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ouvrage ; la plupart joignaient à ces dogmes celui de 1 émanation , et faisaient émaner toutes choses du sein d'un Dieu suprême, être ineffable et irrévélé. Ces doctrines mystiques étaient issues de l’alliance des croyances orientales avec la religion juive ou chrétienne et avec la philosophie platonicienne. Elles donnèrent naissance à une foule de sectes : on en trouve le germe au i*r siècle de 1ère chrétienne dans Simon-le-Magicien, Ménandre-le- Samaritain, Cérinthe, Dosithée, et Philon-le-Juif. Elles furent développées aux ne et m® siècles par Marcion, hérétique de Syrie,- Cerdon, sorti de l’Asie Mineure, Saturnin d'Antioche, Bardesane d’Edesse, Tatien, Basilide, Valentin, Carpocrate, tous trois à Alexandrie. Elles furent combattues à la fois par les Pères de l’Église (saint Clément, Origène, lrénée, Théodoret, Epiphane, Tertullien, saint Augustin), et par les philosophes, notamment par Plotin. On doit à M. Matter une Histoire critique du Gnosticisme , 1828, 3 vol. in-8, ouvrage qui a été couronné par l’Académie des Inscriptions (2* éd., 1842).
GOA, île et ville de l’Inde, dans l’ancien Bedjapour, sur la côte occid. de la presqu’île Cisgangétique, dite côte de Malabar. — La ville actuelle de Goa, dite aussi Villanova-da-Goa , ou Pandjim, ch.-l. des possessions portugaises dans l’Inde, est située par 71° 22’ long. E., 15° 30’ lat. N., dans l’île de Goa; 20,000 hab. Elle a remplacé l’ancienne Goa, située à 9 kil. de là, dans la même île, et qui n’a que 4,000 hab. Deux beaux ports, fortifications redoutables. Résidence du vice-roi portugais. Archevêché (mais l’archevêque habite une île voisine, l’île Sàn-Pedro). Goa renferme un très grand nombre de commerçants juifs et banians. — L’ile de Goa est dans la mer d’Oman, à l’embouchure de la Mandova, qui la sépare de la terre ferme, et a 40 kil. de tour. Elle forme avec les districts de Diu et de Daman un gouvernement qui porte aussi le nom de Goa, et dont la population est de 417,000 hab. — L’ancienne Goa, habitée au xvi® siècle par une population arabe, fut prise par Albuquerque en 1510 et devint la capitale des Portugais dans l’Inde. Cette ville a joué le plus grand rôle dans tout le xvi* siècle. La décadence de Goa date de l’époque où les Anglais enlevèrent aux Portugais leurs possessions dans les Indes. Au xvm® siècle une épidémie ayant éclaté dans le vieux Goa, il fut abandonné et l’on commença à bâtir le nouveau. En 1807, les Anglais s’en emparèrent, mais ils le rendirent aux Portugais en 1814. Nulle part l’inquisition ne fut plus rigoureuse qu’à Goa ; sa domination y subsista jusqu en 1815.
GOAHIROS ou GUA1RAS, peuple Indigène de la presqu’île située entre le golfe de Maracaïbo et la mer des Antilles, est souvent en état de guerre avec les Espagnols et les Anglais.
GOALPARAH, ville de l’Inde anglaise (Calcutta), sur les confins de l’ancien Bengale et de l’Assam, à 130 kil. N. E. de Rangpour; 3,000 hab. Commerce actif avec les habitants de l’Assam.
GOAREC, ville de France. Voy. gouarec.
GOARIS, fleuve de l’Inde ancienne, auj. le tapti.
GOAVE (le grand-), ville de l’île d’Haïti, à 46 kil. S. O. du Port-au-Prince, sur le golfe de Léogane, avec un port et un fort. — Le Petit-Goave est à 53 kil. S. O. du Port-au-Prince, sur une petite baie, et a aussi un fort. Ce dernier fut fundé en 1655 par les Flibustiers.
GOBÆUM prom., promontoire situé à l’extrémité N. O. de la Gaule, chez les Osismii, est auj. le cap St-Mahé ou St- Matthieu, près du Conquet (Finisterre) .
GUBANIUM, ville de la Bretagne ancienne, auj. abergavenny.
