AMAS
2,700 hab. Elle soutint un siège opiniâtre en 1806.
AM ANUS mons, auj. Alma-Dagh. Voy. ce mot.
AMAR, l’un des conventionnels les plus sanguinaires, était d’abord avocat à Grenoble. Nommé membre du comité de salut public, il fit assaut de cruauté avec Robespierre, accusa et Gt mettre à mort un grand nombre des membres les plus distingués de la Convention, il parvint cependant à sauver sa vie au 10 thermidor. Il vécut depuis dans la retraite, et mourut tranquillement à Paris, en 1816.
AMARANTE, ville de Portugal (Minho), h 58 kil. N. E. de Porto, sur le Tamega; 5,000 hab.
AMARAPOURA, dite aussi OUMERAPOURA , ville de l’empire Birman, sur la rive gauche de l’Iraouaddy. Remparts, citadelle solide et \aste, temple remarquable par une statue colossale et une série de 260 inscriptions anciennes et modernes. Bâtie en 1783, capit. jusqu’en 1824. Un incendie en brûla 20,000 maisons en 1810 (toutes les maisons sont en bois). Cette ville comptait 175,000 hab. en 1800, elle n'en avait plus que 30,000 en 1827.
AMARGOURA ou GARDNER, une des îles des Amis (Océanie), découverte par Maurelle en 1781, puis vue par les Anglais, 1791, est située par 17° 40 fat. S. et 177° 2’ long. E.
AM ARI BO, riv. de la Guyane française, coule au N., et tombe dans l'océan Atlantique, à 13 kil. N. E. du Marony , après un cours de 200 kil.
AMARI LACUS, auj. lac Sheïb, canal d'Égypte, établissait une communication du canal de Trajan à la mer Rouge.
AMASEA, auj. Amasieh, ville du Pont, au confluent de l’Iris et du Scylax, dans l’intérieur, à 133 kil. au S. d'Amisus. Patrie de Mithridate et de Strabon. Voy. AMASIEH.
AMASENUS, Amaseno, petite riv. du Latium, prenait sa source prèsdePrénesteet se jetaitdans le Liris.
AMAS1AS, 8e roi de Juda (839-810, ou, selon Y Art de vérifier les dates , 831-803), Dis de Joas, remporta sur les Iduméens une grande victoire ; mais n’étant pas resté fidèle au culte du vrai Dieu, il fut battu et fait prisonnier par le roi d’Israël, et ne recouvra sa liberté qu’en livrant les trésors du temple. 11 mourut assassiné par ses sujets.
AMASIEH, Arnasea , ville de la Turquie asiatique (Siwas), ch.-i. du district qui porte son nom, à 133 kil. au S. de Samsoun, au pied des monts Djanik, sur l’Iékil-Ermak (jadis l'Iris), par 40° 50’ lat. N., 33° 4' long. E. ; 10,000 maisons; très belle mosquée, dite de Bajazet ; collège dit céleste, bâti par ce prince; restes d’une citadelle, d’un beau temple, etc.; nombreuses antiquités, à peine explorées. Archevêché arménien. Aux environs sont des cavernes taillées dans le roc et qui furent probablement les sépultures des rois de Pont. Vins exquis; commerce de soies superbes. Les femmes d’ Amasieh sont renommées pour leur beauté. Amasieh est auj. l'a^ panage d'une sultane. C’est la patrie de Sélim I.
AMAS1S, roi d Égypte de 570 à 526 av. J.-C., n’était d’abord qu’un simple soldat ; il s’éleva au poste de premier ministre d'Apriès et devint bientôt assez puissant pour détrôner son maître. 11 Gt oublier son usurpation et la bassesse de sa naissance par sa justice et ses talents ; il ouvrit aux Grecs les ports de l’Égypte et ût fleurir le commerce. 11 se soumit à Cyrus; mai9, ayant refusé de payer le tribut à Cambvse son Gis , il fut attaqué et battu par ce prince; toutefois il mourut avant la conquête de son royaume par les Perses.
AMASTREH , Sesamus , puis Amastris, ville de la Turquie asiatique, à 120 kil. N. E. de Boli, sur la côte de la mer Noire, par 41° 45' de lat. N., 30° 1' de long. E.; port presque ensablé. L’ancienne Amastris était en Paphlagonie. Son 1er nom fut Sésame. Embellie par Amastris, femme de Cratère, elle prit le nom de celte 2e fondatrice. Au moyen âge, elle ap-
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partint successivement à l’empire grec, à Théodore de Lascaris (1210), aux Génois. Mahomet II la prit en 1459.
