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GOET

après son retour de Bender : il eut l’art de créer de nouvelles ressources pour continuer la guerre; mais il lui fallut, pour l’exécution de ses plans de finances, recourir à des mesures arbitraires qui soulevèrent contre lui une partie de la nation suédoise. Accusé après la mort du roi, Gœrtz se vit condamner à mort sans avoir été entendu, et fut exécuté à Stockholm en 1719. Son vrai crime était d’être étranger et d’avoir été préféré aux Suédois.

gœrtz (J.-Eustache, comte de), diplomate, né en 1737 à Schlitz en Franconie, de la même famille que le précédent, mort en 1821 à Ratisbonne, s’attacha d’abord à la cour de Weimar, fut chargé de l’éducation des enfants de la duchesse douairière Amélie, et forma le prince Charles-Auguste, qui fit de Weimar l’Athènes de l’Allemagne; puis entra au service du roi de Prusse Frédéric 11; fut chargé par lui de diverses négociations en Russie, en Hollande, où il obtint peu de succès, et fut enfin ministre de Prusse à la diète de Ratisbonne. 11 a laissé quelques écrits, notamment des Mémoires sur les négociations qui ont précédé le partage de la Pologne , Weimar, 1810, et sur les Négociations pour la cession de la Bavière , 1778, Francfort, 1812.

GOES ou TER GOES, ville de Hollande (Zélande), à 19 kil. E. de Middelburg; 4,600 hab. Commerce de grains, sel, garance.

GOETA-ELF ou GOTHA, rivière de Suède, sort du lac Wener, près de Wenersbourg, se partage en deux bras à Kongelf, et va se perdre dans le Cattégat près de l'île de Hisingen , après un cours de 130 kil. Célèbre cataracte de Trollhættan.

GOETHALAND. Voy. gothie.

GOETHALS. Voy. henri de gand.

GOETHE (Jean- Wolfgang) , l’un des plus grands écrivainsde l’Allemagne, né à Francfort-sur-le-Mein, le 28 août 1749, étudia le droit à Leipsick, et reçut le bonnet de docteur à Strasbourg. 11 commença à se faire connaître en 1774 par le roman de Werther, qui lui avait été suggéré par une aventure de jeunesse. Cet ouvrage, d’un genre tout nouveau, obtint un succès prodigieux , et valut à l’auteur la protection et l’amitié du jeune duc de Weimar , Charles-Auguste. Attaché à la personne de cè prince , d’abord en qualité de conseiller de légation, et ensuite comme membre du conseil privé , Goethe fit avec lui un voyage en Suisse (1779), et un second en Italie (1786). A l’époque où la révolution française éclata, il avait déjà publié, outre Werther , les tragédies de Goëtz de Berlichingen (1773), Clavijo (1774), Stella (1776), Iphigénie en Tauride (1786), le Tasse, d’Egmont (1788), et d’innombrables mélanges. Dans les années qui suivirent, au milieu des préoccupations de la guerre , il continua d étonner l’Allemagne par la multitude et la supériorité de ses productions poétiques, littéraires, scientifiques, parmi lesquelleson distingue: la comédie intitulée le Grand Cophte, le poème d'Hermann et Dorothée, les Années d'apprentissage de Wilhem Meister, roman, un Essai sur la métamorphose des plantes , une Théorie des couleurs, les Affinités électives , et surtout la première partie du drame de Faust, après lequel Goethe n’eut plus de rival dans sa patrie. Napoléon, pendant son séjour à Erfurt, voulut voir l’écrivain célèbre , dont le nom remplissait l’Allemagne ; il le décora de la grandcroix de la Légion -d’Honneur (1808). Soit reconnaissance, soit tout autre motif , Goethe prit peu de part à la grande lutte du patriotisme allemand contre la France, et pendant que tout s’armait autour de lui , il publia tranquillement ses mémoires sous le titre de Vérité et Poésie. Malgré cette conduite et les reproches auxquels elle donna lieu , il fut choisi pour ministre d’état par le duc de Weimar (1815) ; il conserva ces fonctions j usa u’en 1828. Sans être ralenti par l’âge, il fit encore paraître plu-

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sieurs ouvrages : le Divan oriental (1819), les Années de voyage de Wilhem Meister (1821), faisant suite aux Années d’ Apprentissage , la seconde partie de Faust (1829) , et de nombreux mémoires sur les différentes branches des sciences physiques. 11 s’est éteint doucement en 1832, à l’âge de 83 ans. Ses cendres reposent à Weimar , entre celles de Schiller et de Bon protecteur, le prince Charles - Auguste. — Goethe est un des génies les plus remarquables que l’Allemagne ait produits. Comme poêle, il égale, s’il ne surpasse, les plus grands poètes de son pays. Prosateur , son style restera à jamais comme un modèle de pureté et d'élégance. Comme savant, il a attaché son nom à plusieurs découvertes ingénieuses ; c’est lui , par exemple , qui a le premier soupçonné le principe de l’unité de composition, développé depuis si heureusement par M. Geoffroy Saint-Hilaire. Mais on chercherait en vain dans ses nombreux ouvrages l’enthousiasme et l’unité, fruit des profondes convictions ; génie vaste et élevé, mais cœur froid et égoïste , Gœthe n’a d’autre religion qu’un panthéisme indécis et une indifférence générale, qui , voyant d’un œil égal la vérité et l’erreur, accepte toutes les idées et toutes les croyances. 11 offre quelque ressemblance avec Voltaire, et il a contribué comme lui aux progrès du scepticisme religieux. Les œuvres de Gœthe ont été réimprimées plusieurs fois; les éditions le3 plus récentes sont çellede Stuttgard , 1827-1831, 40 vol. in-8 , à laquelle on a joint un supplément en 15 vol., 1832 et années suivantes, et celle de Paris, 1835-37, 4 vol. grand in-8. Il existe dans notre langue plusieurs traductions de Werther , d' Hermann et Dorothée , de Faust (notamment celle de M. Henri Blaze, 1840, in-12), des Ajffinités électives , du Théâtre, du Divan oriental et des Mémoires. On a aussi traduit en 1829 les Années d'apprentissage , et en 1831, les Années de voyage de Wilhem Meister. En 1837, M. Martin? a trail. les Œuvres d’Hist. nat. de Gœthe. On doit à M. X. Marmier des Etudes sur Gœthe, 1835.

GOETHEBORG. Voy. gothembourg.

GŒTTINGUE, en allemand Gœttingen , ville du roy. de Hanovre ( Hildesheim ) , ch.-l. de principauté , sur la Leine , à 97 kil. S. E. de Hanovre ; 11,000 hab. Université célèbre, dite GeorgiaAugustu ; bibliothèque (une des plus riches du monde), jardin botanique, musée, observatoire, collections scientifiques nombreuses ; magnifiques établissements pour les sciences, les afts, etc. Société royale fondée en 1750. Industrie active. Nombreuses imprimeries, instruments de mathématiques et de physique, etc. — Jadis ville hanséatique ; elle fut très active )usqu'à la guerre de Trente - Ans. L’université de Gœttingue fut fondée en 1735 par le roi George II. Parmi ses professeurs les plus célèbres on peut citer : Blumenbach, Heeren , Hugo, Gieseler, Lücke, Gœschen, Siebold, Gauss, Ottfrîed Muller, Mitscherlich , les frères Grimm, Wendt, Ilerbardt, etc. Elle est suivie par 1,200 ou 1,500 étudiants.

GOEttingue (principauté de), principauté du roy. de Hanovre, dans le gouvernement d’Hildesheim, formait jadis un état particulier (compris dans le cercle de Basse-Saxe), qui appartenait à une branche de la maison de Brunswick, et qui , à l’extinction de cette branche, passa à la principauté de Kalenberg. Elle a pour bornes le Brunswick au N. et à l’E., la Saxe prussienne et la Hesse électorale au S.: 65 kil. sur 50; 176,000 hab. Villes principales, Gœttingue, Nordheirn, Uslar, Minden. etc.

GOETZ UE BERL1CH1NGEN. Voy. berljchingen.

