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qu'un culte modelé sur les religions de l’Êgypte et de la Phénicie , avec des lois civiles et des institutions régulières, succède une nouvelle époque, con- Que sous le nom de temps héroïques (1500-1190). Elle est signalée par les exploits fabuleux d’Hercule, de Thésée, de Jason, etc., par la fondation des Jeux olympiques (1453), la création des Amphictyonies, l’expédition des Argonautes (1330), les deux guerres de Thèbes (l3i3 et 1303), enfin la guerre de Troie '1280-1270). Pendant ce temps les Uéraclides ou descendants d’Hercide ont soumis la péninsule appelée Apie et depuis Pé.aponèse. Mais les Hellènes, déjà maîtres de la Thessalie et de la Grèce centrale, et qui sont alors divisés en trois grandes branches (Eoliens, Ioniens et Dorions), s’établissent dans le Péloponèse aux dépens des iléraclides , et finissent par les en expulser (1307), sous la conduite dos fils de Pélops. Quatre-vingts ans après la guerre de Troie (11 90), les Héraclides, unis aux Hellènes doriens, envahissent de nouveau le Péloponèse et en chassent à leur tour les Pélopides avec les Ioniens et lesÆoliens. La rentrée des Héraclides dans le Péloponèse commence ce que l’on appelle le moyen âge de la Grèce, période de transition, pendant laquelle la civilisation rétrograde d'abord; mais bientôt la Grèce se relève, envoie partout d'innombrables colonies, sur les côtes de l’Asie-Mineure (Ionie, Æolie, Doride), enThrace, dans l'Italie méridionale (Grande-Grèce), et jusque sur les côtes de la Gaule et de l’Hispanie. Homère publie ses poèmes; les mœurs s’adoucissent; chaque ville adopte le culte t ’une divinité particulière ; les grands mystères de Gérés sont fondés à Eleusis pour conserver les anciennes traditions du culte pélasgique; Lycurgue donne des lois à Sparte (898); partout les petits états de la Grèce se constituent en républiques; la royauté est abolie à Athènes (1132), à Argos (820), en Elide (780), à Corinthe (747), en Arcadie et en Messénie (668), etc.; Sparte seule conserve le gouvernement monarchique. Athènes reçoit les lois de Draeon (624), ^uis de Solon (590); les Pisistratides, qui voulaient rétablir la royauté, sont chassés (509). Peu après commencent le3 guerres médiques (490); elles sont signalées par les glorieuses victoires de Marathon (490), de Salamine (■480), de Platée (479), de Mycale (479); par les grands noms de Miltiade, Thémistocle, Cimon, Aristide, Léonidas. A la même époque les sciences et les arts brillent du plus vif éclat: Eschyle, Sophocle et Euripide s’immortalisent dans la tragédie, ainsi qu’Aristophane dans la comédie; Hérodote et Thucydide, dans l'histoire ; Thalès, Démocrite, Pythagore, Parménide, Héraclite, Anaxagore, fondent les différentes écoles de philosophie; Socrate, et bientôt après Platon et Aristote, dans la philosophie, réforment ou étendent la science: Hippocrate crée la médecine; Phidias orne les temples de la Grèce de ses chefsd’œuvre ; Périclès , orateur et homme d’état, gouverne Athènes pendant 30 ans. Mais la Grèce victorieuse au dehors commence às’affaiblir par ses guerres intestines: Athènes et Sparte, rivales de gloire et de puissance, commencent la guerre du Péloponèse , qui dure 27 ans (431-404) et qui se termine par la |>rise d’Alhènes ; cetle guerre donne à Sparte la prédominance dans les affaires de la Grèce : Alcibiade, Nicias, Gléon, Brasidas et Lysandre y jouent le principal rôle. Délivrée de sa rivale, Sparte abuse à son tour de sa puissance; mais Thrasybule chasse d’Athènes les Trente Tyrans (403), et la Grèce entière se ligue contre Lacédémone; Conon, 1 phi— crate et Chabrias relèvent le nom athénien, tandis qu’Antalcidas, par un traité honteux avec la Perse (387), soulève contre Sparte l’indignation générale. En môme temps Pélopidas chasse de Thèbes la gar- j uison lacédérnonienne (378), et Epaminondas, vainqueur de Sparte à Leuctres (37 1), élève un instant la Béotie au premier rang dans la urèce; mais la puis¬
sance de sa patrie périt avec lui a Mantinée (363). La guerre sacrée, que les Phocéens allument contre eux en pillant le temple de Delphes (35S), donne au roi de Macédoine, Philippe, l’occasion de s’immiscer dans les affaires de la Grèce, et bientôt ce prince, profitant habilement des dissensions des Grecs, les soumet presque tous à son empire, malgré les efforts de Démoslhènes; il finit par les assujettir entièrement à la bataille de Chéronée (338). Alexandre, son successeur, va au nom de la Grèce déclarer la guerre au grand roi , et soumet presque toute l’Asie à sa domination ; mais il meurt au milieu de ses conquêtes (323). La mort du conquérant ne rend pas néanmoins à la Grèce son indépendance ; toujours en lutte avec les rois de Macédoine, elle est en même temps déchirée par d’éternelles dissensions. En vain la Ligue Achéenne, instituée en 284, illustrée à deux reprises par Aralus (251) et par Philopœmen (188-183), essaie de rallier tous les peuples de la Grèce; elle épuise ses forces à combattre la Ligue rivale des Éioliens (222-216); les Romains profitent de ces querelles pour assujettir nilyrie grecque (229), réduire les Étoliens qui s’étaient alliés contre eux avec An*» tiochus. roi de Syrie ( 190 ), anéantir les royaumes de Macédoine et d’Epire (168-147), et soumettre enfin la Grèce entière après l’avoir un instant, par dérision, proclamée indépendante (196). La Grèce soumise devient province romaine sous le nom d’Àchaïe l’an 146 av. J. -G.
