‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 446 sur 1261 · GOYA · texte numérisé non relu

GOYA

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eu 1809 et fit une campagne brillante en Catalogne; prit part en 1812 à l’expédition de Russie et remporta sur le comte de Wittgenstein la brillante victoire de Polotsk ; reçut en récompense le bâton de maréchal (1812); fut chargé en 1813 de défendre Dresde; obtint après un long siège une capitulation honorable, et n’en fut pas moins retenu prisonnier par trahison. Rentré en France en 1814, il reconnut le gouvernement de Louis XVI 1 1 et fut chargé à différentes reprises, de 1815 à 1821, du ministère de la guerre. Il porta dans son administration des idées libérales qui contribuèrent à rallier les esprits à la cause des Bourbons , fit de bùnnes lois sur le recrutement, sur l’avancement militaire et les pensions de retraite. La réaction de 1821 l’écarta du ministère. Rentré dans la vie privée, il s’occupa de rédiger ses mémoires. On a de lui : Journal des opérations de l'armée de Catalogne en 1808 et 1809, Paris, 1821; Mémoires sur les campagnes des armées du Rhin , etc., Paris, 1829; Campagnes de 1812 et de 1813, Paris, 1831. Ces ouvrages sont précieux pour l’histoire du temps. — Gouvion-Saint-Cyr était parent du général J. -B. Gouvion, membre de l’Assemblée législative, adjoint de La Fayette dans le commandement de la garde nationale de Paris, qui fut tué devant Maubeuge en 1792; — et de Louis-J.-B. Gouvion, lieutenantgénéral et pair de France, mort en 1823.

GO VE A, GOVEANUS. Toi/.#goîjvea.

GO VIN DA, dit aussi Gourou-Govind , chef des Syks, né à Patnah dans le Béhar, en 1656, succéda en 1671 à son père qui avait été assassiné par l'ordre d’Aureng-Zeyb. Poursuivi par les agents du conquérant mongol, il erra dans divers pays, excitant partout la haine contre le nom musulman; trouva un asile dans le Pendjab; fit des peuplade* jusque-là timides et dociles de cette partie de l’Inde une nation belliqueuse et redoutable, et fonda ainsi la puissance temporelle des Syks, qui, depuis Nanek, n’étaient qu’une secte religieuse. Malgré tous »es efforts , il ne put chasser les Mongols, et mourut, à ce qu’on croit, en 1708, dans le Décan , à Nandere, ville de la province de Beyder , sur la rive gauche du Godavery. Gourou-Govind enseignait un pur théisme qui conciliait le mahométisme et le brahmisme ; comme Mahomet, il promettait le ciel à ceux qui mouraient en combattant. Il donna à ses partisans un livre sacré (le Livre des Dix Rois).

GOWER (J.), ancien poète anglais, contemporain de Chaucer, né vers 1320, mort en 1402, exerça la profession de jurisconsulte, et fut attaché à la cour de Richard II et de Henri IV. On a de lui, sous le titre de Con/essio Amantis , un poème anglais en 8 livres sur la métaphysique de l’amour, qui obtint un grand succès (imprimé à Londres en 1483, 1532, etc.) ; un poème De Henrico JV (dans les œuvres de Chaucer) , et un poème moral latin, Spéculum meditantis, qui n’a pas été imprimé.

GOYA-Y-LUCIENTES (don François), peintre -espagnol, né en 1746 à Fuente-de-Todos (Aragon), mort à Bordeaux en 1828, imita la manière de Vélasquez et de Rembrandt. Ses chefs-d’œuvre sont un Crucifix pour l’église Saint-Ferdinand à Madrid, deux représentations de Saint François de Borja à Valence, Y Arrestation de J.-C. à Tolède, la Famille de Charles IV, qui lui valut le titre de premier peintre de la cour. On lui doit aussi une colection de capriccios, caricatures politiques remplies de verve et d’originalité.

GOYANNA, villedu Brésil (Pernambueo), à65kil. N. O. d’Olindo, par 7° 28’ lat. S., 36° 11’ long. O.; 4,400 hab. Commerce de coton et de bois de Brésil.

GOYAZ ou C1DADA DE GOYAZ, primitivement YILLABOA, ville du Brésil, ch.-l. de la comarquo et de la prov. de Goyai , par 16® 20’ lat. S., 50° 49’ long. O.-, 8,000 hab. Titre d’un évêché.