OEE1N (Hubert), maître mineur de la houillère d’Ans, près de Liège , sauva d’une manière héroïque, et au péril de sa vie , 70 ouvriers qu’une inondation avait surpris dans la mine et menaçait d’y engloutir (1812). 11 fut, en récompense, décoré par Napoléon de la croix delà Légion d’ilonneur.

GOG et MAGOG, êtres mystérieux dont parle la Bible dans plusieurs endroits, et qu'elle représente comme rois de peuples géants , ennemis d’Israël. Dans l’Apocalypse , Gog et Magog jouent le rôle d 'Antéchrist. Mahomet , dans le Coran , en parle dans un sens analogue. — Quelques savants ont voulu reconnaître sous ces deux noms, soit les Scythes, soit les Persans. — On désigne aussi sous le nom de Gog et de Magog deux énormes statues de guer*riers saxons placées à Londres devant la porte du Guildhall (hôtel-de-ville).

COGNA, riv. des États sardes. Voy. àgogna.

GOGO, ville d’Abyssinie, dans le roy. d’Amhara, à l’E. du lac Dembea.

GOGO, ville de l’Hindoustan (Bombay), par 21° 4L lat. N., 70° long. E. , sur la côte occidentale du golfe de Bombay. Construction de vaisseaux. Habitants d’origine abyssinienne ; bons marins. Commerce actif, surtout avec Bombay.

GOGRAH, dite aussi sardjou ou deva ( c.-à-d. Divine), Elgoramis d’Arrien? riv. de I’Hir.doustan, sort des monts Himalaya, dans l’ancienne prov. d’Aoude: baigne Bartapour, Fizabad, Aoude ; reçoit le Kali, le Rapty, et tombe dans le Gange à Mandji. Les Hindous la regardent comme sacrée.

GOGUET (Antoine- Yves), conseiller au parlement de Paris, né dans cette ville en 1716, mort de la variole en 1758, est connu par un bon ouvrage, intitulé : De l'origine des lois, des arts et des sciences , et de leurs progrès chez les anciens peuples , Paris , 1758, 3 vol. in-4, fig. ; l’édition la plus récente de cet ouvrage est celle de 1820, 3 vol. in-8.

GOHIER (L. -Jérôme) , ministre et directeur de la république française , né en 1746 en Touraine, mort en 1830, exerça d’abord la profession d’avocat, se prononça avec force contre les parlements improvisés du chancelier Maupeou, fut chargé par les états de Bretagne de la défense des droits de la province et rédigea à cet effet un mémoire dans lequel i* protestait contre les mesures du ministre Brienne. En 1791, il fut nommé membre de l’Assemblée législative , où il combattit la formule du serment civique imposé aux prêtres. Après le 10 août, il fut chargé de faire un rapport sur les papiers trouvés aux Tuileries, et s’acquitta de ce devoir avec quelque modération. En 1799 il fut appelé à remplacer Treilhard au Directoire, et se montra, avec Moulin et Roger-Ducos, l’adversaire de Sieyès. Au 18 brumaire, Gohier, qui était alors présidentdu Directoire, protesta avec énergie, mais inutilement, contre la violence qui lui était faite. Il vécut depuis dans la retraite. Il a publié des Mémoires , 1824,2 v. in-8.

GOIS (Ét.-Pierre-Adrien), statuaire, né en 1731 à Paris, m. en 1823, remporta le grand prix île sculpture à 17 ans, fut admis à l’Académie en 1770, devint prof, en 177 G, et passa toute sa viedans son atelier. On cite de lui L'Hôpital , au grand escalier desTuileries Molé. à l’instit., St Vincent, à St-Germ.-l’Auxerrois.

GOITO, bourg de Lombard ie, sur la r. d. du Miudo, h.l2k. N. O. de Mantoue. Les Piémontaisy obtinr. sur les Autrichiens le 30 mai 1818 un avantage éphémère.

GOJAM ou Godjam, prov. d’Abyssinie (Amhara), au S. du lac Dembea, au N. le la prov. de Damot. Hautes montagnes qui renferment la source du Bahre!-Azrek (Nil bleu). Exploré an 1816 p. M. d’Abbadie.

GOKORNA, ville de l’Inde (Madras), sur la mer, à 115 k. 8 E de Goa. Célèbre temple de Stva. Salines.

GOLCONDE, ville célèbre de l’Inde , dans le roy. de Décan ( Bedjapour ) , sur un rocher, à 2 kil. 0, d’Haïderabad, par 76° 15’ long. E., 17® 18’ lat. N., est l’entrepôt des diamants recueillis dans la Krichna et le Pennar: c'est dans cette ville qu’on les taille. Goleonde était jadis capitale du roy. de Telingana ; auj. elle est très déchue, mais elle est encore très forte (et même imprenable, selon les Indiens); elle sert de trésor au nizam et de prison d’état ; les

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banquiers d’Haïderabab peuvent s’y retirer en cas d’aiarme. Nul Européen n'y entre sans un permis du prince. — Goleonde donne son nom à une province de l’Hindoustan qui est la môme que celle d’Haïderabad. Voy. haïdebarad.

GOLDAP, ville des États prussiens (Prusse) , sur le Goldap, à 31 kil. S. de Gumbinnen; 3,150 hab. Bel aqueduc. Hydromel , lainages, toiles, chapeaux, tanneries. Aux environs, mont Goldap qui renferme du fer et des pierres à chaux.

GOLDBERu, ville murée des États prussiens (Silésie), à 17 kil. S. O. de Liegnitz ; 5,800 hab. Fontaine hydraulique. Draps, flanelles, bas de laine, gants ; teintureries, etc. Commerce assez actif. 11 y avait jadis aux environs une mine d’or, auj. abandonnée. — Ville du duché de Mecklembourg-Schwérin, à 19 kil. S. E. de Schwérin ; 1,500 hab.

GOLDON1 (Charles) , le premier auteur comique de l’Italie. 11 naquit à Venise en 1107, étudia successivement la médecine, le droit, la théologie, et se sentit toujours ramené au théâtre par un goût naturel. Dès 1753 sa gloire comme poète comique était assurée , et ses pièces étaient jouées sur tous les théâtres d’Italie. En 1761 il fut appelé en France pour être attaché au Théâtre Italien; il était en outre maître de langue italienne de Mesdames , filles de Louis XV, ce qui lui valut plus tard une pension de 3,600 livres ; la suppression de cette pension en 1 792 le laissa dans un état voisin de la misère, et il mourut de chagrin l’année suivante. Goldoni a mérité le titre de Molière italien ; comme notre grand comique, en effet, il est peintre de mœurs très fidèle, et en même temps poursuit impitoyablement les vices et les travers, dans un langage naturel et souvent mordant. Son Théâtre a eu nombre d’éditions ; la meilleure est celle de Lucques, 1809, 26 vol. in-18. Quelques-unes de ses pièces ont été traduites en français : le Père de famille et le Véritable ami, par Deleyre ;Paméla et la Veuve rusée , par D. B. D. V. ( de Bonnet du Val-

fuier) ; la Suivante généreuse , les Mécontents , par ablier ; Paméla mariée, par Desriaux ; le Menteur , Molière , Tèrence et l'Auberge de la poste , par Aignan (dans les Théâtres étrangers de Ladvooat). On a en outre de lui quelq. trag.,une com. en fr., le Pourvu bienfaisant (177 11, restée au théâtre, et des Mém. ( 1 787).

GOLDSMITII (Olivier), célèbre écrivain, néen 172S ou 1730, en Irlande, fut d’abord destiné à l’Eglise, préféra la médecine et se rendit à Edimbourg pour l’y étudier. Forcé de quitter celte viHe pour dettes, il interrompit ses études et se sauva sur le continent ; parcourut la Hollande, la France, l’Allemagne, la Suisse, voyageant à pied , et n’ayant souvent d'autre ressource que son talent sur'la flûte. De retour en Angleterre en 1758, il commença par écrire dans les journaux littéraires, puis il publia sous son propre nom divers ouvrages qui lui firent bientôt une grande réputation. Néanmoins, ses habitudes de prodigalité et son caractère morose l’empêchèrent de vivre heureux; il mourut en 1774 dans un âge peu avancé. Il a écrit des romans, dont le plus estimé est le Vicaire de Wakefeeld ; des Contes moraux ; des ouvrages historiques élémentaires, entre autres, un Abrégé d'histoire romaine , une Histoire delà Grèce , une Histoire d' Angleterre, des Lettres sur l’Histoire d'Angleterre, longtemps attribuées à Littleton ; des poèmes, dont le meilleur est le Village abandonné : des comédies qui eurent beaucoup de succès, surtout She sloops to conquer (1772). Fresque tous ses ouvr. ont été trad. en français, quelques-uns, notamment le Vicaire de Wakefield, par différents auteurs.

