GOTH
ÜOXï
GOTHOFREDUS, jurisconsulte. Voy. godefroi.
gothofredus, historien. Voy. arelin et galfrid.
GOTHONS, Gothones. Voy. goths.
GOTHS, Gothi, peuple d’origine germanique, eurent pour habitation première , soit le Boiohemum qu’ils partageaient, dit-on, avec les Marcomans, soit les sources de la Vistule; ils conquirent ensuite la Scandinavie méridionale et centrale, ainsi que le nord de la péninsule Cimbrique, tous pays où leur passage est attesté par les noms de Gothie , Codanus sinus, Juiland (car Jutes et Goths ne diffèrent pas); puis ils revinrent au S. de la Baltique où une de leurs tribus s’établit sous le nom de Gothons (dans la Prusse actuelle); de là, subjuguant les Venèdes, Burgundei, Roxolans, Iazyges et Finnois, ils s’étendirent de proche en proche depuis la Vistule et la Theiss jusqu’au Rha, et se divisèrent en trois grandes masses ne formant qu’un même état (Gépides, au N. des Alpes Bastarniques ; Wisigoths ou Goths de l’Ouest, du Tibisque au Borysthène; Ostrogoths ou Goths de l’Est, du Borysthène au Rha) ; ils franchirent plusieurs fois soit le Danube, soit le Pont-Euxin, pour ravager l’empire (sous Maximin, Gordien, Décius); rançonnèrent Marcianopolis , prirent Philippopolis, assujettirent Gallien au tribut, mais furent repoussés par Claude 11 qui prit de là le surnom de Gothique (269); occupèrent la DacieTrajanedès que lesRomains l’abandonnèrent (274) ; se jetèrent sur le roy. du Bosphore, qu’ilsdétruisirent, et pillèrent l’Asie-Mineure. Leur roi Hermanario porta leur puissance à son plus haut degré dans le ive siècle ; leur empire embrassait vers 360 tout le pays qui s’étend depuis le Don jusqu’à la Theiss et depuis la mer Noire jusqu’à la Baltique; mais ils furent arrêtés dans leurs progrès par l’invasion des Huns; Hermanaric périt en les combattant, sans pouvoir arrêter leur marche (376). Une partie des Goths (les Ostrogoths) consentirent à subir le joug des Huns; les autres (les Wisigoths), franchissant le Danube, se jetèrent de nouveau sur l’empire romain et obtinrent du faible Valens des terres en Mésie (376); mais dès 378, ils prirent les armes contre l’Empire, furent vainqueurs à Andrinople, et pillèrent les faubourgs de Constantinople: ils ne furent réduits que par Théodose I, qui prit les plus redoutables à sa solde. A la mort de cet empereur (396), Alaricl, leur chef les promène par toute la Thrace et la Macédoine, se fait donner par Arcadius le titre de général des milices romaines en Illyrie orientale (397 ), envahit deux fois l’Italie sous le règne d’Honorius (403-409), prend et saccage Rome (410). Ataulf, son frère et son successeur, fonda la monarchie des Wisigoths dans la Gaule méridionale et l’Hispanie(4 12). Les Ostrogoths de leur côté redevinrent libres en 463, à la mort d’Attila, et obtinrent des demeures, les uns en Pannonie , les autres en Thrace ; puis ils se réunirent tous sous Théodoricle-Grand , et allèrent, avec l’aveu de l’empereur Zénon, reprendre l’Italie sur les Hérules (489-93); ils fondèrent dans ce pays le roy. des Ostrogoths, qui, après avoir été florissant sous Théodoric (493-626), tomba bientôt en décadence, puis succomba sous les coups
ce dernier, le roy. Wisigoth fut détruit parles Arabes ; néanmoins les restes de la nation se conservèrent dans les montagnes des Asturies et de la Galice, et y fondèrent les petits états chrétiens qui furent le noyau de la monarchie espagnole. Les Goths avaient embrassé le christianisme au ive s. ; ils étaient Ariens.
GOTTER (Fréd.-Guillaume), poète allemand, né à Gotha en 1746, mort en 1797, occupait dans sa ville natale un emploi qui lui laissait le loisir de se livrer à son goût pour les lettres. 11 avait étudié à fond la langue et la littérature françaises, et appréciait à leur valeur nos chefs-d’œuvre poétiques ; il chercha même à en reproduire les beautés dans ses œuvres. 11 a composé des épî très, des élégies, des poésies légères et des ouvrages dramatiques. Nous citerons : un recueil de Poésies , Gotha, 1787-88, 2 vol. * in-8, dans lesquelles se trouvent des traductions ou imitations de Y Or este, de la Mérope et de VAlzire de Voltaire; des Opéras-Comiques, Leipsick, 1778-79, in-8; des Drames, 1796, in-8.