GOYAZ (prov. de), au Brésil , entre celte* de Para à 10., Pernambuco et Minas-Geraës à l’E., entre 5° et 21° lat. S., 46® et 57® long. O.: 160 kil. sur 580 ; 150,000 hab. Ch.-l., Goyaz. Division : 2 coman ques, Goyaz, et Duas-Barras. Montagnes de médiocre hauteur ; rivières : Vermelho, das Aimas, Maranhao, Parana. Superbes forêts, bois colorants, écorces et plantes médicinales, sucre, ananas, etc.; gibier et bêtes sauvages en quantité, gros bétail et moutons. Or (qu’on n’exploite plus), diamants, cristal, etc.

GOZE. Voy. gozze et gozzi.

GOZON (Dieudonné de), grand-maître de l’ordre de St-Jean de Jérusalem en 1346, s’était signalé, n’étant encore que simple chevalier, en délivrant l’île de Rhodes d’un serpent monstrueux qui la désolait : cette action courageuse, que quelques-uns regardent comme une fable, lui aurait valu le titre de lieutenant-général du grand-maître. Élevé à la grande maîtrise, il fit revivre l’ancienne discipline de l’ordre, augmenta les fortifications de Rhodes, rétablit lerci de la Petite-Arménie et l’aida à chasser les Sarrasins venus d’Égypte. Il m. en 1353, dans un âge avancé.

GOZ-RADJEB, gros bourg de Nubie, dans le Dcngola, sur le Tacazzé, à 220 kil. E. de Chendi.

GOZZE, Gaulos des anciens, Gozzo en italien, île de la Méditerranée, au N. O. et à 8 kil. de Malte : 15 kil. sur 8 ; 13,300 hab. Bourg principal, Rabatto. Pêche abondante. Coton, un peu de grains. Cette île fut donnée aux chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem en même temps que Malte (1530) ; les Turcs et les corsaires de l’Afrique la ravagèrent en 1551 , 1673 et 1709. Elle appartient auj. aux Anglais. — Une autre île de même nom (Claudos chez les anciens) se trouve à 60 kil. S. O. de l’île de Candie; elle a 9 kil. sur 7. S. Paul y aborda en se rendant à Rome.

GOZZI (Gaspard et Charles), nom de deux frères qui se distinguèrent en Italie comme littérateurs au xviii* siècle. Gaspard, né à Venise en 1713, mort en 1786, est surtout estimé comme critique; on lui doit un journal littéraire dans le genre du Spectateur anglais, l' Observateur vénitien , 1768 et années suivantes; une Apologie du Dante contre les attaques de Bettinelli, 1758, et divers ouvrages en prose ou en vers, 1759. — Charles, né vers 1720, mort en 1806, travailla pour le théâtre, attaqua de front le genre sérieux créé par Goldoni et y opposa un genre fantastique et bouffon qui eut quelque temps du succès. Ses œuvres parurent à Venise, 1772, en 8 vol. in-8, auxquels il joignit 2 autres vol. en 1791. Il a trad nos tragiques et a laissé des Mémoires , qui on tété traduits par M. P. de Musset.

GRA ou GH1ERRE, ville d lran (Fars), à 80 kil. S. O. de Chiraz. Tapis, housses renommées.

GRAAF (regnier de), médecin et anatomiste hollandais, né à Schoonhove en 1641, mort en 1673, étudia sous Sylvius, dont il adopta les doctrines vint à Paris pour se perfectionner, puis se fixa % Delft où il exerça la médecine jusqu’à sa mort. On lui doit d’intéressantes recherches sur le suc pancréatique (Leyde, 1664), sur les organes génitaux (1668) et sur la génération (1672); il prouva que les vivipares naissent d’un œuf, aussi bien que les ovipares. Il eut à ce sujet de vives disputes avec Swammerdam. Scs œuvres ont été réunies sous le titre d’ Opéra omnia, Leyde, 1677, in-8.

GRAAF-REYNET, villedu gouvernement du Capde-Bonne-Espérance , sur le Zondag, par 23° 36’ i long. E., 32° 11’ lat. S. Ch.-l. de district. Il ne s’y | trouve guère que des huttes en paille. — Le district^

; borné au N. par l’Hottenlotie, au S. par les districts de Zoureveld et de Zwellendam, à l’E. par la Ca- | frerie, est le plus oriental de la colonie ; on y compte 1 environ 15,000 hab. (5,000 Chrétiens, 9,000 Hottentots, 1,000 esclaves). Ce pays a souvent été le théâtre des incursions des Cafreset des Boschimens.

GRAAL (le saint). Voy. gréal.