GOLGONDAH, riv.de l'Inde anglais, qui naît dans l’ancienne province d’Orissa, et tombe, après un cours de 270 kil., dans le golfe de Bengale. — Ville de l'Inde anglaise, dans la présidence de Madras, par 80e 0’ long. E., 17® 35' lat. N.

GOLGOTliA ou CALVAIRE, colline à l’O. et tout .

près de Jérusalem , est le lieu où l’on exécutait les criminels. C’est là aussi que fut crucifié J. -C.

GOLIATH, géant philistin, natif de Geth, et haut de plus de 6 coudées, vint défier les Israélites. David s’offrit pour le combattre, n’ayant d’autrt arme que sa fronde : il renversa le géant d'un coup de pierre et lui coupa la tête avec sa propre épée.

GOL1KOFF ou GOLIKOW (lwan), écrivain russe, né à Koursk en 1135, mort à St-Pétersbourg en 1801, était d’abord négociant. 11 se livra à l’étude de l’histoire et de la littérature, recueillit une foule de documents sur la vie de Pierre-le-Grand , et fit paraître de 1788 à 1790, en russe: Les hauts faits de Pierre-le-Grand, le réformateur de la Russie..., 12 vol. in-12. H publia successivement jusqu’en 1798 divers supplémenta à cet ouvrage qui formèrent 18 nouveaux vol. Il publia aussi en 1798 : Anecdotes de Pierre-le-Grand. Il fut récompensé par la titre de conseiller de cour, que lui donna en 1800 l’emp. Paul Ier.

GOLIUS (Jacques), orientaliste, né à La Haye en 1596, mort en 1667 , fut attaché à l’ambassade que les Provinces-Unies envoyèrent au roi de Maroc en 1622, et à son retour obtint une chaire d’arabe. On a de lui entre autres ouvrages : Lexicon arabico-latinum, Leyde, 1653, in-fol.; Alfragani elementa as « tronomica, Amsterdam, 1669, in-4 ; Ahmedis arab siadœ vitee et rerum gestarum Timuri (Tamerlan) historia, Leyde, 1636, in-4, etc.

GOLNOW, ville murée des États prussiens ( Poméranie), à 24 kil. N. E. de Stettin; 3,000 hab. Martinet à cuivre. Draps , ruban de fil.

GOLO , riv. de Corse, naît au S. du montPaglia- Orba, arrose le N. E. de l’arr. de Corte , traverse celui de Bastia, et tombe dans la Méditerranée prèg des ruines de Mariana, après un cours de 65 kil. — Cette rivière a donné son nom en 1793 à un dép. de la république française qui comprenait toute 1« partie septentrionale de la Corse; il avait pour ch.-L Bastia. Réuni à celui de Lramone en 1811, il a for^ mé le dép. actuel de la Corse.

GOLOVINE (Fédor-Alexiévitch) , comte du Sainte Empire d’Allemagne et de l’empire russe, né au milieu du xvii* siècle , d’une des plus illustres familles de Russie, fut avec Lefort le serviteur le plus dévoué de Pierre-le-Grand. Il conduisit en Chine une ambassade russe , et parvint à conclure un traité d’alliance avec le céleste empire (1689). De retour en Russie , le czar Pierre lui donna le titre de boïar. En 1697, Golovine contribua à la prise d’Azof où il commandait l’infanterie ; il fut l’année suivante choisi avec Lefort pour accompagner le czar pendant son voyage dans les divers états de l’Europe. Il conclut plusieurs traités avantageux pour la Russie à Amsterdam , à Londres , à Vienne, et fut en récompense nommé successivement membre de l'ordre de Saint-André , grand-amiral, grand-chancelier .. ministre des affaires étrangères et feld-maréchal , Il venait de conclure de nouveaux traités avec le Danemark et la Pologne, lorsqu’il mourut, en 1706. — Il ne faut pas confondre les Golovine avec les Golovkine, ni avec les Golovnine.

GOLOVKINE (Gabriel-Ivanovitch, comte), né en 1660, d’une famille polonaise, mort en 1734, servit avec fidélité Pierre-le-Grand, Catherine 1 et Pierre II, fut fait grand chancelier en 1709, après avdir accompagné Pierre I dans ses campagnes. — Il laissa trois enfants qui occupèrent le* postes les plus élevés. Michel Gavriolovitch Golovkine, l’un d’eux, jouit d’un grand crédit 60us l’impératrice Anne , fut vice-chancelier, ministre de l’intérieur; mais ayant après la mort de cette princesse agi contre es intérêts d’Elisabeth, il fut en 1741 renversé par une révolution subite et conduit en Sibérie où fi mourut, 1755. — Un autre membre de cette famille, Iouri-Alexandrowitch , fut en 1805 envoyé en ambassade en Chine* mais des difficultés d'étiquetle

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empêchèrent cette mission de produire des résultats.

GOLOVNINE ( Vasiii-Michaïlovitch), vice -amiral, né en 1776 dans le gouvernement de Riazan , mort du choléra en 1831 , fut chargé de relever ies côtes orientales de la Russie d’Asie, et fit dans ce but deux voyages autour du monde (1806-1817); fut longtemps prisonnier des Japonais (1811-1814), et publia ses deux voyages dès qu’il fut de retour. L’un d’eux a été traduit en français par M. Eyriès, sous ce titre : Voyage de GoLovnin , contenant le récit de sa captivité chez les Japonais , etc., Paris, 1818.

GOLUNGO-ALTO, prov. de la Nigritie portugaise (Benguela et Angola) , remarquable par son élévation. On y trouve le mont Maria, le plus haut sommet mesuré de toute l’Afrique.

GOMAR (François), célèbre ministre protestant, né à Bruges en 1663, exerça d’abord le ministère évangélique à Francfort, puis enseigna la théologie à Leyde. Là il eut de longues et vives querelles avec Jacques Arminius son collègue, au sujet du libre arbitre et de la doctrine de Calvin sur la prédestination, et voulut faire dominer dans toute leur rigueur les dogmes fatalistes de Calvin ; ces querelles divisèrent les villes et les églises de la Hollande pendant près de vingt années , et forcèrent enfin Gomar à quitter Leyde. 11 alla occuper une chaire de théologie à Groningue. 11 assista au synode de Dordrecht (1618), et y fit condamner la doctrine de son adversaire. 11 mourut en 1641. Ses Œuvres ont été imprimées à Amsterdam en 1646, in-fol. Ses partisans furent appelés Gomaristes ; ses adversaires Arminiens, ou Remontrants. Voy. arminius.

GOMBAUD ou GONDEBAUD. roi des Bourguignons. Voy. GONDEBAUD.

gombaud (Jean ogier de), poëte français, né en Saintonge vers 1676, mort à Paris en 1666, fut l’un des premiers membres de l’Académie Française à sa fondation. Écrivain fade et médiocre, il composa des sonnets et des madrigaux qui étaient fort goûtés à Vhôtel Rambouillet. Boileau a dit de lui :

Et Gombaud tant loué garde encor la boutique.

On a de Gombaud : Endymion , poème en prose, Paris, 1824 ; Amaranihe , pastorale, 1631 , in-8 ; Poésies, 1646; les Danaïdes, tragédie, 1668, in-12; Sonnets , 1649, in-4 ; Êpigrammes, 1657, in-12, etc.