AMASTRIS, ville de Paphlagonie. Voy. amastreh. AMATE, femme du roi Latinus, joue un rôle assez important dans YÉnéide. Elle avait fiancé sa ûlle Lavinie à Turnus avant l’arrivée d’Enée, et pendit quand sa fille épousa le prince Iroyen. AMATHA, v. de Syrie, sur l’Oronte, auj. HAMA. AMATIIONTE, Amathus, auj. Limisso, ville de l’île de Cypre, sur la côte S. ; très célèbre par le culte qu’on y rendait à Vénus; elle avait été bâtie par les Phéniciens.
ÀMAT1, famille de luthiers de Crémone, s’est rendue célèbre au xvu* siècle par les perfectionnements qu’elle apporta dans la fabrique des instruments à cordes. On y remarque surtout les trois frères Nicolas , Antoine et André. Le premier fut maître de Stradivarius.
AMATRICE, ville du roy. de Naples (Abruzze ultérieure 2e), à 34 kil. N. O. d’Aquila; 3,500 hab. Trutfes et salaisons.
AMAURY I, roi de Jérusalem, succéda en 1162, à l’âge de 27 ans, à son frère Baudouin III. U rompit de la manière la plus injuste une trêve qu’ii avait conclue avec le calife d’Égypte et porta la guerre dans ses états; mais après avoir obtenu quelques succès, il fut battu par Noradin et par Saladin, et fut forcé de se retirer honteusement. Il mourut en 1173.
amaüry il, de Lusignan, d’abord roi de Chypre , 1194, devint en 1197 roi de Jérusalem par son mariage avec Isabelle, veuve du roi Henri. 11 ne fut roi de Jérusalem que de nom ; et quoiqu’il eût appelé les Croisés à son secours, il ne put jamais pénétrer dans ses états. Il mourut en 1205 à Ptolémaïs.
amaüry de Chartres, philosophe et théologien du xii° siècle, né à Bène dans le pays Chartrain, mort en 1209, professa une sorte de panthéisme mystique qu’il avait puisé dans les écrits de J. Scot, et qui le ût condamner en 1204 par le pape Innocent III. H eut un grand nombre de disciples, parmi lesquels on remarque David de Dinant.
amaüry ou amalric, archev. de Narbonne. Voy. amalric (Arnaud).
AMAXiCHI, ville de9 îles Ioniennes, ch.-l. de Ste- Maure, sur une baie ; 6,000 hab. Évêché grec ; 2 ports dont Drapano est le meilleur.
AMAZONES, peuplade fabuleuse de femmes guerrières. Elles habitaient, dit-on, les rives du Thermodon dans le Pont, et avaient pour capitale Thémiscyre ; elles étendirent, ajoute-t-on, leurs conq. jusqu’aux frontières de l’Assyrie et du Tanaïs, et bâtirent Ephèse, Smyrne, Magnésie. Elles eurent plusieurs reines célèbres: Antiope, qui attaqua Thésée; Penthésilée, qui secourut les Troyens; Thomyris, qui fit périr Cyrus; Thalestris, qui visita Alexandre. On a dit qu’elles se perpétuaient par un commerce passager avec les habitants des pays voisins, et qu’elles exposaient leurs enfants mâles. Elles se brûlaient, dit-on, la mamelle droite pour tirer de l’arc avec plus de facilité. — Il a existé en Bohême au viii* siècle de notre ère de véritables Amazones qui avaient à leur tête Libussa et Vlasta; pendant plusieurs années elles répandirent la terreur sur les terres du roi Przémisias qui eut graud’peine à les exterminer. Voy. vlasta.
