ilemque ex Porphyrio, Ileliodoro, Oppiano, libri XVI; De vi et natura animalium liber unus; Degallicis et latinis nominibus piscium, Lyon, Sébastien Gryphe, 1533, in-4, inséré dans l’édition d’Elien publiée par Conrad Gesner, Zurich, 1556, in-fol.; De Bosphoro Thracio libri très, Lyon, 1561, in^4, Leyde, Elzevir, 1632 et 1635, in-24; De Topographia Constantinopoleos et de illius antiqui « tatibus libri , Lyon, 1561. in-4.

iXun»

GILP

Gilles münoz, anti-pape sous ie nom de Clément VIII. Voy. munoz.

G1LL1ANEZ ( pour Gilles Ànez ) , navigateur

Fcrtugais, natif de Lagos, fut chargé en 1433 par infant don Henri de Portugal de faire un voyage de découvertes sur les côtes de l’Afrique, et parvint le l*r, en 1434, à doubler le cap Bojador, qu’on avait regardé jusque là comme la limite du monde ; dans un autre voyage (1435), il poussa jusqu’au 21* degré de latitude N.

G1LLIES (John), historien anglais, né à Brechin, dans le comté de Forfar, en Ecosse, en 1747, mort en 1836, fut d’abord précepteur d’un des fils du comte d’Hopetown (1777), et obtiut ensuite la place d'historiographe du roi pour l’Ecosse, fonctions dans lesquelles il succéda à Koberlson, son ami. Il était membre de la Société royale de Londres et de celle des Antiquaires. Ses principaux ouvrages sont : Histoire de la Grèce jusqu au partage de l’empire d'Alexandre , 1786 , 2 vol. in-4 ; Histoire universelle, depuis Alexandre jusqu’à Auguste , 1807, 2 vol. in-4 (pour faire suite à Y Histoire de la Grèce): Histoire de Frédéric II, roi de Prusse , comparé à Philippe , roi de Macédoine, 1789, in-8. On a encore de lui des traductions des Discours de Lysias et d’Isocrate, 1778 ; de Y Ethique et de la Politique d’Aristote (avec des fioles et une Analyse de ses œuvres spéculatives), 1797, 2 vol. in-4 ; de la Rhétorique, 1823. L’Histoire de la Grèce, le plus important de ses travaux, a été traduit en français par Carra, Paris, 1787-88, 6 vol. in-8, et tout récemment refondue par M. Ruelle, dans son Histoire résumée des temps anciens, Paris, 1841,2 vol. in-8.

G1LL1NGBAM, ville d’Angleterre (Kent), à 13 kil. N. E. de Maidstone; 6,400 hab.

G1LMA, Cilma ou Oppidum Cilmanense, ville de l’état de Tunis, à 75 kil. S. O. de Kairwan.

G1LMANTON, ville des États-Unis (New-Hamp- ?hire), à 26 kil. N. de Concord; 3,550 hab.

GILOLO, ou ALMAHE1RA, ALAMAHERA, la plus grande des Moluques, par 0° 50’ lat. S.- 2° 20’ lat. N., 124° 50’-l26« 50’ long. E.: olî're une surface très découpée comme l’île de Célèbes; 380 kil. du N. au S. sur 69 de l’E. à 10. Elle se divise en 3 parties, le N. qui appartient au sultan de Teroate, le S. au sultan de Tidor, la partie centrale à des chefs indépendants (chefs-lieux dans chaque partie, Bitjolie, Gal-éla, Gilolo). A Bitjolic et Galéîa sont depuis 1824 des résidents hollandais. Climat brûlant; sol fertile; on en tire du sucre, des épices. Habitants de race malaise.

GILON, dit de Paris, cardinal, né à Toucy, près d’Auxerre, vers la fin du xi* siècle, mort vers 1142. Il vint d’abord à Paris où il se fit une grande réputation par ses connaissances et son talent pour la poésie; mais en 1119, il quitta le monde et entra dans l’ordre de Cluny. Le pape Calixte 11 , qui l'avait remarqué pendant un voyage qu’il fit en France, se l’attacha et le nomma successivement évêque de Tusculum, puis cardinal. Sous le pontificat d’Honoré II, Gilon fut envoyé à la Terre-Sainte pour apaiser les querelles qui divisaient le clergé ; il fut nommé ensuite légat en Pologne. On a de lui : De Via hierosolymitana , etc., en vers et en 6 livres, imprimé dans les Scriplores rerum Francicarum , de Duehesne.

