‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 437 sur 1261 · GIOV · texte numérisé non relu

GIOV

mes. Il a paru en 1824 une seconde édition plus coin piète de cette Histoire, 10 voi. in-8. On a de Ginguen plusieurs autres écrits, notamment : un Ra/> borts fur les travaux de la classe d'histoire n !n littérature ancienne , 1807-13 ; des Fables imitées des fabulistes italiens, 1810 , et un grand nombre d’articles dans la Biographie universelle. Son Histoire littéraire de l’Italie est à YIndex.

GIOCUNDO (Fra Giovanni), en latin Jocundus , dominicain, né à Vérone vers 1435, mort vers 1520; se distingua comme architecte et comme littérateur; construisit div. édifices à Vérone, fut, en 1409, appelé par Louis Xlî en France, bâtit le pont Nc-Dame, laChambredes comptes, etc., à Paris; dirigeaavccMichel-Angelestrav. de la basilique de St-Pierre ; donna des édit, estimées de Vitruve, de César , des Agriculteurs romains, de Pline le Jeune, dontil découvr.plug. lettres, et rassembla un gr. nombre d’inscriptions anc G1Ü1A (Flavio), d’Amalfi, piloteoucapit.de vaisseau, né à Pasitano près d’Amalfl à la fin du xm* siècle, passe pour être l’inventeur de la boussole, dont il fit, dit-on, le premier usage en 1302 ou 1303. Cependant la vertu qu’a l’aimant de se diriger vers le nord était connue des marins bien avant lui , mais la boussole en usage alors ne consistait que dans une aiguille aimantée qui flottait dans un vase d’eau, soutenue sur du liège; il paraît que Gioia eut le mérite de la suspendre sur un pivot qui lui permît de se mouvoir en tous sens, et de rendre ainsi les observations plus faciles et plus exactes.

gioia (Melchior), écrivain italien, né à Plaisance en 1767 , mort en 1829 , entra dans les ordres, adopta les idées révolutionnaires lors de l'arrivée des Français en Italie , rédigea le Moniteur cisalpin, fut nommé par Napoléon historiographe, d’Italie, puis chef de division au bureau de la sta-‘ï tistique à Milan. Destitué .4 cause de la hardiesse de ses opinions politiques, il renonça àl’administrationpour1 cultiver les lettres, il a écrit dans les genres les plus divers, principalement sur la statistique, l’économie politique et la philosophie. Les plus estimés de ses ouvrages sont : les Tables statistiques , Milan, 1808 (en italien) ; Du mérite et des récompenses, 1818; Idéologie, 1822; Éléments de philosophie, 1822; la Philosophie de la statistique, 1826; la Nouvelle Gaiatée, traité de la politesse, etc. Presque tous ses ouvrages sont condamnés à Rome

GIOLOFS. Voy. ghiolofs.

GIORDANO (Luc) , nommé quelquefois Jordanc, peintre, né à Naples en 1632, mort en 1701, reçut le surnom de Fapresto , à cause de la facilité avec laquelle il travaillait. Cette facilité lui permettait d’imiter la manière des autres peintres ; ce qui le fit encore appeler le Protèe de la peinture. Par suite aussi de la rapidité de son travail , son dessin n’est pas toujours correct ; mais sa couleur est toujours brillante. Les principaux tableaux de cet artiste sont: Sainte Cécile mourante , Vénus caressant l'Amour , l'Enlèvement des Sabines , le Jugement de Pâris , Jésus se soumettant à la mort, Mars et Vénus servis par les Grâces et les Amours ; ees trois derniers se trouvent au musée de Paris. Giordano a souvent signé ses tableaux du nom latin de Jordanus, et il a été confondu avec le peintre flamand Jacques Jordaens. Charles II appela Giordano à Madrid en 1692.

giordano bruno , célèbre philosophe panthéiste.

hy. BRUNO.