AMAZONES (fleuve des), ou MARAGNON, fleuve de l’Amérique méridionale, la plus grande rivière du monde avec le Nil et le Mississipi ; il sort du lac Lauricocha dans les Andes, sous le nom de Tunguragua, vers 11° lat. S., 73° long. O., monte au N. jusque vers 5° lat., puis court à l’E. de 81° à 35° de long. O., traverse la Colombie, séparant la Guyane portugaise du Brésil, reçoit un grand nom-
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bre d'affluents et finit par se jeter dans l’océan Atlantique sous l’équateur. Cours, 5,400 kil. environ. 11 a de 3 à 5 kil. de large dans sa partie supérieure, s’agrandit progressivement, et a 288 kil. à son embouchure: profondeur moyenne, 325 mètres (en quelques endroits on n’a pu la mesurer). La marée pemonte jusqu’à 650 kil. dans les terres. Arrivé à l’océan , il en refoule les eaux et coule encore 135 kil. sans mélange dans la mer. Ses affluents les plus remarquables sont : adroite , l’Ucayale (à tort donné pour bras principal), le Cassiquin, le Javari grossi du Jutay et du Jurua, le Purus, le Madeira qui a plus de 2,000 kil. de cours, le Topayos , le Jingu ; à gauche le Pinchès, le Napo, le Putu-Mayo, l’Yupura, le Negro (qui lefaitcommuniq. avec l’Orénoque). Poissons nombreux et variés, caïmans de 7 mètres et plus, jaguars et serpents sur les bords. — Vincent Pinzon découvrit ce fleuve en 1500 ; Orellana le descendit en 1530, d'où le nom d’Orellane qu'on lui donne parfois. Le nom de fleuve des Amazones vient de ce que les premiers navigateurs crurent voir sur ses bords des peuplades de femmes armées. Le nom de Maragnon est indigène , mais seulement pour une
Kartie du cours. Les Portugais nomment l'Amazone Lio dos Solimoens depuis son entrée dans le Brésil jusqu’à son confluent avec le Negro, et disent que l’Amazone est formé de l’union de ces 2 rivières. AMBAC1A, ville de Gaule, auj. amboise.
AMBARR1, peuple de la Lyonnaise lre, sur l’une et l’autre rive de la Saône pendant la partie inférieure de son cours ,- leur territoire répond à la Bresse et au Beaujolais. Leur nom se retrouve dans Ambévicujc m
AMBÂTO ou ASIENTO DE AMBATO, ville de la Colombie (Equateur), par 80° 45' long. O., 1° 14’ /at. S. On y trouve d’excellente cochenille.
AMBAZAC, ch.-l. de canton (Haute-Vienne), à 18 kil. N. E. de Limoges; 2,800 hab.
AMBELAK1A, ville delà Turquied’Europe (Roumélie), sur le Pénée , à 22 kil. N. E. de Larisse ; 5,000 hab. On y teint en rouge le coton.
AM BER ou AMBERGOER, ville de l’Indoustan, dans l’état des Radjpouts, sur le Paliar, à 9 kil. N. E. de Djeypour. Résidence du rajah de Djeypour.
AM BERG, ville de Bavière (cercle de la Regen),sur la Vils, à 64 kil. N. O. de Ratisbonne ; 7,000 hab. Ville forte et bien bâtie. Château royal, arsenal, hôtel-de-ville, église de St-Martin, etc. Fabrique d’armes, draps, faïence, etc. Aux env., l’archiduc Charles repoussa Jourdan , qui battit en retr., 21 août 179G.
AMBERiEUX, ch.-l. de canton (Ain), sur l’Albarine, à 30 kil. N. O. de Belley ; 2,700 hab.
AMBERT, ch.-l. d'arrond. (Puy-de-Dôme), sur la Dore, à 59 kil. S. O. de Clermont; 8,016 hab. Collège comm. Papier à impression et à grav. Les meilleurs fromages d'Auvergne. — L arr. d'Ambert renferme 8 cantons (Ariane, Cunlbat, OUiergues St-Amand-Roche-Savïne, St-Anthème, St-Germainl’Ermite, Viverols, plus Ambert), 52 communes, et 90,675 hab.
AMBEZ, village de France (Gironde), sur la Dordogne, près de son confluent avec la Garonne, à 22 kil. N. de Bordeaux. — On donne le nom de bec d’Ambez au lieu où se trouve le confluent de la Dordogne et de la Garonne.
AMB1ALITI, peuple de la Lyonnaise 3e, voisin des Redones , possédait la v. act. de Lamballe.
AMBIANT, peuple de la Belgique 2e, à 10. des Veromandui et des Àirtbaies et au S. des Morini, répond à la partie occidentale de la Picardie; leur Ch.-l. porta d’abord le nom de Samarobriva , puis fut appelé aussi Arnbiani; c’est auj. Amiens.
AMBIAT1NUM, Kcenigstuhl , place sur le Rhin, à 8 kil. au-dessus de Confluentes (Coblentz). C’est là que naquit Caligula.