Depuis ce moment, l’histoire de la Grèce n’offre presque aucun fuit important ; elle se confond avec celle de l'empire romain. Au ive siècle de notre ère, sous Valentinien d’abord (364), puis sous les fils de Théodose (395) , l’empire se partage , et la moitié orientale, dont la Grèce formait la partie la plus importante, prend le nom d’empire grec ou d’Orient ( Voy . orient). Le nouvel empire est sans cesse désolé par les invasions des barbares; les Wisigoths, sous la conduite d’Alaric (395-398) , ravagent la Grèce en tous sens ; les Vandales (466), les Ostrogoths (475), les Bulgares (500), l’envahissent à leur tour Viennent ensuite les Slaves (540}, qui, pendant deux siècles, parcourent toutes les parties de la Grèce et finissent par s’y établir, d’abord en Macédoine sous Justinien II (687), pui3 dans le Péloponèse au pied du mont Taygète (746). Deux expéditions furent faites contre eux par les empereurs de Constantinople, la première sous Irène (783), la seconde sous Michel III (842-867), et après cette dernière, les Slaves soumis se fondent dans la population gréco-romaine. Le ix* siècle fut signalé par les invasions arabes, et le Xe par celles des Bulgares; mais les unes et les autres furent repoussées victorieusement. En 1080, Robert Guiscard conduisit en Grèce la première expédition normande, et soumit l’Épire ainsi qu’une partie de la Thessalie; en 1146, ie roi de Sicile, Roger, ravagea l’E toi ie et l’Acarnanie, pénétra dans le golfe de Corinthe, prit Corinthe, Thèbes, et emmena une foule de Béotiens captifs. Enfin, lors de la création de l’empire latin de Constantinople (1204), la Grèce conquise par les croisés fut partagée en un nombre infini de fiefs dont les trois principaux furent le despotat d’Epire, le duché d’Athènes et la principauté d’Achaïe ou de Morée; les Vénitiens, qui avaient prêté leurs galères aux croisés, eurent en partage la plupart des côtes et les îles de l’Archipel. La durée de ces nouveaux états fut très courte; les empereurs de Constantinople, rétablis en 1260, enavaient reconquis une partie, et ceux de ces états qui restèrent indépendants ne tardèrent point à tomber comme l’empire d'Orient sous la domination ottomane. Mahomet II avait déjà pri Constanlinople en 1453; un de ses généraux, Omar- Pacha, s’empara d’Athènes en 1456; l’Épire, indépendante sous Scanderbeg, fut soumise après la mort de ce héros (1467); toute la Morée avait
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reconnu la domination musulmane en 1460 ; les Vénitiens seuls résistèrent plus longtemps, et ce ne fut qu’en 1573 qu’ils furent forcés d abandonner toutes leurs prétentions sur la Grèce. De ce moment, le pays, soumis au joug le plus despotique, tomba dans un état misérable. Ce ne fut cependant qu'au milieu du xviii* siècle que la Grèce tenta ses premiers efforts pour reconquérir sa liberté. Les Monténégrins en Lpire, soutenus par les Russes, se soulevèrent les premiers ( 1766); mais cette ins i rection fut facilement comprimée; les Maïnotcs en Morée ( 1769-1779) les imitèrent avec aussi peu de succès; les Souliotes en Albanie voulurent aussi secouer le joug ; ils résistèrent d abord victorieusement aux armes ci’ Ali , pacha de Janina, et firent reconnaître leur indépendance ( 1772); mais ils furent aussi réduits eu 181)4, et 1 Albanie tout entière ainsi que l’Epire, depuis Durazzo jusqu au golfe de l’Arta, devint la proie uT Ali-Pacha Cependant, en 1821, éclata un soulèvement général; il fut suivi d'une guerre acharnée qui dura neuf an3, et dont les faits les plus importants sont l héroïque défense de Missolonghi (1826) et la victoire navale remportée à Navarin par les forces combinées de la France, de l’Angleterre et de la Russie (1827). Dans cette guerre s’illustrèrent Koloeotroni, Marco Botzaris, Miaulis , Mavrocordato , Mavromichalis, Constantin Kanaris, Capo d lstrias, etc. Enfin, grâce à 1 intervention des puissances européennes, 1 indépendance de la Grèce et son existence comme monarchie furent proclamées le 3 février 1830. On offrit d abord la couronne au prince Léopold de Saxe-Cobourg (depuis roi de Belgique) qui ne put 1 accepter. On élut alors, le 7 mars 1832, le prince Otlion^. second fils du roi de Bavière, encore enfant, et on fixa sa majorité au 1« juin 1835. Cette élection rencontra une vive opposition et excita plus, soulèvements. Finalement le roi Oihon se vit obligé d'expulser les Bavarois(l843) et /accepter une conflit ni ion 08 54).
GRECÜURT (Jean-Baptiste-Joseph willart de), poète licencieux, né à Tours en 1684, mort eD 1743, était ecclésiastique, et fut pourvu dès lage de- 13 ans d’un canonicat à Tours. Préférant le plaisir aux devoirs de son état, il composa des vers
Î;ais et libres, qui le faisaient rechercher des grands. 1 avait l’amitié du maréchal d’Estrées et du duc d’Aiguillon, et passa une partie de sa vie chez ce dernier, au château de Vérelz en Touraine. 11 a laissé des épîtres, des fables, des contes, des chansons ordurières; ses vers sont négligés, mais facile*. On a réuni ses œuvres en 4 vol., 1761 et 1764.
GRECQUE (église). On réunit sous ce nom tous les Chrétiens qui célèbrent l’office dans la langue grecque; mais on doit bien distinguer Y É y lise grecque unie et l’Eglise grecque schismatique.
Eglise grecque unie est en communion aver i’Église latine, adoptant la formule signée en 1439 au concile de Florence par les Grecs et les Latins. Les Grecs-Unis étaient surtout répandus en Russie et en Pologne; mais les efforts du gouvernement russe en ont beaucoup diminué le nombre.