GOBEL1N (Gilles), teinturier qui vivait à Paris sous le règne de François 1, fonda avec son frère, il l’extrémité du faubourg St-Marcel. et près de la n-
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vière de Bièvre, un établissement pour les teintures en laine, qui est devenu célèbre et qui conserve encore auj. le nom des Gobelins. On lui doit, dit-on, le secret de la teinture en écarlate. La maison des Gobelins est devenue en 1G67 manuf. royale- on y exécute des tableaux en tapisserie et des meubles destinés aux palais roy.— Les frèr. G. étaient de Reims.
GOBERT (le baron Napoléon), fils d’un général distingué de l’Empire, qui était de la Guadeloupe, eut pour parrain l’empereur Napoléon. 11 prit part aux journées de juillet 1830, fut attaché peu après à l’ambassade française en Angleterre, alla en 1833 en Egypte et y mourut d’une fièvre gagnée pour s’être baigné imprudemment dans le Nil. Possesseur d’une fortune considérable , il légua à l’Académie française une rente de 10,000 fr. , sur laquelle 9,000 devaient être donnés annuellement à l’auteur du meilleur ouvrage sur l’histoire de France, à la condition que l’auteur désigné cesserait d’en jouir dès qu’aurait paru un ouvrage supérieur. M. Augustin Thierry a joui jusqu’à sa mort de ce prix, qui après lui a été décerné à M. Henri Martin.
GOGH, ville des Etats prussiens (province Rhénane), à 13 kil. S. de Glèves ; 3,000 hab. Château. Draps, bas, moulins à café, savon, aiguilles, etc.
GOCLENIUS (Rodolphe), professeur de logique à Marbourg, né à Corbach (comté de Waldeck) en 15i7, m. en 162,8, a laissé : Psycholngia, Marbourg, 1590; Philosophia practicamauritiana, Gassel, 1604, in-8; Idea philosophiœ p/afomcœ, Marbourg, 1612, «a-8; Lexicon philosophicum, Francf. 1613, in-4; etc.
GOCLENius (Rodolphe), fils du précédent, médecin, né à Wittemberg en 1572, mort en 1621, professeur de physique et de mathématiques à Marbourg, est un des plus anciens partisans de la médecine magnétique qu’adepuis pratiquée Mesmer. On a de lui : Traclaïus de magnetica curalione vulnerum, Marbourg, 1608 ; Synarthrosis magnetica , 1617; Mirabilium naturœ liber , 1625, etc. 11 a aussi écrit sur Yuranoscopie, la chiroscopie , etc., 1603.
GODALM1NG, ville d’Angleterre (Surrey), à 6 kil. S. O. de Guildford ; 4,560 hab. Industrie : bonneterie, lainages, piqués, etc. Commerce actif en bois de construction, cerceaux, écorce d’arbre, etc.
GODARD (S.) , évêque de Rouen au vic s., assista au concile d’Orléans de 511, et fil de nombreuses conversions dans son diocèse. Il m. vers 525, tl fut enterré à Rouen dans une église qui porte encore auj. son nom. On a dit, mais sans preuves, qu’il était frère de St Médard. Oo l’hon. le 8 juin. — V. gothard (s.)
GODAVERY, dit aussi ganga-godavery, rivière de l’Hindoustan, naît dans les Ghattes occid., par 71° 20’ long. E., 20° lat. N., dans l’Aurengabad; traverse le Rider, le Berar, lesCircarsseptentr., passe à NandereetMangapet; reçoit la Mandjera, la Tourna, !a Ouarda, et tombe dans le golfe de Bengale après un cours de 1,300 kil. Ses eaux sont sacrées poulies Hindous comme celles du Garnie.
GODEAU (A.), év. de Grasse et Yence, né à Dreux en 1605, mort à Vence en 1672, commença sa fortune par de petits vers qui lui firent beaucoup de réputation à l’hôtel de Rambouillet, et qui lui valurent la protection de Richelieu. Le cardinal ayant reçu de lui, entre autres pièces, une paraphrase du Bénédicité , lui dit, en jouant sur le mot, qu’il lui donnait Grasse (grâces) en échange, et en effet il le St évêque de cette ville. Godeau a composé, outre ses poésies, plusieurs ouvrages sérieux, entre autres iuizHist.de l' Eglise (Paris, 1653), justement estimée.
GODEBERT, roi des Lombards, fils d'Aribert , succéda à son père en 661, partagea le trône avec Pertharite , son frère , et s’établit à Pavie ; mais bientôt la guerre éclata entre les deux frères, et Godcbert appela à son secours Grimoald, duc de Bénévent : celui-ci profita de ces divisions pour s emparer de la Lombardie, fit massacrer Gode-
bert, chassa Pertharite et se fit couronner roi , 662.