GOM BER V l LLE (Marin leroy de), poêle, membre de l'Académie Française à sa création, né à Paris en 1600, mort en 1674, fit paraître dès 14 ans un Éloge de la Vieillesse, en 110 quatrains. Il s’essaya à écrire l'histoire , mais son penchant le ramena à la poésie ; il écrivit aussi beaucoup de romans. On a de lui, outre le recueil de ses Poésies , des Discours des vertus et des vices de l'histoire , et de la manière de la bien écrire , avec un Tr. de l'origine des F rançais, 1620 ; la Doctrine des mœurs, tirée delà philosophie des Stoïques ,avec Ggur., 1646; et des romans : la Caritie, 1622; Polexandre, 1637, dont la Jeune Alcidinne (1661) est une suite; la Cyt Itérée, 1642.

GOMBETTE (loi), toi des Bourguignons, ainsi appelée de Gombaud ou Gondebaud, 3e roi des Bourguignons, qui la publia vers 600. Elle est remarquable an ce qu’elle accorde aux Romains les mêmes droits et avantages qu’au peuple vainqueur. Elle renferme beaucoup de dispositions du Code Théodosien. Elle établit que les Bourguignons laisseront aux vaincus le lie rs a u moins des terres conquises . Elle f . abrogée en 840 par Louis-le-üébonnaire , qui y substitua les capitulaires de Charlemagne. [Voy. gondebaud.)

GOM ER, fils de Japhet, dont les descendants sont appelés Gomérites, fut, dit-on, la tige des peuples de Galatie. — C’est aussi de Gomer qu’on fait descendre les Cimbres. On a donné par suite le nom de Gomer à la langue de cet ancien peuple, dont on retrouve encore aujourd’hui des traces dans le dialecte gaélique, parlé dans la Basse-Bretagne et dans le pays de Galles,

GOMR

GOMERA, riv. de l’état de Maroc (Fex), tombe dans la Méditerranée, près de Velez-Gomera, après un court de 90 kil.

gomera (île), Capraria, une des Canaries, par 28* 13’ lat. N. Elle est de forme presque ronde : 26 kil. sur 22: 7,900 hab. Ch.-l., St-Sébastien. Montagne», bois; quelques valléeB délicieuses. Grains, vin, fruits, soie, cire, ignames, etc.

GOMEZ (Ferdinand), gentilhomme espagnol, né à Tolède vers 1138, mort en 1242, se distingua d’abord dans la carrière des armes contre les Maures et les Portugais, et obtint la faveur du roi Ferdinand II; mais bientôt sa dissolution et ses désordres la lui firent perdre. Délivré comme par miracle d’un péril imminent, Gomez revint à la vertu , et fonda, sous les auspices de son souverain, un ordre de chevaliers, dits du Poirier , voués à la déf. de la chrétienté (1 176); ils prirent ensuite le nom d’Alcantara.

gomez de Ciudad-Réal (Ferdinand), médecin, né en 1388, mort en 1457, resta attaché à la personne de Jean II jusqu’à la mort de ce prince en 1453, acquit une grande réputation par de» cures difficiles, et se distingua aussi dans les lettres. On a de lui un livre intitulé : Centon circulaire du bachelier Ferdinand Gomez (en espagnol), publié à Madrid, 1765, par Eugène de Plaguno et Mirola ; c’est un recueil de 105 lettres dans lesquelles on trouve l’histoire secrète du règne de Jean II. — Un autre Gomez de Ciudad-Réal (Alvarez), poëte, né en 1488, d’une de» premières familles de Guadalaxara, mort en 1538, s'était distingué dans les guerres de 1506, de 1512 et de 1525. 11 compoia des poésie» latines, qui furent fort admirée» dan» le temps, et lui valurent le surnom de Virgile espagnol. La plus remarquable de ce» compositions est un poëme latin sur la Toison d'Or, Tolède, 1540, in-8. On a encore de lui : Theologica descripcion de los mysterios sa grados , poëme en 12 chants, Tolède, 1541, in-4; Saliras morales contra los siete vicios, Madrid, 1604.

gomez (Sébastien), peintre, né à Séville vers 1616, était fil» d’un nègre, esclave du célèbre Murillo. Ce maître donna des leçons de peinture au jeune Gomez, qui dès lors fut surnommé le Mulâtre de Murillo. On connaît de lui une Notre-Dame avec l'enfant Jésus, une Sainte Anne, un Christ à la colonne , à Séville, etc. Sa manière est gracieuse et son coloris vif. — Gomez de Valencia (Philippe), peintre, disciple du peintre Jérôme de Cieza, né à Grenade en 1634, mort en 1 694, a imité avec succès le genre d’Alonzo Cano. On cite de ce maître un grand tableau, dit la Présentation des clefs de Séville à Ferdinand 111 par les députés maures , et un Christ dans le linceul .

gomez (Madeleine-Angélique poisson, dame de), femme de lettres, fille du comédien Poisson, née à Paris en 1684, morte à St-Germain-en-Laye en 1770, épousa un gentilhomme espagnol sans fortune, et fut obligée pour vivre de mettre à profit les talents littéraires qu’elle possédait. Ses ouvrages le» plus connus sont : les Journées amusantes, 1723, 8 vol. in-12; Anecdotes persanes, 2 vol. in-12; les Cent Nouvelles nouvelles, Paris, 1735, 18 vol. in-12. On a aussi d’elle un volume d 'Œuvres mêlées.

GOMMÉGNIES, ville du dép. du Nord, à 6 kil, N. E. du Quesnoy; 2,200 hab.

GOMOL, riv. de l’Afghanistan, naît sur le revers oriental des monts de Gazna et tombe dans le Sind' au N. E. de Dera-Ismaïl-Khan, après un cours de 400 kil.

GOMORRHE, Gomorrha, ville de la Palestine primitive, aux environs du lac Asphaltite, fut prise par Chodorlahomor , roi d'Elam , puis anéantie avec Sodome par le feu du ciel en punition de» abominables débauches de ses habitants.

GOMPHI, auj. Stagi, ville de Thessalie, dans lTlistiéotide, vers la source du Pénée.

GOMROUN, ville d’Iran. Voy. binder-abassi.

GOND — 725 — GONS

GON AT AS 'antigone), roi de Macéd. Voy. Antigone. GONAVE, Üe d’Amérique, dans le golfe de Goyave ou de Léogane, sur la côte d'Haïti, par 76° 25’ long. 0., 18° 48' lat. N.; 60 kil. sur 13. Inhabitée. gonave (golfe de). Voy. léogane.

GONAVES (les) ou gonaïves, v. d’Haïti, ch.-l. du ..ép. de l’Artibonite , sur la côte septentrionale du golfe de Gonave, par 76° 8’ long. O., 19° 27’ lat. N.; 1,800 hab. Bon port.

GONCELIN , ch.-l. de canton (Isère), à 25 kil. N. E. de Grenoble; 1,650 hab.

GONDAB, dite la Ville aux 44 églises , ville d’Afrique, ch.-l. de la province de Dembea et capitale du roy. de Gondar, était précédemment la capitale de ;out l’empire d’Abyssinie : elle est par 35° 10’ long. E., 12° 34’ lat. N., à 60 kil. S. O. d’Axoum, et à environ 50,000 hab. Nombreuses églises, surtout celle dite Koskom ; palais du roi, assez délabré ; maisons couvertes en chaume.

gondar (royaume de), improprement dit rcy. d’Amhara, un des débris de l’empire d’Abyssinie, comprend les provinces centrales de cette région (Dembea, Gojam, Belessem, Damot, Voggara, Tchelga, etc.), et a pour capit. Gondar. — Depuis plusieurs années ce roy. est en proie aux ravages des Gai las qui tiennent prisonnier le Négus, qui se prétend le légitime successeur des empereurs d’Abyssinie.

GONDEBAUD, roi des Bourguignons, était petitfils de Gondicaire et fils de Gundioc. A la mort de son père (463), il eut le pays de Genève en partage; mais ayant dépouillé et mis à mort ses trois frères Gondemar, Godégisile et Chilpéric, il étendit son royaume depuis le Haut-Rhin jusqu’à la Méditerranée et depuis la Haute-Loire jusqu’aux Alpes* Clovis, qui avait épousé Clotilde , fille de Chilpéric , déclara la guerre à Gondebaud et le vainquit (501) ; il lui accorda cependant la paix, à la condition qu’il abandonne; ait l’arianisme. Gondebaud donna à ses sujets un code connu sous le nom de loi Gombette (imprimé dans le Codex legum antiquarum de Fréd. Lindebrog, Francfort, 1613, infol.). Cette loi fut promulguée en 502 à Lugdunum (Lyon), capitale des Bourguignons. G. m. en 516.