\J Eglise grecque schismatique nie la suprématie du pape, le dogme que le S. -Esprit procède du Père et du Fils, le Purgatoire, rejette la Confirmation, etc. Cette Eglise n’admet que les 8premiersconc. œcuméniques, consacre l’Eucharistie avee du pain levé, et
le bassin du Duéro de celui du Tage ; elle s'étend de 1 0. à 1 E. entre les provinces de Salamanque et d'Avila d’une part, de Lacérés et de Tolède dé l’autre. Sa longueur est de 90 kil.
GREENLAW, ville d’Ecosse, ch.-l. du comté de Berwick, à 30 kil. 0. de Berwick.
GREEN mountains (c’est-à-dire montagnes vertes), chaîne de mont, des États-Unis, au N. E. dépend des monts Alleghanis et commence dam le Connecticut au promontoire de West-Rock; traverse du S. au N. les états de Connecticut, Massachusetts, Vermont, et se termine vers les frontières du Canada; 490 kil. de long. Les plus hauts sommets sont le mont Mansfeld (1,426 mètres), et le Camels-rump (1,380 mètres).
GREENOGK, ville d’Ecosse (Renfrew), sur le golfe de la Clyde, à 31 kil. N. O. de Glasgow; 4,000 hab. en 1757 ; auj. 27,000. Port spacieux et commode, creusé en i 7 07 . Beaucoup d’écoles. Toiles à voiles, savon, chandelles, poterie, verrerie, etc. Pêche du hareng. Commerce maritime fort étendu, surtout avec les Indes occidentales. Patrie du célèbre mécanicien Watt.
GREEN-IUVER, c.-à-d. Rivière-Verte, riv. des Etats-Unis (Kentucky) naît à 13 kil. S. E. de Stamfort, et tombe dans l’Uhio à 10 kil. S. E. d’Evanaville; cours, 400 kil.
GREENWICH, Grenovicum, ville d’Angleterre (Kent), sur la Tamise, rive droite, à 10 kil. S. E. du pont de Londres, par 2° 2U' i5” long. O., 51° 28'
■ 40" lat. N.,- 01,000 hab. Magnifique hôpital des invalides de la marine, fondé en J 096, et bâti sur l’emplacement d’un ancien palais qui servait de résidence aux rois d'Angleterre dès le temps d’Edouard I. Observatoire célèbre, fondé par Charles II en 1675, et d’où les Anglais sont censés compter leur premier méridien, que pourtant ils font plue souvent partir de l'église de Saint-Paul à Londres. Beau pare, dessiné par Le Nôtre. Greenwich est la station des yachts royaux. Sur la rive opposée de la Tamise, sont les chantiers de la Compagnie des Indes.
GRÉES (du grec yraia , yrcea , vieille femme), filles aînées de Phorcys et de Céto, et sœurs des Gorgones, étaient appelées Grées , parce qu elles vinrent au monde avec des cheveux blancs. On en compte trois, Enyo, Péphrédo et Di no.
GRÉGOIRE (saint), le Thaumaturge, c'est-à-dire le faiseur de miracles , né à Néocésarée dans le roy. de Pont, d’une famille païenne, fut converti et instruit dans le christianisme par Origène; devint évêque de Néocésarée en 240, et convertit presque toute sa province. 11 eut à subir, ainsi que son église, de cruelles persécutions sous Dèce ; mais il échappa miraculeusement à la mort. 11 mourut en 264 ou 270. On le fêle le 17 novembre. On cite de lui des miracles extraordinaires qui lotit fait regarder somme un autre Moïse. On a de lui quelques écrits dans le recueil intitulé : SS. PP. Gregorii Thaumaturyi, Macarii Ægyptii et Rasilii Seieucensü opéra, gr.-lat., Paris, 1622, in-fol.
Grégoire (saint) de Nazianze , surnommé le Théologien, célèbre père de l’Eglise grecque, né près de Nazianze en Cappadoce, l’an 328, étudia à Césarée de Palestine et à Alexandrie d’Egypte, puis se rendit à Athènes avec saint Basile, son compatriote. Ordonné d’abord évêque du bourg deSasima, en Cappadoce, Grégoire gouverna ensuite comm coadjuteur l’église de Nazianze dont son père étah
permet d’ordonner prêtres des eleresmariés. Elle est répanduedansla Grèce, les îlesloniennes, l’Anatolie, la Russie. Né en 858 sous le patriarche Photius^ce schisme
le patriarche de Constantinople : lesRusses s’ensépa rèrent en 1588 et eurent d’abord un patriarche distinct, résidant à Moscou; depuis Pierre- le-Grand ilsn’ontd’autre chefdeleurreligion que l’Empereur.
GREDOS (Sierra de),en Espagne, chaîne qui sepai c
évêque; plus tard il vint à Constantinople (376), opéra le fut consommé en 1053 par le patriarche Cé*un grand nombre de conversions parmi les Ariens, as. L’É. grecque reconnut longtemps pourchefjcts’attarha, parses instructions, à faire revivre la foi ^Cnnctoniinnnio • IocR.icspo sVn séna- j,, concj|e (]e Nicée. L’ciu per tu r Théodose se déclara
son protecteur, l’éleva au siège archiépiscopal de Constantinople, et assembla un concile dans cette capitale pour faire confirmer cette élection. Mais bientôt les évêques d’Égypte attaquèrent le nouvel
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archevêque, et Grégoire, abandonné de l’empereur même, se démit de ses fonctions. Il retourna en Cappadoce, et y vécut dans la solitude, se livrant à la composition des nombreux ouvrages qui encore aujourd’hui attestent la beauté de son génie. Il mourut vers l’an 389. On le fête le 9 mai. On a de lui 50 discours ou Sermons , traduits en français par l’abbé de Bellegarde, Paris, 1698; 178 poëmes ou pièces de vers, parmi lesquelles on remarque un poëme Sur les vicissitudes de sa propre vie , tra^( .fit par Lefranc de Pompignan ; et beaucoup d’épigrammes. L’abondance, l’élégance, la grâce, la facilité, 6ont les caractères distinctifs de son style. On y trouve aussi une sensibilité vive, une imagination riche, qui l’entraîne quelquefois au-delà des bornes. Ses œuvres ont été publiées à Bâle, 1550, à Paris, 1609, 2 vol. in-fol., avec version latine, et à Venise, 1753, 2 vol. in-fol. M. J. Planche a donné un Choix de poésies et de Lettres de saint Grégoire de Nazianze , avec la trad. franç. Paris, 1827, in-12.