GOTTESBERG, Ara Vbiorum, selon quelquesuns, ville des Etats prussiens (Pr. Rhén.), à4 k. S. O. de Waldenberg; 1,900 hab. Houille aux environs.
GOTTESGAB, Theodosium en latin moderne, ville des États autrichiens (Bohême), à 26 kil. N. E. d’Elnbogen, au milieu des monts les plus âprei. Dentelles. Aux environs, fer, étain.
GOTTINGUE. Voy. gqettingue.
GOTTLAND (île), île de la mer Baltique, par 16° 48-16° 49’ long. E., 66° 64’-67° 66’ lat. N.: 116 kil. sur 63; 38,000 hab. Ch.-L, Wisby. Montagnes sur les côtes; climat moins rude qu'en Suède. r Forêts, grains, beaucoup de légumes; bétail; pêche active. — Cette île fut habitée à une époque fort reculée par les Goths qui lui laissèrent leur nom. ’ Elle fut souvent disputée entre les Suédois et les Danois; le traité de 1644 la donna à la Suède. Les Russes s’en emparèrent en 1807; mais ils furent forcés de l’évacuer. — Le roi de Suède, Charles IX, porta d’abord le titre de duc de Gottland.
gottland (lan ou gouvernement de), une des douze préfectures formées de l’ancienne Gothie, se compose de l’île de ce nom.
gottland, mieux ggethaland. Voy. gothie.
GOTTLIEBEN, bourg de Suisse (Thurgovie), à 2 kil. O. de Constance ; 260 hab. Vieux château-fort, où furent enfermés Jean XXIII, Jean Huss et Jérome de Prague pendant le concile de Constance '1414).
GOTTOLENGO, ville du roy. Lombard-Vénitien, à 24 kil. S. de Brescia ; 3,300 hab.
GOTTORP, bailliage du Danemark, dan? la partie Enérid. du duché de Sleswig. Il tire son nom du château de Gottorp qui défend la ville de Sleswig, son chef-lieu ; 20,000 hab.
GOTTORP (HOLSTEIN-). Voy. HOLSTEIN.
GOTTSBERG. Voy gottesberg.
GOTTSCHED (J .-Christian) , écrivain allemand, né en 1700, près de Kœnigsberg en Prusse, mort en 1766, enseigna les belles-lettres avec un grand succès à Leipsick, depuis 1730, et influa puissamment, par ses ouvrages de critique, sur le rapide
de Bélisaire et de Narsès (634-663). Les Ostrogoths développement de la littérature allemande. Ses passèrent alors en Norique, mais ils n’existèrent I principaux écrits sont: V Éloquence académique , plus comme nation. — Quant aux Wisigoths, œui nou jà l'usage des écoles, Hanovre, 1728 ; Essai d'an
vel empire embrassa d’abord toute la partie de la Gaule au S. de la Loire, puis (456 jleN.de l'Espagne; il avait pour capitale Toulouse. Réduit, en Gaule, à la Septimanie par Clovis, qui battit Alaric II à Vouillé (607), il s’étendit en Espagne, où il eut pour capitale Tolède. Ses principaux rois, après Ataulf (412-415), sont ; Wallia (4 1 5-419) , qui détruisit les Alains, Alaric II (484-507), qui perdit l’Aquitaine , Amalarlc
poétique pour les Allemands , Leipsick, 1730; Histoire critique et littéraire de la langue allemande , 1732-44, 8 vol. in-8 ; Grammaire allemande , Leipsick, 1748 .- cet excellent ouvrage a eu de nombreuses éditions ; Dictiontiaire des arts libéraux , Leipsick, 1780. On lui doit encore des traductions de Fontenelle, de Bayle; une tragédie de Caton, et deux recueils de poésies (1736 et 1760), qui sont médio-
(511-531), sous le nom duquel régna Théodoric, roi| cres. Gottsched fut en Allemagne le chef d’une des Ostrogoths, Léovigilde (672-686) , qui extermina école littéraire, qui domina pendant quelque temps lesSuèves, Suintila (621-631), qui chassa l£5 restesdes! et qui plaçait au-dessus de tout la pureté de la Grecs et des Romains, enfin Roderic (710-711). Sous langue et la correction du style, mai? qui ne se