AMBIGAT, roi des Gaules, envoya vers 587 av.
J.-C. ses neveux Bellovèse et Sigovèse chercher de nouvelles habitations. Le premier, à la tête des Sônonais, vint s'établir en Italie, et le second passa en Germanie.
AMBIOR1X, roi des Ëburons, dans la Gaule (payg de Liège), battit plusieurs généraux romains, mais il fut lui-même défait par Jules César dans un combat où il perdit 60,000 hommes; il disparut à la suite de ccttc bataille
AMBLETEUSE, petit port du Pas-de-Calais, à 8 kil. N. de Boulogne, sur la mer, près de l’embouchure de la Sélaque ; 900 hab. C’est dans ce port que débarqua Jacques II, chassé d’Angleterre, 1688.
AMBOINE, une desMoluques, au S. O. de Cérara, par 3° 47’ lat. S., et 125° 33’ long. E., a 71 kil. de long sur de 22 large, et est coupée par une baie en 2 presqu’îles unies par un isthme. Environ 50,000 hab., dont 18,000 Chrétiens. Climat très chaud, mais sain. Moussons en sens inverse de celles des îles de la Sonde. Pluies énormes lors de la mousson du sud. Sol fertile : sagou, superbes ananas, girofliers. Amboine est le centre de la culture du giroflier qui se fait exclusivement dans 5 districts de l’île : Amboine, Harouko, Larique, Saparoua, Hila; la récolte moyenne est de 125 à 150 kilogrammes de clous de girofle. — Cette île fut découverte vers 1515 par les Portugais qui la prirent en 1564 ; les Hollandais s’en emparèrent en 1607 et les Anglais en 1796; elle a été depuis rendue aux Hollandais qui la possèdent encore. — On réunit sous le nom de groupe d’Amboine un petit archipel composé de 11 des Moluques, dont les principales sont •• Amboine, Céram, Bourou, Goram; de ces quatre, la première seule esi soumise entièrement aux Hollandais.
amboine, ch.-l. de l’île de *;e nom et de toutes les possessions hollandaises dans les Moluques, est au fond de la baie,- 7,000 hab Ville petite, mais marchande. Elle offre quelques totaux édifices, les bazars, les marchés, le campong chinois, l’hôtel-de— ville, etc. Elle est défendue par le fort Vitoria.
AMBOISE, Ambacia, ch. 1. de canton (Indre-et- Loire), sur la Loire, à 20 k.i. E. de Tours; 4,605 h. Ville étroite et tortueuse. Aciers cémentés, limes, râpes; draps, tapis. Ancien château fort, avec de trèslarges remparts : on morne en carrosse jusque sur sa terrasse. Patrie de Commue. Charles Vlllnaquitetin. à Amboise. Abd-el-Kader y futenfermédel848àl852.
amboise (Conjuration d’), formée en 1560 par les Huguenots contre François II, Catherine de Médicis et les Guise. Le chef ostensible des conjurés était Georges Barré de la Renaudie ; mais le véritable chef était le prince de Condé. Elle fut découverte par la trahison d’Avenelle, avocat de Paria, au moment où les conjurés marchaient sur Amboise. Surpris à l’improviste, la Renaudie fut tué ; son cadavre fut pendu sur le pont. Un grand nombre de conjures, parmi lesquels se trouvait le comte de Castelnau, subirent le même sort. Le prince de Condé, gardé à vue, fut forcé d’affirmer par serment qu’il était étranger à cette conspiration.
AMBOISE (Georges d’), connu dans l’histoire sous le nom de cardinal d' Amboise , ministre sous Louis XII, né en 1460, au château de Chaumont, pi ès d’ Amboise ,* d’une famille ane., m. 1510.
11 fut des i âge de 14 ans fait évêque de Montau ban, et devint un des aumôniers de Louis XI. Il s’attacha à la fortune du duc d'Orléans, qui régna depuis sous* le nom de Louis XII, et devint par le crédit de ce prince archevêque de Narbonne, puis de Rouen, et lieutenant général de la Normandie sous Charles Vlll. Lorsque Louis XII monta sur le trône (1498), il le choisit pour son premier ministre. Georges d’Atnboise remplit avec le plus grand succès ces hautes et difficiles fonctions, et les conserva jusqu’à sa mort. Des le début de son administration il se concilia l’amour du peuple en sup-