Grégoire (saint), évêque de Nysse, frère de saint Basile, né à Sébaste vers l’an 330, fut forcé par les Ariens de quitter son siège épiscopal, qu’il ne reprit qu’après la mort de Valens. 11 assista au grand concile d’Antioche (379), au 2' concile œcuménique de Constantinople (381), et mourut vers l’an 400. L’Eglise romaine célèbre sa fête le 9 mars. Il a laissé de nombreux ouvrages. Les œuvres de saint Grégoire de Nysse ont eu un grand nombre d’éditions ; la l1'* parut en latin, Cologne, 1537, in-fol.; les autres, à Bâle, 1567 et 1 57 1 ; à Paris, 1573 et 1603, même format. Fronton du Duc les a publiées en grec-latin, Paris, 1615 et 1618, 2 vol. in-fol. Plusieurs deses sermons ontété trad. en franç. par Goulu. F Grégoire de Tours (saint), Georgius Florentius \ Gregorius , historien et évêque, né en Auvergne j vers 5.39 ou 544, m. en 593 ou 595, lutélu év. en 577 J par la ville de Tours. II joua un rôle politique important, défendit contre Chilpéric et Frédégonde l’évêque Prétextât, ainsi que le jeune Mérovée qui était venu chercher un asile auprès du tombeau de saint Martin, et montra en toute circonstance un caractère énergique. 11 possédait en outre des lumières au-dessus de son siècle. Nous lui devons une Histoire des Francs ( Hisloria Francorum) , qui est un des ouvrages les plus précieux pour les premiers temps de notre histoire. Elle comprend 174 ans (417-591). Elle fait partie du Recueil des historiens de France , par dom Bouquet , et de la Collection des mémoires relatifs à l'histoire de France donnée par M. Guizot. MM. Guadet et Taranne, au nom de la Société de l’histoire de France, en ont publié une trad. avec le texte, 4 vol. in-8, 1836-39.
grégoire(S.)i, dit leGrand, pape, né à Rome vers l’an 540, mort en 604 , embrassa la vie religieuse après avoir été préteur de Rome. Une naissance illustre, une vie pieuse , de grands talents pour l’administration le firent élire pape en 590. Lors de l’invasion des Lombards en Italie, il conclut avec ces Barbares un traité honorable. Il s’efforça d’introduire ie christianisme parmi les vainqueurs, travailla à l’abolition de l’esclavage, fonda des monastères et fit observer une discipline sévère par le clergé. C’est à lui qu’on doit la conversion de la Gr.-Bretagne (Voy. Augustin) et des Goths ariens. On a accusé ce pape d’avoir par un excès de aole brûlé les livres profanes et détruit des monuments païens ; mais cette accusation a été victorieusement réfutée. C’est lui qui établit le rit dit grégorien (Voy. grégorien). 11 laissa de nombreux écrits, dont la meilleure édition est celle de Paris, 1705,4 vol. in-fol. On a une traduction des Lettres choisies de Grégoire le Grand, par L.-H. Gondrin. On le fête le 12 mars elle 3 sept.
Grégoire h, Romain , élu pape en 715, après Constantin , convoqua en 729 un concile contre les iconoclastes, envoya saint Boniface prêcher la reli¬
gion chrétienne en Allemagne, et mourut en 7 SL Gomme le précédent, Grégoire II a été canonisé.
Grégoire m, prêtre syrien , fut placé par le peuple sur le Saint-Siège pendant les funérailles de Grégoire II. Comme lui, il lutta contre les Iconoclastes; mais il mourut avant d’avoir pu extirper l’hérésie (741). Il mérita par sa charité d’être appelé l'Ami des Pauvres. Il eut à comb. les Lombards.
Grégoire iv, fils d’un patricien de Rome , succéda en 827 au pape Valentin. Dans le temps de3 troubles entre Louis-le-Débonnaire et ses fils, il vint en France pour y rétablir la paix : il ne put y réus sir, et se prononça contre le père. Il mourut en 844.
Grégoire v, nommé d’abord Brunon, neveu de l’empereur d’Allemagne Othon III. Il fut élu pape après Jean XV, en 996 ; fit chasser de Rome , par les soldats de son oncle, un anti-pape qui avait pris le nom de Jean XVI (997); imposa sept années de pénitence à Robert, roi de France, qui avait épousé Rerthe sa cousine, et l’obligea à la répudier (998). Grégoire mourut l’année suivante.
Grégoire vi, anti-pape. Voy. LÉON.
Grégoire vi, connu comme prêtre sous le nom de Jean Gratien , fut élu pape en 1044. Trois autres pontifes se disputaient alors le Saint-Siège , Benoît IX , Sylvestre 111 et Jean XX, et tout le Patrimoine de saint Pierre était au pillage. Grégoire parvint, à force d’or, à éloigner les anti-papes , et s’efforça de mettre un terme au désordre ; mais des cardinaux ambitieux et l’empereur Henri III, dit le Noir, l’entravèrent dans ses sages réformes, et dans son découragement il abdiqua le pontificat (1046).