GRAC --7

GRABOUSA ou KARABOUSA , Cimarus , petite île de la Méditerranée, à l’extrémité N. O, de l’île de Candie, par 21* 13’ long. E., 35° 35’ lat. N. Les Vénitiens la possédaient au xvr siècle ; elle leur fut enlevée en 1690 par les Turcs. Elle servait de refuge à un grand nombre de pirates qui furent détruits parla marine française en 1828.

GRABOW, ville du duché de Mecklembourg- Schwérin, sur l’Eide, à 25 kil. S. E. de Schwérin ; 2,500 hab. Aux environs, fabrique d’alun.

GRAÇAY, ch.-l. de canton (Cher), à 42 kil. O. de Bourges; 2,986 hab.

GRACCHUS (Tibérius Sempronius), père des Gracques, fut deux fois consul (177 et 163 av. J.-C.), vainquit les Hispaniens et les Ligures , et fut honoré du triomphe. 11 est célèbre par son éloquence et par sa grandeur d'âme: ennemi personnel des Scipions, il n’en défendit pas moins Scipion l’Africain ainsi que Scipion l’Asiatique, contre les tribuns. 11 obtint en reconnaissance Cornélie, fille de l’Afric.,dont il eut les Gracques. — Consul en 215. Voy. sempronius.

gracchos (Tibérius et Caïus). Voy. gracques.

GRACES (les), en latin Gratice , chez les Grecs Charité s, filles de Jupiter et d’Eurynome ou d'Eunomie, ou plutôt de Bacchus et de Vénus. On en compte ordinairement trois, Aglaé (brillante), Thalie (verdoyante, qui inspire la joie), et Euphrosyne (qui réjouit l’âme). A Sparte et à Athènes, on n’en admettait que deux. Ces divinités étaient la personnification de ce qu’il y a de plus séduisant dans la beauté. On les représentait sous la figure de trois jeunes vierges nues, sans ceinture, les mains et les bras entrelacés, et formant des danses agréables auprès de Vénus.

GRACIAS-A-DIOS, ville de l’état de Honduras, dans la confédération de l’Amérique centrale , à 98 kil. N. E. de San - Salvador ; 1,500 hab. — Cette ville fut fondée en 1536 par Juan de Chaves. Elle fut d’abord le siège de l’audience royale de Guatimala et de Nicaragua ; mais celle-ci fut transférée à Guatimala en 1544; depuis ce temps Gracias est en décadence.

GRACIOSA, une des Açores, par 30® 26' long. O., 39® 2’ lat. N.: 15 kil. sur 13; 10,000 hab. en 1821. Ch.-l., Villa-de-Santa-Crux.

GRACQUES (les), nom par lequel on désigne deux frênes, Tibérius et Caïus Sempronius Gracchus, fils de Tibérius Sempronius Gracchus, qui furent tous deux tribuns du peuple, et qui se rendirent également célèbres par leur éloquence et leur dévouement à la cause populaire. Tous deux avaient été élevés avec un soin extrême sous les yeux de leur mère, l’illustre Cornélie , fille de Scipion l’Africain. Tibérius, l’aîné, nommé questeur l’an 137 av. J.-C., suivit le consul C. Hoslilius Mancinus en Espagne, et sauva l’armée romaine que l’inhabileté du consul avait mise en danger. A son retour, il fut élu tribun, l’an 133; fil passer une loi agraire, et distribua entre les citoyens pauvres les richesses qu'Attale, roi de Pergame, avait léguées en mourant au peuple romain. Mais le sénat, craignant son influence, le fit assassiner au milieu de ses partisans, au bout de l’année. — Dix ans après (123 av. J.-C.), son frère Caïus, que le sénat avait nommé questeur en ardaigne pour l’éloigner, revint à Rome, et se fit nommer tribun à son tour. Pendant deux ans qu’il exerça cette charge, il fit passer aussi une loi agraire, appela les peuples de l’Italie au droit de suffrage, fit partager aux chevaliers le pouvoir judiciaire, pourvut aux embellissements de Rome, créa plusieurs colonies afin de donner des terres aux citoyens indigents, et s’attira ainsi la faveur populaire. Écarté du tribunat par les intrigues des sénateurs, il ourdit un complot contre eux. Caïus ayant réuni ses partisans dans le Forum, le consul Opimius s’y rendit avec des hommes armés, et voulut dissoudre l'assemblée.

