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primant la taxe extraordinaire qu’on avait coutume de lever à l’avénement du roi ; et il n'augmenta jamais les impôts, malgré les guerres désaslreuses qui remplirent le règne de Louis XII. 11 üt des réglements utiles, abrégea la durée des procès, chercha à prévenir la corruption des juges, qui vendaient la justice au plus offrant. Le pape Alexandre VI le créa cardinal et le nomma son légat en France. Le cardinal d'Amboise tenta, mais inutilement, de se faire nommer pape.
' àmboise (Aimery d’), frère aîné du précédent, devint grand-maître de l’ordre de Saint-Jean-de- Jérusalem en 1503, et remporta en 1510 une grande victoire navale sur le 60udan d’Égypte près de Monténégro.
Amboise (François d’), né à Paris en 1550, mort à Rennes en 1620, fut d’abord professeur au collège de Navarre, puis maître des requêtes et conseiller d’état. 11 a donné la comédie plaisante intitulée les Néapolitaines , et quelques autres pièces de poésie. Ou lui doit une édition des Œuvres d’Abailard.
AMBRAC1E, auj. Arta, ville d’Epire, sur la côte septentr. d’un petit golfe auquel elle donne son nom (auj. golfe de l'Aria), fut agrandie par Auguste après la bataille d’Actiurn.
AMBRIÈRES, ch.-l. de cant. (Mayenne), à lOkil. N. de Mayenne; 2,200 hab.
AMBR1M, île de l’Océanie, dans les Nouvelles-Hébrides, a 85 kil. de tour.
AMBRiZ, riv. du Congo, naît au N. E. de Pamba, coule 400 k. à l’O., et se jette dans l’Atlantique, où il forme une baie et un port, occupé par les Portugais.
AMBROISE (saint), Arnorosius, père de l’église latine, né vers l’an 340, étaitûls du préfetdes Gaules. Il gouvernait lui-même la Ligurie quand le peuple de Milan, charmé de ses vertus, l’élut évêque d’une voix unanime, quoiqu’il fût à peine Chrétien. 11 fut en quelques jours ordonné prêtre et sacré évêque (374). Il signala son épiscopat par un zèle ferme et soutenu, fit condamner les Ariens au concile d’Aquilée, et refusa l’entrée de l’église à l’empereur Théodose jusqu’à ce qu’il eût fait pénitence du massacre de Thessalonique. [Voy, théodose.) Il mourut en 397. On l’hon. le 4 avril et le 7 déc. Il a laissé plusieurs ouvrages, pai (ni lesquels on distingue scs traités des Devoirs et de la Viryinité. On lui attribue le Te Deum. La meilleure édition de ses œuvres est celle de Paris, 1686, 2 vol. in-fol. Le traité des Devoirs a été traduit sous le titre de Morale des Ecclésiastiques par l’abbé Morvan de Bellegarde, 1691, in-12. Saint Ambroise organisa la liturgie dans le diocèse de Milan etcréa un rit particulier, connu sous le num de rit ambrosien , encore en usage dans le Milanais. Ses écrits, pleins d’onction , aussi agréables que solides, édifient, instruisent et plaisent à la fois.
AMBROISIE, nourriture des dieux, donnait l’immortalité à quiconque la goûtait. On ne sait si c’était une liqueur ou un aliment solide.
AMBRONES, peuple de la Gaule Transalpine, formait un (kes quatre cantons des Ilelveiii, au temps de César. Il avait pour limites au S. les Alpes qui les séparaient du Valais, ensuite le Rhin jusqu’à Sargans ; au N. les lacs de Wallenstadt et de Zurich, et la ligne tirée par les villes modernes de Zurich, Lucerne et Thun. Ils s’allièrent aux Cimbres et aux Teutons, envahirent avec eux l’Italie vers 105 av. J.-C. et battirent les généraux Manlius et Cépion ; mais ils furent exterminés par Marius à la bataille à'Aqtiœ Sexiiœ (Aix), 102 av. J.-C.
AMBROSIENNE (bibliothèque),, riche bibliothèque fondée à Milan au commencement du xvn* siècle par le cardinal Frédéric Borroméc, et ainsi nommée en l’honneur de saint Ambroise, patron de Milan.
AMBROSIUS AURELIANUS, général breton, issu d’une famille romaine, délivra en 457 ses compatriotes de la tyrannie de Vortigern et des Saxons,