Grégoire vii (S.), pape célèbre, appelé auparavant Hildebrand , fils d’un charpentier de Soana en Toscane, né vers l’an 1013, fut d’abord moine de Cluny. Chargé d’une mission à Rome, il y connut le prêtre Gratien, depuis Grégoire VI, et s’attacha à lui. Il fut fait cardinal par Léon IX ; et son crédit alla toujours croissant sous les papes suivants. Il succéda en 107 3 au pape Alexandre II. Grégoire Vii remit en vigueur le célibat ecclésiastique et s’efforça d’étendre son autorité jusque sur le temporel des princes chrétiens. A celle époque , les souverains, non contents de distribuer d’immenses domaines aux évêques , les investissaient eux-mêmes des fonctions épiscopales. Grégoire VII voulut
émanciper lapuissance ecclésiastique, et réclama pour
elle le droit d’investiture aussi bien que l'institution canonique. Il rencontra dans l’empereur Henri IV un redoutable adversaire; la lutte terrible qui s’engagea entre eux est connue sous le nom de querelle des Investitures (Voy. ce mot). Henri fut un moment contraint de renoncer au droit qu’il s’était arrogé d’instit. des évêques, etaprès avoir été excommunié, il fut réduit à s’humilier aux pieds du pontife (1077); mais il se releva bientôt, vint attaquer Grégoire dans Rome même à la tête d’une armée (1080), et lui opposa l’anti-pape Guibert, sous le nom de Clément III. Grégoire VII appela à son secours le Normand Robert Guiscard, duc de Calabre ; celui-ci le rétablit sur son siège ; mais il remplit Rome de sang. Grégoire suivit ses libérateurs quand ils sortirent de Rome; il mourut peu après, en 1085, à Salerne.
D’un zèle ardent, qui put paraître quelquef. excessif,
inflexible dans ses résolutions, austère dans ses mœurs,
ce pontife fut assurément un grand et sain t homme, et mérita d’être canonisé. On l’hon. Ie25mai. — On a de Grégoire Vil des Lettres , insérées dans les collect. des conciles; des Maximes sur le pouvoir pontifical, recueillies dans un écrit intitulé : Dictatus papce ; un Commentaire sur les psaumes pénitentiaux, qui est aussi attribué à Grégoire I. L’ouvrage le plus important à consul ter sur ce pape est V Histoire du pape Grégoire Vil d'après les monuments originaux, par J. Voigt, professeur à l’université de Halle (Weimar, 1815,2 vol. in-8), et trad. par J. Jager. chanoine de Nancy, 1839.
GREG — 7 h
GREGOIRE VIII , Albert de Spinacchio , successeur d'Urbain III, fut élu en 1187, et régna deux mois.
Grégoire ix, neveu d’innocent 111, était cardinalévêq. d’Ostie quand il fut élu en 1227 . Il fit prêcher une nouvelle croisade, excommunia deux fois! rédéric II, d’abord pour avoir refusé d’aller en Palestine apres s'y être engagé, puis pour avoir fait une paix honteuse avec les Infidèles. 11 se vit plus, fois forcé par ce prince irrité de quitter Home en fugitif. 11 mourut en 1241, dans sa centième année. 11 adonné un recueil des décisions papales, appelé Décrétales de Grégoire IX; c’est une des principales parties du Corps de droit canonique.
crégoire x, Thibaut Visconti, d’abord archidiacre de Liège, élu en 1271 après un interrègne, tint à Lyon en 1274un conc. gén. auquel assistèrent les ambassadeurs des souverains de l’Europe et de quelquesuns des princes de l’Asie : il s’agissait de réunir les Églises grecque et latine, d’envoyer des secours en Palestine et de donner des règles de discipline au :lergé. Ce dernier article eut seul un commencement d’exécution. Grégoire mourut en 1276.
Grégoire xi, Pierre Roger , né en 1332 près de Limoges, était neveu de Clément VI ; il succéda à Urbain V en 1370, proscrivit les doctrines de l’hérésiarque Jean Wiclef, d’Oxford ; reporta en 1377 le St- Siége à Rome , d’où ses prédécesseurs l’avaient transféré à Avignon, et mourut l’année suivante.
, Grégoire xii , Angelo Corrario , d’une des premières familles de Venise, évêque de cette ville, fut élu à Rome en 1406, après la mort d’innocent Vil. Le grand schisme d’Occident affligeait alors l’Église, et depuis la mort de Grégoire XI il y avait deux papes, l’un en France , l’autre en Italie. Grégoire XII avait juré de se démettre du pontificat si son rival l(BenoîtXIII) en faisait autant, pour laisser élire un jseulpape; mais comme tous deux tardaient à tenir leur jserment,lescardin. les déposer. (1409) et nommèrent j AlexandreV.Grég. adhéra à cette décision. U conserva ietitrededoyendescardinaux.il mourut en 1417, à 91 ans.
Grégoire xiii , Buoncomvngno , successeur de .Pie V, élu en 1572, lut ôlevé° sur le Saint-Siège d’une voix unanime par le crédit du cardinal de Granvelle. Il envoya des secours de troupes et d’argent à Henri III contre les Calvinistes. Mais il s’est principalement rendu célèbre par la réforme du calendrier Julien. Le calendrier qu’il adopta, et que l’on suit encore aujourd’hui dans presque toute l’Europe, est connu sous le nom de Calendrier grégorien. ( Voy . ci -après grégorien.) Grégoire mourut en 1585, à 83 ans. Ce pape était très versé dans la jurisprudence , et avait professé cette science avec distinction à Bologne , sa patrie. Il aimait les arts et embellit Rome de plusieurs édifices.
GRÉGOIRE xiv , Nicolas SJondrato , succéda à Urbain Vil en 1590. Il ne régna que dix mois, et son court pontificat ne fut marqué que par une excommunication qu’il lança contre Henri IV et les Calvinistes de France, et par des secours de toute espèce qu’il envoya aux Ligueurs.
GRÉGOIRE xv, Alessandro Ludovisio , d’abord archevêque de Bologne, sa patrie , et cardinal, fut élu pape en 1621 , à l'âge de 67 ans, après la mort de Paul V. Le duc de Lesdiguières lui avait dit: « Je me ferai catholique quand vous serez pape. » H tint parole. Grégoire érigea l’évêché de Paris en archevêché métropolitain , fonda le collège de la Propagande de Rome, canonisa saint Ignace de Loyola, donna des secours à l’empereur contre les Protestants, et mourut en 1623, pleuré des pauvres qui furent les objets constants de sa charité.