' GONDEMAR ou GODOMAR I , fils de Gundioc, et frère de Gondebaud, avait eu le pays de Vienne en partage A la mort de son père (463); mais il en futdépouilléparGondebaud.qui lefitrn. (476ou 491).

gondemar h , roi des Bourguignons, 2e fils de Gondebaud, succéda à Sigismond, son frère, en 524 ; chassa les Francs de son royaume vainquit et tua Glodomir, leur roi, dans une grande bataille livrée dans la plaine de Yéseronce en 524; conserva la paix avec l'Italie en cédant plusieurs villes à Théodoric, et resta paisible possesseur de ses états jusqu’en 534. Mais à celte époque il fut détrôné par les fils de Ciovis, et mourut prisonnier en 541. Son royaume fut réuni à la F rance.

GOND ERIC ou GUNTHAR1G, roi des Vandales de 406 à 427. Voy. vandales.

GOND1 (maison de), illustre maison originaire de Florence, joue un rôle important dans l’histoire de eette république des le xni* siècle; elle y subsiste encore. — Un rejeton de cette maison, Antoine de Gondi, vint s’établir en France au commencement du xvi* siècle. Albert de Gondi, fils d’Antoine, ayant épousé en 1565 Claude-Catherine de Clermont, baronne de Retz, devint le chef d’une branche nouvelle, qui acquit en France une grande illustration ; il est connu sous le nom de maréchal de Retz (Voy. ce nom). Son fils, Emmanuel de Gondi, fut général des galères sous Louis XI 11 ; il fut père du fameux cardinal de Retz. Cette maison a donné à l’Église deux cardinaux, et à Paris deux évêques ou archevêques. Le premier cardinal de Gondi permit , pendant le blocus de Paris par Henri IV, que l’argenterie des églises servît à se¬

courir les habitants. — Le second est le fameux coadjuteur, plus connu sous le nom de cardinal de Retz. Voy. retz (cardinal de).

GONDICAIRE, premier roi des Bourguignons, entra en Gaule en 406, et devint de 4 1 1 à 413 maître du pays qui s’étend depuis le Rhin jusqu’aux Alpes; après un assez long règne, il fut vaincu par Aétius, patrice des Gaules, et périt en 436 dan* une bataille contre Attila, roi des Huns Gundioc, son fils, lui succéda.

GONDIOC. F. gundioc. — gondevald. V. Gu dovald

GONDOK ,Condahates, Erarmoboas?i'i\ .de l’Inde, prend sa source dans le Thibct, par 80° 45 long. E., 30° lat. N.; franchit l' Himalaya, traverse leNeypour, sépare l’Aoude du Béhar, et tombe dans le Gange à Iladjipour, après un cours de 800 kil.

GONDRECOURT , ch.-l. de canton (Meuse), sur l’Ornain, à 27 kil. S. O. de Commercy; 1,500 hab.

GONDR1N, village et château seigneurial, dans le dép. du Gers, à 1 3 kil. S. O. de Condom ; 2,040 h.

GONDRIN (Ant.-L. DEPARDAiLLANDE),ducd’Antiü, seul fils de M. et Mme de M mtespan, né à Paris en 1665, mort en 1736, était lieutenant-général et gouverneur de l’Alsace. Il se fit remarquer à la cour de Louis XIV par son adresse à flatter et à prévenir les désirs du roi. Un massif du bois de Fontainebleau ayant déplu à Louis XJV, il en fit scier tous les arbres pendant la nuit, et le lendemain, à un signal donné, tous les pieds d’arbres tombèrent comme par enchantement sous les yeux du roi. — Un autre Gondrin , Louis-Henri , archevêque de Sens, né en 1620, était fils d'Antoine-Arnauld de Gondrin, marquis de Montespan et d’Antin. Il eut dans son diocèse de vifs démêlés avec les Capucins et les Jésuites, et lança contre eux un interdit qui subsista jusqu’à sa mort, en 1674, On a de lui une Traduction des lettres choisies de Grégoire-le-Grand , publiée par J. Boileau.

GONESSE, ch.-l. de cant. (Seine-et-Oise), à 22 kil. E. de Pontoise, à 15 kil. N. E. de Paris; 2,123 hab. Franges de coton, blanchisseries de toiles, etc. Boulangerie renommée.

GONFALON, dit aussi gonfanon , espèce de bannière en usage au moyen âge, et ainsi nommée parce qu’elle était ornée de plusieurs pendants appelés fanons. Dans plusieurs républiques italiennes les gon/aloniers , c’est-à-dire porteurs du gonfalon, furent longtemps des officiers de justice, ou les commandants d'un corps de troupes destiné à protéger l’exécution des lois. Dans quelques-unes même on nommait ainsi le chef de l’état. — En France , le gonfalon était plus spécialement une bannière d’église, qu’on arborait pour lever des troupes, et qui était portée par les avoués ou défenseurs temporels des abbayes et des églises.

GONFARON, Forum Voconii , village du dép. du Var, à 35 kil. N. E. de Toulon ; 1,200 hab.

GONGORA Y ARGOTE (Luis de), poète espagnol, né à Cordoue en 1561, mort en 1627, embrassa à 45 ans l’état ecclésiastique, et devint aumônier de Philippe 111. 11 mit à la mode un style ampoulé qui a été désigné sous le nom de gongorisme. Ses œuvres ont élé publiées à Madrid en 1630, et réimpr. à Madrid et à Bruxelles, 1659, in-4. Don Ramon Fernandez enadonnéunchoix, Madrid, 1787.

GONGO-SOCCO, c’est-à-dire caverne de voleurs , nom d’un grand établissement deminesd’ordu Brésil , dans la prov. de Minas-Geraës , à 400 kil. N. O. de Rio-de-Janeiro,qui appartient à une compagnie anglaise. 11 se trouve sur les bords d'un torrent nommé Socorro. Cette mine n'est exploitée que depuis 1817.

GONSALVE DE CORDOUE, Gonzalo Hernandez y Aguilar , duc de Terranova, prince de Venoisse, surnommé le Grand Capitaine, général espagnol, né en 1443 à Montilla, près de Cordoue, se signala d’abord par ses exploits contre les Maures, et leur

GONZ

enleva Grenade (1492). Appelé ensuite par les Vénitiens, il força les Turcs à lever le siège de Zanle. En 1501, il fut placé par le roi Ferdinand à la télé d’une expédition dans le royaume de Naples, dont Louis Xll, roi de France, venait de s’emparer. Il débarqua à Tropea, battit les Français à Barletta et à Seminara (1603), et remporta une victoire complète à Cerignola, dans la Pouille, sur le duc de Nemours, qui y périt (1603); enfin, après une foule d’autres avantages obtenus sur les Français et les Napolitains, il assura à l’Espagne la possession du royaume de Naples, dont il fut nommé connétable" Mais des envieux le calomnièrent auprès de Ferdinand; il reçut l’ordre de quitter Naples, et il alla finir ses jours dans la disgrâce à Grenade (1616). Gonsalve était généreux autant que brave ; cependant on lui reproche plusieurs traits de cruauté. Sa vie a été écrite par le P. Duponcet. Florian en a fait le héros d'un roman historique.

GONTAUT (maison dk), noble famille de France, originaire du bourg de Gontaut, dans l’ancien Agénois (Lot-et-Garonne), remonte au x* siècle ; la oluDart de ses membres se sont illustrés par leurs expions militaires. Dès l’an 1180, les seigneurs de Gontaut prennent le titre de seigneurs de Biron, sous lequel plusieurs d’entre eux sont devenus célèbres. (Voy. BIRON.)