GODEFROY (saint) ou GEOFFROY, abbé de Nogent en 1091, évêque d’Amiens en 1104, mourut en 1115. On le fête le 8 novembre.
godefroy de Strasbourg, minnesinger allemand, vivait à la fin du xn* siècle ou au commencement du xiii*. On lui doit, outre plusieurs poésies, un grand poëine de chevalerie intitulé Tristan et Isolde , tiré des traditions de la Table-Ronde. Ce poème a été continué par Ulrich de Turheim, Henri de Freyberg et plusieurs autres. La meilleure édition est celle de Breslau, 1823, 2 vol. in-8.
godefroy (Denis), célèbre jurisconsulte français, né à Paris en 1549. Ayant embrassé la religion réformée, il se vit forcé par les troubles civils de quitter la France, et se retira d’abord à Genève, puis à Strasbourg, et à Heidelberg où il enseigna le droit romain; il mourut en 1622 à Strasbourg. On a de lui une excellente édition avec notes du Corps du droit romain , Corpus juris civilis, qui a fait époque, et qui est devenue classique. Elle parut d’abord à Lyon, 1583, et a été réimprimée à Paris, 1628. On lui doit aussi des notes sur Cicéron, Sénèque, etc. — Il laissa deux fils qui abjurèrent le protestantisme et revinrent en France : l’un, Théodore, fut nommé historiographe en 1632, et composa quelques écrits historiques ; l’autre, Jacques, est estimé comme jurisconsulte et érudit. On lui doit une édition du Codex Theodosianus , Lyon, 1665. — Un autre Denis, fils de Théodore, fut aussi historiographe de France.
godefroy de bouillon. Voy. BOUILLON.
GODËG1SILE, 4* fils deGundioc, roi des Bourguignons, eut le pays de Besançon en partage après la mort de son père (463) ; il chercha une protection contre l’ambition de son frère Gondebaud dans l’alliance de Clovis, roi des Francs ; mais Gondebaud l’assiégea dans Vienne (500), le fit prisonnier et le mit à mort. — Roi des Vandales, régnait vers 406.
GODERVILLE, ch.-l. de cant. (Seine-lnfér.), à 12 kil. N. O. de Bolbec; 850 hab.
GODESCARD (J.-Franç.), savant ecclésiastique, né en 1728 à Rocquemont, diocèse de Rouen, mort en 1800, fut successivement secrétaire de l’archevêché de Paris, prieur de Notre-Dame-de-Bon-Repos, près ^ ersailles, et chanoine à Paris. On a de lui : Vie des Pères , des martyrs , etc., traduit de l’anglais d'Alban Butler, Paris, 1784-1788 , J2 vol. in-8; suivi des Fe7evmo6î/cv,trad.parNagot, 1808,1 v.ia-8: souv.réimpr.,notammentàBesançon,1843,10v.in-8.'
GOÜIN (Louis), astronome, membre de l’Académie d es Sciences, né à Paris en 1 7 04 , élève de J .-N. Delisle, fut envoyé au Pérou a^ec Bouguer et LaCondairine pour déterminer la figure et la mesure de la terre 1736, séjourna longtemps à Lima et fut témoin du tremblement de terre de 1746; lit un voyage en Espagne et en Portugal, put aussi voir le tremblement de terre de Lisbonne, en 1755, et mourut à Paris en 1760. On a de lui, outre plusieurs Mémoires , une Histoire de l Académie des Sciences depuis 1680 jusqu’à 1699, 11 vol. in-4.
GODMANCHESTER, Duroli Pons, ville d’Angleterre (Huntingdon), sur l’Ouse, qui la sépare de Huntingdon ; 2,000 hab.
GODOLPH1N (sidney, comte de) , ministre anglais, administra les finances sous les règnes de Jacques II, de Guillaume III et de la reine Anne (de 1679 à 17 10), et contribua par une sage administration aux succès qui illustrèrent ce dernier règne. Il appartenait au parti des whigs et fut enveloppé dans leur disgrâce en 1710. 11 mourut en 1712.