Grégoire magisdros, prince arménien, de la race royale des Arsacides de Perse, né au commencement du xic siècle, fut élevé à Constantinople. Il entra en 1030 dans le conseil de Jean, roi d’Arménie, et rendit à ce prince d’importants servi-
ces. L’an 1042, après deux ans d’interrègne, il fit nommer Kakig II roi d’Arménie, et repoussa l’invasion des Turcs- Seldjoucides. Calomnié auprès de Kakig, il se retira à Constantinople, et y cultiva les lettres. Après la destruction du royaume d’Arménie par l’empereur Constantin-Monomaque, il reçut le titre de duc de Mésopotamie ; il exerça une sanglante persécution contre les idolâtres arméniens soumis à sa puissance, et en contraignit un grand nombre à embrasser le christianisme. II mourut en 1058. On a de lui plusieurs Leiiresmt des sujets politiques, historiques, littéraires, philosophiques et théologiques; une Grammaire arménienne; un Poème en mille vers renfermant l’ancien et le nouveau Testament ; une traduction arménienne d’Euclide, etc. — Beaucoup de patriarches d’Arménie ont porté le nom de Grégoire. Le premier surnommé Lousavoritch (c.-à-d. Ylllu minateur), parce qu’il convertit l’Arménie, vivait au commencement du iv® siècle, sous le règne de Tiridate. Il mourut vers 340. On l’hon. le 30 sept.
Grégoire ( Henri ) , vulgairemenl nommé l’abbé Grégoire, né en 1750 à Vého près de Lunéville était curé d’Emberménil en Lorraine, et s’était déjà fait connaître par quelques écrits en faveur de la tolérance et de la liberté, lorsqu’il fut envoyé en 1789 aux États -généraux pour représenter le clergé de Lorraine. Il fut un des premiers à provoquer la réunion des trois ordres, prêta le fameux serment du Jeu-de-Paume , présida la séance du 14 juillet (1789), où les députés se déclarèrent en permanence pendant que le peuple prenait la Bastille, vota dans l’Assemblée Constituante pour l’abolition de tous les privilèges, prêta serment le premier à la constitution civile du elergé, et fut élu peu après évêque constitutionnel de Blois E*,voyé à la Convention en 1792, il y proposa dès la première séance l’abolition de la royauté et la création de la république ; il demanda en même temps que la peine de mort fût supprimée, mais il ne put l’obtenir. Absent lors du jugem. de Louis XVI, il adhéra par écrit à sa condamnai.; de retour à la Convention, il fut nommé membre du comité de l'instruction publique, fil restituer aux Juifs leurs droits civils et politiques, et fit décréter l’abolition de l’esclavage des Noirs (1794). Après la clôture de la Convention, il entra au conseil des Cinq-Cents , fit ensuite partie du Corps législatif, et fut élu sénateur en 1801 ; il était du petit nombre des sénateurs qui ne craignirent point de résister à la toute-puissance de Napoléon, et il fut un des premiers à proposer la déchéance de l’empereur. En 1819 il fut élu député par le département de l’Isère, mais le parti royaliste le fit exclure comme indigne. Il passa le reste de sa vie dans une retraite studieuse, et mourut en 1831. L’archevêque de Paris (M. de Quélen) ne permit point de lui administrer les sacrements, parce qu’il ne voulut point rétracter le serment qu’il avait prêté à la constitution civile du clergé; ce prélat refusa également la sépulture à son corps, ce qui donna lieu dans Paris à une vive agitation. Son cercueil fut porté à bras et accompagné au cimetière par plus de 20,000 citoyens. Grégoire a laissé un grand nombre d’écrits ; les principaux sont: Essai sur la régénération physique, morale et politique des Juifs , 1789, in-8 ; Essai historique et patriotique sur les arbres de la liberté , 1794, in-24 ; Histoire des sectes religieuses , etc., 1810, in-8, et 1828, 5 vol. in-8 ; De l' Influence du christianisme sur la condition des femmes, 1821, in-8; Essai historique sur les libertés de l'église gallicane , 1818; Histoire des confesseurs des empereurs, rois, etc., 1824 ; Histoire du mariage des prêtres, 1826. VHist. des sectes et YHist. des confesseurs sont à Y Index. Gr. a laissé des Mémoires
qui 0 n t été pub 1. par M. H i pp. Ca r no t , 2 v . i n - 8 , 1 837 ,
CRÉGOIRE DE SAINT-VINCENT. T'ot/. SAINT VINCENT ,
oREM
GRÊGORAS (Nicéphore) , historien grec , né à Béraclée de Pont vers 1295, mort vers 1360, donna à Constantinople des leçons publiques qui lui attirèrent un grand concours d auditeurs. Il eut de vives querelles avec Palamas au sujet de la réunion des communions chrétiennes, et encourut la disgrâce de l’impératrice Anne, il a laissé un grand nombre d’ouvrages; le plus important est son Ilistoire de Constantinople (1201-1357), publ.à Genève, 1615, in-f., grec-lat., et plus complète, par Bekker, Bonn, iv' 5 ; trad. par le prés. Cousin et V. Parisot
GREGORIEN (Calendrier). On donne ce nom au nouveau calendrier adopté par Grégoire XIII en 1582. L’année solaire est de 305 jours 5 heures 48’ 45” Le Calendrier julien , établi par César l’an 46 av. J.-C., et qui était en usage dans tout le monde chrétien, donnait tout juste A l’année 365 jours et 6 heures ; l’année civile n’avait que 365 jours, et on y ajoutait, tous les 4 ans, un jour complémentaire, alin de CODipHiser les 6 h. retranchées chaque année Mais comme on avait supposé (i h. complètes, quand il n y a réellement que 5 h. 48’ 45”, l’année civ. se trouva pi us longue que ! année sol ; si bien qu’en 1582, elle avait 10 jours de trop. Pour obvier à cet inconvénient, Grégoire XIII, par les conseils de l’astronome Louis Lilio, retrancha dix jours de l’année 1582, et décida qu’à l’avenir trois des années séculaires qui, d’après les règlements faits par César, devaient être bissextiles seraient communes, et que ; dans la quatrième seulement on intercalerait un jour supplémentaire. Le Calendrier grégorien fut aussitôt adopté par tous les peuples catholiques; mais les états protestants se refusèrent longtemps à adopter une réforme qui venait de la eour de Rome. De là pendant le xvii* siècle ces deux manières si différente* de Axer les dates qu’on trouve dans tes divers pays, et que l’on désignait sous les noms d 'ancien ou vieux style et de nouveau style. L’Allemagne adopta cependant le calendrier grégorien en 1700, les Anglais en 1752, le* Suédois en 1753; les Russes seuls et le* Grecs ont jusqu’ici refusé de s’y conformer.