GONTHIER d’Andernach (Jean), médecin allemand, né en 1487, mort à Strasbourg en 1674, fut d’abord recteur des école* publiques à Goslar, puis professeur de grec à Louvain : vint ensuite en 1625 éludier la médecine en France, et fut attaché^ la personne de François 1; mais les mesures" dirigées contre les Protestants l’obligèrent à quitter la France pour se retirer en Allemagne. 11 a laissé des ouvrages estimés, dont les principaux sont : Anatornicarurn Inslitulionum libri IV, Paris et Bâle, j 1536, in-8; Padoue, 1558, in-8, revu par Vesale; De Medicina veteri el nova , Bàle, 1571, 2 vol. in-fol. ; De la Peste, Strasbourg, 15G4, in-4. On lui doit aussi une traduction de divers traités de Galien.

GONTRAN, 2e fils de Clotaire 1", roi de France, eut en partage les royaumes de Bourgogne et d’Orléans en 661 ; s’occupa à calmer les dissensions fréquentes qui s’élevaient entre se* frères, battit les Lombards et fit cesser leurs incursion* sur son territoire. La mort de ses trois frères le laissa seul possesseur des Gaules; mais il se déclara le protecteur de ses neveux, et fit sacrer roi de Soissons, Clotaire 11, fils de son frère Chilpéric I. R mourut en 593, et fut canonisé. On le fête le 28 mars.

GONZAGUE, en italien Gonzaga , bourg du roy. Lombard- Vénitien, à 20 kil. S. de Mantoue, a donné son nom à l’illustre famille des Gonzague.

GONZAGUE, ancienne famille princière d'Italie, qui depuis le xi* siècle a donné des seigneurs à quelques souverainetés de l'Italie, des grands dignitaires à l’Eglise et des princesses à plusieurs maisons royales. En 1328, Louis de Gonzague, s’étant défait de Passerino Ponacossi ou Bonicolsa, capitano de Mantoue, se mil à sa place. Depuis cette époque les Gonzague régnèrent sur Mantoue jusqu’en 1708. Charles III, Ferdinand, de la ligne de Nevers, leur dernier représentant dans cette cité, montra une SePe dissolution de mœurs , qu’après sa mort, ses •sujets allèrent au-devant de la domination autrichienne. — Dans l'intervalle, nous trouvons à signaler: 1° Jean-François II, marquis de Mantoue, mort eu 1519, qui fut choisi en 1495 par le pape, les Vénitiens, l’Espagne et le duc de Milan, pour commander leur» ..coupes réunies contre Charles VIII, roi de France, lors de l'expédition de ce prince en Italie; le marquis de Mantoue remporta quelques avantages sur l’armée française; — 2° Ferdinand, 3* fils de Jean-François II, duc de Molfelta. 11 s’acquit, au scnicc de Charlca-Quint , la réputation d’un des

GORD

meilleurs généraux de l’Italie. Charles l’avait fait vice-roi de Sicile et gouverneur de Milan, mais il fui dépouillé de ce gouvernement par Philippe II en 1656, et il acheta alors le duché da Molfetta dans le royaume de Naples, et la ville de Guastalla dans la Lombardie. Il mourut en 1657, laissant i ses descendants ces nouveaux états. Sa mémoire est souillée de plusieurs crimes ; on le soupçonna d’avoir empoisonné le dauphin, fils de François I, roi de France. — Parmi les cardinaux du nom de Gonzague, le premier en mérite est Hercule, qui fut envoyé en 1663 au concile de Trente, comme légat du Saint- Siège. 11 a laissé quelques ouvrages de piété, un Catéchisme, de* Lettres , etc. — La maison de Gonzague s’était partagée en trois branches ver* 1440; à la branche aînée appartinrent les marquis (puis dues, 1530) de Mantoue; celle-ci s’éteignit en 1627, et fut remplacée dans la possession de Mantoue par la ligne coll. desducsdeNevers,éteinteelle-même eu 170S.De la branche aînée sortirent encore (1667) les ducs de Guastalla qui s’éteignirent en 1746. Des deux autres branches descendirent les ducs de Sabioneta et de Castiglione, que l’empereur dépouilla de leurs états en 1692. — Enfin, du dernier fils de Louis I de Gonzague étaient sortis au xivf siècle les comtes de Novellare, dont le dernier m. en 1728; à cette branche appartient S. Louis de Gonzague, qui se fit jésuite en 1591 et m.à23ans.Sapiétéextraordiuaire le fit canoniser (F. , 21 juin).— Dans la lignedeNevers, on rem. Marie-Louise de Gonzague, née vers 1612, qui épousa Wladislas, roi de Pologne, en 1645, puis Jean Casimir, son successeur ; sa sœur, Anne de Gon- : zague , connue sous le nom de Princesse palatine, née en 1616, si célèbre par sa beauté et son esprit; elle épousa le prince Edouard, comte palatin, fils de l’électeur palatin Frédéric V, et vint mourir à Paris en 1684. Bossuet a prononcé son oraison fan.

GONZALVE. V. G on salve.

GOOR, ville de Hollande (Y-ssel supérieur), à 14 kil. S. O. d’Almelo; 3,200 hab.

GORDES, Vordenses, ch.-l. de cant. (Vaucluse), à 15 kil. N. O. d’Apt ; 3,400 hab.

GORDIEN I , dit l'Ancien , Marcus Antoninus Gordianus Africanus , empereur , né à Rome l an 167 de J.-C., était proconsul en Afrique et avait 80 ans lorsqu’il fut proclamé à Carthage, conjointement avec son fils, par les troupes révoltées contre le féroce Maximin, l’an 237. Il refusa vainement la pourpre. Au bout de six semaines il s'étrangla en apprenant que son fils avait été vaincu et tué dans Carthage par Capélien , général de Maximin, qui faisait le siège de cette ville.

gordien il, dit le Jeune, fils du précédent, fut associé par lui à l’empire et périt à Carthage en combattant Capélien. Voy. l’art, précédent.

gordien iii , dit le Pieux , Marcus Antoninus Gordianus, petit-fils par sa mère de Gordien I, fut placé sur le trône en 238, après la mort de Pupien et Balbin, n’étant encore âgé que de douze ans. Dirigé par le préfet du prétoire Misithée, dont il épousa la fille, il gouverna sagement. Il périt en Orient , assassiné par Philippe-l’Arabe en 244 , pendant qu’il combattait Sapor, roi des Perses. — L’abbé Dubos a prétendu qu’il avait existé un 4* Gordien ; mais celte opinion ne paraît pas fondée. L’histoire des Gordiens a été écrite en latin par Jules Capitolin.

gordien (saint), martyr sous Dioclétien, est fêté le 10 mai.

GORDIEN (nœud). Voy. gordius.

GORD1UM, plus lard Juliopolis, ville de la Petite Phrygie, près des frontières de la Galatie, et sur le Sangarius. C’était là que se trouvait le nœud Gordien. Voy. gordius.

GORDIUS, Phrygien qui, de simple laboureur, devint roi ; il consacra dan* le temple de Jupder

GORG

GORT

à Gordium le char qui le portait quand on vint lui offrir la royauté. Le joug était lié au timon par un nœud si artistement fait, qu’on ne pouvait en apercevoir les bon ts : on le nommait le nœud gordien. L’oracle promettait l’empire de l’Asie à celui qui délieraitce nœud. Alexandre, dansson expédition, désespérantdeledélier, lecoupad’uncoupd’épée,et parvint ainsi à accomplirou du moins à éluder l’oracle.

GORDON (famille de), ancienne maison d’Ecosse, dont l’origine a partagé les généalogistes , mais qui parait toutefois être venue s’établir dans la Grande- Bretagne à la suite de Guillaume-le-Conquérant 1066). Elle fut honorée du titre de duc en 1684. jes Gordon s'allièrent aux nobles maisons de £eith, d’Argyle, de Norfolk , et même aux Stuarts, à la cause desquels ils se montrèrent toujours fidèles. — Dans le dernier siècle, George Gordon, connu sous le nom de lord Gordon , né en 1750, membre de la Chambre de9 Communes, s’y fit remarquer par ses discours énergiques et son opposition au ministère. La violence de ses déclamations contre le bill en faveur des Catholiques causa des troubles qui amenèrent son emprisonnement, en 1780. Mis en jugement, il fut acquitté. Mais ayant publié en 1788 un libelle contre la reine de France, il fut arrêté et mis à Newgate, où il mourut en 1793. — La ligne mâle des ducs de Gordon s’est éteinte en 1836 en la personne de George Gordon, 5e et dernier duc, né en 1770, pair en 1807, général en 1819, et garde du grand-sceau d’Ecosse. — John Byron, père du poëte si connu sous le nom de lord Byron, avait épousé Catherine Gordon, issue de la branche aînée de cette famille : d’où vient que lord Byron portait aussi le nom de Gordon.