GILPIN (Bernard), ecclésiastique anglais, né à Kentmire, dans le comté de Westmoreland, en 1517, professeur au collège du Christ à Oxford, fut un des premiers catholiques anglais qui adoptèrent la réforme de Luther, il mourut en 1583. Sa Vie a été écrite eu anglais par Carleton, évêque de Chichester, Londres, 1636, in-18, et par Guillaume Gilpin (qui suit).

gilpin (Guillaume) , écrivain anglais, vicaire de RolÆre dans New-Forest, près de Lymington. né en

GTÏS(Î

1724, mort en 1804 ; tint longtemps une maison d’éducation à Chearn dans le Surrey. H a décrit d’une manière intéressante les beautés pittoresque de la Grande-Bretagne ; ses principaux ouvrages sont: Observations sur la rivière Wye et sur quelques contrées de la partie sud du pays de Galles, 1782, traduit en français par de Blumenstein’, Breslau, 1800, in-8; Voyages en différentes parties de l’ Angleterre , et particulièrement dans les montagnes et sur les lacs du Cumberland et du Westmoreland, 1787, in-8, trad. en fr. par Blumenstein, Breslau, 1800, 3 vol. in-8; Observations relatives aux beautés pittoresques de 1 Écosse, etc., 1789, 2 vol. in-8. On a aussi de lui plusieurs notices biographiques (celles de Bernard Gilpin, Latimer, Wiclef, Jean Huss, Jérôme de Prague, Thomas Cranmer, etc.), et quelques ouvrages ascétiques.

GIL-POLO (Gaspard), poëtc espagnol , né à Va lence en 1516, mort en 1572, est auteur de Diana enamorada , fable pastorale qui fait en quelque sorte suite au chef-d’œuvre de Montemayor, et qui est aussi remarquable par l’invention que par la pureté et l’harmonie du style. La Diana a été imprimée à Valence en 1504, à Londres, 1739, et imitée en latin par Barthius, dans son Erodidasca lus, Hanau, 1625.

■ GIL-YICENTÉ, surnommé le Plaute portugais.

Voy. VICENTE (Gil).

GIMONE, riv. de France, naît dans les Pyrénées, près de Yillemur, arrose Gimont, Beaumont-de-Lomagne, et se jette dans la Garonne à 4 kil. de Castel- Sarrasin; 110 kil. de cours. Elle n’est pas navigable.

GIMONT, ch.-l. de canton (Gers) , sur la Gimone, à 23 kil. E. d’Auch; 1,810 hab. Collège communal.

GIN (P.-L.-Cl.) , conseiller au parlement , né à Paris en 1726, m. en 1807, élait arrière-neveu de Boileau. 11 publia un grand nombre d’écrits politiques et littéraires, tous fort médiocres, entre autres De l'Éloquence du barreau, 1767 et 1803 ; De la Religion par un homme du monde, MIS, refondu en 1806 sous le titre de la Religion du vrai philosophe (il y combat les incrédules de l’époque); il traduisit Homère, Hésiode, Théoerite, Pind'are, Démosthône et Eschine, Virgile ; donna une continuation de Y Histoire universelle de Bossuet, 1802, etc.

G1NESTAS, ch.-l. de canton (Aude), à 14 kil. N. O. de Narbonne; 540 hab.

GINETA (la), ville d’Espagne (Murcie), à 18 kil. N. O. d’Albacète; 3,500 hab. (la plupart muletiers).

G1NGI , la Gingee des Anglais, rivière de l'Inde anglaise (Madras), naît à 13 kil. S. 0. de Tchittapet, et tombe dans le golfe de Bengale.

Gïngi,, ville de l’Inde (Karnatic), à 60 kfl. N. O. de Pondichéri , était regardée comme imprenable ; néanmoins elle fut prise par les Français commandés par Bussy en 1750, puis par les Anglais en 176t. Gingi donne son nom à un district du Karnatic.

G1NGUENË (P.-L.), littérateur français, membre de l’Institut, né à Rennes en 1748, mort à Paris en 1815, se fit d’abord connaître par un petit poëme intitulé: la Confession de Zulmé, 1779, et travailla à divers journaux littéraires et politiques. En 1789, il adopta avec chaleur les principes de la révolution ; il remplit quelques fonctions administratives , fut en 1795 directeur-général de l’instruction publique , puis ambassadeur à Turin sou» le Directoire, et siégea quelque temps au tribunal. Resté fidèle aux idées républicaines, il 3e retira des affaires lors de ia formation de l’empire, et se consacra tout entier aux lettres. Il fit pendant plusieurs années un cours de littérature à l'Athénée (1803-1816,) et rédigea Y Histoire littéraire de l’Ttalie . 9 vol. in-8, 1811 et années suivantes, vaste composition , à laquelle il doit toute sa réputation, i mais qu’il ne put achever. Cet ouvrage a été termine, par Salfi, qui publia en 1819 les trois derniers volu

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