grégorien (rit et chant). On donne ce nom aux changements introduits à la fin du vi* siècle par le pape Grégoire-le-Grand, afin d’établir une liturgie uniforme. Toutes les églises n’adoptèrent pas le rit grégorien: celle de Milan conserva le rit ambrosien , celle d’Espagne le rit de saint Isidore de Séville, connu sous le nom de Mozambique , et l'église gai * licane n'adopta le rit grégorien que du temps de Charlemagne. — Quant au chant grégorien , c’est ane sorte de plain-chant , Imité des chants dont ae servaient les Grecs aux mystères de Cérès Eleusine ; il fut introduit dans les Gaules et laGrandé-Breiagne par le moine Augustin, apôtre de l’Angleterre.
GR EGOR 10 LETI. Voy. iæti.
GREGOR1US (piiBLius), écrivain italien, né au commencement du xv* siècle, à Tiphernum, d’où il prit le nom de Tiphernas , mort vers 1469, a laissé des versions latines des sept derniers livres de Strabon, Venise, 1472; du discours de Dion Chrysostôme De Regno ; des Homélies sur Job par saint Jean-Chrvsostôme, et quelques poésies latines, Venise, 1472 et 1538, in-4, etc. — Voy. GRÉGOIRE.
GREGORY (Jacques), savant mathématicien écossais, né à New-Aberdeen en 1636, mort en 1675, était professeur de mathématique* à Saint -André. Il eut la première idée du télescope à réflexion, que perfectionna Newton. On a de lui ; Optica promota, Londres, 1663, in-4 ; Exercitatio- ^es gtomeiricce , Padoue , 1666, in-4, Géométrie r pars univer salis, etc. — Son neveu, David Gregory, né en 1661, mort en 1708 , enseigna les mathématiques à Edimbourg et l’astronomie à Oxford. On a de lui d’excellents traités: Cutoptricœ et Dioptricœ elementa. Oxford, 1695; Astronomice physicœ et qeometricai elementa , Oxford, 1702.
gregory (Jean), médecin écossais, petit-fils de Jacques Gregory, né à Aberdeen en 1724 , professa d’abord la philosophie, puis la médecine au collège du Roi à Aberdeen. Vers 1766, il fut nommé professeur de médecine pratique à l’université d’Édimbourg; il obtint des succès brillants dans la pratique, et mourut en 1773. laissant quelques ouvrages qui ont été publiés à Edimbourg en 1788, 4 vol. in-8. Plusieurs d'entre eux ont été traduits en français , entre autres: Essai sur les moyens de rendre les facultés de l'homme plus utiles à son bonheur , Paris, 1775, in— î 2, par Mlle de Keralio ; Observations sur les devoirs et la profession du médecin, Londres, 1771, in-8, trad. en franç., 1787, in-12 ;Legs d'unpèreàses filles , publié après sa mort, en 1774, par son fil», et traduit en français par Bernard, Leyde, 1781, in-8 ; et par Morellet, Paris, 1800, in-12. Cet écrit est rempli de sagesse et de sensibilité ; on le place à côté des ouvrages de Fénelon et de madame Lambert. — Son fils, Jacques Gregory, né à Aberdeen en 1753, mort en 1821, fut aussi un médecin distingué , et succéda eu 1790 au célèbre Cullen dans sa chaire de médecine à Edimbourg. Il est auteur d’un manuel de médecine, Conspectus medicinœ lheorc ticce , 2 vol. in-8, Edimbourg, 1776-82, qui a joui d’une grande vogue.
gregory ( George ) , théologien et littérateur irlandais, né à Edernin, fut nommé en 1778 ministre à Liverpool , puis (1782) à Londres , et mourut dans cette ville en 1800. Il seconda les honorables efforts de Wukeûeld , de Roscoe et de M. Wilber-j force pour provoquer l’abolition de la traite des nègre*. On a de lui des Essais historiques et moraux , 1785, in-8: l 'Economie de la nature d'après les principes de la philosophie moderne , 1796, 3 vol. in-8; un Dictionnaire des sciences et des arts , 1806, 2 vol. in-4 ; de* Sermons ; la Vie de Th. Chatterton, avec des notes sur son génie et ses écrits; une Notice sur les poésies de Rowley, 1789, in-8; Éléments d'une éducation polie , extraits des lettres de lord Chesterflèld, 1801, in-12, etc.
GREIFFENBERG, ville des États prussiens (Poméranie), à 65 ki I. N. E. de Stettin; 2,450 iiab. Draps, toiles, tabacs, chapeaux, etc. ; — Ville de Silésie, à 17 kil S. O de Lœwenberg; 1,900 hab.
GRE1FFENHAGEN , ville des Etats prussiens (Poméranie), à 19 kil. S. de Stettin; 3,800 hab. Draps, tanneries, distillerie de grains.