Gordon (Patrik), noble écossais, de la famille des précédents, né en 1635, quitta jeune sa patrie, et devint feld-maréchal de Russie et gouverneur de Moscou sous le règne de Pierre-le-Grand, à qui il rendit de grands services dans la guerre de 1696 contre les Turcs, et dans la révolte des Strélitz. 11 mourut deux ans après. On a de lui un Journal précieux pour l’histoire de Pierre-le-Grand, écrit en anglais.

GORD YÈN E, auj. partie sept, du Kourdistan, contrée d’Arménie, entre la Bagraydanène au N. et le Tigre au S. , était voisine de l’A tropatène et de l’Assyrie.

GORÉE, Bir en langue indigène, îlot situé sur la côte de Sénégambie, à 3 kil. du cap Vert, par 14° lat.N. , 19° 45’ long. O. Ses côtes sont très escarpées et presque inaccessibles ; 5,800 hab. La plus grande partie de l’île est occupée par une ville nommée aussi Gorée, que défend le fort St-Michel. — Les Hollandais s’emparèrent de cette île en 1619, et changèrent le nom que lui donnaient les indigènes

{>our y substituer celui de Gorée, du nom d’une île de a Zélande. L’amiral d’Estrées enleva cette île aux Hollandais en 1667, et depuis ce temps elle appartient à la France. L’île de Gorée fut occupée en 1804 par les Anglais qui nous l’ont rendue en 1815.

GORGIAS, célèbre sophiste grec, né à Léontium en Sicile vers l’an 485 av. J.-C., vécut, dit-on, 107 ans. Ayant été envoyé par les Léontins à Athènes pour y demander des secours, il se fit tellement admirer des Athéniens par son éloquence, qu’on le retint dans cette ville pour y donner des leçons de rhétorique. Il se fit aussi remarquer comme philosophe et écrivit un livre sur la Nature dans lequel il soutenait qu’il n’y a rien de réel, rien qui puisse être connu, rien qui puisse être enseigné ou transmis par les mots. On a sous son nom deux discours, dans les Orateurs grecs de Reiske, tome VIII. — Platon a donné le nom deGorgias à un dialogue célèbre où il traite de la rhétorique et se moque des sophistes et de9 rhéteurs de son temps.

GORGO ou CORCANGE, Khorkhandj , ville des Huns Ephtalites, dans la Transoxiane. Près de là eut lieu la grande défaite de Gorgo ou du Fossé,

où périrent Firouz I et son armée , l’an 484 de J.-C.

GORGONES, monstres femelles, célèbres dans la Fable, étaient au nombre de trois : Sthéno, Euryale et Méduse. Ellesétaient sœurs et filles de Phoreys et de Céto ; elles habitaient prèsdu jardin des Hespérides, situé aux envir. des colonnes d’Hercule. Elles étaient hideuses à voir, n’avaient qu’un œil en commun et changeaient en pierres tous ceux qui osaient les regarder. Persée délivra la terre de ces monstres, et parvint, avec le secours de Minerve, à trancher la tète de Méduse que la déesse attacha à son égide.

GORGUE (la) , ville du départ, du Nord, à 15 kil. S. E. d’Hazebrouck , sur la Lys; 3,100 hab. Toiles, linge de table , raffinerie de sel , etc.

G0R1 ou GOUR1 , ville de la Russie mérid. (Géorgie) , à 60 kil. N. O. deTiflis , près du confluent du Kour et du Didi-Liakvi ; 1,500 hab. Etoffes de coton, couvertures. Gori a donné son nom à la Gourie.

GORIN, riv. do la Russie d’Europe, naît à 29 kil. S. O. de Kremenetz (Volhynie), et tombe dans le Przipets après un cours sinueux de 450 kil.

GORION1DES ou ben GORION (Joseph), dit aussi Jossiphon, rabbin juif, vivait dans le vin* ou IXe siècle de notre ère. 11 est auteur d’une Histoire juive qui a été imprimée pour la première fois àMantoue avant 1480, et qui a été traduite en latin par Munster, Bâle, 1541, et par Gagnier, Oxford, 1706. On a prétendu à tort que ce rabbin juif n’était autre que l’historien Jo8èphe.

GOR1TZ ou GOR1CE, Gorizia en italien, Goerli en allemand, ville des États autrichiens (lllyrie), sur Flsonzo, à 41 kil. N. O. de Trieste ; 8,900 hab. Evêché. Sociétés savantes. Soieries, bougies, rubans de fil. Cette ville fut pend, quelque» année* le séjour de la branche ainée de la famille des Bourbons, déchue du trône de France: Charles X y est mort.

GORKUM, quelquefois Gorinchen ou Gornichem , ville de Hollande (Hollande mérid.), à 33 kil. S. E. de Rotterdam, sur la Meuse ; 5,200 hab. Eglise et hôlel-de-ville remarquables. Pêche active. Commerce (grains, beurre, chanvre, poissons). Patrie des peintres Jean Van der Heydin, Jcsn Van der Ulft, et Abr. Blœmaerî. — Fondée en 1230; très florissante au xive siècle ; presque submergée erî 1809; fortifiée en 1813 par les Français.

GORL1TZ, ville de Silésie. Voy. goerlitz.

GORODICHTCHE, ville de la Russie d’Europe (Nijnei-No.ygorod) , à 24 kil. N. E. de Nijnei- Novgorod ; 3,000 hab. Imprimerie sur toiles; céruse.

GORODOK, nom commun à plusieurs bourgs de Russie; le plus important est situé dans le gouvernement d’Orembourg. V. gouriev-gorodok.

GOROGUEA, rivière du Brésil, naît par 10° 45' lat. S., coule au N. E. jusqu’à Jerumenha, tombe dans la Paranayba, après un cours sinueux de 660 kil.

GOROKHOV ou GOROKHOVETS , ville de la Russie d’Europe (Vladimir), sur la Kliazma, à 150 kil. E. de Vladimir; 2,400 hab. Fonderie de cloches. Toiles, savon. Filatures de lin. Tanneries.

GORON ou GORRON, ch.-l. de cant. (Mayenne), à 17 kil. N. 0. de Mayenne; 2,000 hab.

GOROUAL, district de l’Inde. Voy. gherouàl.

GORRA, nom qu’on donne souvent au Setledje et à la Béyah réunis, avant leur jonction avec le Tchennab. Il correspond à la partie inférieure de l’ancien H y phase.

GORRACOTTA, ville d’Hindoustan, ch.-l. d’un petit état de même nom dans l’ancien Allahabad, par 23° 44’ lat. N.t 76» 43’ long. E.

GORRAH, ville de l’Inde. Voy. gurrah.

GORSCHEN (gross-), ville des États prussiens (Saxe), à 20 kil. S. E. de Merseburg. Défaite des Prussiens par un corps français, 2 mai 1813.

GORTYNE, ville de Crète , au S. O. de Cnosse, sur le fleuve Léthé. — Ville d’Arcadie, au confluent du Gortynius ou Lusius avec l’Alphée.

GOSS

GOTII

GORZE, ch.-l. de canton (Moselle), à 21 kil. S. 0. de Metz; 1,600 hab.

GOSLAR, ville raurée du Hanovre, à 6 kil. S. E. de Hildesheim; 5,700 hab. Ancienne cathédrale; tôeux château impérial, dit Kaiserburg , où se rassemblaient jadis les diètes impériales ; ce n’est plus auj. qu’un magasin à grains. Antiquités saxonnes. Potasse, tabac, savon, vitriol, liqueurs, bière, eau-devie, etc. Aux environs, plomb, ocre, soufre, ardoises. — Goslar était jadis une ville impériale; elle fut donnée à la Prusse en 1803, au royaume de Westphalie en 1807 ; rendue en 1813 à la Prusse, qui la céda enfin au Hanovre, 1815. C’est à Goslar que le moine Berthyld Schwartz inventa, dit-on, la poudre à canon.

