‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 441 sur 1261 · G IN OS · texte numérisé non relu

G IN OS

Voyages , St-Pétersbourg, 1770-84 (la publication en fut terminée par Pallas). — J.-Frédéric Gnielin, neveu de Jean-George, né à Tubingue en 1748, mort en 1804, fut professeur de médecine dans sa ville natale, puis à Gœttingue, et fit un grand nombre de traités élémentaires de botanique, de minéralogie, de métallurgie, etc. On estime surtout son Histoire générale des poissons , et sou Dictionnaire d'histoire naturelle. — Un autre Gmelin, Guillaume-Frédéric, lié à Badenvveiler et mort en 1821, s’est distingué comme dessinateur et graveur. Il réussit surtout dans les dessins à la sépia.

GMUND , ville d’illyrie. Voy. gemund.

GNEDITSCH (Nicolas) , poëte russe, né à Pultawa en 1784 , mort en 1833 à Saint-Pétersbourg, était conservateur de la Bibliothèque impériale, conseiller de cour, membre de l’Académie Busse. Il a composé des poésies, et traduit Y Iliade en vers hexamètres russes, Saint-Pétersbourg, 1831, 2 vol. in-4. On lui doit aussi des traductions de la tragédie d 'Abufar de Ducis , du Roi Lear de Shakspeare (1808), du Tancrède de Voltaire (1816), et des chants populaires des Grecs.

GNESNE, Gniezno en polonais, ville murée de l'ancienne Pologne, auj. dans les États prussiens (Posnanie), à 49 kil. N. E. de Posen ; 4,800 liab. Archevêché. Draps, toiles, eau-de-vie de grains, bière; tanneries. Jadis capitale de la Grande-Pologne. Les Prussiens la prirent en 1793.

GN1PHON , M. Antonius Gnipho , grammairien latin, né dans la Gaule vers la fin du il® siècle av. J.-C., vint à Rome se perfectionner à l’école de Lucius Plotius, son compatriote; enseigna lui-même ensuite la grammaire, les belles-lettres et l’art oratoire ; compta parmi ses élèves César et Cicéron, et mourut à l’âge de cinquante ans. On lui a attribué un grand nombre d’ouvrages ; ils sont tous perdus.

GNOMES (du grec gnômê, pensée, intelligence), êtres fantastiques, imaginés par les philosophes gnostiques, et dont lés poètes se sont emparés à leur profit. Les Gnômes sont, disent les Cabalistes, des génies bienfaisants qui habitent dans l’intérieur de la terre, et qui ont un empire souverain sur cet élément, comme les Sylphes sur l’air, les Salamandres sur le feu, les Ondins sur les eaux. Us sont d’une taille très minime, mais pleine de grâce dans ses proportions. Us habitent les grottes cristallines et les mines d’or et d’argent que recèlent les entrailles de la terre. Ces petits êtres invisibles et silencieux servent et défendent l’homme à son insu toutes les fois que Dieu le leur commande. Le Gnôme Rubezahl a une grande célébrité en Allemagne.

GNOMIQUES (du grec gnômê , pensée, maxime), nom donné à une classe de poètes grecs qui ont mis en vers des sentences morales; tels sont: Solon, Pythagore (pour ses Vers dorés), Théognn, Phocylide. On y joint aussi Hésiode. Voy. ces noms.

GNOSSUS, ville de Crète. Voy. cnossus.

GNOSTIQUES (du grec gnôsis , connaissance, intuition), nom sous lequel on réunit les partisans de certaines doctrines religieuses et philosophiques répandues surtout en Asie et en Egypte, et qui eurent une très grande vogue au premier siècle de l’ère chrétienne et dans les siècles suivants. Les Gnostiques regardaient comme insuffisante et inexacte la révélation contenue dans les livres saints , et prétendaient avoir 6euls la vraie science ( gnôsis ) de la divinité et de toutes ies choses divines : ils la devaient , soit à une intuition directe, soit à une tradition qui remontait sans interruption au berceau de l’humanité et qu’ils plaçaient au-dessus de toute autre révélation. Us admettaient pour expliquer le monde trois choses : la matière, le Démiurge (auteur du monde actuel), et î»e Sauveur; ils plaçaient le Sauveur au-dessus du Démiurge et le ’ chargeaient de réformer son ,

Page 1