GREIFSWALDE, v. etp.des Etats prussiens (Poméranie), à 28 kil. S. E. de Stralsund ; 9,000 hab. Université célèbre fondée en 1456; riche bibliothèque. Tabac, huile, eau-de-vie de grains, raffinerie de *el. Chantiers de construction. Commerce et navigation fort active. — Greifswalde fut fondée en 1233, et possédée d’abord par le duc de Poméranie, Wratislas III (1249); elle prit un accroissement rapide par son commerce, et dès 1270 fut admise parmi les villes hanséatiques. Elle souffrit beaucoup pendant la guerre de Treme-Ans, et fut donnée à la Suède par le traité de Westphalie. Depuis ce temps sa prospérité a toujours été en décroissant. Elle fut cédée à la Prusse avec la Poméranie antérieure en 1720.
GRENADE, Granada en espagnol, ville d’Espagne, capitale de la capitainerie-générale de Grenade et ch.-l. de l’intendance de Grenade, à 360 kil. S. de Madrid, près du confluent du Xénil et du Darro, au milieu de la vaste et riche plaine dite vega da Gre nada ; 80,000 hab. On en comptait 400,000 du tempi des Maures. Hautes murailles en ruines, grosses tour*; quelques belles places; maisons dans le goût mauresque, nombreuses fontaines, promenades et jardins délicieux, édifices magnifiques (Àlhambra, Généralif , palais archiépiscopal , cathédrale , couvents des lliéronymites et de Santa-Cruz). Aux environs, ruines d'Illiberis. Archevêché, université, école de mathématiques, Trè»peu d’industrie. Auj.
GREN
commerce nul. — Grenade fut fondée parles Maures 1 ail Xe siècle. Elle üt d’abord partie du roy. de Cordoue, devint ensuite capitale du roy. de Grenade, et fut célèbre par son industrie, sa puissance, ses richesses et la magnificence de ses édifices. Elle résista longtemps aux rois chrétiens, et succomba enfin en 1492, après un long siège. Voy. grenade (roy. de).
grenade (roy. de), un des états fondés sur les ruines de l'empire des Almohades d’Espagne, prit naissance en 1235 sous Mohammed 1 (Aben-al- Hamar), fondateur de la dynastie des Naserides ou Alhamarides; devint en 124 5 tributaire de la Castille et aida les Chrétiens à détruire toute autre puissance maure en Espagne (1248-57). LeB dissensions domestiques et des révoltes presque perpétuelles contre la Castille réduisirent le roy. de Grenade à la ville de Grenade et à quelques villes autour d’elle. Ses rois se maintinrent néanmoins dans ces dernières possessions jusqu’en 1492, époque où ils en furent chassés par Gonsalve de Cordoue. Boabdil (Abou-Abd’ Allah Mohammed) , qui régnait alors à Grenade , se réfugia en Afrique où il fut tué. Le roy. de Grenade s’était élevé sous les Maures à une haute prospérité par l’agriculture et surtout par l’industrie,- .es soieries, les étoffes de Grenade étaient les premièresdu monde. Les rapports continuels des Maures de Grenade avec les Chrétiens leur avaient fait adopter des mœurs chevaleresques jusqu’alors inconnues aux Musulmans. Quant aux Zégris et aux Abencérages, l’histoire de leur rivalité est plutôt fabuleuse que réelle. Les Maures de Grenade, quoique soumis, se révoltèrent en 1567 ; ils ne furent définitivement chassés de la Péninsule qu’en 1610.
grenade (capitainerie-générale du roy. et de la côte de), une des 12 divisions militaires de l’Espagne, équivaut àl’ancien royaume de Grenade, et comprend trois provinces (Grenade, Alméria, Malaga). Capitale, Grenade. Très hautes mont, qui forment le système dit Bétique. Climat varié, brûlant sur la côte, tempéré à l’intérieur; sol très fertile, cédrats, patates douces, cannes à «ucre, etc.
grenade, ville de France (Haute-Garonne), ch.-l. le cant., à 22 kil. N. O. de Toulouse; 4,300 hab.
grenade, bourg de France (landes), ch.-l. de cant., à 14 kil. S. E. de Moirt-de-Marsan ; 1 ,500 hab.
grenade (la), Grenada, une des îles Antilles anglaises, par 12° lat. N., 64° long. O.: 44 kil. sur 26 ; 32,000 hab., presque tous de couleur ; ch.-l., George- Town. Coton, café, sucre et indigo. — Cette île, habitée primitivement par les Caraïbes, fut découverte par Christophe Colomb en 1498 ; mais les Espagnols l’ayant négligée, des Français s’y établirent en 1650. Les Anglais la leur enlevèrent en 1762, ils la possèdent définitivement depuis 1783.
grenade (nouvelle-), ISueva Granada , république de l’Amérique mérid., formée en 1831 du démembrement de la république de Colombie, a pour bornes au N. la mer des Antilles et la républ-ique de Vénézuela, à l’E. la Guyane, au S. la république de l’Équateur et à l’O. le Grand-Océan. Elle comprend les cinq départ, suivants de la Colombie : Cundinamarca, Cauca , Isthme, Magdalena et Boyaea. Chefs-lieux, Sa n ta- Fé- de- Bogota, Popayan, Panama, Carthagène, Tunja. Sa population est de 1,700,000 hab. environ. Ses productions principales consistent en pierres précieuses, or, argent, bois d’ébène et de teinture , plantes médicinales , quinquina, vanille, cacao, cochenille, indigo, coton, tabac, soie, perles et corail. — Avant la déclaration d’indépendance de la Colombie (1819), la N. -Grenade formait une vice-royauté espagnole qui comprenait les républiques actuelles de Nouv. -Grenade etde l’Equateur. GRENADE (louis de), dominicain. Voy. louis. GRENAD1LLES ou GRENADINES, groupe qui fait partie des Petites Antilles, et qui s’étend de l’île Saint-Vincent à l’île Grenade; p'îr 12° 1 4’— 1 3® 5’