GIORGI (Dominique), prélat italien, antiquaire et bibliographe, membre de plusieurs académies, né à La Costa , près de Rovigo , en 1 690 , mort à Rome en 1747 , a laissé sur les antiquités ecclésiastiques divers ouvrages estimés, qui lui avaient été demandés par les papes Innocent XIII, Benoît XIII et Benoît XIV. Les principaux sont : De antiquis Ilaliœ mttropolibus, Rome , 1722, in-4 ; De origine ceclesias Beneventanæ. ib., 1725, in-4; De Cathedra

episcopali Seliœ civitatis, ib., 1727, in-4; Vito Ni cotai V pontificis maximi , ibid., 1742, in-4.

giougi (Antoine-Auguste), religieux augustin, né à Santo-Mauro près de Rimini en 1711, mort en 1797 , se distingua par une connaissance approfondie des langues grecque , hébraïque , chaldéenne, samaritaine et syriaque; fut procureur - général de son ordre et mérita souvent d’être consulté par Benoît XIV sur les affaires de la religion. On a de lui : Alphabetum tibetanum... de gentis origine, moribus , super stilione ac manie heismo , etc., Rome, 1762,

1 vol. in-4 , tig. Cet ouvrage est peu recherché.

GIORGIONE (George Barbarelli , dit le), un des plus anciens peintres de l’école vénitienne , né à Castel-Franco en 1477 , mort en 1511, exécuta à Venise un grand nombre de peintures à fresque que le temps a détruites. On a conservé plusieurs de ses tableaux à l’huile. Ils sont reconnaissables à la fermeté des couleurs , à la bizarrerie des airs de tète et des draperies. Le musée de Paris possède quatre tableaux du Giorgione : Salomé recevant la tête de Jean-Baptiste , Jésus assis sur les genoux de sa mère; Concert champêtre ; Gaston de Foix , duc de Nemours.

GIORNIGO , Irais en allemand, bourg de Suisse (Tessin),àl3 k.N. deBellinzona; traversé par la route du St-Gothard . Vict. des Suisses sur les Milanais, 147 S.

G1ÜSLPP1NO, peintre. Voy. josépin.

GIOTTINO (Thomas di lappo) , peintre italien, petit-fils de Giotto, né à Florence en 1324, mort en 1356, est auteur d’un grand tableau où Gauthier de Brienne , dit le duc d’Athènes , que les Florentin* révoltés avaient chassé de leur ville en 1343 , est représenté sous des formes grotesques et entouré d’attributs satiriques. Cette composition est peu propre à justifier la réputation dont a joui cet artiste.

GIOTTO, ainsi nommé par corruption pour Angiolotto, diminutif d ' Angelo, peintre, sculpteur et architecte, né vers 1266 à Vespignano près de Florence, mort en 1334, fut dans son enfance gardien de troupeaux. Cimabué devina son talent et le prit pour élève. Cimabué avait déjà restauré les arts en faisant revivre l’étude de la nature depuis longtemps abandonnée ; mais sa manière était rude et sèche. Giotto, en prenant aussi la nature pour modèle , la revêtit de formes plus nobles et prépara ainsi Raphaël. Parmi les nombreux tableaux de ce peintre on remarque un Saint François d' Assise recevant les stigmates (qui se voit au Louvre), et une mosaïque représentant Saint Pierre marchant sur les eaux (dans Saint-Pierre de Rome). 11 dirigea comme architecte les fortifications de Florence en 1334. Giotto fut l’ami du Dante, dont il a conservé les traits dans un petit tableau, et qui lui consacra en retour quelques vers dans la Divine Comédie. Laurent de Médicis lui érigea un tombeau magnifique dans une église de Florence, et l’on mit au-dessous de son buste ces vers d’Ange Politien :

Ille ego sam per quem plctura extlncta revixit , etc.

GIOVANNI DA FIESOLE (fra), surnommé il Beato Angelico , peintre toscan , né en 1387 , entra jeune chez les Dominicains de Fiesole , prit l’habit de l’ordre, couvrit de ses peintures à fresque les murs de son couvent ; fut appelé à Rome par Nicolas V pour orner une chapelle du Vatican, et mourut dans cette ville en 1455, avec une grande réputation de sainteté , qui le fit béatifier.

GIOVANNI GIOCONDO (FRA). Voy. GIOCONDO-

GIOVENAZZO, Natiolum , v. etportduroy.de Naples ( Terre de Bari) , à 19 kil. N. O. de Bari; 5,000 hab. Évêché. Hautes murailles, vieux château.

GIOVIO , famille de Côme en Lombardie, quia produit aux xv® et xvi® siècles plusieurs écrivaina distingués , dont les plus connus sont : Benedetto Giovio, né en 1471. mort en 1544, auteur d’une

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