GOSL1N, évêq. de Paris, du sang r., déf.Paris contre les Normands qui l’assiégeaient (885); monté luimême sur la brèche et armé d’une hache, il combattit avec courage et repoussa plusieurs assauts. Il mourut pendant le siège. Abbon a chanté ses exploits.

GOSPORT, ville d’Angleterre ( Hampshire) , à 2 kil. de Portsmonth dont elle n’est séparée que par un petit bras de mer et dont elle fait presque partie ; 12,600 hab. Bel hôpital d’Haslar (pour les marins), théâtre; brasserie royale; fonderie de fer et de cuivre, et autres établissements pour la marine royale.

GOSSE (Etienne), auteur dramatique, né en 1 7 73 à Bordeaux, mort en 1834, s’enrôla comme volontaire en 1793 , devint rapidement officier, se retira du service après avoir été blessé dans la Vendée, 1796, et occupa sous l’empire un emploi que la t restauration lui fit perdre. 11 a fait plusieurs comédies, dont les meilleures sont les Femmes politiques ,

1 1797, et le Médisant , 1816; des romans, entre autres les Amants vendéens, 1800, et des Fables , 1818, remplies pour la plupart d’allusions politiques, et qui eurent un grand succès. On a aussi de lui des Proverbes dramatiques , 1819, 2 vol. in-8, et un livre intitulé : Bêles parlantes , ouvrage satirique en vers , ot il a imité Casti avec assez de bonheur.

GOSSEC (François-Joseph), compositeur, né à Vergnies (Hainaut) en 1733, mort à Paris en 1829, était fils d’un laboureur. 11 fut un des créateurs de la symphonie et composa des opéras qui eurent un grand succès : les principaux sont les Pêcheurs , la Fête du village , 1778; Rosine , 1786; la Reprise de Toulon. On lui doit aussi une Messe des Morts (1762), qui est regardée comme son chef-d’œuvre. C est lui qui pendant la révolution fit la musique de presque toutes les fêtes patriotiques. Il créa en 1784 une école de chant, d’où est sorti le Conservatoire. Il fut nommé inspecteur de ce dernier établissement dès sa fondation, 1795.

GOSSEL1ES, ville de Belgique (Hainaut), à 6 kil. N. de Charleroi; 2,900 hab. Lainages, couteaux. Victoire des Français sur les Autrichiens (juin 1794).

GOSSELIN (Pascal-François-Joseph), savant géographe, né à Lille en 1751, d’une famille aisée de commerçants, mort à Paris en 1830, était destiné au commerce et fut pendant plusieurs années député de sa province au conseil royal de commerce siégeant à Paris. 11 voyagea pour s’instruire, visita la Suisse, lTtalie, l’Espagne, les Pays-Bas; recueillant partout d’amples matériaux sur la géographie iea anciens, et débuta dans la carrière scientifique en 1789, en remportant le prix proposé par l’Académie des Inscriptions sur la comparaison de Strabon et de Ptolémée. Il fut admis à l’Académie en 1791, devint en 1799 conservateur du cabinet des antiques, et fut nommé en 1801 un des traducteurs de Strabon. Son premier ouvrage est la Géographie des Grecs analysée , ou les Systèmes d'Eratoslhènes, de Strabon et de Ptolémée comparés entre eux (mémoire couronné), 1790, in-4 ; il le fil suivre d’une foule de savants mémoires qu’il lut à l’Institut, et qu’il recuefllit sous le titre de Recherches sur la

géographie systematiq. et positive des anciens, 1798 à 1813, 4 vol. in-4. Cet ouvrage capital est rempli de découvertes importantes; mais on reproche à l’auteur de s’y être laissé entraîner par l’esprit de système; il partait de cette supposition que les anciens ont possédé la mesure exacte de la terre, dont la connaissance leur avait été léguée par un peuple primitif ; il expliquait les contradictions et les erreurs apparentes qu’on trouve dans les auteurs sur la distance des lieux en admettant différentes sortes de stades qu’on avait confondues jusqu’à lui.

gosselin, évêque de Paris. Voy. goslin.

GOTESCALC, autrement appelé Fulgence , naquit en Allemagne vers l’an 806, et embrassa la vie monastique à Orbais, abbaye de l’ordre de Saint- Benoît, dans le diocèse de Soissons. Nourri de la lecture des ouvrages de saint Augustin, il crut trouver dans cet auteur le dogme de la prédest.absolue et enseigna que Dieu a gratuitement prédestiné les élus à la vie éternelle et les réprouvés à la mort éternelle. Cette doctrine ayant été condamnée dans deux conciles, Gotescalc fut déclaré hérétique incorrigible et se vit déposé du sacerdoce, battu de verges et enfermé pour le reste de ses jours dans l'abbaye de Haut-Villiers, par ordre d’Hincmar, archevêque de Reims. Il mourut dans sa prison en 868, sans avoir consenti à une rétractation. Son histoire a été écrite par le jésuite L. Cellot, 1655.

GOTHA, cap. du duché de Saxe-Cobourg-Gotha, près de la Leine, à 74 k. N. 0. de Cobourg ; 12,000h, Beau château ducal avec terrasse ; musée ouvertau public : biblioth., riche cab. de médailles, cab. chinois, galerie de tableaux; gymnase, écoles polytechn., de commerce, normale primaire. Porcelaine, toiles de coton, lainages, etc. On y rédige depuis 1764 Y Almanach de Gotha. Patrie de Gotter, de Th. Reinesius.

* GOTHARÜ (S.),néen Bavière, réforma des monast. et fut év.d’Hildesheimde 1021 à 1038. On l’ho.leâ mai.

GOTHEMBOURG ou GOETHE BORG , ville de Suède (Gothie), ch.-l. du lan ou gouvernement de Gothembourg-et-Bohus, à 400 kil. S. O. de Stockholm; 24,000 hab. Rues larges et régulières ; bon nombre d’édifices. Imprimeries, fabriques de drap, de tapis, de toiles à voiles, d’horlogerie; filatures de coton, corderies, papeteries, raffineries, teintureries, etc. Chantiers de construction; commerce florissant. Gothembourg fut fondée en 1607, par le duc de Gottland ( le roi Charles IX), détruite en 1611 par les Danois, et rebâtie par Gustave-Adolphe.

gothembourg-et-bohus (lan ou gouvernement de), province de Suède, formée de l’ancienne province de Bohus et d’une partie de la Westrogothie, est bornée au N. par la Norwége, à l’E. par le gouvernement d’Elfsborg dont elle est séparée par le Gœta-Elf, au S. par celui de Halmstad, et à 10. par le Skagger-Rack et le Cattégat : 380 kil. sur 35; 150,000 hab. Ch.-l., Gothembourg.

GOTHIE (roy. de), Gœthaland en suédois. On désignait jadis sous ce nom la portion mérid. de la Suède, au S. de la Suède propre et à l’E. de la Norwége ; elle était alors divisée en 3 parties ; 1° Ostrogothie (subdivisée en Ostrogothie propre, Smaland, îles d'OEland et Gottland) ; 2° Westrogothie (Westrogothie propre, Bohus, Dalie, Wermeland) ; 3° Gothie du Sud(Halland, Skana, Blekinge). Auj. la Gothie forme 12 lans ou gouvernements-. Linkœping, Calmar, Kronoberg, Gotlland, Jœnkoping, Skaraborg, Elfsborg, Gœtheborg-et-Bohus, Halmstad, Christianstad , Malmoehus. Blekinge. La Gothie tiraitsonnomdesGoths qui la conquirent ver le 1er siècle deJ.-C. Elle forma jusqu’au xiiiesiècleuu roy. à part. — Marche de Gothie. Voy. septimanie.

GOTHIQUE (golfe ou mer), en latin Codanus sinus (de Codi ou Gothi ), est auj. la mer Baltique. Les anciens n’en connurent que la partie méridionale, encore fut-ce très imparfaitement.

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