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un combat s ensuivit, dans lequel 11 peuple, nui était sans armes, fut facilement vaincu. C. Gracchus se vit forcé de fuir dans le temple de Diane. Il y 5ut tué par ordre d’Opimius, ou, selon d’autres, se fit donner la mort par un esclave, l’an 121 av. J.-C.

GRADEN1GO (Pierre) , doge de Venise, fut élu en 1289 par la faction aristocratique, voulut rendre l’aristocratie héréditaire , et s’attira la haine du peuple par des mesures contraires à la liberté.

gradénigo (Jean) , doge de Venise, succéda en 1355 à Marino Faliero, qui avait conspiré contre l’état, punit les complices de son prédécesseur, fit la paix avec les Génois, et mourut en 1356.

GRADISKA (vieux-), en allemand Ali-Gradiskaf ville des États autrichiens (Esclavonie), à 40 kil. O. de Posega; 1,500 hab. Place forte. — 11 y a beaucoup d’autres villes du nom de Gradiska en Esclavonie, en lllyrie, en Bosnie, etc. Voy. bébir.

GRADO, ville des États autrichiens (lllyrie) , à 31 kil. S. O. de Gorizia; 2,300 hab. Le patriarche d'Aquilée y transporta son séjour vers 568 , et le patriarcat resta dans cette ville jusqu’à sa translation à Venise (1451).

GRÆFENTHAL, ville du duché de Saxe-Meiningen, sur la Zepte, à 14 kil. S. O. de Saalfeld ; 1,220 hab. Draps, poix, savon. Aux environs, cuivre, martinets à fer et à acier, verreries.

GRÆTZ ou GRATZ, Niemetzki en esclavon, ville murée de Styrie, ch.-l. de l’ancien duché de Grætx et du cercle actuel de Graetz, à 142 kil. S. O. de Vienne, sur la Muhr ; 36,000 hab. Siège de l’évêché de Seckau. Bury ou château, nouvel hôtel-de-ville, cathédrale remarquable. Grætz avait jadis une université, qui fut remplacée en 1782 par un lycée. Bibliothèque de 100,000 volumes ; muséum d’histoire naturelle (avec collections) ; observatoire, etc. Soieries, cotonnades, draps; faïence; rosoglio, etc. Commerce. — Il y a d'autres villes du nom de Grætz : en Moravie, à 9 kil. S. O. de Troppau ; — en Prusse (Posen), à 44 kil. S. O. dePosen ; 3,015 hab., etc.

GRÆV1US, /. Georye Græfe, savant érudit, né en 1632 à Naumbourg en Saxe, mort en 1703, se forma en Hollande sous Gronovius, et le remplaça en 1658 dans la chaire d’histoire de Deventer. En 1661 il fut appelé à l’université d’Utrecht, et y enseigna l’histoire avec une grande distinction jusqu’à sa mort. On a de lui des éditions de Justin , Catulle , Tibulle, Properce, Suétone , Florus, César, Cicéron, avec not. Variorum ; Trésor des antiq. rom., 12 v. in-f., Utrecht, 1694; — d’Italie, 1701-1723, — de Sicile, Sardaigne et Corse, 1723-1725 : ces 2 derniers ouvr. furent terminés par Burmann, et forment 15 vol. in-fol. On admire l’élégance de sa latinité.

GRAFF1GNY (madame de), née à Nancy en 1694, morte à Paris en 1758, avait épousé un chambellan du duc de Lorraine, homme violent, dont elle fut obligée de se séparer. Elle vint à Paris en 1743 avec mademoiselle de Guise (depuis duchesse de Richelieu), et s'y consacra aux lettres. Elle publia vers 1746 les Lettres d’une Péruvienne , roman ingénieux qui eut un grand succès; elle donna aussi deux drames , Cénie, qui réussit ; la Fille d'Aristide, qui échoua. Ses œuvres forment 4 vol. in-12, Paris, 1788. Elle a laissé une Vie privée de Voltaire et de madame Duchâtelet , ouvrage qui n’était pas destiné à l'jmpression, et qui n’a été publié qu’en 1820.

GRAGNANO, ville du roy. de Naples (Naples), à 5 kil. E. de Castel-a-Mare ; 6,000 hab.

GRAHAM (George), horloger et mécanicien d« Londres, né en 1675 à Kirklirdon, mort en 1751, a inventé 1 échappement à cylindre et exécuté d’excellents instruments d’astronomie et de mathématiques, notamment le secteur , à l’aide duquel Bradley a fait de nouvelles observations sur les étoiles fixes, et un planétaire connu sous le nom d ’Orrenj. parce qu’il fut fait pour le comte de ce nom

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