GODUNOW ou GODOUNOF (boris), czar de Russie de 1598 à 1605, était Tartare d’origine. Sa sœur Irène ayant épousé le czar Fédor Iwanowitch, il obtint un grand crédit et devint 1er ministre. Ce traître empoisonna le czar et usurpa le trône (1598) : il
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avait dès 1592 fait périr Dmitri, frère de Fédor»et héritier de la couronne. Mais après quelques années de troubles, pendant lesquelles il se montra quelquefois habile et toujours cruel, il fut luimême empoisonné en 1Ü05. Son fils, Fédor 11, ne se soutint qu’un moment sur le trône; il en fut renversé la même année par le faux Dmitri (Otrepief).
GODWIN (le comte), seigneur anglais d'origine saxonne, fils d’tllfnoth ou Wolfnoth , comte de Sussex, ou, selon d’autres, d’un simple pâtre, exerça pendant plusieurs années sur les rois d’Angleterre un pouvoir égal à celui qu’eurent en France les maires du palais, maria sa fille Edithe au roi Édouard-le-Confesseur, et prépara à l’aîné de ses fils (Harold 11) les moyen?, d’usurper le trône. 11 mourut subitement en 1054, tandis qu’il était à table avec le roi Edouard.
godwin (William) , célèbre écrivain anglais . né en 1756 à Wisbeach (Cambridge), mort en 1836, fut d’abord prédicateur et ministre d’une congrégation non conformiste ; abandonna bientôt l’église pour se faire écrivain, se fixa à Londres et y fit paraître plusieurs ouvrages qui excitèrent au plus haut point l’attention publique, savoir : la Justice politique , 1793, où il attaqua la plupart des institutions sociales et même le mariage; Caleb Williams, 1794 , roman philosophique, écrit dans le même but, qu’il fit suivre de Fleetwood , Mandeville, 1817, etc. On a aussi de lui une Histoire de Chaucer , 1803; une Histoire de la république d' Angleterre , 1824-1828. A la fin de sa vie, il se fit libraire. Malgré ses déclamations contre le mariage, il se maria deux fois. Sa première femme fut miss Wollstoncraft, femme romanesque, connue par quelques écrits, surtout par une Défense des droits des femmes , 1790, où elle veut prouver que la femme doit partager tous les droits de l’homme. Les écrits de Godwin sont Burtout remarquables par l’éloquence et l’énergie ; il y exalte jusqu’à l’extrême les vertus morales, et attribue une grande part dans les actions Humaines aux motifs désintéressés, s’opposant ainsi à Bentham qui ramenait tout à Futile. Plusieurs de ses ouvrages ont été traduits en français, notamment Caleb Williams, par Germain Garnier, Paris, 1794, et par Samuel Constant de Rebecque, Genève, 1795.
GOELNITZ, ville de Hongrie (Zips), à 26 kil. N. O. de Kaschau ; 5,000 hab. Aux environs, fer, cuivre, usines diverses. Couteaux, fil de fer.
GOEMOER, comitat de Hongrie, dans le cercle en deçà de la Theiss, entre ceux de Zips et Lipto au N., de Ilevesch et de Neograd au S. : 99 kil. sur 70 (en y comprenant le comitat de Kis-Honth qui y a été réuni en 1802) ; 148,200 hab. Ch.-l., Gross- Steffelsdorf, et auparavant Pleisnicz. Montagnes, forêts; climat froid. Bétail, lin, vin, tabac, peu de grains; fer de qualité supérieure, aimant. Grande industrie. — > Ce comitat est ainsi nommé d’une petite ville de Gœmœr, qui y est située ; elle est à 20 kil. N. O. de Putnok, et compte 2,000 hab.
GOEPPINGEN , ville du roy. de Wurtemberg Danube), à 28 kil. S. E. de Stuttgard ; 4,000 hab. Lainages, faïence, papier. Aux environs, deux
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GOERL1TZ, ville murée des États prussiens (Silésie), sur la Neisse, à 80 kil. O. de Liegnitz ; 10,000 hab. Plusieurs monuments. Société des sciences, collection de cartes géographiques. Cabinets de p hysique, de minéralogie, de médailles, de mac bines, etc. ; bibliothèques. Draps, toiles, rubans de (i 1, chapeaux, etc.
GOERTZ, ville des Etats autrichiens. Voy . gobitz.
GOERTZ (G.-Henri , baron de), ministre de Charles XII, né dans la seigneurie de Schlitz en Franconie, avait d’abord servi le duc de Holstein- Gcttorp. Charles XII le choisit pour son ministre